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	<title>Association des Lecteurs de Claude Simon</title>
	<link>https://associationclaudesimon.org/</link>
	<description>Site de l'association des lecteurs de Claude Simon. Prix Nobel de Litt&#233;rature 1985. Bibliographie. Cahiers Claude Simon. Critiques. Ressources. &#338;uvre et actualit&#233; de l'&#339;uvre de Claude Simon.</description>
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		<title>L'Invitation (1987)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>L'Invitation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Invitation . Notice &lt;br class='autobr' /&gt;
par Sophie GUERM&#200;S &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce livre bref (moins de cent pages), est d'autant plus difficile &#224; classer (&#171; journal de voyage &#187;, &#171; r&#233;cit-pamphlet &#187; ?) que Claude Simon, &#233;voquant &#171; simplement quelques impressions de voyage &#187;, n'a gu&#232;re aid&#233; &#224; en identifier la nature. Il relate la rencontre de plusieurs &#233;crivains et artistes de renomm&#233;e mondiale avec Tchinguiz A&#239;tmatov, &#233;crivain originaire du Kirghizistan, o&#249; la r&#233;union a lieu, puis avec Mikha&#239;l Gorbatchev, &#224; Moscou en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-oeuvres-.html" rel="directory"&gt;&#338;uvres&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-L-Invitation-+.html" rel="tag"&gt;L'Invitation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'Invitation&lt;/i&gt; . Notice&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;par Sophie GUERM&#200;S&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1553 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L461xH650/invitation_2707311553-d3e2f.jpg?1787934812' width='461' height='650' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce livre bref (moins de cent pages), est d'autant plus difficile &#224; classer (&#171; journal de voyage &#187;, &#171; r&#233;cit-pamphlet &#187; ?) que Claude Simon, &#233;voquant &#171; simplement quelques impressions de voyage &#187;, n'a gu&#232;re aid&#233; &#224; en identifier la nature. Il relate la rencontre de plusieurs &#233;crivains et artistes de renomm&#233;e mondiale avec Tchinguiz A&#239;tmatov, &#233;crivain originaire du Kirghizistan, o&#249; la r&#233;union a lieu, puis avec Mikha&#239;l Gorbatchev, &#224; Moscou en 1986, dans le contexte de la &lt;i&gt;glasnost&lt;/i&gt; (transparence) et de la perestro&#239;ka (r&#233;forme de l'URSS permettant notamment une ouverture &#224; l'Occident). C'est Gorbatchev, devenu en mars 1985 Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Comit&#233; central du Parti communiste de l'Union sovi&#233;tique et qui devait recevoir en 1990 le prix Nobel de la paix, qui avait voulu ces rencontres. Claude Simon, ayant re&#231;u le &lt;a href=&#034;https://associationclaudesimon.org/+-Nobel-+.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;prix Nobel de Litt&#233;rature&lt;/a&gt; en 1985, avait acquis une notori&#233;t&#233; internationale qui lui avait valu une telle invitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le r&#233;cit, aucun des invit&#233;s, qui viennent de pays divers, n'est nomm&#233;, pas plus que ne le sont Gorbatchev, l'&#233;crivain charg&#233; d'inviter, les autres hommes politiques ou artistes &#233;voqu&#233;s, et les diff&#233;rents lieux ; mais plusieurs sont d&#233;crits, et l'un des plaisirs des lecteurs de ce livre consiste &#224; rassembler les indices pour deviner l'identit&#233; des participants qui ont retenu l'attention de Claude Simon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les seize invit&#233;s et leurs interpr&#232;tes attendent durant trois heures le d&#233;part d'un avion et quittent Moscou pour effectuer un vol de nuit. Ils arrivent &#224; l'aube dans une r&#233;gion lointaine, o&#249; alternent petites maisons campagnardes et constructions urbaines r&#233;centes. Ils sont log&#233;s dans un vaste h&#244;tel situ&#233; pr&#232;s d'un torrent de montagne. Tous s'habituent &#224; attendre, &#224; se croiser sans s'&#233;tonner davantage de leurs diff&#233;rences, et &#224; &#233;couter une multitude de discours provenant des h&#244;tes comme d'eux-m&#234;mes, certains invit&#233;s &#233;tant particuli&#232;rement loquaces, contrairement &#224; Claude Simon qui observe en silence. On les photographie en train de faire semblant de planter chacun un arbre dans la ville de Frounz&#233; nouvellement am&#233;nag&#233;e, dont ils deviennent, au terme d'une c&#233;r&#233;monie, citoyens d'honneur ; on les emm&#232;ne au bord de l'immense lac Issyk Kul. Enfin, de retour &#224; Moscou, ils &#233;coutent en traduction simultan&#233;e un discours du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, contemplent les joyaux des tsars, assistent &#224; un ballet au Bolcho&#239;, d&#233;filent devant le mausol&#233;e de L&#233;nine et vont visiter le monast&#232;re de Zagorsk.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Analyse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un rendez-vous avec l'Histoire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les invit&#233;s ont pass&#233; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Russie.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;dix jours en Union sovi&#233;tique&lt;/a&gt;, &#224; une p&#233;riode d&#233;cisive, pendant laquelle se pr&#233;parait l'un des plus grands &#233;v&#233;nements g&#233;opolitiques du XXe si&#232;cle, survenu trois ans plus tard : la chute du mur de Berlin et l'&#233;clatement du bloc de l'Est. Le Forum proprement dit s'est tenu du 14 au 17 octobre 1986. Mikha&#239;l Gorbatchev venait de participer au sommet de Reykjavik, les 11 et 12 octobre 1986, o&#249; il avait rencontr&#233; pour la deuxi&#232;me fois Ronald Reagan, apr&#232;s une premi&#232;re entrevue au sommet de Gen&#232;ve les 19 et 20 novembre 1985. Il est plusieurs fois question dans le r&#233;cit du pr&#233;sident des &#201;tats-Unis, qui effectuait alors son second mandat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;cit revient sur des moments plus ou moins lointains de l'histoire de l'URSS, le plus ancien &#233;tant la mort de Beria, un lieutenant de Staline qui l'&#233;galait en cruaut&#233;, le plus r&#233;cent, la mort du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du PC, Tchernenko, dont les fun&#233;railles sont d&#233;crites. On y aper&#231;oit, aux c&#244;t&#233;s de Gorbatchev qui allait succ&#233;der &#224; l'ancien dirigeant, Andre&#239; Gromyko, qui pr&#233;sidait alors le Soviet supr&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si la rencontre avec Gorbatchev n'a lieu qu'apr&#232;s le Forum, la pr&#233;sence du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral est diss&#233;min&#233;e tout au long du r&#233;cit, qui bouleverse comme de coutume l'ordre chronologique. On le voit au d&#233;but saluer chaque invit&#233;, puis une longue s&#233;quence lui est consacr&#233;e au centre du livre au cours de laquelle il est physiquement d&#233;crit pendant qu'il prononce un long discours que les invit&#233;s &#233;coutent en traduction simultan&#233;e ; enfin, trois s&#233;quences dans les derni&#232;res pages du livre relatent la fin de son discours. Bien qu'il pr&#244;ne l'ouverture, que Claude Simon le pr&#233;sente comme &#171; &#233;tonnamment jeune &#187;, et reconnaisse qu'on l'aurait fusill&#233; s'il avait tenu de tels propos quelques ann&#233;es plus t&#244;t, il ne s'inscrit pas moins dans une longue tradition qui enferme encore les invit&#233;s dans des logements gard&#233;s par la police, et des limousines officielles. Tout reste encore en suspens. L'&#233;crivain, observateur sceptique, sent bien toutefois que Gorbatchev, menac&#233; &#224; la fois par les USA et par les pesantes structures de son pays, a mis en mouvement un processus qu'il ne contr&#244;le d&#233;j&#224; plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un r&#233;cit d&#233;sabus&#233; et satirique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conscient des changements qui s'amorcent, comme le signale le choix de l'&#233;pigraphe emprunt&#233;e &#224; Bismarck (&#171; Le seul facteur permanent de l'Histoire, c'est la g&#233;ographie &#187;), Claude Simon ne croit pas comme son homologue kirghize que l'union de quelques hommes de culture soit utile &#224; la mise en place d'un nouvel ordre politique. Son seul engagement (il l'a exprim&#233; maintes fois dans son &#339;uvre comme dans son discours de r&#233;ception du prix Nobel), c'est la litt&#233;rature, hors de toute forme d'id&#233;ologie. Aussi assiste-t-il au Forum moins en participant qu'en observateur. Il en rapportera en France un carnet de grotesques qui font de &lt;i&gt;L'Invitation&lt;/i&gt; son texte le plus contin&#251;ment comique et le plus railleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les quinze autres invit&#233;s, six lui ont inspir&#233; des caricatures : James Baldwin et son fr&#232;re David ; Aferwek Tekle &#171; le peintre d&#233;cor&#233; comme un g&#233;n&#233;ral &#187;, ou encore le &#171; gladiateur nubien &#187; v&#234;tu de bleu ciel ; l'acteur Peter Ustinov, &#171; N&#233;ron habill&#233; par les tailleurs de Saville Road &#187; ; le diplomate Federico Mayor, &#233;l&#233;gant et mondain ; Arthur Miller, simplement d&#233;sign&#233; comme &#171; le mari de la plus belle femme du monde &#187;, ou comme &#171; Am&#233;ricain d'Hollywood &#187;, ce qui minimise d'embl&#233;e son importance litt&#233;raire. Il en va de m&#234;me pour Tchinguiz A&#239;tmatov, ironiquement surnomm&#233; &#171; le Tolsto&#239; d'Asie centrale &#187;. Baldwin est encore plus nettement caricatur&#233; : ins&#233;parable de son fr&#232;re David, qui &#233;tait acteur, il n'est jamais pr&#233;sent&#233; comme un &#233;crivain mais comme un pasteur &#8211; profession &#224; laquelle il s'&#233;tait destin&#233; &#8211;mani&#233;r&#233;, &#224; la &#171; d&#233;marche dansante &#187;, &#171; balan&#231;ant avec gr&#226;ce son poignet nou&#233; d'un foulard de soie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le traitement r&#233;serv&#233; &#224; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/la-danseuse-etoile-au-visage-renverse.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;la ballerine &#8211; en l'occurrence Ma&#239;a Plissetska&#239;a&lt;/a&gt; &#8211; est particuli&#232;rement cruel : une &#171; naine presque [&#8230;] tellement vieille [&#8230;] terrifiante et d&#233;charn&#233;e &#187;. Elle repr&#233;sente &#224; elle seule une nation &#224; bout de souffle. Ronald Reagan, pour sa part, est devenu ma&#238;tre de la premi&#232;re puissance mondiale &#171; non en vertu de capacit&#233;s ou de connaissances sp&#233;ciales, mais &#224; force de galoper sur un cheval, coiff&#233; d'un chapeau de cow-boy et souriant de toutes ses dents, dans des films de troisi&#232;me cat&#233;gorie &#187;. Quant &#224; l'&#233;vocation imagin&#233;e de l'assassinat de Beria, lui-m&#234;me commanditaire de l'ach&#232;vement d'un Staline d&#233;j&#224; malade, elle produit un burlesque inqui&#233;tant, &#171; les hommes &#224; t&#234;tes de rats, d'hippopotames ou de chacals &#187; entourant, apr&#232;s l'avoir mis en pi&#232;ces, le corps du &#171; tueur du bandit s&#233;minariste &#187; &#8211; le registre ironico-religieux se poursuit dans le r&#233;cit avec l'&#171; apostasie &#187; de Gorbatchev puis la visite du monast&#232;re, signe que l'ancienne religion va reprendre l'ascendant sur les dogmes la&#239;ques instaur&#233;s soixante-dix ans plus t&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;tachement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'il s'agisse du r&#233;cit d'une exp&#233;rience v&#233;cue, Claude Simon ne s'exprime pas &#224; la premi&#232;re personne, pr&#233;f&#233;rant se fondre dans la masse du &#171; on &#187; qui appara&#238;t d&#232;s la premi&#232;re phrase du livre. La froideur qui se d&#233;gage de ce mode impersonnel contraste avec l'exc&#232;s des caricatures sans pour autant le temp&#233;rer. Elle souligne encore le d&#233;tachement de l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix de la focalisation externe accentue non seulement la prise de distance de l'&#233;crivain, mais aussi l'impression g&#233;n&#233;rale d'absurdit&#233;, l'une &#233;tant la cons&#233;quence de l'autre : quel sens y a-t-il &#224; rassembler des invit&#233;s sans les pr&#233;senter les uns aux autres, &#224; les faire aller et venir de Moscou en Kirghizie sovi&#233;tique, &#224; leur faire &#233;couter des discours traduits &#224; la h&#226;te par des interpr&#232;tes et voir en acc&#233;l&#233;r&#233; ce qui reste des tsars et d'un communisme d&#233;clinant ? La &#171; composition h&#233;t&#233;roclite du groupe &#187;, le &#171; burlesque &#233;chantillonnage de professions et de races s&#233;lectionn&#233; par [l]es conseillers &#187; de Gorbatchev renforce le sentiment permanent de non-sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle r&#233;union ne pouvait d&#233;boucher que sur l'&#233;chec de la communication, du moins pour Claude Simon qui &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Mon-travail-d-ecrivain-n-autorise-a-mes-yeux-aucune-concession-2025.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;refusa de signer&lt;/a&gt; la premi&#232;re version de la d&#233;claration commune r&#233;dig&#233;e &#224; la fin de la rencontre ; il reviendra sur cet &#233;pisode dans quelques pages du &lt;i&gt;Jardin des Plantes&lt;/i&gt; publi&#233; en 1997.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rep&#232;res&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;a href=&#034;https://www.leseditionsdeminuit.fr/livre-L_Invitation-1864-1-1-0-1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;L'Invitation&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Paris : Minuit, 1987, 94 p.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Repris dans &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/OEuvres-tome-2-Bibliotheque-de-la-Pleiade-2013.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;&#338;uvres&lt;/i&gt;, II.&lt;/a&gt; Paris : Gallimard. 1712 p. (Biblioth&#232;que de la Pl&#233;iade ; 586). &#201;dition &#233;tablie par Alastair B. Duncan, avec B&#233;r&#233;nice Bonhomme et David Zemmour.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bibliographie critique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;BUDINI (Paolo). &lt;a href=&#034;https://www.jstor.org/stable/43015726&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le R&#233;el et l'&#233;criture dans &lt;i&gt;L'Invitation&lt;/i&gt; de Claude Simon &#187;&lt;/a&gt;, Bologne, Francofonia, XI, 17, 1989, p. 3-20.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;FROIDEVAUX (Alain). &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/ccs/824&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Is an informal meeting thinkable ? &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Cahiers Claude Simon&lt;/i&gt;, n&#176; 7, 2011, p. 141-164.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;GUERM&#200;S (Sophie). &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/ccs/823&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; De l'incoh&#233;rence &#233;v&#233;nementielle &#224; la n&#233;cessit&#233; po&#233;tique : la glasnost selon Claude Simon &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Cahiers Claude Simon&lt;/i&gt;, n&#176; 7, 2011, p. 119-139.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;LAURICHESSE (Jean-Yves). &lt;a href=&#034;https://books.openedition.org/pupvd/3208?lang=fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le rire du voyageur : Claude Simon en URSS &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Le Rire europ&#233;en&lt;/i&gt;, sous la direction d'Anne CHAMAYOU et Alastair DUNCAN, Presses Universitaires de Perpignan, 2010, p. 275-291.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;VISNHNYAKOV (Alexey). Notice sur &lt;i&gt;L'Invitation&lt;/i&gt;. &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Dictionnaire-Claude-Simon-Textes-reunis-par-Michel-Bertrand-2013.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Dictionnaire Claude Simon&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, tome II, sous la direction de Michel BERTRAND. Paris : Honor&#233; Champion, 2013, p. 538-543.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Notices-sur-les-oeuvres.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;voir toutes les notices&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mon travail d'&#233;crivain n'autorise &#224; mes yeux aucune concession (2025)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Mon-travail-d-ecrivain-n-autorise-a-mes-yeux-aucune-concession-2025.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>L'Invitation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Claude Simon. Mon travail d'&#233;crivain n'autorise &#224; mes yeux aucune concession : Lettre &#224; Federico Mayor. &#201;dition &#233;tablie par Mireille Calle-Gruber. Le Chemin de fer, 15 Janvier 2025. 32 p. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; En 1986, Claude Simon, convi&#233; par l'&#233;crivain Chinghiz Aitmatov, accepte de participer au Forum d'Issyk-Kul, au Kirghizstan, en compagnie d'autres invit&#233;s de marque, dont Peter Ustinov, James Baldwin et Arthur Miller. Le forum se tient du 14 au 17 octobre 1986. Dix-huit &#233;minents cr&#233;ateurs du monde (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-11-.html" rel="directory"&gt;Nouvelles publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-L-Invitation-+.html" rel="tag"&gt;L'Invitation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Claude Simon. Mon travail d'&#233;crivain n'autorise &#224; mes yeux aucune concession : Lettre &#224; Federico Mayor&lt;/i&gt;. &#201;dition &#233;tablie par Mireille Calle-Gruber. Le Chemin de fer, 15 Janvier 2025. 32 p.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1449 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/61hb87k4n8l__sl1332_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/61hb87k4n8l__sl1332_.jpg?1732221806' width='500' height='666' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; En 1986, Claude Simon, convi&#233; par l'&#233;crivain Chinghiz Aitmatov, accepte de participer au Forum d'Issyk-Kul, au Kirghizstan, en compagnie d'autres invit&#233;s de marque, dont Peter Ustinov, James Baldwin et Arthur Miller. Le forum se tient du 14 au 17 octobre 1986. Dix-huit &#233;minents cr&#233;ateurs du monde entier, les figures les plus c&#233;l&#232;bres et les plus importantes dans le domaine de la litt&#233;rature, de la culture et de l'art de l'&#233;poque, sont r&#233;unis, en pleine Perestro&#239;ka, pour discuter, excusez du peu, des probl&#232;mes globaux de l'avenir de l'humanit&#233; &#224; l'aube du 21e si&#232;cle, et &#233;changer leurs points de vue &#224; ce sujet. Lors du voyage de retour, les invit&#233;s sont re&#231;us par Gorbatchev, &#224; Moscou.&lt;br class='autobr' /&gt;
De retour en France, Claude Simon re&#231;oit la d&#233;claration finale du Forum, qu'il refuse tout d'abord de signer, tant elle lui semble insignifiante au regard des enjeux que le Forum souhaitait embrasser. Sur l'insistance de Federico Mayor, directeur adjoint de l'Unesco (il en deviendra le directeur g&#233;n&#233;ral en 1987), il accepte finalement de la signer. Quelques semaines plus tard, Claude Simon &#233;crit une longue lettre &#224; Federico Mayor pour lui exposer ses nombreuses r&#233;serves. De larges extraits de cette lettre sont publi&#233;s en novembre 1986 par le journal &lt;i&gt;Le monde.&lt;/i&gt; Nous la publions aujourd'hui dans son int&#233;gralit&#233;, sous le titre &#034;Mon travail d'&#233;crivain ne m&#233;rite &#224; mes yeux aucune concession&#034;. Elle peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une v&#233;ritable profession de foi d'&#233;crivain et d'intellectuel et poursuit la r&#233;flexion que Claude Simon avait amorc&#233;e l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente en r&#233;digeant le discours de Stockholm pour la remise du prix Nobel, en insistant cette fois sur le r&#244;le que tout cr&#233;ateur peut avoir en tant que citoyen, engagement qui ne pourra et ne devra jamais se faire au d&#233;triment de l'acte de cr&#233;ation. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://www.chemindefer.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;ditions du Chemin de fer&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'invitation, d'apr&#232;s Claude Simon (2024-2026)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/L-invitation-d-apres-Claude-Simon-2024.html</link>
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		<dc:date>2024-11-21T20:39:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>L'Invitation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Invitation de Claude Simon spectacle mis en sc&#232;ne par Marie Vialle &lt;br class='autobr' /&gt; Reprise les 24 et 25 avril 2026 &#224; la Maison Th&#233;&#226;tre de Machy, un lieu culturel &#224; 20km au nord de Lyon. Compagnie La premi&#232;re seconde Lire l'article sur Vagabond art : &#171; Les tribulations d'un prix Nobel en URSS &#187;, par Maryvonne Colombani, 23 sept. 2025 &lt;br class='autobr' /&gt;
L'actrice Marie Vialle adapte et porte au th&#233;&#226;tre, seule en sc&#232;ne, le roman &#034;L'Invitation&#034; de Claude Simon, prix Nobel de litt&#233;rature et figure majeure du Nouveau (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-lectures-publiques-.html" rel="directory"&gt;Lectures et conf&#233;rences&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-L-Invitation-+.html" rel="tag"&gt;L'Invitation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'Invitation&lt;/i&gt; de Claude Simon&lt;br class='autobr' /&gt;
spectacle mis en sc&#232;ne par Marie Vialle &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Reprise les 24 et 25 avril 2026 &lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; la Maison Th&#233;&#226;tre de Machy, un lieu culturel &#224; 20km au nord de Lyon.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.lapremiereseconde.fr/soiree-a-la-bonne-heure-linvitation/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Compagnie La premi&#232;re seconde&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lire l'article sur &lt;i&gt;Vagabond art&lt;/i&gt; : &lt;a href=&#034;https://vagabondart.fr/les-tribulations-dun-prix-nobel-en-urss/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Les tribulations d'un prix Nobel en URSS &#187;&lt;/a&gt;, par Maryvonne Colombani, 23 sept. 2025&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1446 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/png/affiche_invitation_dec24.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/png/affiche_invitation_dec24.png?1732217993' width='500' height='235' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'actrice Marie Vialle adapte et porte au th&#233;&#226;tre, seule en sc&#232;ne, le roman &#034;L'Invitation&#034; de Claude Simon, prix Nobel de litt&#233;rature et figure majeure du Nouveau Roman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En octobre 1986, un an apr&#232;s l'obtention de son prix Nobel, l'auteur Claude Simon se rend en Union sovi&#233;tique pour participer avec quinze autres acteurs culturels occidentaux &#224; un forum international. Les participants sont ballot&#233;s de r&#233;ceptions officielles en visites touristiques avant d'&#234;tre re&#231;us au Kremlin par le nouveau chef de l'&#201;tat, Mikha&#239;l Gorbatchev.&lt;br class='autobr' /&gt;
De ce voyage qui tourne in&#233;vitablement au fiasco, Claude Simon tire un r&#233;cit bref et net, en forme de parade bouffonne, faite de faux semblants, de grandiloquence grotesque, et surtout d'une inflation de paroles inutiles et creuses.&lt;br class='autobr' /&gt;
Marie Vialle s'illustre notamment par ses compagnonnages avec les &#233;crivains Olivia Rosenthal ou Pascal Quignard, mettant au c&#339;ur de son travail les questions li&#233;es au langage, &#224; l'intime et &#224; l'alt&#233;rit&#233;. Elle s'attache ici &#224; faire &#224; entendre cette immense &#233;criture dans la proximit&#233;, dans un &#233;change d'attention, de souffle, de pr&#233;sence et de curiosit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous vous invitons &#224; entendre cette immense &#233;criture dans la proximit&#233; de la chaleur humaine requise, dans un &#233;change d'attention, entre &#233;coute intense et &#233;mission obstin&#233;e, &#233;change de souffles, &#233;change de pr&#233;sences et de curiosit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce spectacle est con&#231;u pour &#234;tre pr&#233;sent&#233; dans des lieux non-d&#233;di&#233;s au spectacle vivant et plus particuli&#232;rement des lieux du patrimoine ou de repr&#233;sentation du pouvoir. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec : Marie Vialle&lt;br class='autobr' /&gt;
Sc&#233;nographie : Yvette Rotscheid&lt;br class='autobr' /&gt;
Dramaturgie et adaptation : David Tuaillon&lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;ation sonore : Nicolas Barillot&lt;br class='autobr' /&gt;
Production : Compagnie Le Bout de la Langue&lt;br class='autobr' /&gt;
Coproduction : Com&#233;die de Picardie, Maison de la Culture d'Amiens, Th&#233;&#226;tre National de Nice &lt;br class='autobr' /&gt;
Soutien : Cit&#233; internationale de la langue fran&#231;aise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spectacle est accompagn&#233; de la publication en plaquette de Claude Simon, &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Mon-travail-d-ecrivain-n-autorise-a-mes-yeux-aucune-concession-2025.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Mon travail d'&#233;crivain n'autorise &#224; mes yeux aucune concession. Lettre &#224; Federico Mayor&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &#233;dition &#233;tablie par Mireille Calle-Gruber, Le Chemin de fer, 2024.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://www.cite-langue-francaise.fr/agenda/l-invitation-d-apres-claude-simon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur le site de la Cit&#233; internationale de la langue fran&#231;aise&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://www.thalim.cnrs.fr/manifestations-culturelles/article/l-invitation-de-claude-simon?id_evenement=4606#evenement_4606&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Annonce sur le site de Thalim - La Sorbonne nouvelle&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Informations pratiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 6 et 7 d&#233;cembre &#224; la Cit&#233; Internationale de la langue fran&#231;aise &#224; Villers-Cotter&#234;ts. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.cite-langue-francaise.fr/agenda/l-invitation-d-apres-claude-simon&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inscription payante en ligne&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cit&#233; internationale de la langue fran&#231;aise - ch&#226;teau de Villers-Cotter&#234;ts&lt;br class='autobr' /&gt;
1, place Aristide Briand, 02600 Villers-Cotter&#234;ts&lt;br class='autobr' /&gt;
Voir les &lt;a href=&#034;https://www.cite-langue-francaise.fr/visiter/informations-pratiques#acces-et-transports&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;informations pratiques de la Cit&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1448 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/pdf/2024-12-6ou7ou9ou10invitationc.simon-spectacle_citeinterlanguefr-niemeyer.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 3.7 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1787934106' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les 9 et 10 d&#233;c. &#224; l'&lt;a href=&#034;https://espace-niemeyer.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Espace Niemeyer&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
2 place du Colonel Fabien, 75019 Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
Repr&#233;sentations gratuites sur r&#233;servation aupr&#232;s de ciesurleboutdelalangue chez gmail.com.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1447 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/pdf/2024-12-9ou10invitationc.simon-spectacle_niemeyer.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 5.1 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1787934106' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tourn&#233;e en 2025&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12-13 mai 2025 : Maison de la Culture d'Amiens, Salle Jean Vilar&lt;br class='autobr' /&gt;
17 mai 2025 : Mus&#233;e Lombart, Communaut&#233; des Communes du territoire Nord Picardie-Doullens&lt;br class='autobr' /&gt;
ao&#251;t-septembre 2025, dates &#224; pr&#233;ciser&lt;br class='autobr' /&gt;
Couvent des Pr&#234;cheurs, Aix-en-Provence, dans le cadre de la programmation du th&#233;&#226;tre du Bois de l'Aune&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Feuille de salle en pdf&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1498 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/pdf/invitation_feuille_de_salle.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 6.5 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1787934106' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fran&#231;ois Bon. Claude Simon sept fois (2024)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Francois-Bon-Claude-Simon-sept-fois-2024.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Francois-Bon-Claude-Simon-sept-fois-2024.html</guid>
		<dc:date>2024-01-27T23:10:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Le Jardin des Plantes</dc:subject>
		<dc:subject>L'Invitation</dc:subject>
		<dc:subject>Discours de Stockholm</dc:subject>
		<dc:subject>Bon, Fran&#231;ois</dc:subject>
		<dc:subject>Quatre conf&#233;rences</dc:subject>
		<dc:subject>Photographies</dc:subject>
		<dc:subject>Wittig, Monique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En janvier 2024, Fran&#231;ois Bon nous offre &#171; 7 vid&#233;os en impro &#187; o&#249; il propose de nombreuses lectures : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; il ne s'agit pas de cours ni de mat&#233;riau p&#233;dagogique encore moins, plut&#244;t de faire le point avec soi-m&#234;me en tant que lecteur de Claude Simon, lecteur forc&#233;ment approximatif, la vid&#233;o plut&#244;t pour se relancer dans le travail en rebattant les cartes &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;cise-t-il sur son site Le Tiers Livre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Claude Simon y est d'ailleurs souvent &#233;voqu&#233;. N'h&#233;sitez pas &#224; explorer toutes ces pages ! (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-hommages-et-temoignages-.html" rel="directory"&gt;Hommages et t&#233;moignages&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Histoire-+.html" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Le-Jardin-des-Plantes-+.html" rel="tag"&gt;Le Jardin des Plantes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-L-Invitation-+.html" rel="tag"&gt;L'Invitation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Discours-de-Stockholm-+.html" rel="tag"&gt;Discours de Stockholm&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Bon-Francois-+.html" rel="tag"&gt;Bon, Fran&#231;ois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Quatre-conferences-+.html" rel="tag"&gt;Quatre conf&#233;rences&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Photographies-+.html" rel="tag"&gt;Photographies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Wittig-Monique-429-+.html" rel="tag"&gt;Wittig, Monique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En janvier 2024, Fran&#231;ois Bon nous offre &#171; 7 vid&#233;os en impro &#187; o&#249; il propose de nombreuses lectures :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; il ne s'agit pas de cours ni de mat&#233;riau p&#233;dagogique encore moins, plut&#244;t de faire le point avec soi-m&#234;me en tant que lecteur de Claude Simon, lecteur forc&#233;ment approximatif, la vid&#233;o plut&#244;t pour se relancer dans le travail en rebattant les cartes &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article5279&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pr&#233;cise-t-il sur son site Le Tiers Livre&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?mot59&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Claude Simon y est d'ailleurs souvent &#233;voqu&#233;&lt;/a&gt;. N'h&#233;sitez pas &#224; explorer toutes ces pages !&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/OPnLly24P0M?si=Q1xB2ZSU4g1cTCnp&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;#01, photographies&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/CxMctHj6l6I?si=3fXzUHdFbh8c1G1I&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;#02, &#233;crire&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/nA1RXbSQvZs?si=XTSreyCnTQcuEH6J&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;#03, dingo&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/2fp4eFpyqCM?si=w2U3C8H2a4eBoI_c&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;#04, histoire d'Histoire&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/64roGVdOL-Y?si=n-QbfK-w-uFazxYY&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;#05, avions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; bonus : le 3 f&#233;vrier, il s'av&#232;re que le &#171; texte fant&#244;me &#187; vainement recherch&#233; dans &lt;i&gt;le Jardin des Plantes&lt;/i&gt; se trouve dans &lt;i&gt;Daewoo&lt;/i&gt; (Fayard,2004), de Fran&#231;ois Bon ! : &lt;a href=&#034;https://youtu.be/xyVmdHRLB0Q?si=7RwS6JSOukGqedgg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Daewoo Tokyo avion direct, retour sur un texte fanto&#770;me &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/JCcXhVb-v6k?si=je4NO2QPHMqHHJ7C&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;#06, r&#233;alit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/bSURce5cJZQ?si=DlLKY4omgpBcBbNL&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;#07, pour Monique Wittig&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>la danseuse &#233;toile au visage renvers&#233;</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/la-danseuse-etoile-au-visage-renverse.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>L'Invitation</dc:subject>
		<dc:subject>Corps</dc:subject>
		<dc:subject>Mati&#232;re</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Longtemps apr&#232;s que les derniers &#233;clats des cuivres eurent retenti, que les derniers roulements des timbales se furent &#233;teints, que le rideau se fut referm&#233;, la salle aux cinq &#233;tages de balcons blanc et or en fer &#224; cheval, aux loges et aux si&#232;ges garnis de velours pourpre, au lustre gigantesque, continua &#224; cr&#233;piter du bruit des applaudissements, comme le tapage d'une gr&#234;le sur un toit, noyant tout, submergeant les quelques vivats pouss&#233;s ici et l&#224;, vacillant, reprenant, s'enflant de nouveau, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-citations-.html" rel="directory"&gt;Citations&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Matiere-+.html" rel="tag"&gt;Mati&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_621 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L480xH583/Maya_Plisetskaya-Romeo_and_Juliet-1961-b9385.jpg?1787934860' width='480' height='583' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Longtemps apr&#232;s que les derniers &#233;clats des cuivres eurent retenti, que les derniers roulements des timbales se furent &#233;teints, que le rideau se fut referm&#233;, la salle aux cinq &#233;tages de balcons blanc et or en fer &#224; cheval, aux loges et aux si&#232;ges garnis de velours pourpre, au lustre gigantesque, continua &#224; cr&#233;piter du bruit des applaudissements, comme le tapage d'une gr&#234;le sur un toit, noyant tout, submergeant les quelques vivats pouss&#233;s ici et l&#224;, vacillant, reprenant, s'enflant de nouveau, emplissant le vaste vaisseau d'un monstrueux gr&#233;sillement, vaguement inqui&#233;tant, comme celui de ces cataractes sauvages o&#249; basculent par milliers des tonnes d'eau, mena&#231;ant presque, et &#224; travers lequel les vivats qui redoublaient semblaient comme des cris de d&#233;tresse, d'alarme, de fureur m&#234;me, chaque fois que le rideau s'ouvrait &#224; nouveau et que dans les pinceaux blafards des projecteurs s'avan&#231;ait au centre de la sc&#232;ne la minuscule silhouette semblable &#224; une irr&#233;elle apparition qui aurait emprunt&#233; : non pas chair, muscles et peau mais faite, semblait-il, d'une mati&#232;re phosphorescente, ses contours impr&#233;cis, estomp&#233;s et poudroyants ne dessinant pas tant un corps, de chatoyants replis de soie, qu'une succession d'attitudes : s'inclinant, ployant un genou, ramassant avec gr&#226;ce l'un des bouquets qui, comme d'insolites projectiles, semblaient jaillir &#231;&#224; et l&#224; sous l'effet de ressorts cach&#233;s dans la tumultueuse p&#233;nombre, s'&#233;parpillaient dans l'&#233;clairage cru de la rampe autour de la danseuse &#233;toile au visage renvers&#233;, lev&#233; vers les cintres, bras tendus en avant, paumes ouvertes, saluant de nouveau, puis disparaissant, le lourd rideau couleur de sang de nouveau referm&#233;, ses lourdes franges venant s'entrechoquer, rejaillir comme des vagues, s'&#233;carter en sens inverse, se rejoindre, se balan&#231;ant encore un moment, puis s'immobilisant, les applaudissements et les clameurs maintenant assourdis, les quinze invit&#233;s continuant toutefois &#224; les percevoir, lointains, s'&#233;grenant, mourant, puis renaissant, s'enflant &#224; nouveau, exigeants, tandis qu'on les guidait dans un d&#233;dale de colonnes, de marbre blanc, d'escaliers et de galeries o&#249; semblaient errer les inconsolables fant&#244;mes des d&#233;funtes grandes-duchesses et des d&#233;funts chambellans, franchissant &#224; la fin une porte au-del&#224; de laquelle s'ouvrait soudain un espace sans limites ni dimensions pr&#233;cises, c'est-&#224;-dire qu'&#224; l'exception d'un vaste plancher&lt;br class='autobr' /&gt;
poussi&#233;reux et du rideau de sc&#232;ne baiss&#233; (poussi&#233;reux et gris&#226;tre lui aussi de ce c&#244;t&#233;) qu'elles &#233;clairaient, les lumi&#232;res aveuglantes de&lt;br class='autobr' /&gt;
quelques ampoules &#233;lectriques pendant ici et l&#224; se perdaient dans d'indistinctes t&#233;n&#232;bres vaguement peupl&#233;es de feuillages en carton, de chassis, de toiles peintes ondulant faiblement dans l'aigre courant d'air qui gonflait aussi par moments l'immense rideau de sc&#232;ne &#224; travers lequel parvenait de nouveau, plus proche maintenant mais comme d'un autre monde, le cr&#233;pitement des derniers rappels, des derniers applaudissements, scand&#233;s &#224; pr&#233;sent, obstin&#233;s, sa rar&#233;fiant toutefois peu &#224; peu, se d&#233;sunissant pour ainsi dire, se d&#233;sint&#233;grant, de moins en moins nourris puis, &#224; la fin, cessant, laissant place (quoiqu'ils (les quinze invit&#233;s) aient commenc&#233; de l'entendre aussit&#244;t franchie la porte qui donnait acc&#232;s aux coulisses) &#224; la tranquille cacophonie de coups de marteau et de choses entrechoqu&#233;es ou tra&#238;n&#233;es comme il en r&#232;gne sur les chantiers de d&#233;molition ou plut&#244;t les lieux de quelque d&#233;sastre, naturel ou pas, et au centre duquel, gris&#226;tre elle aussi, comme recouverte aussi (ou plut&#244;t faite de, mat&#233;rialis&#233;e &#224; partir de et pr&#234;te &#224; y retourner) de cette poussi&#232;re qui semblait, comme une pluie de cendres, s'&#234;tre indiff&#233;remment abattue sur les toiles du d&#233;cor, les faux nuages d'&#233;tamine, le faux clair de lune, les machinistes, le plancher, se tenait la vieille dame, un bouquet de fleurs fl&#233;tries au creux du coude : une naine presque, fragile dans ses impalpables voiles couleur de poussi&#232;re, ext&#233;nu&#233;e, les &#233;paules h&#226;tivement recouvertes d'un de ces ch&#226;les au crochet comme on en voit aux concierges ou aux pensionnaires d'hospices.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Claude Simon, &lt;i&gt;L'Invitation&lt;/i&gt;, Minuit, 1987, p. 14-17&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En hommage &#224; &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AFa_Plissetska%C3%AFa&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ma&#239;a Plissetska&#239;a&lt;/a&gt;, grande danseuse et femme libre, qui vient de mourir et que Simon avait encore vue danser au Bolcho&#239; en 1986 (ci-dessus dans &lt;i&gt;Rom&#233;o et Juliette&lt;/i&gt; en 1961).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;L'Invitation&#034;. Lecture</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/L-Invitation-Lecture.html</link>
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		<dc:date>2013-10-03T09:58:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>L'Invitation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#8211; Cette lecture par Anastasiya Yaroshenko d'un extrait de L'invitation (Minuit, 1987) a &#233;t&#233; enregistr&#233;e en 2013 &#224; l'occasion de l'exposition &#171; L'In&#233;puisable chaos du monde &#187;.&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-videos-.html" rel="directory"&gt;Ressources audiovisuelles&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-L-Invitation-+.html" rel="tag"&gt;L'Invitation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1238 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/lecture_invitation.jpg?1689631976' width='500' height='279' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cette &lt;a href=&#034;https://www.centrepompidou.fr/fr/ressources/media/TBNuF06&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lecture par Anastasiya Yaroshenko d'un extrait de &lt;i&gt;L'invitation&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (Minuit, 1987) a &#233;t&#233; enregistr&#233;e en 2013 &#224; l'occasion de l'exposition &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Claude-Simon-L-Inepuisable-chaos-du-monde-Bibliotheque-Publique-d-Information.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; L'In&#233;puisable chaos du monde &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alexandre, Didier. &#171; Quelques r&#233;flexions sur les relations de Claude Simon &#224; Jean-Paul Sartre &#187; (2007) </title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Alexandre-Didier-Quelques-reflexions-sur-les-relations-de-Claude-Simon-a-Jean.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Alexandre-Didier-Quelques-reflexions-sur-les-relations-de-Claude-Simon-a-Jean.html</guid>
		<dc:date>2013-02-14T20:47:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jo&#235;lle Gleize</dc:creator>


		<dc:subject>L'Invitation</dc:subject>
		<dc:subject>Le Palace</dc:subject>
		<dc:subject>Gulliver</dc:subject>
		<dc:subject>Nouveau Roman</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire </dc:subject>
		<dc:subject>Sartre, Jean-Paul</dc:subject>
		<dc:subject>Alexandre, Didier</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Alexandre, Didier. &#034;Quelques r&#233;flexions sur les relations de Claude Simon &#224; Jean-Paul Sartre&#034; (2007).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Le-Palace-+.html" rel="tag"&gt;Le Palace&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Gulliver-+.html" rel="tag"&gt;Gulliver&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Nouveau-Roman-+.html" rel="tag"&gt;Nouveau Roman&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Histoire-142-+.html" rel="tag"&gt;Histoire &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Sartre-Jean-Paul-+.html" rel="tag"&gt;Sartre, Jean-Paul&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Alexandre-Didier-+.html" rel="tag"&gt;Alexandre, Didier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;references&#034; id=&#034;references&#034;&gt;
&lt;h2&gt;R&#233;f&#233;rence(s)&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Didier Alexandre. &#171; Quelques r&#233;flexions sur les relations &lt;br class='autobr' /&gt;
de Claude Simon &#224; Jean-Paul Sartre &#187;. &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Simon-Claude-Quatre-conferences-2012.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Cahiers Claude Simon&lt;/i&gt;, 3&lt;/a&gt;, 2007, p. 87-104.
&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La raret&#233; des jugements publi&#233;s de Claude Simon sur Jean-Paul Sartre jusqu'aux ann&#233;es soixante est &#233;vidente. Cette raret&#233; a pour corollaire la faible intervention de Claude Simon dans le champ litt&#233;raire jusqu'aux ann&#233;es soixante : c'est seulement de son entr&#233;e aux &#233;ditions de Minuit et donc de la publication du &lt;i&gt;Vent&lt;/i&gt; que semblent dater les premiers entretiens et les premiers textes critiques de Simon, par exemple pour r&#233;pondre &#224; l'enqu&#234;te des &lt;i&gt;Lettres fran&#231;aises&lt;/i&gt; &#171; Qu'est-ce que l'avant-garde ? &#187; en novembre 1958&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les Lettres fran&#231;aises, n&#176; 717, 24-30 avril 1958.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#8211; o&#249; il n'est nullement question de Jean-Paul Sartre, ni de positionner le Nouveau Roman par rapport &#224; cette notion d'avant-garde vis-&#224;-vis de laquelle Simon se montre prudent, sinon r&#233;ticent. Le d&#233;s&#233;quilibre est donc flagrant entre la pr&#233;sence envahissante de Sartre en philosophie, en politique, en litt&#233;rature et la quasi-absence de Simon. Quand Sartre semble tout ignorer de Claude Simon &#8211; il n'existe pas, &#224; ma connaissance de jugement de Sartre sur les romans de Claude Simon ou sur Claude Simon &#8211;, Simon doit consid&#233;rer Sartre et son &#339;uvre pour d&#233;finir sa position dans le champ litt&#233;raire, comme l'a montr&#233; la communication de Jean-Fran&#231;ois Louette. Le premier constat est donc celui-ci : c'est Claude Simon qui ressent le besoin de d&#233;finir sa pratique d'&#233;crivain par rapport aux interventions publiques de Sartre. Nous pouvons recenser ainsi trois situations o&#249; Claude Simon, en 1960, puis 1964 tient &#224; se diff&#233;rencier de l'&#233;crivain-philosophe. Il faut ensuite tenter de comprendre les raisons qui dictent ce positionnement, ce qui n'est pas facile.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re manifestation conflictuelle de Claude Simon &#224; l'&#233;gard de Jean-Paul Sartre intervient dans l'entretien accord&#233; &#224; Madeleine Chapsal le 10 novembre 1960 pour &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, un hebdomadaire qui d&#233;fend des valeurs de gauche et des valeurs litt&#233;raires nouvelles. On trouve dans cet entretien, comme dans le texte r&#233;dig&#233; des &lt;i&gt;Lettres fran&#231;aises&lt;/i&gt; de 1958, l'admiration vou&#233;e &#224; Michel Leiris, &lt;i&gt;Fourbis&lt;/i&gt;, et &#224; Alain Robbe-Grillet, &#171; la seule tentative d'une litt&#233;rature purement mat&#233;rialiste &#187;, un &#171; effort prodigieux pour se d&#233;barrasser des miasmes, des mythes qui nous encombrent &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Madeleine Chapsal, &#171; Entretien avec Claude Simon &#187;, L'Express, 10 novembre 1960.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Claude Simon souscrit ainsi au projet de Robbe-Grillet d'un roman &#339;uvre d'art autosuffisante et donc purifi&#233;e : c'est bien ce qu'&#233;voquent les miasmes de toute signification ext&#233;rieure &#224; elle. Ce principe d'autosuffisance est affirm&#233; d&#232;s 1956 dans &#171; Sur quelques notions p&#233;rim&#233;es &#187; (1957), puis dans &#171; Nature, humanisme et trag&#233;die &#187; (1958)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Alain Robbe-Grillet, Pour un nouveau roman, Paris, Minuit, 1963 : &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il trouve sa formulation dans le rejet du roman fond&#233; sur la philosophie, de Camus ou de Sartre : Claude Simon cite en 1958 dans &lt;i&gt;Les Lettres fran&#231;aises&lt;/i&gt; le jugement formul&#233; par Robbe-Grillet dans &#171; Une voie pour le roman futur &#187; de 1957 : &#171; Le monde n'est ni signifiant ni absurde. Il &lt;i&gt;est&lt;/i&gt;, tout simplement. [&#8230;] Autour de nous, d&#233;fiant la meute de nos adjectifs animistes, ou m&#233;nagers, les &lt;i&gt;choses sont l&#224;&lt;/i&gt;. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 18.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Claude Simon r&#233;serve, de la m&#234;me mani&#232;re, les italiques ou les majuscules au verbe &#234;tre : &#171; L'artiste de 1958 r&#233;alise chaque jour un peu plus que le monde &#8220;EST ABSOLUMENT&#8221; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les Lettres fran&#231;aises, n&#176; 717, 24-30 avril 1958.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Simon, sur les traces de Robbe-Grillet, &#233;carte donc toute intentionnalit&#233; de sens et toute interpr&#233;tation philosophique du monde : il ne retient de la ph&#233;nom&#233;nologie que l'&#234;tre-l&#224; du monde et la relation d'alt&#233;rit&#233; que cela implique.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; cette m&#234;me d&#233;marche d'accord avec Robbe-Grillet et de prise de distance vis-&#224;-vis de Sartre que, dans &#171; Le jeune roman &#187; de Madeleine Chapsal, publi&#233; dans &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt; du 12 janvier 1961, Claude Simon revient. Tr&#232;s direct, il insiste sur l'accord &#171; sur tous les points &#187; qui r&#232;gne entre lui et Robbe-Grillet. Et il construit son argumentation contre Jean-Paul Sartre. En effet, Simon a donn&#233; le 11 janvier 1961, en Sorbonne, &#171; une conf&#233;rence intitul&#233;e &lt;i&gt;Signification, roman et chronologie&lt;/i&gt; &#187; , dont on peut noter, d&#232;s le titre, les &#233;chos sartriens. Car la conf&#233;rence de Simon dialogue avec les essais de Sartre : &#171; Vous ne pouvez pas savoir le mal que &#231;a m'a donn&#233; de r&#233;fl&#233;chir &#224; ces choses, moi qui ne m'int&#233;resse pas aux id&#233;es, n'en ai jamais une en t&#234;te&#8230; &#187;. Madeleine Chapsal ajoute qu'&#171; il a relu &lt;i&gt;Mat&#233;rialisme et r&#233;volution&lt;/i&gt; de Jean-Paul Sartre (1946), &lt;i&gt;Qu'est-ce que la litt&#233;rature ?&lt;/i&gt; (1947), et d'autres textes du m&#234;me &#187;, citant de nouveau Simon : &#171; J'ai toute la collection des &lt;i&gt;Temps modernes&lt;/i&gt; &#224; la maison, depuis le premier num&#233;ro. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Madeleine Chapsal, &#171; Le jeune roman &#187;, L'Express, 12 janvier 1961, p. 31.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les reproches adress&#233;s &#224; Sartre portent sur la signification, &#171; une interpr&#233;tation des choses qui tendrait &#224; prouver que le monde a un sens &#187; et donc sur l'id&#233;e sartrienne que le roman pr&#233;suppose une m&#233;taphysique. L'argumentaire de Simon reprend celui de Robbe-Grillet, puisqu'il cong&#233;die les croyants et les marxistes, et encore les romantiques&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 32.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, comme cela est fait dans &lt;i&gt;Pour un nouveau roman&lt;/i&gt;. La conf&#233;rence donn&#233;e &#224; la Sorbonne annexe m&#234;me, au nombre des croyants, Jean Genet (&lt;i&gt;Notre-Dame des fleurs&lt;/i&gt;). Elle condamne, comme l'entretien de &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, la finalit&#233; utilitaire et morale de la litt&#233;rature : &#171; Tous les mots d'ordre de la litt&#233;rature engag&#233;e [&#8230;] posent le probl&#232;me en termes de morale et consid&#232;rent qu'un &#233;crivain doit r&#233;pondre &#224; une certaine demande. &#187;. Simon d&#233;finit ainsi en creux, contre la position sartrienne, sa propre &#233;criture intransitive : &#171; La totale inefficacit&#233; dans le domaine de l'imm&#233;diat lui semble une n&#233;cessit&#233; pour l'&#233;crivain, c'est l'art pour l'art sans r&#233;serve &#8211; un art qui se doit de traduire et de ne traduire que &#8220;des r&#233;actions sensorielles&#8221; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Janine Parot, &#171; &#192; la Sorbonne, Claude Simon part en guerre contre la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Tandis que l'utilit&#233; condamne tout roman, de Vercors ou de Richard Wright, &#224; n'&#234;tre rapidement plus lu, le roman d'art continue de toucher les lecteurs des autres g&#233;n&#233;rations : au crit&#232;re de l'utilit&#233;, Simon oppose celui du jugement de go&#251;t&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Madeleine Chapsal, &#171; Le jeune roman &#187;, art. cit., p. 32, et Janine Parot, &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il dit, du reste, trouver dans les d&#233;clarations de Sartre &#224; Claude Sarraute, faites dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; au moment de la mise en sc&#232;ne des &lt;i&gt;S&#233;questr&#233;s d'Altona&lt;/i&gt;, et dans la Pr&#233;face &#233;crite en 1960 &#224; &lt;i&gt;Aden-Arabie&lt;/i&gt; de Paul Nizan, son constat de l'impuissance de la litt&#233;rature qui &#171; aboutit finalement &#224; l'&#233;chec &#187;, &#224; ce &#171; n&#233;ant o&#249; nous a fait &#233;merger la litt&#233;rature du XIXe si&#232;cle &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Janine Parot, &#171; &#192; la Sorbonne, Claude Simon part en guerre contre la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le dialogue n'est donc pas st&#233;rile : il reconstruit une histoire litt&#233;raire qui fait de Sartre l'h&#233;ritier d'un romantisme transitif, messianique, ouvert sur l'histoire, dont la Seconde Guerre mondiale marque la fin catastrophique, un h&#233;ritier qui ne peut se satisfaire de l'esth&#233;tisme litt&#233;raire du nouveau roman en demeurant conscient de l'&#233;chec de la litt&#233;rature.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Deux types de textes de Sartre sont convoqu&#233;s : le premier est &#233;videmment &lt;i&gt;Qu'est-ce que la litt&#233;rature ?&lt;/i&gt; publi&#233; dans &lt;i&gt;Les Temps modernes&lt;/i&gt; de f&#233;vrier &#224; juillet 1947 et repris dans &lt;i&gt;Situations II&lt;/i&gt; en 1948 ; le second type de texte consiste en des &#233;crits plus ponctuels, de circonstance, par exemple la pr&#233;face &#233;crite pour la r&#233;&#233;dition d'&lt;i&gt;Aden-Arabie&lt;/i&gt; de Paul Nizan, qui s'inscrit parmi un ensemble simultan&#233; d'oraisons fun&#232;bres, &#224; Camus, &#224; Merleau-Ponty, &#224; Frantz Fanon.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je ferai quelques commentaires sur &lt;i&gt;Qu'est-ce que la litt&#233;rature ?&lt;/i&gt;. Il est vrai que dans &lt;i&gt;Qu'est-ce qu'&#233;crire ?&lt;/i&gt; Sartre, en opposant prose et po&#233;sie, d&#233;finit la prose &#171; utilitaire par essence &#187;, le prosateur &#171; comme un homme qui &lt;i&gt;se sert&lt;/i&gt; des mots &#187;, sa mati&#232;re comme &#171; naturellement signifiante &#187;, et exclut le crit&#232;re de go&#251;t, puisqu'&#171; il ne s'agit pas de savoir si [les mots] plaisent ou d&#233;plaisent en eux-m&#234;mes &#187;, au profit d'une fonction, tr&#232;s husserlienne, d'indication, &#224; la fois didactique et d&#233;&#239;ctique : &#171; [il s'agit de savoir si les mots] indiquent correctement une certaine chose du monde ou une certaine notion. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Situations II, Qu'est-ce que la litt&#233;rature ?, Paris, Gallimard, 1948, coll. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. C'est bien ce texte que Claude Simon cite dans le &lt;i&gt;Discours de Stockholm&lt;/i&gt;, pour d&#233;finir son roman en s'opposant &#224; Sartre qui demeure vingt ans apr&#232;s une r&#233;f&#233;rence incontournable &#8211; ce qui, dans l'enceinte m&#234;me du Nobel, est pour le moins singulier. Le gauchissement de la pens&#233;e de Sartre est manifeste, puisque la th&#233;orie de la prose est d&#233;plac&#233;e sur le roman &#8211; on passe d'une forme &#224; un genre &#8211; et que la nature m&#234;me du sens que doit v&#233;hiculer l'&#339;uvre en prose selon Sartre est comprise comme un savoir et non plus comme la parole d'un homme en situation dans le monde et donc comme une &lt;i&gt;praxis&lt;/i&gt; au sens sartrien&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 286-287.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On peut ainsi comparer ces deux citations :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;N'a-t-on pas coutume de poser &#224; tous les jeunes gens qui se proposent d'&#233;crire cette question de principe : &#171; Avez-vous quelque chose &#224; dire ? &#187; Par quoi il faut entendre : quelque chose qui vaille la peine d'&#234;tre communiqu&#233;. Mais comment comprendre ce qui en &#171; vaut la peine &#187; si ce n'est par un recours &#224; un syst&#232;me de valeurs transcendant ? &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 28.&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'&#339;uvre en prose est donc transitive, et elle n'est pas d&#233;nu&#233;e de style : au contraire, selon Sartre, le prosateur cherche les moyens de communiquer, ce qui implique pour le moins une rh&#233;torique (redoutable chez Sartre). Simon donne un sens restrictif au verbe avoir, lui &#244;tant tout sens de n&#233;cessit&#233; ou d'obligation morale, ins&#233;parable de la responsabilit&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;D&#233;positaire ou d&#233;tenteur privil&#233;gi&#233; par l'effet de cette gr&#226;ce d'un savoir (&#171; Qu'&lt;i&gt;avez&lt;/i&gt;-vous &#224; dire ? &#187; demandait Sartre &#8211; en d'autres termes : &#171; Quel savoir &lt;i&gt;poss&#233;dez&lt;/i&gt;-vous ? &#187;), d&#233;positaire donc avant m&#234;me d'&#233;crire d'une connaissance refus&#233;e au commun des mortels, l'&#233;crivain se voit assigner la mission de les en instruire, et le roman va tout naturellement prendre la forme imag&#233;e sous laquelle est d&#233;livr&#233; l'enseignement religieux, celle de la parabole, de la fable. (&lt;i&gt;DS&lt;/i&gt;, 891-2)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, en construisant une histoire du roman qui met en perspective le roman du XIXe si&#232;cle, Malraux et Sartre, Simon oppose un r&#233;alisme qui perdurerait jusqu'au second conflit mondial et s'&#233;puiserait dans la prose selon Sartre &#224; un roman qui suit &#171; d'autres voies &#187;. Dans &#171; les biblioth&#232;ques de gares ou ailleurs &#187;, o&#249; &#171; on continue, et on continuera encore longtemps, &#224; vendre et &#224; acheter par milliers d'aimables ou de terrifiants r&#233;cits d'aventures &#224; conclusions optimistes ou d&#233;sesp&#233;r&#233;es, et aux titres annonceurs de v&#233;rit&#233;s r&#233;v&#233;l&#233;es comme par exemple &lt;i&gt;La Condition humaine&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'Espoir&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Les Chemins de la libert&#233;&lt;/i&gt;&#8230; &#187; (&lt;i&gt;DS&lt;/i&gt;, 892), on peut &#233;videmment ranger les romans &#233;voqu&#233;s dans la s&#233;quence de la lecture que fait une voyageuse dans le train de &lt;i&gt;La Bataille de Pharsale&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Bataille de Pharsale, p. 675 et p. 678. Sartre rejette la litt&#233;rature de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Or, si Jean-Paul Sartre, dans le texte de Pr&#233;sentation des &lt;i&gt;Temps modernes&lt;/i&gt;, rejette &#171; l'art pour l'art &#187; auquel, pr&#233;cis&#233;ment, se r&#233;f&#232;re Simon, nous l'avons vu, il rejette aussi le r&#233;alisme et le d&#233;terminisme qui le sous-tend, ce qu'il reprend dans &lt;i&gt;Qu'est-ce que la litt&#233;rature ?&lt;/i&gt; o&#249; Flaubert est pr&#233;sent&#233; comme un styliste &#171; amant pur de la forme et p&#232;re du naturalisme &#187;. Tout se passe comme si Claude Simon accablait Sartre de ce dont Sartre veut constamment se diff&#233;rencier dans &lt;i&gt;Qu'est-ce que la litt&#233;rature ?&lt;/i&gt; par une approche historique et sociologique de la litt&#233;rature.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le second type de textes cit&#233;s par Claude Simon est la cons&#233;quence m&#234;me de la fonction donn&#233;e &#224; la litt&#233;rature par Sartre. Dans l'entretien avec Madeleine Chapsal de &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt; du 12 janvier 1960, Simon rappelle que Sartre a d&#233;clar&#233; &#224; Claude Sarraute pour &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; renoncer &#224; l'&#233;criture des romans au moment de la mise en sc&#232;ne des &lt;i&gt;S&#233;questr&#233;s d'Altona&lt;/i&gt;, et &#224; Madeleine Chapsal elle-m&#234;me l'exp&#233;rience de totalit&#233; que doit &#234;tre la litt&#233;rature : &#171; Si la litt&#233;rature n'est pas &lt;i&gt;tout&lt;/i&gt;, elle ne vaut pas une heure de peine. C'est cela que je veux dire par engagement. Elle s&#232;che sur pieds si vous la r&#233;duisez &#224; l'innocence, &#224; des chansons. Si chaque phrase &#233;crite ne r&#233;sonne pas &#224; tous les niveaux de l'homme et de la soci&#233;t&#233;, elle ne signifie rien. La litt&#233;rature d'une &#233;poque, c'est l'&#233;poque dig&#233;r&#233;e par la litt&#233;rature. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Madeleine Chapsal, Les &#233;crivains en personne, Julliard, 1960, p. 211. Sur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pens&#233;e comme &lt;i&gt;praxis&lt;/i&gt;, c'est-&#224;-dire comme &#171; action dans l'histoire et sur l'histoire &#187;, comme volont&#233; de &#171; &lt;i&gt;faire l'histoire&lt;/i&gt; &#187;, &#171; comme synth&#232;se de la relativit&#233; historique et de l'absolu moral et m&#233;taphysique, avec ce monde hostile et amical, terrible et d&#233;risoire qu'elle nous r&#233;v&#232;le &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Qu'est-ce que la litt&#233;rature ?, op. cit., p. 287-288.&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ce que l'on pourrait opposer &#224; l'&#233;pigraphe que choisit Claude Simon pour &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt;, l'&#233;criture sartrienne est soumise au devenir historique. Ancr&#233;e dans l'apr&#232;s-guerre, l'ann&#233;e 1947, la premi&#232;re d&#233;finition donn&#233;e est soumise &#224; l'h&#233;ritage dramatique de la Seconde Guerre mondiale : la r&#233;f&#233;rence &#224; Auschwitz est aussi celle de Sartre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 262.&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La notion de Mal n'est pas tant morale, chez Sartre, qu'historique, et doit &#234;tre comprise comme ce qui est oppression faite &#224; l'humain libre : &#171; Mais d'autre part, battus, br&#251;l&#233;s, aveugl&#233;s, rompus, la plupart des r&#233;sistants n'ont pas parl&#233; ; ils ont bris&#233; le cercle du Mal et r&#233;affirm&#233; l'humain, pour eux, pour nous, pour leurs tortionnaires m&#234;mes. Ils l'ont fait sans t&#233;moins, sans recours, sans espoir, souvent m&#234;me sans foi . &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 265.&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Se fait donc jour, chez Sartre, la tentation du r&#233;cit t&#233;moignage dans le pr&#233;sent historique, qui appelle l'invention de nouvelles formes d'&#233;criture narrative, et que r&#233;alisera la revue des &lt;i&gt;Temps modernes&lt;/i&gt; en ins&#233;rant des r&#233;cits de vie, en particulier des t&#233;moignages de guerre. On peut du reste se demander si Claude Simon, lorsqu'il &#233;crit &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;, n'opte pas pour cette forme de r&#233;cit t&#233;moignage, &#224; cette diff&#233;rence pr&#232;s que l'individu &#233;crivain de Simon ne s'affirme pas comme &#171; action constructrice, cr&#233;atrice &#187; niant l'ali&#233;nation de l'homme par les mouvements de l'histoire et faisant l'histoire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 283.&#034; id=&#034;nh19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette dialectique est absente de la posture simonienne. &#192; travers la r&#233;f&#233;rence &#224; C&#233;zanne et au corps de C&#233;zanne, sa main et son &#339;il, l'art est pr&#233;sent&#233; en rupture avec l'histoire pr&#233;sente et comme fin en soi. En cons&#233;quence, et ce serait &#233;videmment une voie &#224; explorer, le dialogue Sartre-Simon commencerait d&#232;s les ann&#233;es imm&#233;diatement post&#233;rieures &#224; la fin de la Seconde Guerre mondiale. Chez Sartre, l'&#233;thique humaine &#8211; l'humanisme tragique que d&#233;nonce chez Sartre Alain Robbe-Grillet dans &lt;i&gt;Pour un nouveau roman&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour un nouveau roman, op. cit., p. 56 sv&#034; id=&#034;nh20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#8211; pr&#233;c&#232;de l'&#233;criture : le prototype de l'oppression l'emporte. L'acte d'&#233;crire est constamment ins&#233;parable de la d&#233;fense des opprim&#233;s, en 1947 (relation bourreau-victime) ou dans les ann&#233;es soixante, et son efficacit&#233; dans l'histoire en est la meilleure mesure &#8211; et donc la pire. Le renoncement au roman de Sartre correspond autant &#224; l'&#233;puisement du genre romanesque qu'&#224; une r&#233;flexion lucide sur la possibilit&#233; d'un art engag&#233;, c'est-&#224;-dire confront&#233; aux r&#233;alit&#233;s de l'histoire sociale et &#233;conomique, &#224; l'&#233;chelle locale et mondiale. Sartre n'est plus alors un &#233;crivain : il met au service d'un combat contre l'oppression le capital acquis par la litt&#233;rature, ce qu'a parfaitement vu Maurice Blanchot&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Les intellectuels en question &#187;, Le D&#233;bat, novembre 1984, p. 27.&#034; id=&#034;nh21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La question de l'engagement est &#233;videmment au centre du d&#233;bat, surtout en ces ann&#233;es soixante o&#249; Sartre et Simon sont parmi les signataires du manifeste des 121&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est le 4 septembre 1960 que Le Monde annonce que &#171; cent vingt et un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans l'entretien avec Madeleine Chapsal publi&#233; dans &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt; du 10 novembre 1960, Claude Simon commente sa signature, en r&#233;ponse &#224; cette question : &#171; Vous repoussez les id&#233;es, mais n'&#234;tes-vous pas signataire d'un certain manifeste ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Avant d'examiner la r&#233;ponse de Simon, il faut rappeler que le proc&#232;s Jeanson concernait un collaborateur des &lt;i&gt;Temps modernes&lt;/i&gt;, commentateur de Sartre, auteur en 1955 d'&lt;i&gt;Alg&#233;rie hors la loi&lt;/i&gt;, qui, brouill&#233; avec Sartre apr&#232;s la condamnation par le philosophe de l'intervention sovi&#233;tique en Hongrie en 1956, fait cependant appel &#224; lui en 1959 pour obtenir son soutien en faveur du peuple alg&#233;rien. Jean-Paul Sartre est absent de France lors du proc&#232;s : il est au Br&#233;sil o&#249; il ne manque pas de plaider pour l'anti-colonialisme et pour le combat du F.L.N., et envoie le 16 septembre 1960 un t&#233;l&#233;gramme pour excuser son absence, et dire sa solidarit&#233; avec les accus&#233;s, tandis que Roland Dumas lit une lettre de lui de soutien aux accus&#233;s, qui provoque un immense toll&#233; : &#171; Une bombe &#187;, titre &lt;i&gt;L'Aurore&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur ce point, voir Annie Cohen-Solal, Sartre, 1905-1980, Gallimard, 1985, p. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Sartre se trouve donc au c&#339;ur du proc&#232;s, du manifeste et des troubles qui s'ensuivirent, tel le saccage des vitrines de &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt; le 3 octobre 1960. On sait aussi que les &#233;ditions de Minuit, qui avaient publi&#233; &lt;i&gt;La Question&lt;/i&gt; de Henri Alleg, furent tr&#232;s s&#233;rieusement menac&#233;es. L'attribution du Prix de l'Express &#224; Claude Simon pour &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt; en 1961 doit &#234;tre replac&#233;e dans ce contexte : elle signifie aussi le lien &#233;tabli entre le manifeste, le proc&#232;s Jeanson, l'hebdomadaire, la maison d'&#233;dition, &#224; travers une &#339;uvre qui fait une place discr&#232;te, mais r&#233;elle aux combattants venus du Nord de l'Afrique, rappelant et la part qu'ils ont prise en 1940 dans la lutte contre l'arm&#233;e allemande et l'hostilit&#233; raciste dont ils sont l'objet de la part de certains combattants fran&#231;ais&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. le maquereau d'Alger, juif, &#171; le roi venu tout droit de la Bible &#187; qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'&#233;criture allusive de Simon, en fait indirecte dans la mesure o&#249; le proc&#232;s men&#233; contre l'institution militaire dans &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt; peut renvoyer &#224; l'actualit&#233; alg&#233;rienne, diverge donc de celle de Sartre qui multiplie les textes qui apostrophent les Fran&#231;ais sur la question du colonialisme et du tiers monde, par exemple, la Pr&#233;face aux &lt;i&gt;Damn&#233;s de la terre&lt;/i&gt; de Frantz Fanon&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les Cahiers libres, n&#176; 27-28, Maspero, 1961. Voici deux citations : &#171; Nos (&#8230;)&#034; id=&#034;nh25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, imm&#233;diatement contemporaine de &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse que Simon fait &#224; Madeleine Chapsal vise &#224; r&#233;concilier l'&#233;criture simonienne et la signature du manifeste des 121. L'auteur de &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt; attribue dans un premier temps son geste &#224; &#171; des mouvements du c&#339;ur &#187; : &#171; Je n'ai jamais pu supporter l'injustice, qu'on batte quelqu'un, qu'on humilie ou que l'on fasse souffrir&#8230; J'ai sign&#233; ce manifeste, je suis inculp&#233;, je continuerai. &#187;. C'est ce pouvoir d'indignation qui, lors du proc&#232;s Jeanson, a dict&#233; son t&#233;moignage :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;L'autre jour, au proc&#232;s Jeanson o&#249; je t&#233;moignais, le pr&#233;sident du tribunal m'a menac&#233; d'expulsion parce que, para&#238;t-il, j'insultais l'Arm&#233;e fran&#231;aise en disant que nous poursuivions en Alg&#233;rie une guerre injuste avec des moyens indignes d'une nation civilis&#233;e. C'est suffocant. J'ai &#233;t&#233; tent&#233; de lui r&#233;pondre qu'en somme, il avait raison d'interdire que l'on appel&#226;t cela une &#8220;guerre&#8221;. Parce que cinq cent mille hommes pourvus d'avions, de canons, de tanks, contre cinq mille malheureux arm&#233;s de fusils de chasse ou m&#234;me de fusils mitrailleurs, effectivement, ce n'est pas de la guerre mais de l'assassinat.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Madeleine Chapsal, &#171; Entretien avec Claude Simon &#187;, L'Express, 10 novembre 1960&#034; id=&#034;nh26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; quoi fait suite une critique de l'arm&#233;e et des officiers fran&#231;ais. Mais dans un second temps, il avance la th&#232;se suivante :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;L'incessante remise en question, l'incessante contestation de ce qui est tenu pour acquis. Signer la D&#233;claration des 121, c'&#233;tait contester la l&#233;gitimit&#233; de certains actes : tuer dans une guerre injuste, torturer. De la m&#234;me fa&#231;on, &#233;crire (bien entendu dans la mesure o&#249; l'on parvient &#224; faire &#339;uvre d'art) c'est contester les formes et les rapports &#233;tablis, reconnus, consacr&#233;s&#8230;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid&#034; id=&#034;nh27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Claude Simon s'&#233;carte donc de la signification que Sartre donne &#224; l'engagement par l'&#233;criture :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Je dirai qu'un &#233;crivain est engag&#233; lorsqu'il t&#226;che &#224; prendre la conscience la plus lucide et la plus enti&#232;re d'&#234;tre embarqu&#233;, c'est-&#224;-dire lorsqu'il fait passer pour lui et pour les autres l'engagement de la spontan&#233;it&#233; imm&#233;diate au r&#233;fl&#233;chi. L'&#233;crivain est m&#233;diateur par excellence et son engagement est la m&#233;diation. Seulement s'il est vrai qu'il faut demander des comptes &#224; son &#339;uvre &#224; partir de sa condition, il faut se rappeler aussi que sa condition n'est pas seulement celle d'un homme en g&#233;n&#233;ral mais pr&#233;cis&#233;ment aussi d'un &#233;crivain. [&#8230;] nul n'est oblig&#233; de se choisir &#233;crivain.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb28&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Qu'est-ce que la litt&#233;rature ?, op. cit., p. 98-99.&#034; id=&#034;nh28&#034;&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lorsque ce choix est fait, l'&#233;crivain, qui a une fonction sociale, est donc tenu de r&#233;pondre &#224; une attente et une demande des hommes. Dans une approche sociocritique, Sartre noue ensemble l'&#233;crivain et l'homme, tandis que Simon les dissocie. L'homme, fort &#233;ventuellement du capital acquis par l'&#233;crivain, peut intervenir et s'engager dans des entretiens qui d&#233;fient la censure : mais l'&#233;crivain s'engage dans un autre espace, discursif, supposant une anthropologie o&#249; l'homme est constitu&#233; des langages multiples qu'il tient. Les r&#233;f&#233;rences faites par Claude Simon &#224; Roland Barthes ne sont donc pas insignifiantes : elles font sens en fonction de cette s&#233;miologie et de cette conception structuraliste de l'humain, telle que l'&#233;criture est d&#233;finie en termes de r&#233;volution. La subversion des discours qui pr&#233;tendent &#224; la l&#233;gitimit&#233; &#8211; et on notera aussi combien le terme anticipe la pens&#233;e sur les discours de Lyotard &#8211; est r&#233;volutionnaire et tend &#224; red&#233;finir l'humain. Sur ce point, Simon est proche de l'engagement tel que le d&#233;finit Alain Robbe-Grillet qui renvoie dos &#224; dos l'engagement en faveur de valeurs religieuses et l'engagement en faveur de valeurs sociales, Mauriac et Jdanov, et qui mesure les limites de l'engagement sartrien fond&#233; sur la double libert&#233; de l'&#233;crivain et du lecteur :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Redonnons donc &#224; la notion d'engagement le seul sens qu'elle peut avoir pour nous. Au lieu d'&#234;tre de nature politique, l'engagement c'est, pour l'&#233;crivain, la pleine conscience des probl&#232;mes actuels de son propre langage, la conviction de leur extr&#234;me importance, la volont&#233; de les r&#233;soudre de l'int&#233;rieur. C'est l&#224;, pour lui, la seule chance de demeurer un artiste, et, sans doute aussi, par voie de cons&#233;quence obscure et lointaine, de servir un jour peut-&#234;tre &#224; quelque chose &#8211; peut-&#234;tre m&#234;me &#224; la r&#233;volution.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb29&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour un nouveau roman, Sur quelques notions p&#233;rim&#233;es, p. 39. Voir aussi le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh29&#034;&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; la r&#233;volution dans l'histoire, qui demeure l'horizon lointain de Sartre, s'oppose la r&#233;volution du langage, qui deviendra un des arguments de &lt;i&gt;Tel quel&lt;/i&gt;. C'est bien cette th&#232;se que d&#233;veloppe Claude Simon lors du Congr&#232;s de Vienne d'avril 1967 qui avait pour sujet &#171; Litt&#233;rature : tradition et r&#233;volution &#187;, dans un texte publi&#233; dans &lt;i&gt;La Quinzaine litt&#233;raire&lt;/i&gt; (1-15 mai 1967). L'ombre de Sartre demeure pr&#233;sente derri&#232;re les formulations de Simon :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Il convient de mettre fin &#224; une l&#233;gende : jamais aucune &#339;uvre d'art, aucune &#339;uvre litt&#233;raire n'a eu, &lt;i&gt;dans l'imm&#233;diat&lt;/i&gt;, un poids quelconque sur le cours de l'Histoire. [&#8230;] En revanche, au sein de l'immense et incessante gestation du monde, et dans l'ensemble des activit&#233;s de l'esprit, toute production de celui-ci, &#224; condition d'apporter quelque chose de neuf, joue son r&#244;le, le plus souvent de fa&#231;on invisible, souterraine, mais cependant capitale.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On peut, en cons&#233;quence, relire &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;, contemporain de ce texte, comme la d&#233;rision d'une &#233;criture engag&#233;e, en l'occurrence celle de John Reed, &lt;i&gt;Dix jours qui &#233;branl&#232;rent le monde&lt;/i&gt;, qui conduit le narrateur, jeune, &#224; Barcelone, ou qui s'&#233;puise dans la figure de compromission qu'est le personnage de Lambert, et comme une r&#233;volution en acte des langages. Le dialogue avec Sartre, en ces ann&#233;es, ne cesse donc pas : si les deux &#233;crivains se rencontrent sur la fin des voyages et du tourisme, leur approche du colonialisme et du tiers-monde diverge radicalement, Sartre la faisant en termes &#233;conomiques, politiques, culturels (valeurs, arts), Claude Simon la faisant &#224; travers les symboles que sont les cartes postales et les textes dont elles sont le support. L'Aden d'&lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt; est par nature diff&#233;rent de l'Aden d'&lt;i&gt;Aden-Arabie&lt;/i&gt;. De m&#234;me, dans &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;, le r&#233;cit de la conf&#233;rence d'&#233;crivains &#224; laquelle assiste le personnage reprend, de mani&#232;re d&#233;risoire, les d&#233;bats sur la litt&#233;rature et la r&#233;volution, la nationalit&#233; litt&#233;raire, sur fond de colonialisme et de luttes issues du colonialisme : l'&#233;puisement des intervenants r&#233;sume assez bien le jugement de Simon sur ces questions, comme la naus&#233;e du personnage, clin d'&#339;il possible &#224; Sartre. Enfin, le r&#233;cit &lt;i&gt;L'Invitation&lt;/i&gt; doit &#234;tre rang&#233; dans la s&#233;rie des nombreux retours d'U.R.S.S., ceux de Barbusse, Aragon, Malraux, Bloch et Sartre, qui dans &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, du 15 au 20 juillet 1954, livre les impressions euphoriques faites par son s&#233;jour en U.R.S.S.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La posture simonienne consiste en une &#233;criture sur l'histoire &#224; distance de l'histoire. Et ceci est bien inscrit dans l'&#339;uvre. Dans &lt;i&gt;Le Jardin des Plantes&lt;/i&gt;, Claude Simon repr&#233;sente S. pr&#233;sent, &#224; distance des f&#234;tes organis&#233;es par Leiris. Dans la mise en sc&#232;ne le 16 juin 1944 de la pi&#232;ce de Picasso, &lt;i&gt;Le d&#233;sir attrap&#233; par la queue&lt;/i&gt;, mise en sc&#232;ne r&#233;alis&#233;e par Albert Camus, Sartre joue le r&#244;le du &#171; Bout rond &#187; et Simone de Beauvoir de &#171; La Cousine &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb30&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur la question, voir Annie Cohen-Solal, Sartre, 1905-1980, op. cit., p. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh30&#034;&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Simon est donc en marge, dans une spatialit&#233; r&#233;f&#233;rentielle et symbolique, des milieux surr&#233;alistes &#8211; ce qui appara&#238;t ailleurs dans l'&#339;uvre, que ce soit dans &lt;i&gt;Gulliver&lt;/i&gt; o&#249; le personnage Max a un moment fr&#233;quent&#233; ces milieux parisiens avant de c&#233;der &#224; son homosexualit&#233; qui le m&#232;ne au suicide &#8211; faut-il voir en Max une allusion &#224; Cocteau, qui sera mentionn&#233; dans &lt;i&gt;Le Jardin des Plantes&lt;/i&gt;, ou un retour sur la question de l'homosexualit&#233; et de l'art pos&#233;e par Sartre dans le &lt;i&gt;Saint Genet com&#233;dien et martyr&lt;/i&gt; publi&#233; en 1952, l'ann&#233;e de publication de &lt;i&gt;Gulliver&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb31&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gulliver, Paris, Calmann-L&#233;vy, 1952, p. 120-121, p. 258-262. Sartre, dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh31&#034;&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#8211;, ou que ce soit dans &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;, &#224; travers l'exemple de l'oncle Charles, dont l'aventure parisienne en milieux artistiques s'ach&#232;ve de nouveau par un suicide, cette fois celui de l'&#233;pouse. Litt&#233;ralement, la litt&#233;rature, pos&#233;e comme absolu, ne conduit qu'&#224; la mort et &#224; la fin de la litt&#233;rature. Le d&#233;part pour la province originaire marque ainsi, dans l'&#339;uvre, le refus des milieux litt&#233;raires festifs et mondains et la recherche d'une voie solitaire, aust&#232;re, laborieuse, sans plaisir r&#233;el. Au brillant sartrien et parisien s'oppose le s&#233;rieux simonien, provincial.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ces mises en fiction de l'avant-garde &#8211; qui apportent une r&#233;ponse &#224; l'enqu&#234;te faite par &lt;i&gt;Les Lettres fran&#231;aises&lt;/i&gt; en 1958 &#8211; montrent aussi l'extr&#234;me m&#233;fiance, pr&#233;coce, de Simon &#224; l'&#233;gard des mouvements et des groupements litt&#233;raires. Litt&#233;ralement, l'avant-garde s'&#233;puise dans le spectacle, n'offrant d'issue que dans le suicide, la mort de l'&#233;crivain. Les avant-gardes construisent une histoire litt&#233;raire faite de revirements ponctuels, comme en t&#233;moigne la relecture faite de Paul Claudel dans les milieux surr&#233;alistes selon Claude Simon&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb32&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Jardin des Plantes, p. 1146. Jean-Louis Barrault avait mis en sc&#232;ne Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh32&#034;&gt;32&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce qui se dit ainsi, dans les romans eux-m&#234;mes, c'est le passage d'une histoire litt&#233;raire fond&#233;e sur des mouvements et des critiques d'auteurs &#8211; ce qui est parfaitement int&#233;gr&#233; par Sartre dans &lt;i&gt;Qu'est-ce que la litt&#233;rature ?&lt;/i&gt; &#8211; &#224; une pens&#233;e du litt&#233;raire fond&#233; sur une critique d'auteurs qui annexe le discours d'une critique savante. C'est ce qu'illustre le second d&#233;bat important qui oppose Sartre et Simon &#224; la fin de l'ann&#233;e 1964. Dans un interview accord&#233; &#224; Jacqueline Piatier et publi&#233; dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 18 avril 1964, Sartre donne sa conception de la litt&#233;rature en 1964. Il constate : &#171; On n'est pas plus sauv&#233; par la politique que par la litt&#233;rature. &#187; Son engagement dans le tiers-mondisme impose des constats : &#171; L'univers reste noir. Nous sommes des animaux sinistr&#233;s&#8230; Mais j'ai d&#233;couvert brusquement que l'ali&#233;nation, l'exploitation de l'homme par l'homme, la sous-alimentation, rel&#233;guaient au second plan le mal m&#233;taphysique, qui est un luxe. La faim, elle, est un mal tout court. &#187;. C'est fort de cette question qu'il se demande s'il est possible de &#171; lire Robbe-Grillet dans un pays sous-d&#233;velopp&#233; &#187; et affirme : &#171; En face d'un enfant qui meurt, La Naus&#233;e ne fait pas le poids.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb33&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Jean-Paul Sartre s'explique sur Les Mots &#187;, Le Monde, 18 avril 1964. &#187;&#034; id=&#034;nh33&#034;&gt;33&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . La logique sartrienne est donc radicale et sans appel : l'&#233;crivain &#171; doit donc se ranger au c&#244;t&#233; du plus grand nombre, des deux milliards d'affam&#233;s, s'il veut pouvoir s'adresser &#224; tous et &#234;tre lu par tous. Faute de quoi, il est au service d'une classe privil&#233;gi&#233;e et exploiteur comme elle&#8230; &#187;. C'est &#224; cette d&#233;claration, qui fait scandale dans les milieux litt&#233;raires, que r&#233;pondent Yves Berger et Claude Simon dans &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt; du 28 mai 1964. L'argumentation de Claude Simon se fonde sur son v&#233;cu (la faim n'emp&#234;chait pas les prisonniers dans le camp en 1940 de lire) et son exp&#233;rience de l'&#233;criture, th&#233;oris&#233;e par la distinction que fait Barthes dans &lt;i&gt;Le Degr&#233; z&#233;ro de l'&#233;criture&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;crivain est celui dont l'action s'exerce sur son propre instrument, le langage : il travaille sa parole (j'ajouterais qu'il est aussi travaill&#233; par elle), absorbant le pourquoi du monde dans un comment &#233;crire. L'&#233;crivant est celui qui s'approprie le langage de l'&#233;crivain &#224; des fins politiques.&lt;br/&gt;
Pour lui la parole n'est qu'un moyen : elle supporte un faire, elle ne le constitue pas.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb34&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Deux &#233;crivains r&#233;pondent &#224; Jean-Paul Sartre &#187;, &#171; Pour qui donc &#233;crit (&#8230;)&#034; id=&#034;nh34&#034;&gt;34&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Simon d&#233;finit donc son &#233;criture dans un rapport &#224; la langue comme aventure et d&#233;couverte, que m&#233;taphorise la r&#233;f&#233;rence au topos litt&#233;raire de Colomb, dont on sait quelle importance il prendra dans &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;. Simon revient ainsi sur la question des significations, &#171; floues, impr&#233;cises, vacillantes &#187;, pour se demander &#171; comment imaginer que, par le fonctionnement de ce m&#233;canisme structural par lequel se fait l'&#339;uvre de l'&#233;crivain [&#8230;] pourraient se d&#233;gager des significations utilitaires imm&#233;diatement consommables &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb35&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid&#034; id=&#034;nh35&#034;&gt;35&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette argumentation permet donc de r&#233;pondre aux reproches adress&#233;s par Sartre &#224; Robbe-Grillet, qui cherche &#224; &#171; &lt;i&gt;d&#233;couvrir&lt;/i&gt; (dans le sens litt&#233;ral du mot) un univers tangible, mesurable, lav&#233;, nettoy&#233; des vieux mythes qui chloroforment l'humanit&#233; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb36&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid&#034; id=&#034;nh36&#034;&gt;36&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Enfin, Simon associe l'&#233;chec de la litt&#233;rature selon Sartre &#224; une morale de d&#233;vots et au projet r&#233;volutionnaire marxiste, semblant ignorer que Sartre a depuis longtemps pris ses distances par rapport au mod&#232;le sovi&#233;tique. L'art, selon Simon, demeure n&#233;cessaire &#224; l'homme et &#224; la soci&#233;t&#233; dont le paradigme demeure &#233;tonnamment l'univers concentrationnaire : les &#171; ouvertures sur les espaces toujours libres et inali&#233;nables de l'imaginaire, du merveilleux et du songe &#187; rendent impossible une soci&#233;t&#233; &#171; aussi cauchemardesque qu'un immense camp de concentration fonctionnel et bien organis&#233; o&#249; la nourriture serait abondante, le travail peu p&#233;nible, les couvertures chaudes, les toits des baraques &#233;tanches, et o&#249; croupiraient non plus des hommes mais des b&#234;tes &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb37&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 33.&#034; id=&#034;nh37&#034;&gt;37&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce d&#233;bat laisse des traces dans l'&#339;uvre, puisque Claude Simon revient sur la question du Mus&#233;e dans &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Bataille de Pharsale&lt;/i&gt;, et &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;. Fid&#232;le &#224; sa d&#233;finition de la r&#233;volution du langage op&#233;r&#233;e &#224; l'int&#233;rieur de la tradition, il ajoute cet autre &#233;l&#233;ment, la n&#233;cessit&#233; de l'art &#224; l'homme comme &#233;l&#233;ment qui le diff&#233;rencie de l'animalit&#233;. C'est donc bien une anthropologie, o&#249; la fonction symbolique constitue l'humanit&#233; et son devenir, que construit Simon.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On sait que cette pol&#233;mique, dont on ne doit pas minimiser la virulence, eut pour &#233;pilogue, le 9 d&#233;cembre 1964 &#224; la Mutualit&#233;, un d&#233;bat organis&#233; autour de la question &#171; Que peut la litt&#233;rature ? &#187; par le journal &lt;i&gt;Clart&#233;&lt;/i&gt;, organe de l'Union des &#233;tudiants communistes . Claude Simon, invit&#233;, d&#233;clina l'invitation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb38&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Et non en 1965 comme l'&#233;crit Francine Dugast-Portes dans Le Nouveau Roman, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh38&#034;&gt;38&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Sartre, dont l'autobiographie &lt;i&gt;Les Mots&lt;/i&gt; &#233;tait un succ&#232;s litt&#233;raire incontestable, &#233;tait alors aur&#233;ol&#233; et stigmatis&#233; pour le refus du Prix Nobel qui lui avait &#233;t&#233; attribu&#233; en octobre 1964. Le d&#233;bat m&#233;riterait &#224; lui seul une &#233;tude, car il marque une r&#233;elle fracture dans le champ litt&#233;raire romanesque. On notera simplement que Jean Ricardou reprit l'argumentation d&#233;velopp&#233;e par Claude Simon dans son article de &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;. Jean-Pierre Faye, quant &#224; lui, s'attacha &#224; distinguer l'&#233;crivain du militant, et &#224; donner pour fonction &#224; l'&#233;criture r&#233;volutionnaire d'assurer une meilleure communication sociale &#8211; ce qui, soit dit en passant, ne diverge que bien peu des objectifs sartriens. Aux &#233;tudiants de &lt;i&gt;Clart&#233; &lt;/i&gt; qui r&#233;cusaient les th&#232;ses de Jdanov et confondaient r&#233;volutionnaire et &#233;crivain, dans un combat pour &#171; transformer &#187; la r&#233;alit&#233;, &#171; l&#224; o&#249; l'histoire se fait &#187;, Semprun r&#233;pond par la r&#233;f&#233;rence &#224; l'autot&#233;lisme de Robbe-Grillet et l'intransitivit&#233; de l'&#233;criture. Le d&#233;bat consacre donc le recul d'une conception marxiste de l'&#233;criture romanesque en prise sur l'histoire pr&#233;sente. Au contraire, il t&#233;moigne de l'&#233;mergence d'un discours critique fond&#233; sur une critique savante et sur une nouvelle anthropologie &#224; laquelle se rallie Claude Simon. Sartre le sait, puisque dans l'ann&#233;e 1966, &#224; la suite de la publication de &lt;i&gt;Les Mots et les choses&lt;/i&gt; de Foucault, il revient sur le structuralisme pour rejeter le refus de l'histoire et du marxisme&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb39&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#171; Jean-Paul Sartre r&#233;pond &#187;, entretien avec Bernard Pingaud, L'Arc, n&#176; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh39&#034;&gt;39&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Deux oppositions fortes se d&#233;gagent : la premi&#232;re porte sur la n&#233;cessaire dialectique selon Sartre de la structure et de l'histoire ; la seconde porte sur l'identification, ou son rejet, de la pens&#233;e au langage et donc sur le fait que la modernit&#233;, comme l'affirme Foucault, r&#233;side dans la rupture des mots et de la r&#233;alit&#233; et le quadrillage spontan&#233; par les mots de la connaissance des choses&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb40&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michel Foucault, Les Mots et les choses, Paris, Gallimard, 1966, p. 315. Sur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh40&#034;&gt;40&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de l'ann&#233;e 1964, Claude Simon ach&#232;ve de se positionner dans le champ litt&#233;raire. Sa position, fond&#233;e sur une proximit&#233; &#224; Robbe-Grillet et donc &#224; Barthes, est proche du structuralisme, et de l'anthropologie discursive et symbolique que fonde cette pens&#233;e. Ceci conditionne constamment le dialogue avec Sartre, dont on peut dire qu'il est permanent d&#232;s &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;. Sartre, il est vrai, nous l'avons constat&#233;, sait occuper le champ litt&#233;raire, par ses constants d&#233;gagements et ses revirements paradoxaux, par un art de la provocation o&#249; l'on doit faire la part &#224; la g&#233;n&#233;rosit&#233; romantique. Sur le terrain politique et &#233;thique, tous deux parlent d'un universel : mais l'homme de Sartre demeure soumis &#224; l'histoire pr&#233;sente, &#233;conomique, sociale, politique, culturelle, tandis que celui de Simon ne saurait &#234;tre l'homme de l'histoire pr&#233;sente. C'est non pas le faire sartrien, mais le dire du structuralisme qui conditionnent la d&#233;finition de l'&#233;crivain et de l'art, dans leur fonction arch&#233;ologique soup&#231;onneuse et donc r&#233;volutionnaire. En ce sens, &lt;i&gt;Le Palace&lt;/i&gt;, qui tourne en d&#233;rision la r&#233;volution, et donc l'impuissance du faire humain, et qui fait la r&#233;volution du langage romanesque, est aussi un r&#233;cit anti-sartrien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Les Lettres fran&#231;aises&lt;/i&gt;, n&#176; 717, 24-30 avril 1958.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Madeleine Chapsal, &#171; Entretien avec Claude Simon &#187;, &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, 10 novembre 1960.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Alain Robbe-Grillet, &lt;i&gt;Pour un nouveau roman&lt;/i&gt;, Paris, Minuit, 1963 : &#171; L'existence d'une &#339;uvre d'art, son poids, ne sont pas &#224; la merci de grilles d'interpr&#233;tation qui co&#239;ncideraient, ou non, avec ses contours. L'&#339;uvre d'art, comme le monde, est une forme vivante : elle est, elle n'a pas besoin de justification. Le z&#232;bre est r&#233;el, le nier ne serait pas raisonnable, bien que ses rayures soient sans doute d&#233;pourvues de sens. Il en va de m&#234;me pour une symphonie, une peinture, un roman : c'est dans leur forme que r&#233;side leur r&#233;alit&#233;. &#187; (p. 41) ; &#171; Le crime, c'est d'affirmer qu'il existe quelque chose, dans le monde, qui n'est pas l'homme, qui ne lui adresse aucun signe, qui n'a rien de commun avec lui. &#187; (p. 47), etc.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p. 18.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Les Lettres fran&#231;aises&lt;/i&gt;, n&#176; 717, 24-30 avril 1958.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Madeleine Chapsal, &#171; Le jeune roman &#187;, &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, 12 janvier 1961, p. 31.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p. 32.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Janine Parot, &#171; &#192; la Sorbonne, Claude Simon part en guerre contre la signification &#187;, &lt;i&gt;Les Lettres fran&#231;aises&lt;/i&gt;, n&#176; 859, 19-25 janvier 1961.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Madeleine Chapsal, &#171; Le jeune roman &#187;, art. cit., p. 32, et Janine Parot, &#171; &#192; la Sorbonne, Claude Simon part en guerre contre la signification &#187;, art. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Janine Parot, &#171; &#192; la Sorbonne, Claude Simon part en guerre contre la signification &#187;, art. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Situations II&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Qu'est-ce que la litt&#233;rature ?&lt;/i&gt;, Paris, Gallimard, 1948, coll. &#171; Id&#233;es &#187;, 1976, p. 26. On ne saurait confondre utilit&#233; et utilitarisme bourgeois chez Sartre (p. 147).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p. 286-287.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 28.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La Bataille de Pharsale&lt;/i&gt;, p. 675 et p. 678. Sartre rejette la litt&#233;rature de consommation au profit d'une litt&#233;rature de production qu'il qualifie de &#171; litt&#233;rature totale &#187; (&lt;i&gt;Qu'est-ce que la litt&#233;rature ?&lt;/i&gt;, op. cit., p. 288-289)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Madeleine Chapsal, &lt;i&gt;Les &#233;crivains en personne&lt;/i&gt;, Julliard, 1960, p. 211. Sur cette litt&#233;rature totale, synth&#232;se du faire, de l'avoir, de l'&#234;tre, voir &lt;i&gt;Qu'est-ce que la litt&#233;rature ?&lt;/i&gt;, op. cit., p. 289.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Qu'est-ce que la litt&#233;rature ?&lt;/i&gt;, op. cit., p. 287-288.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p. 262.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p. 265.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p. 283.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Pour un nouveau roman&lt;/i&gt;, op. cit., p. 56 sv&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Les intellectuels en question &#187;, &lt;i&gt;Le D&#233;bat&lt;/i&gt;, novembre 1984, p. 27.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C'est le 4 septembre 1960 que &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; annonce que &#171; cent vingt et un &#233;crivains et artistes ont sign&#233; une d&#233;claration sur le &#8220;droit &#224; l'insoumission dans la guerre d'Alg&#233;rie&#8221; &#187;. Maurice Blanchot, Jean Schuster, Dionys Mascolo, Maurice Nadeau, Jean Pouillon sont &#224; l'origine du projet. Mascolo et Schuster, puis Blanchot le r&#233;dig&#232;rent. Or, c'est le 6 septembre 1960 que s'ouvrait le proc&#232;s Jeanson, c'est-&#224;-dire des r&#233;seaux de soutien au F.L.N. Le manifeste r&#233;unissait des signataires venus d'horizons tr&#232;s divers : milieux surr&#233;alistes, &lt;i&gt;Temps modernes&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Lettres nouvelles&lt;/i&gt;, anciens communistes, Minuit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur ce point, voir Annie Cohen-Solal, &lt;i&gt;Sartre, 1905-1980&lt;/i&gt;, Gallimard, 1985, p. 537-547.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. le maquereau d'Alger, juif, &#171; le roi venu tout droit de la Bible &#187; qui d&#233;fie le pouvoir allemand dans le camp le jour du Yom Kippour (&lt;i&gt;RF&lt;/i&gt;, 344-5).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Les Cahiers libres&lt;/i&gt;, n&#176; 27-28, Maspero, 1961. Voici deux citations : &#171; Nos ch&#232;res valeurs perdent leurs ailes ; &#224; les regarder de pr&#232;s, on n'en trouvera pas une qui ne soit tach&#233;e de sang. S'il vous faut un exemple, rappelez-vous ces grands mots : Que c'est g&#233;n&#233;reux la France ! G&#233;n&#233;reux, nous ? Et S&#233;tif ? Et ces huit ann&#233;es de guerre f&#233;roce qui ont co&#251;t&#233; la vie &#224; plus d'un million d'Alg&#233;riens ? Et la g&#233;g&#232;ne ? &#187; (&lt;i&gt;Situations V&lt;/i&gt;, Paris, Gallimard, 1965, p. 188) ; &#171; Les marques de la violence, nul ne les effacera : c'est la violence seule qui peut les d&#233;truire. Et le colonis&#233; se gu&#233;rit de la n&#233;vrose coloniale en chassant le colon par les armes&#8230; &#187; (ibid., p. 167).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Madeleine Chapsal, &#171; Entretien avec Claude Simon &#187;, &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, 10 novembre 1960&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb28&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh28&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 28&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Qu'est-ce que la litt&#233;rature ?&lt;/i&gt;, op. cit., p. 98-99.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb29&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh29&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 29&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Pour un nouveau roman&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Sur quelques notions p&#233;rim&#233;es,&lt;/i&gt; p. 39. Voir aussi le texte de &lt;i&gt;Alain Robbe-Grillet le voyageur&lt;/i&gt;, Christian Bourgois &#233;diteur, 2001, Litt&#233;rature et politique (1963), p. 65 sv (publi&#233; dans &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb30&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh30&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 30&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;30&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur la question, voir Annie Cohen-Solal, &lt;i&gt;Sartre, 1905-1980&lt;/i&gt;, op. cit., p. 278-280. &lt;i&gt;Le Jardin des Plantes&lt;/i&gt;, p. 1146-1147, 1152-1154.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb31&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh31&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 31&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;31&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Gulliver&lt;/i&gt;, Paris, Calmann-L&#233;vy, 1952, p. 120-121, p. 258-262. Sartre, dans son &lt;i&gt;Explication de L'&#201;tranger&lt;/i&gt;, &#233;crit : &#171; Le r&#233;cit de M. Camus est analytique et humoristique. [&#8230;] Qu'il nous suffise de marquer que l'univers de l'homme absurde est le monde analytique des n&#233;o-r&#233;alistes. Litt&#233;rairement le proc&#233;d&#233; a fait ses preuves : c'est celui de &lt;i&gt;L'Ing&#233;nu&lt;/i&gt; ou de &lt;i&gt;Microm&#233;gas&lt;/i&gt; ; c'est celui de &lt;i&gt;Gulliver&lt;/i&gt;. Car le XVIIIe si&#232;cle a eu aussi ses &#233;trangers, &#8211; en g&#233;n&#233;ral de &#8220;bons sauvages&#8221; qui, transport&#233;s dans une civilisation inconnue, percevaient les faits avant d'en saisir le sens. L'effet de ce d&#233;calage n'&#233;tait-il pas pr&#233;cis&#233;ment de provoquer chez le lecteur le sentiment de l'absurde ? M. Camus semble s'en souvenir &#224; plusieurs reprises, en particulier quand il nous montre son h&#233;ros r&#233;fl&#233;chissant sur les raisons de son emprisonnement. &#187; (&lt;i&gt;Situations I&lt;/i&gt;, Paris, Gallimard, 1947, p. 116-117). Gulliver, c'est le personnage de Max, qu'il faudrait en cons&#233;quence situer par rapport &#224; l'&#233;tranger, &#224; la question de l'absurde et la lecture sartrienne de &lt;i&gt;L'&#201;tranger&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb32&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh32&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 32&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;32&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Jardin des Plantes&lt;/i&gt;, p. 1146. Jean-Louis Barrault avait mis en sc&#232;ne &lt;i&gt;Le Soulier de satin&lt;/i&gt; &#224; la Com&#233;die fran&#231;aise en 1943.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb33&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh33&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 33&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;33&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Jean-Paul Sartre s'explique sur &lt;i&gt;Les Mots&lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 18 avril 1964. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb34&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh34&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 34&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;34&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Deux &#233;crivains r&#233;pondent &#224; Jean-Paul Sartre &#187;, &#171; Pour qui donc &#233;crit Sartre ? &#187;, &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, 28 mai 1964, p. 32.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb35&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh35&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 35&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;35&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb36&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh36&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 36&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;36&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb37&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh37&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 37&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;37&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p. 33.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb38&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh38&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 38&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;38&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Et non en 1965 comme l'&#233;crit Francine Dugast-Portes dans &lt;i&gt;Le Nouveau Roman, une c&#233;sure dans l'histoire du r&#233;cit&lt;/i&gt;, Nathan Universit&#233;, 2001, p. 153.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb39&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh39&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 39&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;39&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &#171; Jean-Paul Sartre r&#233;pond &#187;, entretien avec Bernard Pingaud, &lt;i&gt;L'Arc&lt;/i&gt;, n&#176; 30, num&#233;ro sp&#233;cial &#171; Sartre aujourd'hui &#187;, octobre 1966, p. 87-96.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb40&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh40&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 40&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;40&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michel Foucault, &lt;i&gt;Les Mots et les choses&lt;/i&gt;, Paris, Gallimard, 1966, p. 315. Sur ces points, voir, outre l'entretien publi&#233; dans&lt;i&gt; L'Arc&lt;/i&gt;, le texte de Sartre &#171; L'anthropologie &#187; (&lt;i&gt;Situations IX&lt;/i&gt;, Paris, Gallimard, 1972).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#338;uvres, tome 2 (Biblioth&#232;que de la Pl&#233;iade, 2013)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/OEuvres-tome-2-Bibliotheque-de-la-Pleiade-2013.html</link>
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		<dc:date>2012-11-27T21:48:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les G&#233;orgiques</dc:subject>
		<dc:subject>L'Acacia</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Le Tramway</dc:subject>
		<dc:subject>Les Corps conducteurs</dc:subject>
		<dc:subject>Le&#231;on de choses</dc:subject>
		<dc:subject>L'Herbe</dc:subject>
		<dc:subject>Zemmour, David</dc:subject>
		<dc:subject>Duncan, Alastair B.</dc:subject>
		<dc:subject>L'Invitation</dc:subject>
		<dc:subject>Archipel et Nord</dc:subject>
		<dc:subject>Bonhomme, B&#233;r&#233;nice</dc:subject>
		<dc:subject>Pl&#233;iade</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Claude Simon. &#338;uvres, tome II Gallimard, 14 f&#233;vrier 2013. 1712 p. (Biblioth&#232;que de la Pl&#233;iade ; 586) &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;dition &#233;tablie par Alastair B. Duncan, avec B&#233;r&#233;nice Bonhomme et David Zemmour. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce volume contient : introduction, chronologie, note sur la pr&#233;sente &#233;dition ; L'Herbe, Histoire, Les Corps conducteurs, Le&#231;on de choses, Les G&#233;orgiques, L'Invitation, L'Acacia, Le Tramway ; deux textes non publi&#233;s en volume du vivant de Claude Simon : Archipel, Nord ; Appendices : textes, plans et sch&#233;mas de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-oeuvres-.html" rel="directory"&gt;&#338;uvres&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Histoire-+.html" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-L-Invitation-+.html" rel="tag"&gt;L'Invitation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Archipel-et-Nord-+.html" rel="tag"&gt;Archipel et Nord&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Bonhomme-Berenice-102-+.html" rel="tag"&gt;Bonhomme, B&#233;r&#233;nice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Pleiade-+.html" rel="tag"&gt;Pl&#233;iade&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;&#338;uvres&lt;/i&gt;, tome II&lt;/strong&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Gallimard, 14 f&#233;vrier 2013. 1712 p. (Biblioth&#232;que de la Pl&#233;iade ; 586)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;dition &#233;tablie par Alastair B. Duncan, avec B&#233;r&#233;nice Bonhomme et David Zemmour.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_211 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L430xH742/gallimard_pleiade-efc70.jpg?1787941070' width='430' height='742' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce volume contient : introduction, chronologie, note sur la pr&#233;sente &#233;dition ; &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le&#231;on de choses&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'Invitation&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Tramway&lt;/i&gt; ; deux textes non publi&#233;s en volume du vivant de Claude Simon : &lt;i&gt;Archipel&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Nord&lt;/i&gt; ; Appendices : textes, plans et sch&#233;mas de Claude Simon, relatifs &#224; ses romans ; Notices, Note sur les cartes postales d'&lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;, notes, compl&#233;ment bibliographique.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class='spip_document_212 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L172xH280/pleiade2_bis-1ed97.jpg?1787941070' width='172' height='280' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;pr&#233;sentation par Alastair Duncan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;En 2001, la Pl&#233;iade propose &#224; Claude Simon de publier un volume de ses &#339;uvres. Simon en &#233;tablit lui-m&#234;me le sommaire : du &lt;i&gt;Vent&lt;/i&gt; (1957) au &lt;i&gt;Jardin des Plantes&lt;/i&gt; (1997), huit livres, quarante ans de cr&#233;ation. Puis, jusqu'&#224; sa mort en 2005, il aide &#224; la pr&#233;paration du volume, qui para&#238;t en 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la disparition de Simon, son &#339;uvre ne conna&#238;t pas de purgatoire. Sa pr&#233;sence, au contraire, s'affirme. Des romanciers qui n'&#233;taient pas n&#233;s &#224; &#171; l'&#232;re du soup&#231;on &#187; la lisent et la citent. On la traduit partout. &#192; l'heure o&#249; le &#171; nouveau roman &#187; n'&#233;met plus, Simon est un &#233;crivain vivant. C'est ce dont la Pl&#233;iade prend acte, peu apr&#232;s la sortie du volume de 2006, en pr&#233;parant une &#171; suite &#187; &#8212; qui n'en est pas une : ce tome II rassemble les &#339;uvres que Simon n'a pas retenues en 2001. &#192; en examiner le sommaire, on saisit que ce second wagon n'a rien d'un wagon de seconde classe. Mais o&#249; chercher l'unit&#233; d'un tel ensemble ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simon ne s'est pas expliqu&#233; publiquement sur ses choix de 2001. Pour autant, il n'est pas interdit de remarquer que, si des romans &#171; &#224; base de v&#233;cu &#187; (pour ne pas dire &#171; autobiographiques &#187;) &#233;taient pr&#233;sents dans sa s&#233;lection, ceux qui &#233;taient le plus visiblement fond&#233;s sur un mat&#233;riau familial avaient &#233;t&#233; &#233;cart&#233;s. La famille &#233;voqu&#233;e dans &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt; ressemble &#224; celle des Simon. &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt; fait revivre des personnages proches des parents de l'auteur. &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; enchev&#234;tre la vie de L.S.M., conventionnel et g&#233;n&#233;ral d'Empire dont les initiales sont celles d'un trisa&#239;eul de Simon, &#224; des &#233;pisodes v&#233;cus par un volontaire &#233;tranger dans l'Espagne de 1936 et par un cavalier fran&#231;ais de 1940. Dans &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt;, un p&#232;re meurt en 1914, comme celui de Simon, et un fils survit &#224; la d&#233;b&#226;cle de 1940, comme Simon lui-m&#234;me. Et &lt;i&gt;Le Tramway&lt;/i&gt;, o&#249; se rejoignent enfance et vieillesse, traverse une ville anonyme semblable &#224; celle o&#249; l'&#233;crivain a pass&#233; ses premi&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mati&#232;re familiale irrigue donc tout le volume. Mais il y a plus. Peu &#224; peu, Simon renonce partiellement &#224; &#171; inventer &#187; personnages et &#233;pisodes. Il fait des recherches, exploite des archives. La fiction progressivement s'efface. Des critiques trop press&#233;s vont d'ailleurs s'y tromper et qualifier d' &#171; autobiographies &#187; ces romans v&#233;ritables, au grand dam de l'auteur. Car ce qui est prodigieux chez Claude Simon, et ce dont les livres ici rassembl&#233;s t&#233;moignent mieux que d'autres, c'est qu'il abandonne la fiction sans renoncer au romanesque. &#171; Montrer un homme dans toute la v&#233;rit&#233; de sa nature &#187; n'est pas son affaire. &#171; Ces &#233;l&#233;ments biographiques sont des pr&#233;textes, disait-il. Le texte est autre chose. &#187; Parall&#232;le au n&#244;tre sans jamais se confondre avec lui, &#224; la fois fragmentaire et coh&#233;rent, le monde qu'il cr&#233;e &#171; &#224; base de v&#233;cu &#187; a sa v&#233;rit&#233; propre. Comme celui de Balzac.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.la-pleiade.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-de-la-Pleiade/OEuvres89&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pr&#233;sentation sur le site des &#233;ditions Gallimard&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sentation en .pdf :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_174 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/pdf/P-I-_Simon_II.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 59.7 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1787934106' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.la-pleiade.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-de-la-Pleiade/OEuvres83&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le premier volume, n&#176; 522 de la collection, est toujours disponible&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_213 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L180xH293/pleiade1-d2050.jpg?1787941070' width='180' height='293' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#233;chos et compte-rendus :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Matthieu Gosztola, &lt;a href=&#034;http://www.lacauselitteraire.fr/oeuvres-tome-ii-claude-simon-en-la-pleiade&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; &lt;i&gt;&#338;uvres&lt;/i&gt;, tome II, Claude Simon en la Pl&#233;iade &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;La Cause litt&#233;raire&lt;/i&gt;, 5 novembre 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jacques Henric, &lt;a href=&#034;http://mondesfrancophones.com/chroniques/la-chronique-de-jacques-henric/claude-simon/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Claude Simon &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Mondes francophones&lt;/i&gt;, 1er juillet 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=657220&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Alastair B. Duncan invit&#233; de Brigitte Kernel&lt;/a&gt; dans &#171; Lire avec ... &#187; sur &lt;i&gt;France Inter&lt;/i&gt;, le 13 juin &#224; 0h50.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Baptiste Liger, &lt;a href=&#034;http://www.lexpress.fr/culture/livre/litterature-francaise/relisons-claude-simon_1248556.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Relisons Claude Simon &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, 15 mai 2013.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Marc Emile Baronheid, &#171; &lt;a href=&#034;http://bscnews.fr/201304272865/Les-Classiques/claude-simon-une-esthetique-de-la-de-composition.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Claude Simon : une esth&#233;tique de la (d&#233;)composition &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;BSC News&lt;/i&gt;, 28 avril 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Fran&#231;ois Xavier, &lt;a href=&#034;http://www.huffingtonpost.fr/francois-xavier/claude-simon-la-pleiade_b_2851524.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le tome 2 des &lt;i&gt;&#338;uvres&lt;/i&gt; de Claude Simon dans la Pl&#233;iade ou l'importance du souvenir dans la litt&#233;rature &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Le Huffington Post&lt;/i&gt;, 19 mars 2013.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Maurice Mourier, &lt;a href=&#034;http://laquinzaine.wordpress.com/2013/03/04/la-quinzaine-litteraire-n1079-du-1er-au-15-mars-2012/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; &#201;crire contre le temps &#187;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.quinzaine-litteraire.presse.fr/couvertures.php?num=1079&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La Quinzaine litt&#233;raire&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 1079, 1er mars 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jean-Claude Lebrun, &lt;a href=&#034;http://www.humanite.fr/culture/l-oeuvre-de-claude-simon-desormais-reunie-en-pleia-516376&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; L'&#339;uvre de Claude Simon d&#233;sormais r&#233;unie en Pl&#233;iade &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, 28 F&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jean-Pierre Thibaudat, &lt;a href=&#034;http://blogs.rue89.com/balagan/2013/02/23/claude-simon-dans-la-pleiade-tome-ii-leblouissement-du-desordre-229723&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Claude Simon dans la Pl&#233;iade, tome II : l'&#233;blouissement du d&#233;sordre &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Rue89&lt;/i&gt;, 23 f&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Nathalie Crom, &lt;a href=&#034;http://www.telerama.fr/livres/oeuvres-ii-pleiade,93636.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Oeuvres II - Pleiade. Claude Simon &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;T&#233;l&#233;rama&lt;/i&gt;, 19 f&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Alastair Duncan, &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Mais-pourquoi-Claude-Simon-a-t-il-echappe-au-purgatoire-du-Nouveau-Roman.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Mais pourquoi Claude Simon a-t-il &#233;chapp&#233; au purgatoire du Nouveau Roman ? &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;France Inter&lt;/i&gt;, 16 f&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jacques-Pierre Amette, &lt;a href=&#034;http://larepubliquedeslivres.com/claude-simon-un-latin-qui-ecrase-sa-montre/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Claude Simon, un latin qui &#233;crase sa montre &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;La R&#233;publique des livres&lt;/i&gt;, 15 f&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Helmut Mayer, &lt;a href=&#034;http://www.faz.net/aktuell/feuilleton/buecher/autoren/centenarium-ein-jahr-mit-claude-simon-12071347.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Ein Jahr mit Claude Simon &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/i&gt;, 14 f&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un des trois ou quatre qui ne quittent jamais ma table, que je feuillette en permanence. C'est le seul auteur qui repr&#233;sente &#231;a pour moi : ce qui m'int&#233;resse chez lui, c'est presque uniquement le rythme de sa phrase, la musique de sa langue. Ce dont il parle, la guerre, ne m'int&#233;resse pas beaucoup, m'ennuie m&#234;me assez vite. En revanche, sa langue me pla&#238;t &#233;norm&#233;ment. &#187; Marie NDiaye : &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/livres/2013/02/13/j-aime-cette-periode-de-vacance_881624&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; J'aime cette p&#233;riode de vacance &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, 13 f&#233;vrier 2013&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Francine de Martinoir, &lt;a href=&#034;http://www.la-croix.com/Culture/Livres/Livres/Claude-Simon-les-miseres-de-la-guerre-_NG_-2013-02-13-910614&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Claude Simon, les mis&#232;res de la guerre &#187;&lt;/a&gt;, &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;La Croix&lt;/i&gt;, 13 fevrier 2013&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai aussi &#233;t&#233; tr&#232;s marqu&#233;e par &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt; de Claude Simon et &lt;i&gt;Le Premier Homme&lt;/i&gt; d'Albert Camus, o&#249; il est question d'un p&#232;re disparu. &#187;, Mich&#232;le Audin, &lt;a href=&#034;http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20130213.OBS8680/je-n-avais-jamais-imagine-que-mon-pere-puisse-aimer.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Je n'avais jamais imagin&#233; que mon p&#232;re puisse aimer &#187;&lt;/a&gt;, BibliObs, 13 f&#233;vrier 2013&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Jean-Paul Gavard-Perret, &lt;a href=&#034;http://www.huffingtonpost.fr/jeanpaul-gavardperret/claude-simon-livre_b_2609551.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Claude Simon : montages, d&#233;montages &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Huffington Post&lt;/i&gt;, 8 f&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jean-Claude Perrier, &#171; Claude Simon, &#034;suite&#034; et fin &#187;, &lt;i&gt;Livres Hebdo&lt;/i&gt;, 8 f&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Russie</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Russie.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Russie.html</guid>
		<dc:date>2012-03-03T23:31:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>L'Invitation</dc:subject>
		<dc:subject>Russie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;De mai &#224; juillet 1937, Claude Simon visite l'Europe avec son ami Alfred Cassou, et notamment Varsovie, Moscou, Odessa. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1984, Claude Simon Voyage &#224; nouveau &#224; Moscou. &#171; Il y a quelques ann&#233;es, invit&#233; &#224; Moscou par l'Union des &#233;crivains sovi&#233;tiques, et soumis &#224; leur si&#232;ge &#224; une sorte d'interrogatoire, j'ai choqu&#233; mes h&#244;tes, lorsqu'il m'a &#233;t&#233; demand&#233; quels &#233;taient les probl&#232;mes qui me pr&#233;occupaient, en r&#233;pondant que les plus br&#251;lants &#233;taient au nombre de trois, &#224; savoir : commencer une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-lieux-de-memoire-.html" rel="directory"&gt;Lieux de m&#233;moire&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-L-Invitation-+.html" rel="tag"&gt;L'Invitation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Russie-63-+.html" rel="tag"&gt;Russie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De mai &#224; juillet 1937, Claude Simon visite l'Europe avec son ami Alfred Cassou, et notamment Varsovie, Moscou, Odessa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1984, Claude Simon Voyage &#224; nouveau &#224; Moscou.&lt;br/&gt;
&#171; Il y a quelques ann&#233;es, invit&#233; &#224; Moscou par l'Union des &#233;crivains sovi&#233;tiques, et soumis &#224; leur si&#232;ge &#224; une sorte d'interrogatoire, j'ai choqu&#233; mes h&#244;tes, lorsqu'il m'a &#233;t&#233; demand&#233; quels &#233;taient les probl&#232;mes qui me pr&#233;occupaient, en r&#233;pondant que les plus br&#251;lants &#233;taient au nombre de trois, &#224; savoir : commencer une phrase, puis la continuer, puis la terminer. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 1986, il est invit&#233; au forum d'Issyk-Koul, &#224; Frounze, au Kirghizstan, en compagnie de quinze autres invit&#233;s de marque, dont Peter Ustinov, James Baldwin et Arthur Miller. Lors du voyage de retour, les invit&#233;s sont re&#231;us par Gorbatchev, &#224; Moscou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il racontera ces exp&#233;riences dans &lt;i&gt;L'Invitation&lt;/i&gt; (Minuit, 1988) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; En feuilletant mes papiers, je suis tomb&#233; sur de petites notes que j'avais prises au cours de ce voyage en Union sovi&#233;tique et j'ai commenc&#233; &#224; essayer de les r&#233;diger un peu plus proprement. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Cahiers Claude Simon, 7, 2011</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Cahiers-Claude-Simon-7-2011-85.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Cahiers-Claude-Simon-7-2011-85.html</guid>
		<dc:date>2012-01-31T23:26:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>L'Invitation</dc:subject>
		<dc:subject>Julien, Anne-Yvonne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#8211; lire le num&#233;ro 7 sur OpenEdition &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte &lt;br class='autobr' /&gt;
Claude SIMON, Babel (Texte pr&#233;sent&#233; par Anne-Yvonne Julien) &lt;br class='autobr' /&gt;
Dossier critique &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Esth&#233;tique des formes br&#232;ves dans l'&#339;uvre de Claude Simon &lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction (A.Y.J.) Alastair B. DUNCAN, Les textes courts de Claude Simon : tentative de cat&#233;gorisation Pierre SCHOENTJES et Griet THEETEN, Variations sur un dessin &#224; la mine de plomb, &#171; Progression dans un paysage enneig&#233; &#187; en regard des G&#233;orgiques Giuseppe ZUCCARINO, La plage, les &#233;toiles. Simon et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-alcs_cahiers-.html" rel="directory"&gt;Cahiers Claude Simon&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-L-Invitation-+.html" rel="tag"&gt;L'Invitation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Julien-Anne-Yvonne-+.html" rel="tag"&gt;Julien, Anne-Yvonne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/logo/arton85.jpg?1513550225' class='spip_logo spip_logo_right' width='95' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://journals.openedition.org/ccs/811&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lire le num&#233;ro 7 sur OpenEdition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude SIMON, Babel&lt;br/&gt;
(Texte pr&#233;sent&#233; par Anne-Yvonne Julien)&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dossier critique &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Esth&#233;tique des formes br&#232;ves dans l'&#339;uvre de Claude Simon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Introduction (A.Y.J.)&lt;br/&gt;
Alastair B. DUNCAN, Les textes courts de Claude Simon : tentative de cat&#233;gorisation&lt;br/&gt;
Pierre SCHOENTJES et Griet THEETEN, Variations sur un dessin &#224; la mine de plomb, &#171; Progression dans un paysage enneig&#233; &#187; en regard des &lt;i&gt;G&#233;orgiques&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;
Giuseppe ZUCCARINO, La plage, les &#233;toiles. Simon et l'&#201;ros cosmique&lt;br/&gt;
Michel COLLOT, G&#233;o-graphie du Grand Nord, Sur &lt;i&gt;Archipel et Nord&lt;/i&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'Invitation&lt;/i&gt; (1987) &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Introduction (A.-Y. J.)&lt;br/&gt;
Sophie GUERM&#200;S, De l'incoh&#233;rence &#233;v&#233;nementielle &#224; la n&#233;cessit&#233; po&#233;tique : la glasnost selon Claude Simon&lt;br/&gt;
Alain FROIDEVAUX, Is an informal meeting thinkable ?&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Archives&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr&#233;d&#233;ric MOURI&#200;S, la carri&#232;re militaire de Louis Simon (1874-1914)&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;ception&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anna BUCARELLI, La r&#233;ception de l'&#339;uvre simonienne en Italie&lt;br/&gt;
Bibliographie&lt;br/&gt;
Sitographie&lt;br/&gt;
Claude SIMON, &lt;i&gt;Lezione Academica&lt;/i&gt; &lt;br/&gt;
Probl&#232;mes que posent le roman et l'&#233;criture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paroles d'&#233;crivains&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe FOREST, &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Philippe-Forest-De-la-phrase-et-d-un-certain-usage-du-participe-present-2011.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;De la phrase et d'un certain usage du participe pr&#233;sent propre aux romans de Claude Simon&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actualit&#233; de l'&#339;uvre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://pup.univ-perp.fr/book.php?book_id=404&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Presses universitaires de Perpignan&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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