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	<title>Association des Lecteurs de Claude Simon</title>
	<link>https://associationclaudesimon.org/</link>
	<description>Site de l'association des lecteurs de Claude Simon. Prix Nobel de Litt&#233;rature 1985. Bibliographie. Cahiers Claude Simon. Critiques. Ressources. &#338;uvre et actualit&#233; de l'&#339;uvre de Claude Simon.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Ren&#233;e Clog</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Renee-Clog.html</link>
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		<dc:date>2025-12-29T15:24:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Clog, Ren&#233;e</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ren&#233;e Clog (1914-1944) &lt;br class='autobr' /&gt;
Rencontr&#233;e en 1932, Ren&#233;e Lucie Clog, n&#233;e &#224; Strasbourg le 6 d&#233;cembre 1914 d'un p&#232;re artiste peintre et musicien, Adolf Clog, fut la compagne puis l'&#233;pouse de Claude Simon pendant douze ans, avant de se donner la mort &#224; Paris le 7 octobre 1944. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au printemps 1932, Claude Simon s'inscrit aux Beaux-Arts, o&#249; il rencontre Alfred Cassou et Ren&#233;e Clog. Claude et Ren&#233;e louent un atelier pr&#232;s de la porte de Champerret, fr&#233;quentent l'acad&#233;mie Julian et l'atelier du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-famille-.html" rel="directory"&gt;Famille&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Clog-Renee-+.html" rel="tag"&gt;Clog, Ren&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ren&#233;e Clog (1914-1944)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rencontr&#233;e en 1932, Ren&#233;e Lucie Clog, n&#233;e &#224; Strasbourg le 6 d&#233;cembre 1914 d'un p&#232;re artiste peintre et musicien, Adolf Clog, fut la compagne puis l'&#233;pouse de Claude Simon pendant douze ans, avant de se donner la mort &#224; Paris le 7 octobre 1944.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1605 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/renee.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/renee.jpg?1766871321' width='500' height='206' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au printemps 1932, Claude Simon s'inscrit aux Beaux-Arts, o&#249; il rencontre Alfred Cassou et Ren&#233;e Clog. Claude et Ren&#233;e louent un atelier pr&#232;s de la porte de Champerret, fr&#233;quentent l'acad&#233;mie Julian et l'atelier du photographe Philip Halsmann, pour lequel Ren&#233;e pose. En 1933-1934, ils fr&#233;quentent l'atelier d'Andr&#233; Lhote o&#249; ils s'initient au cubisme, s'enthousiasment pour Picasso ; ils vivent une partie de l'ann&#233;e &#224; Collioure ; styliste, Ren&#233;e travaille &#224; des cr&#233;ations de haute couture. Ren&#233;e est le sujet principal des photographies de Claude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mai &#224; ao&#251;t 1937, Claude Simon et Alfred Cassou voyagent &#224; travers l'Europe, visitent notamment l'URSS. Ren&#233;e les rejoint &#224; Ath&#232;nes et termine avec Claude le p&#233;riple &#224; travers la Gr&#232;ce, puis l'Italie. En 1937, Claude et Ren&#233;e installent leur atelier au 148 boulevard de Montparnasse. Ils fr&#233;quentent l'atelier de Fran&#231;ois Desnoyer, nouent une amiti&#233; avec Marc et &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Yvonne-Ducuing.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Yvonne Saint-Sa&#235;ns&lt;/a&gt;, tous deux peintres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 ao&#251;t 1939 Claude re&#231;oit l'ordre de mobilisation alors qu'il est &#224; Collioure, et part de la gare de Perpignan pour les Flandres. Il r&#233;dige alors un testament qu'il donnera &#224; Ren&#233;e, avec la bague de sa m&#232;re, le 2 janvier 1940, jour de leur mariage civil &#224; Perpignan, lors d'une permission :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ceci est mon testament :&lt;br class='autobr' /&gt;
Je l&#232;gue la totalit&#233; de mes biens mobiliers et immobiliers &#224; Mademoiselle Lucie Ren&#233;e Clog, n&#233;e &#224; Strasbourg, le 6 d&#233;cembre 1914, domicili&#233;e chez moi &#224; Paris, 148 boulevard Montparnasse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je prie ma famille et en particulier Henriette Carcassonne et Paul Codet de faire, en souvenir de l'affection qu'ils ont eue pour ma m&#232;re et pour moi-m&#234;me, tout leur possible pour faciliter les formalit&#233;s de succession &#224; celle qui fut pendant pr&#232;s de huit ans la compagne admirable de ma vie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si quelque chose de mes &#233;crits peut &#234;tre publi&#233;, tous les droits d'auteur iront &#224; Mademoiselle Lucie Ren&#233;e Clog qui a soutenu et aid&#233; mes efforts. Pour certaines parties aux corrections inachev&#233;es, je d&#233;sirerais que mon ami Marc Saint-Sa&#235;ns ou Andr&#233; Mengus aid&#226;t &#224; les mettre au point. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Fait &#224; Collioure, le vingt-six ao&#251;t 1939 &#224; vingt-deux heures.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le 13 janvier 1940, &#171; Aux Arm&#233;es &#187;, il r&#233;dige un second testament qui la d&#233;signe l&#233;gataire universelle. Au verso du premier, Ren&#233;e r&#233;digera en juin 1943 une sorte de contre-testament : &#171; Je l&#232;gue &#224; Monsieur Claude Simon mon mari tout ce qu'il m'a donn&#233; lors de mon mariage, c'est-&#224;-dire les meubles 148 boulevard Montparnasse, les bijoux ainsi que les fourrures et les robes. Fait &#224; Perpignan, le vingt juin mille neuf cent quarante-trois. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant sa captivit&#233;, &#224; partir du 17 mai 1940, ils &#233;changent une abondante correspondance et Ren&#233;e assure l'envoi quotidien des colis de nourriture et de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;. Pas tr&#232;s bien accueillie &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-hotel-de-la-Cloche-d-Or.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;rue de la Cloche d'or&lt;/a&gt;, Ren&#233;e repart d&#233;but octobre &#224; Paris pour ses travaux de cr&#233;ation de mode. Fin octobre, Claude Simon s'&#233;vade et vit entre Perpignan et Collioure. Il regagne Paris en f&#233;vrier 1944 en apprenant qu'il risque d'&#234;tre arr&#234;t&#233; pour ses activit&#233;s dans la R&#233;sistance. Il reprend les s&#233;ances de peinture chez Desnoyer, o&#249; il a une liaison avec une jeune mod&#232;le, Janine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 octobre 1944, Ren&#233;e se jette par la fen&#234;tre dans leur appartement. Claude, effondr&#233;, part pour Perpignan aupr&#232;s de ses tantes, puis chez Marc et Yvonne Saint-Sa&#235;ns &#224; Toulouse.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1608 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L400xH648/renee3-e61e0.jpg?1787686686' width='400' height='648' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sans jamais &#234;tre nomm&#233;e, Ren&#233;e est tr&#232;s pr&#233;sente dans toute l'&#339;uvre de Claude Simon. Le personnage de Belle, dans &lt;i&gt;Le Tricheur&lt;/i&gt;, est d&#233;j&#224; nourri par les souvenirs d'enfance de Ren&#233;e. &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/La-Corde-raide-1947-763.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &#233;crit apr&#232;s la mort de Ren&#233;e, dit le bouleversement de l'absence et la culpabilisation :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Marchant comme un boiteux dans les rues, tout un c&#244;t&#233; arrach&#233;, et dire son nom et plus rien ne r&#233;pond au nom, &#233;coutant la voix qui ne vient pas, qui ne viendra plus, sentant l'odeur de ses cheveux, le cimeti&#232;re, les fleurs, l'odeur morte des gla&#239;euls flottant dans la chambre, l'odeur pourrissante et terreuse, elle &#233;tendue silencieuse et imp&#233;n&#233;trable, lointaine, et moi &#233;coutant les murs et la voix qui ne vient pas, marchant &#224; mon c&#244;t&#233; comme un trou &#187; (p. 62) ; &#171; J'ignore quelle sorte d'&#233;nigme il y a l&#224;, r&#233;solue ou &#224; r&#233;soudre, mais &#224; force de me demander pourquoi il fallait que je sois vivant, et elle plus, j'ai fini par comprendre que si l'on s'obstinait &#224; regarder de ce c&#244;t&#233;-l&#224;, il n'y avait rien, rien qu'un charabia incoh&#233;rent et d&#233;cousu, sans consistance, encore plus d&#233;pourvu d'&#233;paisseur qu'une couche de vernis, recouvrant quelque chose de t&#233;n&#232;bres et de viscosit&#233;, sans fond &#187; (p. 105)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Vingt ans plus tard, Ren&#233;e occupe dans &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt; (1967), que Mireille Calle-Gruber qualifie de &#171; livre-tombeau de la suicid&#233;e &#187; (&lt;i&gt;Claude Simon. Une vie &#224; &#233;crire&lt;/i&gt;, p. 286), une place cryptique mais n&#233;anmoins centrale : elle habite le personnage d'H&#233;l&#232;ne, la querelle des amants et la sc&#232;ne de leur derni&#232;re nuit (o&#249; elle d&#233;j&#224; pr&#233;sent&#233;e comme une gisante), l'adult&#232;re avec une jeune mod&#232;le et la culpabilit&#233; &#171; pr&#234;t&#233;s &#187; &#224; l'oncle Charles, le &lt;i&gt;leitmotiv&lt;/i&gt; du titre de journal &#171; elle se jette du quatri&#232;me &#233;tage &#187;, la &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/d-une-couleur-eclatante.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;description de sa tombe&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Les-Georgiques-1981.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (1981), l'image de Ren&#233;e se surimpose &#224; celle de Marie Anne Haesler, &#171; jeune morte &#187; et &#171; fragile &#233;trang&#232;re &#187; hollandaise, &#233;pouse de Lacombe Saint Michel. Dans &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/L-Acacia-1989.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (1989), revient sans &#234;tre nomm&#233;e la &#171; tendre chair respirante &#187; de celle qui pose pour lui, dactylographie son roman, qu'il &#233;pouse lors d'une permission et retrouve apr&#232;s son &#233;vasion. Enfin dans son dernier livre, &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Le-Tramway-2001.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Tramway&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (2001), elle est comme une ic&#244;ne, une jeune morte entrevue, &#171; encore rose et fra&#238;che, entour&#233;e d'une chevelure blonde aux ondulations aussi impeccables que si elle sortait de chez le coiffeur &#187;, qu'accompagne le &lt;i&gt;leitmotiv&lt;/i&gt; &#171; si belle au milieu de toutes ces fleurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#224; lire aussi&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Mireille Calle-Gruber. &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Calle-Gruber-Mireille-Claude-Simon-Une-vie-a-ecrire-2011.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Claude Simon. Une vie &#224; &#233;crire&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Paris : Seuil, 2011, p. 72-90 et p. 162-167
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; et &#171; Ren&#233;e. Mises en sc&#232;nes de la beaut&#233; &#187; dans &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Mireille-Calle-Gruber-Claude-Simon-etre-peintre-2021.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Claude Simon : &#234;tre peintre&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Paris : Hermann, 2021, p. 113-135. (les illustrations ci-dessus se trouvent p. 49 et p. 116)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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