<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.associationclaudesimon.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Association des Lecteurs de Claude Simon</title>
	<link>https://associationclaudesimon.org/</link>
	<description>Site de l'association des lecteurs de Claude Simon. Prix Nobel de Litt&#233;rature 1985. Bibliographie. Cahiers Claude Simon. Critiques. Ressources. &#338;uvre et actualit&#233; de l'&#339;uvre de Claude Simon.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.associationclaudesimon.org/spip.php?id_mot=349&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>Le Vent (1957). R&#233;sum&#233; par Gilles Bellec</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Le-Vent-1957-Resume-par-Gilles-Bellec.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Le-Vent-1957-Resume-par-Gilles-Bellec.html</guid>
		<dc:date>2022-07-23T22:38:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Le Vent</dc:subject>
		<dc:subject>Bellec, Gilles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Vent : Tentative de restitution d'un retable baroque. Minuit, 1957, 241 p. R&#233;sum&#233; par Gilles Bellec. Juillet 2022 &lt;br class='autobr' /&gt;
Gilles Bellec s'est livr&#233; au difficile exercice de r&#233;sumer, chapitre par chapitre, ce roman de Claude Simon, dans le but de faciliter sa lecture, ou de donner envie de le lire. &lt;br class='autobr' /&gt;
I Antoine Mont&#232;s, apr&#232;s le d&#233;c&#232;s du p&#232;re qu'il n'a jamais rencontr&#233;, est convoqu&#233; par un notaire et d&#233;couvre une ville du midi. Mont&#232;s qui exer&#231;ait chichement le m&#233;tier de photographe dans le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-oeuvres-.html" rel="directory"&gt;&#338;uvres&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Le-Vent-+.html" rel="tag"&gt;Le Vent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Bellec-Gilles-349-+.html" rel="tag"&gt;Bellec, Gilles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Vent : Tentative de restitution d'un retable baroque&lt;/i&gt;. Minuit, 1957, 241 p. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233; par Gilles Bellec. Juillet 2022&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Gilles Bellec s'est livr&#233; au difficile exercice de r&#233;sumer, chapitre par chapitre, ce roman de Claude Simon, dans le but de faciliter sa lecture, ou de donner envie de le lire. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I&lt;br class='autobr' /&gt;
Antoine Mont&#232;s, apr&#232;s le d&#233;c&#232;s du p&#232;re qu'il n'a jamais rencontr&#233;, est convoqu&#233; par un notaire et d&#233;couvre une ville du midi. Mont&#232;s qui exer&#231;ait chichement le m&#233;tier de photographe dans le nord de la France, est plus int&#233;ress&#233; par les gravures qui d&#233;corent l'&#233;tude notariale que par la valeur de sa propri&#233;t&#233;. Son attitude d&#233;concerte le notaire qui ne conna&#238;t qu'un moteur &#224; l'activit&#233; humaine, l'int&#233;r&#234;t. &#192; l'issue de la visite du domaine dont il vient d'h&#233;riter, son r&#233;gisseur l'invite. Le d&#233;jeuner est servi par sa femme en pr&#233;sence de leur fille de 20 ans. En tenue provocante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;II&lt;br class='autobr' /&gt;
Contrairement &#224; toute attente, Mont&#232;s s'est install&#233; &#224; l'h&#244;tel et non dans sa propri&#233;t&#233;. Il licencie son r&#233;gisseur en passant par un huissier. Furieux, le r&#233;gisseur part en voiture, croise Mont&#232;s sur son v&#233;lo, s'arr&#234;te et le brutalise quasiment &#224; mort. On comprend que le p&#232;re de Mont&#232;s aurait d&#233;shonor&#233; sa fille. L'huissier intervient, sauve Mont&#233;s et lui signale que la fille du r&#233;gisseur a &#233;t&#233; largement &#171; compens&#233;e &#187; en bijoux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;III&lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;gisseur intente un proc&#232;s pour licenciement abusif, ce qui &#233;loigne Mont&#232;s de sa propri&#233;t&#233;. Ses faibles liquidit&#233;s l'incitent &#224; quitter l'h&#244;tel pr&#232;s de la gare. &#192; la suite d'une longue d&#233;ambulation, Mont&#232;s trouve &#224; se loger dans un quartier populaire et un h&#244;tel louche. Il y rencontre deux fillettes, Theresa et sa petite s&#339;ur, auxquelles il s'attachera. Un gitan qui joue avec celles-ci, est interrompu par l'arriv&#233;e de la serveuse de l'h&#244;tel. Cette rencontre d&#233;voile les rapports tendus au sein du couple &#224; propos d'argent. Pour acheter une robe aux fillettes, le gitan imp&#233;cunieux est soup&#231;onn&#233; de se livrer avec elles &#224; des activit&#233;s interdites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IV&lt;br class='autobr' /&gt;
De sa fen&#234;tre, Mont&#232;s observe les gitans puis rencontre les fillettes, &#224; qui il offre des bonbons et des tours de man&#232;ge. Mont&#232;s est invit&#233; par un riche cousin de son p&#232;re, aristocrate d&#233;cadent. Celui-ci lui pr&#233;sente ses deux filles, l'a&#238;n&#233;e conformiste, la seconde r&#233;volt&#233;e. La seconde, C&#233;cile, intrigu&#233;e par l'&#233;tranget&#233; de Mont&#232;s, viendra plus tard le provoquer dans sa chambre d'h&#244;tel. Par ailleurs, on apprend incidemment par un autre r&#233;sident, Maurice, que le gitan aurait &#171; fait un coup &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V&lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire de Mont&#232;s est alors pr&#233;sent&#233;e ainsi que les circonstances de ses rencontres avec Maurice, puis Theresa et Rose. Mont&#232;s (indiff&#233;rent &#224; toute distinction entre le bien et le mal), est aussi indiff&#233;rent aux &#233;v&#232;nements que son ing&#233;nuit&#233; d&#233;clenche in&#233;vitablement. Au cours d'une rencontre ambig&#252;e, Mont&#232;s fait une r&#233;v&#233;lation &#224; Rose : Maurice la soup&#231;onne de receler des bijoux vol&#233;s par le gitan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VI&lt;br class='autobr' /&gt;
Mont&#232;s est d'abord embarqu&#233; dans une discussion d&#233;plaisante avec Maurice puis sort de l'h&#244;tel et d&#233;ambule de nuit dans la ville. Il aper&#231;oit le gitan boxant dans un sous-sol miteux. Apr&#232;s le match, il suit de loin, jusqu'aux bas-fonds de la ville, les trois animateurs du combat de boxe. Puis Mont&#232;s rentre &#224; l'h&#244;tel, o&#249; il poursuit une discussion profonde avec Rose sur les th&#232;mes de la pauvret&#233; et de la prostitution (dans une rencontre qui fait &#233;cho &#224; celle du Christ avec Marie-Madeleine).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VII&lt;br class='autobr' /&gt;
Le comportement de Mont&#232;s continue de surprendre. Son indiff&#233;rence &#224; l'&#233;gard de l'argent et de la vie mat&#233;rielle en g&#233;n&#233;ral remet en cause la vision du notaire sur l'humanit&#233;. Mont&#232;s d&#233;stabilise involontairement l'ordre social cloisonn&#233; de la ville. Le m&#233;pris de la fille a&#238;n&#233;e du cousin, H&#233;l&#232;ne, quand elle surprend sa bonne forniquant sous son toit avec le gitan, illustre le foss&#233; social. Le mari falot voulant soutenir H&#233;l&#232;ne, sa femme, fait les frais de sa propre na&#239;vet&#233; (dans une sc&#232;ne de vaudeville) et re&#231;oit un coup de poing du gitan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VIII&lt;br class='autobr' /&gt;
Accompagn&#233; de Theresa, Mont&#232;s traverse la ville en suivant le chemin parcouru la veille de nuit &#224; la sortie du match de boxe. L'int&#233;r&#234;t de Mont&#232;s pour les m&#339;urs des gitans ne le met pas lui-m&#234;me &#224; l'abri des mauvais coups. Sa curiosit&#233; se conclut par un coup de poing du gitan Jep, d&#233;sign&#233; par son nom, et p&#232;re pr&#233;sum&#233; des fillettes. Apr&#232;s un KO, Mont&#232;s retourne p&#233;niblement jusqu'&#224; l'h&#244;tel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IX&lt;br class='autobr' /&gt;
Mont&#232;s ne comprend toujours pas le monde qui l'entoure. Rentr&#233; &#224; l'h&#244;tel fort tard apr&#232;s l'agression nocturne, il est d&#233;rang&#233; par son voisin Maurice. Celui-ci cherche &#224; le persuader de sa bienveillance mais d&#233;voile sa rouerie quand il sort de la valise de Mont&#232;s le coffret des bijoux vol&#233;s. Mont&#232;s pourrait &#234;tre accus&#233; de recel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;X&lt;br class='autobr' /&gt;
Mont&#232;s doit cohabiter avec le mal mais il est incapable de le prendre en compte. Il se montre tout aussi incapable de comprendre C&#233;cile, la r&#233;volt&#233;e. Celle-ci casse ses fian&#231;ailles autant que tous les codes de la bonne soci&#233;t&#233;. Maurice, entremetteur professionnel, r&#233;v&#232;le son attitude louche et sa tentative de chantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;XI-XII&lt;br class='autobr' /&gt;
Maurice entre par effraction dans la chambre d'h&#244;tel de Mont&#232;s. Il se pr&#233;sente en victime d'une machination qu'il d&#233;veloppe.&lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, apr&#232;s avoir d&#233;rob&#233; un billet ambigu qui &#233;tait adress&#233; par C&#233;cile &#224; Mont&#232;s, Maurice a tent&#233; de faire chanter le p&#232;re de C&#233;cile. H&#233;l&#232;ne, t&#233;moin de la tentative de chantage, parvient, pour sauver l'honneur familial, &#224; subtiliser &#224; Maurice le billet potentiellement compromettant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;XIII&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ing&#233;nuit&#233; de Mont&#232;s continue de d&#233;clencher des &#233;v&#233;nements qui conduisent au drame. Mont&#232;s au bord de l'&#233;puisement se trouve dans un &#233;tat second. La chronologie &#233;clate, sa m&#233;moire est &#233;parpill&#233;e. Maurice est d&#233;stabilis&#233; par la disparition des bijoux. Il ignore que Mont&#232;s les a confi&#233;s &#224; un pr&#234;tre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les policiers font irruption dans l'h&#244;tel. Le gitan se croit trahi par Rose et la tue d'un coup de couteau, puis, au cours de sa fuite, se fait descendre &#224; son tour par un policier. Face &#224; cette mort si proche et si brutale, Mont&#232;s divague. Le r&#234;ve et la r&#233;alit&#233; se confondent dans une sc&#232;ne o&#249; il p&#233;n&#232;tre dans l'intimit&#233; du logement de Rose. Une gifle le ram&#232;ne &#224; la r&#233;alit&#233;. Les flics le soup&#231;onnent d'avoir &#233;t&#233; l'amant de Rose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;XIV&lt;br class='autobr' /&gt;
Mont&#232;s vit la suite des &#233;v&#233;nements (d&#233;c&#232;s brutaux, enqu&#234;te polici&#232;re) dans un &#233;tat second. Incapable d'entrer en relation, ni avec l'inspecteur de police ni avec le pr&#234;tre, Mont&#232;s per&#231;oit seulement la r&#233;alit&#233; de la mati&#232;re qui l'entoure mais de fa&#231;on brute, parcellaire. Il finit par trouver refuge dans l'&#233;glise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;XV&lt;br class='autobr' /&gt;
Une rencontre entre Mont&#232;s et Maurice tourne court. Puis Mont&#232;s, toujours dans un &#233;tat second, s'habille pour se rendre &#224; la police. Il y lance une tentative d'adoption des fillettes. Mont&#232;s ne dig&#232;re ni cet &#233;chec de l'adoption ni les &#233;v&#233;nements troublants survenus depuis son arriv&#233;e dans la ville.&lt;br class='autobr' /&gt;
De retour &#224; l'h&#244;tel, Mont&#232;s se fait aborder par Maurice qui cherche &#224; se disculper de la d&#233;nonciation du vol des bijoux.Tous ces &#233;v&#233;nements laissent Mont&#232;s indiff&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;XVI&lt;br class='autobr' /&gt;
Maurice quitte d&#233;finitivement la ville. La logique sous-jacente des faits est enfin d&#233;voil&#233;e. C'est H&#233;l&#232;ne, instrument de l'Ordre social et familial, qui a d&#233;clench&#233; la force publique en accablant Rose aupr&#232;s du procureur. C'est encore H&#233;l&#232;ne qui a maniganc&#233; une man&#339;uvre pour faire rentrer sa s&#339;ur dans le rang apr&#232;s la rupture de ses fian&#231;ailles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; ses tentatives, C&#233;cile la r&#233;volt&#233;e aura &#233;chou&#233; &#224; nouer une relation avec Mont&#232;s. Il est trop &#233;tranger au monde. L'&#233;chec relationnel est g&#233;n&#233;ralis&#233; et conduit &#224; la solitude de chacun. Rose, que Mont&#232;s aurait pu aimer, est morte. La seule option serait pour Mont&#232;s de se rapprocher des fillettes, maintenant orphelines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;XVII&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;t&#233; est arriv&#233;. Les habitants fuient la chaleur et d&#233;laissent la ville pour les bords de mer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mont&#232;s a obtenu le droit d'une visite mensuelle &#224; Theresa et sa s&#339;ur dans l'orphelinat qui les h&#233;berge temporairement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis Mont&#232;s perd tout ce qui lui reste. D'abord sa relation avec Theresa et la possibilit&#233; de g&#226;ter les deux fillettes, lorsqu'elles sont d&#233;plac&#233;es dans une localit&#233; inconnue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mont&#232;s subit aussi l'&#233;chec de son proc&#232;s. Puis le paiement des indemnit&#233;s au r&#233;gisseur entra&#238;ne la perte de sa propri&#233;t&#233;. Reste le vent.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;finitivement &#233;tranger au monde social pilot&#233; par l'int&#233;r&#234;t, Mont&#232;s s'immobilise au milieu de la ville agit&#233;e et bruyante dans un ordre intemporel comme le mouvement des plan&#232;tes, celui d'un monde min&#233;ral anim&#233; par une force sans but, sans fin, comme le vent. Ce vent du midi, seul &#233;l&#233;ment permanent qui aura accompagn&#233; Mont&#232;s dans la rencontre de son h&#233;ritage paternel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gilles Bellec</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Gilles-Bellec.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Gilles-Bellec.html</guid>
		<dc:date>2021-06-12T22:55:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>La Route des Flandres</dc:subject>
		<dc:subject>Bellec, Gilles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Merci Alastair et &#224; l'Association (ALCS) de m'avoir incit&#233; &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; ma pratique de lecteur de Claude Simon et aux raisons de mon admiration. Ensuite je lirai le d&#233;but de la course de chevaux de la Route des Flandres. &lt;br class='autobr' /&gt;
1) (Ing&#233;nieur, sans formation litt&#233;raire, je n'ai pas de r&#233;els souvenirs de mes lectures d'enfance. &#192; 15 ans, Jean Christophe de Romain Rolland, lu au fin fond d'un internat de j&#233;suites en Allemagne, a &#233;t&#233; ma premi&#232;re lecture marquante, puis, vers mes 20 ans, Proust, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-lectures-de-confinement-.html" rel="directory"&gt;Lectures de confinement&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-La-Route-des-Flandres-+.html" rel="tag"&gt;La Route des Flandres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Bellec-Gilles-349-+.html" rel="tag"&gt;Bellec, Gilles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1120 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/S2_bis.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/S2_bis.jpg?1623532082' width='500' height='289' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Merci Alastair et &#224; l'Association (ALCS) de m'avoir incit&#233; &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; ma pratique de lecteur de Claude Simon et aux raisons de mon admiration. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite je lirai le d&#233;but de la course de chevaux de &lt;i&gt;la Route des Flandres&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) (Ing&#233;nieur, sans formation litt&#233;raire, je n'ai pas de r&#233;els souvenirs de mes lectures d'enfance. &#192; 15 ans, &lt;i&gt;Jean Christophe&lt;/i&gt; de Romain Rolland, lu au fin fond d'un internat de j&#233;suites en Allemagne, a &#233;t&#233; ma premi&#232;re lecture marquante, puis, vers mes 20 ans, Proust, au moment de passer les concours scientifiques.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une vingtaine d'ann&#233;es, bien apr&#232;s l'attribution du prix Nobel et sans aucun pr&#233;jug&#233;, j'ai lu &lt;i&gt;la Route des Flandres&lt;/i&gt;. Lecture exigeante. On perd pied, on avance, on se raccroche au fil du texte. On s'accroche gr&#226;ce &#224; la force du style mais surtout au fond. La guerre, les chevaux. J'y reviendrai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, un peu au hasard, j'ai fini par presque tout lire. Sans m&#233;thode. De fa&#231;on cursive ou en pointill&#233;, parfois la nuit au cours d'une insomnie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis, Claude Simon et Proust sont les deux seuls auteurs qu'il m'arrive de lire en ouvrant une page au hasard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant le confinement, j'ai encha&#238;n&#233; des lectures du XIXeme si&#232;cle mais Claude Simon n'est jamais loin et j'ai relu &lt;i&gt;la Route des Flandres&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans Claude Simon, comme dans Tintin, on croit retrouver les m&#234;mes personnages d'un livre &#224; l'autre. Mais, en fait, les configurations changent, ce sont les situations qui ont valeur g&#233;n&#233;rale : la guerre, la faim, le froid, la fatigue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Simon n'accroche pas son lecteur en immergeant des personnages dans un milieu social ou familial comme le sont le p&#232;re Goriot, ou la duchesse de Guermantes. Les personnages de Claude Simon sont &#224; la fois intemporels et plong&#233;s dans l' Histoire, souvent la guerre celle de 14/18 , de 39/45, ou l'&#233;pop&#233;e Napol&#233;onienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; chaque fois, ces arch&#233;types, comme la m&#232;re, les tantes, l'oncle, le soldat mobilis&#233;, le prisonnier dans un camp, sont pilot&#233;s dans leur for int&#233;rieur par des tensions cr&#233;&#233;es par des p&#244;les, l'Honneur, l'argent, le sexe ; et ils rencontrent les circonstances : la nature, le froid, le vent et bien s&#251;r la guerre, la mort. Ces personnages-situations nous touchent alors directement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Pour moi, dans Claude Simon, tout n'est pas &#233;gal. J'y vois parfois des exercices de style litt&#233;raire, un peu comme des gammes de musiciens ou des &#171; &#233;tudes &#187; de compositeurs (par exemple &lt;i&gt;Le&#231;on de choses&lt;/i&gt;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Car l'essentiel repose sur les exp&#233;riences v&#233;cues par l'&#233;crivain et qui r&#233;sonnent avec l'Histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la puissance d'&#233;vocation co&#239;ncide avec le fond, Claude Simon fait remonter chez moi des souvenirs fond&#233;s sur des exp&#233;riences personnelles, comme la m&#233;moire de la guerre, l'absence de p&#232;re et les chevaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
La guerre. Comme pour Claude Simon et des millions de fran&#231;ais, les guerres du XXeme si&#232;cle retentissent dans mon histoire familiale, avec un grand-p&#232;re mort en 1916 dans la Somme et une maison familiale bombard&#233;e en Normandie en 1944. La recherche des traces du p&#232;re sur le champ de bataille par la m&#232;re et les tantes en1918 m'a beaucoup touch&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'absence du p&#232;re, h&#233;ros d&#233;c&#233;d&#233;, cr&#233;e un vide dans la construction des valeurs chez CS. J'y vois l'origine d'un caract&#232;re plus orient&#233; par les valeurs de l'honneur que celles de l'argent. C'est une hypoth&#232;se qui me parle. Myst&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les chevaux me rappellent de nombreux souvenirs d'enfance et de jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En homme de cheval, Claude Simon ma&#238;trise tous les codes, celui des jockeys, des propri&#233;taires ou des entra&#238;neurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le cheval, Claude Simon retrouve l'univers du p&#232;re par la guerre et celui de la m&#232;re par l'honneur aristocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) J'introduis maintenant le passage de l&lt;i&gt;a Route des Flandres&lt;/i&gt; que je lirai ensuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la course de chevaux, la puissance d'&#233;vocation s'appuie sur une prose &#233;blouissante, qui immerge le lecteur dans les situations. On y trouve tout, la beaut&#233; du spectacle, la pr&#233;cision du geste du cavalier et aussi un creuset des tensions entre l'honneur, l'argent et le sexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le wagon des prisonniers ou la chambr&#233;e, le vocabulaire est cru. &#171; garce &#187; ou jument se confondent et les expressions &#224; connotation sexuelle abondent dans le discours d'Iglesia &#224; la fois jockey/aide de camp de Reixach/ amant occasionnel de Corinne. On dit souvent que le cavalier fait corps avec sa monture. Pourquoi ne pas penser qu'ici faire gagner la garce, c'est faire jouir la femme ? La question de l'argent du pari, jou&#233; gagnant ou plac&#233;, renforce cette interpr&#233;tation. De Reixach exerce son droit, prend la place du jockey Iglesia et d&#233;cide au dernier moment de participer &#224; une course dangereuse en montant son propre cheval en qualit&#233; de gentleman rider, seul amateur en comp&#233;tition avec des cavaliers professionnels. Il met sa vie en jeu pour r&#233;cup&#233;rer la premi&#232;re place aupr&#232;s de Corinne. Plus tard, le capitaine que l'on imagine &#171; en avant, calme et droit &#187; selon l'&#233;tiquette du cavalier, marchera sabre au clair face au tireur embusqu&#233;. La recherche de l'honneur se fracasse sur la r&#233;alit&#233;, celle de la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lecture du d&#233;but de la course dans &lt;i&gt;la Route des Flandres&lt;/i&gt; (Minuit, 1960, p. 163-166)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&#171; Igl&#233;sia (maintenant il &#233;tait lanc&#233;, parlait sans s'arr&#234;ter, lentement, mais d'une fa&#231;on continue, patiente, et, semblait-il, comme pour lui-m&#234;me, non pour eux [...] Corinne continuant un moment encore &#224; le d&#233;visager, toujours sans rien dire, avec ce m&#234;me implacable m&#233;pris, et &#224; la fin haussant brusquement les &#233;paules, ses deux seins bougeants, fr&#233;missants, sous le l&#233;ger tissu de la robe, toute sa jeune, dure et insolente chair exhalant quelque chose d'impitoyable, de violent et aussi d'enfantin, c'est-&#224;-dire cette totale absence de sens moral ou de charit&#233; dont sont seulement capables les enfants, cette candide cruaut&#233; inh&#233;rente &#224; la nature m&#234;me de l'enfance (l'orgueilleux, l'imp&#233;tueux et irresponsable bouillonnement de la vie), disant froidement : &#171; S'il est aussi capable de la faire gagner que vous, je me demande pourquoi on vous paie ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Gilles Bellec&lt;/strong&gt; est membre du conseil d'administration de l'Association des Lecteurs de Claude Simon.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bellec, Gilles</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Bellec-Gilles.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Bellec-Gilles.html</guid>
		<dc:date>2016-02-11T11:04:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Bellec, Gilles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Gilles Bellec est ing&#233;nieur g&#233;n&#233;ral des mines. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il a acquis une exp&#233;rience de la r&#233;gulation publique de l'&#233;nergie en France en qualit&#233; de directeur de l'&#233;lectricit&#233; et directeur des hydrocarbures au minist&#232;re de l'Industrie puis chez TOTAL et &#224; l'OTAN. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est aujourd'hui r&#233;f&#233;rent &#233;nergie au Conseil g&#233;n&#233;ral de l'&#233;conomie du minist&#232;re de l'&#233;conomie et a une exp&#233;rience d'enseignement sur l'&#233;nergie &#224; l'universit&#233; de Paris Dauphine, de Rennes 2 et &#224; l'Ecole militaire de Saint Cyr Co&#235;tquidan.&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-annuaire-.html" rel="directory"&gt;Annuaire des lecteurs&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Bellec-Gilles-349-+.html" rel="tag"&gt;Bellec, Gilles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Gilles Bellec est ing&#233;nieur g&#233;n&#233;ral des mines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a acquis une exp&#233;rience de la r&#233;gulation publique de l'&#233;nergie en France en qualit&#233; de directeur de l'&#233;lectricit&#233; et directeur des hydrocarbures au minist&#232;re de l'Industrie puis chez TOTAL et &#224; l'OTAN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est aujourd'hui r&#233;f&#233;rent &#233;nergie au Conseil g&#233;n&#233;ral de l'&#233;conomie du minist&#232;re de l'&#233;conomie et a une exp&#233;rience d'enseignement sur l'&#233;nergie &#224; l'universit&#233; de Paris Dauphine, de Rennes 2 et &#224; l'Ecole militaire de Saint Cyr Co&#235;tquidan.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gilles Bellec</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Gilles-Bellec-500.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Gilles-Bellec-500.html</guid>
		<dc:date>2016-02-08T21:10:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Bellec, Gilles</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; &#199;a a d&#233;but&#233; comme &#231;a &#187;. Difficile pour un ing&#233;nieur. Lire Claude Simon ne va pas de soi. Accepter de se laisser porter par le flot des mots. Constater que la progression est possible. Comme la marche sur un lac gel&#233; quand &#171; &#231;a tient &#187;. Faire confiance &#224; ses impressions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Claude Simon a choisi d'aligner les mots pour nous communiquer son exp&#233;rience de la vie et nous permettre de mieux voir le monde. Il avait commenc&#233; par la peinture et a essay&#233; la photographie. Le regard prime. Cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-la-premiere-fois-ou-pas-.html" rel="directory"&gt;Premi&#232;res lectures&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Bellec-Gilles-349-+.html" rel="tag"&gt;Bellec, Gilles&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &#199;a a d&#233;but&#233; comme &#231;a &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;premi&#232;re phrase du Voyage au bout de la nuit de L. C&#233;line&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Difficile pour un ing&#233;nieur. Lire Claude Simon ne va pas de soi. Accepter de se laisser porter par le flot des mots. Constater que la progression est possible. Comme la marche sur un lac gel&#233; quand &#171; &#231;a tient &#187;. Faire confiance &#224; ses impressions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Simon a choisi d'aligner les mots pour nous communiquer son exp&#233;rience de la vie et nous permettre de mieux voir le monde. Il avait commenc&#233; par la peinture et a essay&#233; la photographie. Le regard prime. Cette primaut&#233; de la vision conduit &#224; mettre en parall&#232;le la lecture de ses livres et l'exp&#233;rience du mus&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs sc&#232;nes ou histoires se d&#233;ploient simultan&#233;ment. Cursive la premi&#232;re fois, la lecture &#233;volue, passant du retour en arri&#232;re &#224; la relecture au hasard. &#192; chaque fois, peu &#224; peu, un d&#233;tail se pr&#233;cise, une image apparait. La suite des mots impose son rythme puis le plan fixe s'anime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lecteur se trouve comme transport&#233; dans la salle d'un mus&#233;e qu'une unique visite n'&#233;puise pas et qui exposerait des &#339;uvres disparates : tableaux, archives et photos de famille, cartes postales anciennes, &#233;crans multiples passant en boucle des vid&#233;os fragment&#233;es &#224; prendre au vol. Immerg&#233; dans le texte, le lecteur acc&#232;de &#224; une nouvelle exp&#233;rience, comme l'art multim&#233;dia cherche &#224; le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un premier &#233;cran, une image fixe se pr&#233;sente, photo, d&#233;cor. Sur le second &#233;cran une sc&#232;ne de guerre se d&#233;roule. Sur l'&#233;cran suivant, une course de chevaux &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la sc&#232;ne de guerre, un drame se devine. En mai 1940, un cavalier affronte sans protection les mitrailleuses de Rommel. Ce geste suicidaire restera inexpliqu&#233;&#8230; Pour tenter d'en comprendre le sens, les situations v&#233;cues par les g&#233;n&#233;rations pr&#233;c&#233;dentes auront beau &#234;tre appel&#233;es, la vie reste une &#233;nigme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un autre &#233;cran, une course de chevaux se d&#233;roule dans un d&#233;cor champ&#234;tre, apparemment apais&#233;. Le style et le vocabulaire font surgir le milieu hippique dans son d&#233;cor et font participer, par courtes s&#233;quences successives, &#224; la fois au d&#233;roulement de la course et &#224; une sc&#232;ne d'un couple dans les tribunes. Le rythme s'acc&#233;l&#232;re. Sur fond de tensions exacerb&#233;es par les diff&#233;rences sociales, une comp&#233;tition sexuelle se joue &#224; distance entre un aristocrate et un jockey. La tension est accrue par le risque de chute au cours du steeple-chase. L'issue de cette joute sportive dot&#233;e d'un enjeu sexuel se d&#233;roulera hors champ, dans l'imagination du lecteur, dont le plaisir sera proportionn&#233; &#224; l'engagement dans la lecture (encore un mot emprunt&#233; au milieu hippique, engagement, comme gentleman, jockey, alezan, casaque, toque, bull-finch, en avoir plein les mains, finir fort, jouer plac&#233; ou gagnant, font participer &#224; l'ambiance). &#192; la fin, le lecteur connait l'issue de la course mais les histoires humaines ne se livrent pas si facilement. L'incertitude sur la trahison sexuelle demeure. L'histoire n'est pas finie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire et relire. Visiter, fl&#226;ner. Au mus&#233;e, on choisit une salle, un peu au hasard, pour y passer une heure ou deux. Le lecteur peut ouvrir n'importe quel livre de Claude Simon, &#224; n'importe quelle page, comme un recueil de po&#232;mes, &#8230; au hasard, non pas seulement pour prendre connaissance de la suite du r&#233;cit (pour savoir, par exemple, si la marquise est rentr&#233;e &#224; cinq heures), mais pour renouveler une exp&#233;rience &#8230; Passer dix minutes, une heure... La lecture d&#233;clenche l'apparition d'une image sonore, sociale, esth&#233;tique, qui stimule l'imagination et d&#233;clenche l'&#233;motion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La forme litt&#233;raire particuli&#232;re donne acc&#232;s &#224; une vision renouvel&#233;e du monde. Lire Claude Simon peut &#234;tre compar&#233; &#224; l'immersion dans une exposition d'art multim&#233;dia. Mais le pouvoir d'&#233;vocation des mots est beaucoup plus fort que celui de l'image. La relecture s'impose, alors que la vid&#233;o ne n&#233;cessite pas la r&#233;p&#233;tition et la supporte rarement. &#192; chaque page, une sc&#232;ne surgit, dans le pr&#233;sent du pr&#233;sent, l'intuition directe, qui se situe entre le pr&#233;sent du pass&#233;, la m&#233;moire, et le pr&#233;sent du futur, l'attente, en osant emprunter &#224; Saint Augustin sa fa&#231;on de comprendre le d&#233;roulement du temps &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Saint Augustin, Les Confessions&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, si perceptible chez Claude Simon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crire &#171; c'est r&#233;ussir &#224; faire surgir des images, communiquer des sensations &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon, dans un entretien avec Philippe Sollers&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Tout est dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Bellec-Gilles.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Gilles Bellec&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;premi&#232;re phrase du &lt;i&gt;Voyage au bout de la nuit&lt;/i&gt; de L. C&#233;line&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Saint Augustin, &lt;i&gt;Les Confessions&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon, dans un entretien avec Philippe Sollers&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
