<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.associationclaudesimon.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Association des Lecteurs de Claude Simon</title>
	<link>https://associationclaudesimon.org/</link>
	<description>Site de l'association des lecteurs de Claude Simon. Prix Nobel de Litt&#233;rature 1985. Bibliographie. Cahiers Claude Simon. Critiques. Ressources. &#338;uvre et actualit&#233; de l'&#339;uvre de Claude Simon.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.associationclaudesimon.org/spip.php?id_mot=32&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>Orion aveugle (1970)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Orion-aveugle-1970-744.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Orion-aveugle-1970-744.html</guid>
		<dc:date>2025-10-03T12:37:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les Corps conducteurs</dc:subject>
		<dc:subject>Orion aveugle</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Orion aveugle. Notice &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Jo&#235;lle GLEIZE &lt;br class='autobr' /&gt;
NB : La notice d'Orion aveugle est con&#231;ue comme compl&#233;mentaire de celle des Corps conducteurs, qu'il est recommand&#233; de lire d'abord. &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Orion aveugle ne se donne pas pour un roman : le livre est illustr&#233; d'images tr&#232;s diverses, et il s'ouvre sur le dessin d'une main &#233;crivant, puis sur une pr&#233;face manuscrite. Claude Simon y &#233;voque le cheminement de son &#233;criture : &#171; pas &#224; pas, c'est-&#224;-dire mot apr&#232;s mot &#187;. Un cheminement qui &#171; tourne et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-oeuvres-.html" rel="directory"&gt;&#338;uvres&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Corps-conducteurs-+.html" rel="tag"&gt;Les Corps conducteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Orion-aveugle-+.html" rel="tag"&gt;Orion aveugle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;. Notice&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Jo&#235;lle GLEIZE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1555 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/couv_orion_aveugle_1-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/couv_orion_aveugle_1-2.jpg?1759428545' width='500' height='650' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;NB : La notice d'&lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Orion-aveugle-1970.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; est con&#231;ue comme compl&#233;mentaire de celle des &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Les-Corps-conducteurs-1971.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Corps conducteurs&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, qu'il est recommand&#233; de lire d'abord.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; ne se donne pas pour un roman : le livre est illustr&#233; d'images tr&#232;s diverses, et il s'ouvre sur le &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Claude-Simon-Main-ecrivant-Paris.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;dessin d'une main &#233;crivant&lt;/a&gt;, puis sur une &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Avant-que-je-me-mette-a-tracer-des-signes-sur-le-papier-il-n-y-a-rien.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;pr&#233;face manuscrite&lt;/a&gt;. Claude Simon y &#233;voque le cheminement de son &#233;criture : &#171; pas &#224; pas, c'est-&#224;-dire mot apr&#232;s mot &#187;. Un cheminement qui &#171; tourne et retourne sur lui-m&#234;me &#187;, se recoupe fr&#233;quemment, sans commencement ni fin. De nombreuses reproductions scandent le texte, sur lesquelles cette notice insistera pour se diff&#233;rencier de celle du roman qui en est issu, &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;, qu'elle compl&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte, bien que d'un seul tenant et sans paragraphe, est fait de l'assemblage de fragments descriptifs et narratifs formant des s&#233;ries entrelac&#233;es. Sept s&#233;ries th&#233;matiques apparaissent tour &#224; tour : Orion, le g&#233;ant aveugle de &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Poussin-Nicolas.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;l'&#339;uvre de Poussin figurant en couverture&lt;/a&gt;, une rue bord&#233;e de gratte-ciel que suit un homme malade en marche vers son h&#244;tel, le m&#234;me consultant un m&#233;decin, le passager d'un avion survolant le continent am&#233;ricain, un groupe de guerriers dans la for&#234;t vierge, un homme cherchant &#224; rencontrer une femme aim&#233;e, un participant &#224; un congr&#232;s d'&#233;crivains. Toutes &#233;voquent des cheminements qui sont p&#233;nibles et semblent sans fin. De fait, &#224; la fin de ce livre, l'homme malade continue p&#233;niblement &#224; avancer, comme la colonne d'hommes dans la for&#234;t, comme le congr&#232;s d'&#233;crivains et Orion marche toujours vers l'aube et le moment de sa disparition. Le r&#233;cit-description continu s'ach&#232;ve ou s'interrompt sur des repr&#233;sentations : apr&#232;s la description d'une gravure ancienne sur la fondation d'une ville, ce sont des reproductions du tableau de Poussin, puis deux montages qui illustrent analogiquement le travail de l'&#233;crivain, tandis que la derni&#232;re gravure, celle de l'appareil oculaire o&#249; viennent s'inscrire les multiples &#171; images du monde &#187;, en indique le mat&#233;riau. Le travail de montage se montre en cours et &#224; poursuivre, avec la m&#234;me lenteur et la m&#234;me issue incertaine : ce sera un roman intitul&#233; &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;, sans illustration ni pr&#233;face.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Analyse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;crivain &#171; voyageur &#233;gar&#233; dans une for&#234;t &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la pr&#233;face, un &#233;crivain en train d'&#233;crire, comme le souligne la &#171; Main &#233;crivant &#187; du frontispice, &#233;nonce en premi&#232;re personne sa conception de l'&#233;criture et du chemin enchev&#234;tr&#233; qu'elle emprunte : elle est guid&#233;e par les &#171; mots-carrefours &#187; qui ouvrent de nouvelles perspectives, par les images que ces mots appellent ou les associations qu'ils suscitent. Pas d'autre but ici que l'avanc&#233;e, t&#226;tonnante mais confiante dans &#171; ce prodigieux pouvoir &#187; qu'ont les mots &#171; de rapprocher et de confronter ce qui, sans eux, resterait &#233;pars &#187;. Outre cette pr&#233;face, la diff&#233;rence essentielle entre le texte narratif-descriptif des deux livres tient &#224; sa longueur variable puisque l'un (&lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;) reprend l'autre en le prolongeant fortement. Cependant, s'il s'agit des m&#234;mes s&#233;ries et des m&#234;mes th&#233;matiques, leur importance relative est l&#233;g&#232;rement diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte d'&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; s'ouvre et se ferme sur le g&#233;ant Orion, all&#233;gorie de l'&#233;crivain, et la toile de Nicolas Poussin. L'&#233;crivain s'efface ensuite derri&#232;re un narrateur, des personnages anonymes et des descriptions impersonnelles. N&#233;anmoins, un corps est mis en avant, celui du g&#233;ant au bras t&#226;tonnant, puis des corps plus ou moins entrav&#233;s, qui deviennent peu &#224; peu le fil qui relie les s&#233;ries, celle de la colonne en marche dans la for&#234;t se distinguant par le pluriel. Un &#171; il &#187; anonyme, &#171; homme malade &#187;, consulte un m&#233;decin, ne parvient pas &#224; joindre son amante au t&#233;l&#233;phone, progresse difficilement vers son h&#244;tel dont on ne sait s'il l'atteindra. Son corps souffrant consonne avec les corps repr&#233;sent&#233;s sur trois planches anatomiques dispos&#233;es en divers endroits qui, &#224; trois reprises, en exposent les organes internes. Ces corps d&#233;taill&#233;s, d&#233;coup&#233;s et manipul&#233;s par la science contrastent &#224; leur tour avec les corps emm&#234;l&#233;s des amants n&#233;s des figures des constellations. C'est le plus souvent &#224; partir des corps que se brouille la fronti&#232;re entre la r&#233;alit&#233; et sa repr&#233;sentation, entre l'anim&#233; et l'inanim&#233;, et que le lecteur s'&#233;gare. La description des corps repr&#233;sent&#233;s les met soudain en mouvement : les figures des constellations et le corps en plastique de l'&#233;corch&#233; s'animent comme les corps d&#233;sirants des amants. &#192; la fin du texte d'&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;, tout se m&#234;le, le corps anatomique et le corps amoureux, les buildings vus du ciel et ceux vus du trottoir, l'avion en maquette et celui qui survole les nuages. De m&#234;me que les lettres et les dessins des enseignes se brouillent aux yeux de l'homme malade, ils &#171; se superposent, s'oblit&#232;rent et se m&#233;langent &#187;. Comme l'avanc&#233;e de celui-ci, ou comme celle du g&#233;ant aveugle, le texte est suspendu, inachev&#233;. Produit d'un travail d'&#233;criture qui peut s'interrompre et se reprendre, il se poursuivra, sur le m&#234;me mode sinueux, dans un autre livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;crire comme un peintre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en &#233;tant son point de d&#233;part, &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; diff&#232;re des &lt;i&gt;Corps conducteurs&lt;/i&gt; par la vingtaine d'&lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Orion-aveugle-1970.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;illustrations dispers&#233;es dans le texte&lt;/a&gt; et qui en infl&#233;chissent la lecture. Pour la premi&#232;re fois, Claude Simon r&#233;pond &#224; une commande, pour la collection illustr&#233;e &#171; Les Sentiers de la cr&#233;ation &#187;. Celle-ci, dirig&#233;e par Ga&#235;tan Picon, &#233;dit&#233;e par Albert Skira, est innovante et ambitieuse : il est demand&#233; &#224; un &#233;crivain (ou artiste) d'&#233;clairer le processus d'&#233;laboration de son &#339;uvre. Simon, &#224; condition d'avoir toute libert&#233;, accepte d'&#233;crire &#171; quelque chose &#187; &#224; partir d'une &#339;uvre de Rauschenberg qui l'a fortement impressionn&#233;. Cette fiction, faite de fragments descriptifs et narratifs entrelac&#233;s, forme avec les illustrations choisies un ensemble visiblement h&#233;t&#233;rog&#232;ne mais dont les &#233;l&#233;ments se r&#233;pondent et s'harmonisent th&#233;matiquement et formellement. Deux &#339;uvres y jouent un r&#244;le primordial, &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Rauschenberg-Robert.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Charlene&lt;/i&gt; de Robert Rauschenberg&lt;/a&gt;, et &lt;i&gt;Paysage avec Orion aveugle&lt;/i&gt; de Nicolas Poussin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux dires de Claude Simon, &lt;i&gt;Charlene&lt;/i&gt;, a fait surgir des images, en particulier des images de &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/New-York.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;New York&lt;/a&gt; et du continent am&#233;ricain, les aimantant autour de lui, fonctionnant comme stimulus, mais aussi comme mod&#233;lisateur par &#171; la composition, la combinaison de ces mat&#233;riaux &#8220;bruts&#8221;, des bouts de tissus, la peinture d&#233;goulinante, des photos ou des reproductions commerciales d'&#339;uvres d'art &#187;. &lt;i&gt;Charlene&lt;/i&gt; a fourni au texte un mod&#232;le formel : choix de mat&#233;riaux h&#233;t&#233;roclites, construction par assemblage et composition d'une unit&#233;, gr&#226;ce &#224; une trame qui met tout sur le m&#234;me plan. Une des illustrations reproduit la partie droite du tableau, o&#249; de nombreux mat&#233;riaux disparates sont unifi&#233;s par la forme rectangle et par une harmonie chromatique. Comme le peintre, l'&#233;crivain harmonise le disparate, et op&#232;re un transfert d'objet de la r&#233;alit&#233; &#224; l'art, ou inversement : ainsi le condor empaill&#233; visible dans l'image du tableau de Rauschenberg devient, dans le texte, un oiseau aper&#231;u au cours du vol en avion. Cette &#339;uvre attire enfin &#224; elle d'autres collages ou montages dont les images illustrent le livre : ceux de &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Nevelson-Louise.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Louise Nevelson&lt;/a&gt;, de Fernandez Arman, ou de George Brecht proc&#232;dent aussi par assemblage dans des compositions tendues entre diversit&#233; et unit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La toile de Poussin, &lt;i&gt;Paysage avec Orion aveugle&lt;/i&gt;, quant &#224; elle, fournit son axe &#224; l'essai-fiction pr&#233;faciel sur l'&#233;criture, une th&#233;matique r&#233;currente au r&#233;cit-description et une r&#233;ponse &#224; la commande : elle devient ici une all&#233;gorie de la d&#233;marche de l'&#233;crivain, cherchant son chemin dans la for&#234;t du langage, parmi tous les possibles offerts par les mots et les images. Simon fait du tableau une description pr&#233;cise, et une lecture qui souligne une repr&#233;sentation contradictoire de l'espace. L'usage de la perspective donne une illusion de volume tout en montrant Orion &#171; coll&#233; au d&#233;cor &#187; et en l'assimilant &#224; un bas-relief. L'effacement de la diff&#233;rence entre les plans contrevient ainsi &#224; l'effet r&#233;aliste et souligne pour Simon la mati&#232;re picturale du tableau. Cet &#233;crasement de la perspective autour d'Orion le rapproche de l'homme malade, qui, dans le texte, se sent &#171; englu&#233; dans une esp&#232;ce de p&#226;te ti&#232;de et visqueuse dont il ne parvient pas &#224; se d&#233;tacher &#187;. &#192; la fois personnage mythologique et constellation parmi les signes du zodiaque, Orion se m&#233;tamorphose encore quand sa description se m&#234;le &#224; celle du couple d'amants, illustr&#233;e par la gravure &#233;rotique de &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Picasso-Pablo.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Picasso&lt;/a&gt;. La pr&#233;sence r&#233;currente d'Orion, au d&#233;but et surtout &#224; la fin du texte, souligne l'importance de cette figure reflet de l'&#233;crivain dans un ouvrage o&#249; Simon ne cesse de s'interroger sur son art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un r&#233;seau de mots autour d'images h&#233;t&#233;rog&#232;nes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ces deux &#339;uvres qui g&#233;n&#232;rent en priorit&#233; l'&#233;criture du texte, d'autres images viennent s'ajouter, aimant&#233;es (analogiquement) par elles ou par l'&#233;criture. Contrairement &#224; l'iconographie tr&#232;s homog&#232;ne des autres livres de la collection de Skira, elles sont tr&#232;s diverses : reproductions d'&#339;uvres d'art (des montages), documents anatomiques, photographies, gravures, et un dessin liminaire de Claude Simon. Aucune hi&#233;rarchie entre ces illustrations documentaires et artistiques aux yeux de Simon. Ce refus de la hi&#233;rarchie des valeurs est une des raisons de son admiration pour &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Durer-Albrecht.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;D&#252;rer&lt;/a&gt;. On le voit &#233;galement fascin&#233; par les pratiques de collage ou de montage qui permettent de jouer sur la tension entre diversit&#233; et recherche d'unit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les illustrations d'&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; t&#233;moignent de ces principes esth&#233;tiques. Les &#339;uvres d'art, en outre, exemplifient ces pratiques qui assemblent l'h&#233;t&#233;rog&#232;ne : celles de Rauschenberg, George Brecht, Louise Nevelson, mais aussi celles de Brassa&#239;, Arman, ou &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Dubuffet-Jean.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Dubuffet&lt;/a&gt;, plus homog&#232;nes. Par ailleurs nombre d'illustrations donnent &#224; voir des fragments : d'&#339;uvres, de documents ou de corps. Les illustrations miment ainsi les choix d'&#233;criture du texte, en en donnant un &#233;quivalent formel. Elles donnent ainsi moins &#224; voir les r&#233;f&#233;rents que les principes esth&#233;tiques du texte. Et quand certaines images semblent illustratives (photos de l'Amazone, du t&#233;l&#233;phone mural ou planches anatomiques), elles illustrent surtout une forme r&#233;currente (le S d&#233;crit par le fleuve, par la ficelle que tire l'enfant, ou par le boa de la vieille dame), ou renvoient &#224; une th&#233;matique large comme celle du corps (malade ou &#233;rotis&#233;). D'ailleurs, &#224; l'exception du tableau de Poussin, le texte ne d&#233;crit les images que de loin : un d&#233;calage plus ou moins sensible est toujours m&#233;nag&#233; avec le r&#233;f&#233;rent suppos&#233;, comme si le texte se refusait &#224; doubler l'image (ou inversement). Le montage photographique en double page, qui m&#234;le les portraits par Andy Warhol de deux figures embl&#233;matiques des ann&#233;es 1960, Marilyn Monroe et Che Guevara, &#224; des photogrammes de l'assassinat de J.F. Kennedy et des publicit&#233;s pour le whisky et le coca-cola, fournit une sorte de condens&#233; de cette p&#233;riode, avec ses stars ; c'est un autre portrait de l'Am&#233;rique, en contraste avec le quotidien urbain banal d&#233;crit par le texte et dont la forme est analogue &#224; celle du livre. Deux images, enfin, th&#233;matisent l'acte de cr&#233;ation, le dessin de Simon et l'eau-forte de Picasso : une main &#233;crivant et un personnage de peintre pris dans une sc&#232;ne &#233;rotique ; quant &#224; la derni&#232;re planche anatomique, elle montre l'organe essentiel qu'est l'&#339;il, dont les perceptions, sont (d)&#233;crites par la main sur laquelle s'ouvre le livre et qui &#233;crit la pr&#233;face manuscrite. Car c'est essentiellement &#171; dans et par l'&#233;criture &#187; que l'&#233;crivain d&#233;couvre &#224; t&#226;tons les &#171; images du monde &#187;, interminablement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rep&#232;res&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Orion-aveugle-1970.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Paris, Gen&#232;ve : Skira (&#171; Les Sentiers de la cr&#233;ation &#187;), 1970, 150 p., 21 illustrations.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Articles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; ALPHANT (Marianne), &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Marianne-Alphant-La-Lumiere-d-Orion-1993.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; La lumi&#232;re d'Orion &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Claude Simon&lt;/i&gt; [plaquette], Biblioth&#232;que municipale d'Argenteuil, 1993, p. 7-18. Repris sur le site ALCS&lt;/li&gt;&lt;li&gt; BIKIALO (St&#233;phane), &#171; Les &#8220;trac&#233;s sinueux&#8221; de Claude Simon : une po&#233;tique de la pelote de laine &#187;, dans &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Les-Images-chez-Claude-Simon-2004.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Images chez Claude Simon : des mots pour le voir&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, St&#233;phane Bikialo, Catherine Rannoux (dir.), Rennes, Presses universitaires de Rennes (La Licorne ; 71), 2004, p. 109-132.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; DUBOSCLARD (Genevi&#232;ve), &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/elseneur/376&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; &#192; corps ouverts. Passion des corps et anatomie dans les romans de Claude Simon (&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;) &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Elseneur&lt;/i&gt;, 35, septembre 2020, p. 79-92.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; DAUMARD (Jean-Pierre), &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/ccs/677&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le choix d'&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; : mimesis et terreur &#187;&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;Cahiers Claude Simon&lt;/i&gt;, 6, 2010, p. 87-111.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; DUFFY (Jean), &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/ccs/908&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Corpor&#233;it&#233;, m&#233;taphore et image dans &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt; &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Cahiers Claude Simon&lt;/i&gt;, 9, 2014, p. 117-141.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; GLEIZE (Jo&#235;lle), &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/ccs/676&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Orion-Simon sur les sentiers de la cr&#233;ation &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Cahiers Claude Simon&lt;/i&gt;, 6, 2010, p. 71-85.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ouvrages&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; FERRATO-COMBE (Brigitte), &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Ferrato-Combe-Brigitte-Ecrire-en-peintre-Claude-Simon-et-la-peinture-1998.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;&#201;crire en peintre. Claude Simon et la peinture&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Grenoble : ELLUG, 1998.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; SYKES (Stuart), &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Stuart-Sykes-Les-Romans-de-Claude-Simon-1979.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Romans de Claude Simon&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Paris : &#201;ditions de Minuit, 1979, ch. VIII, &#171; 1970-1971. &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt; : le texte-constellation &#187;, p. 147-166.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; ZEMMOUR (David), Notices sur &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;, &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Dictionnaire-Claude-Simon-Textes-reunis-par-Michel-Bertrand-2013.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Dictionnaire Claude Simon&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Textes r&#233;unis par Michel Bertrand. Paris : Honor&#233; Champion, 2013. 2 vols., t. 2, p. 627-634 et 765-772.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Notices-sur-les-oeuvres.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;voir toutes les notices&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Corps conducteurs (1971)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Les-Corps-conducteurs-1971.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Les-Corps-conducteurs-1971.html</guid>
		<dc:date>2025-10-03T12:34:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les Corps conducteurs</dc:subject>
		<dc:subject>Orion aveugle</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les Corps conducteurs . Notice &lt;br class='autobr' /&gt;
par Jo&#235;lle GLEIZE &lt;br class='autobr' /&gt;
NB : La notice d'Orion aveugle est con&#231;ue comme compl&#233;mentaire de celle des Corps conducteurs, qu'il est recommand&#233; de lire d'abord. &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce r&#233;cit, un personnage anonyme progresse avec difficult&#233;. C'est tour &#224; tour un &#171; homme malade &#187; en marche vers son h&#244;tel ; le m&#234;me, consultant un m&#233;decin ; le passager d'un avion ; un groupe de guerriers dans la for&#234;t ; un homme qui cherche &#224; retrouver son amante ; le participant &#224; un congr&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-oeuvres-.html" rel="directory"&gt;&#338;uvres&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Corps-conducteurs-+.html" rel="tag"&gt;Les Corps conducteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Orion-aveugle-+.html" rel="tag"&gt;Orion aveugle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt; . Notice&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;par Jo&#235;lle GLEIZE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1556 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L467xH650/corps_conducteurs-3a6f4.jpg?1787702273' width='467' height='650' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;NB : La notice d'&lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Orion-aveugle-1970-744.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; est con&#231;ue comme compl&#233;mentaire de celle des &lt;i&gt;Corps conducteurs&lt;/i&gt;, qu'il est recommand&#233; de lire d'abord.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans ce r&#233;cit, un personnage anonyme progresse avec difficult&#233;. C'est tour &#224; tour un &#171; homme malade &#187; en marche vers son h&#244;tel ; le m&#234;me, consultant un m&#233;decin ; le passager d'un avion ; un groupe de guerriers dans la for&#234;t ; un homme qui cherche &#224; retrouver son amante ; le participant &#224; un congr&#232;s d'&#233;crivains ; enfin &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Poussin-Nicolas.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Orion, le g&#233;ant aveugle de la mythologie, peint par Nicolas Poussin&lt;/a&gt;. Plut&#244;t que racont&#233;, le cheminement de chaque personnage est d&#233;crit par fragments entrem&#234;l&#233;s, sous un regard intense, avide de pr&#233;cision. Car l'important n'est pas le but du chemin, mais ce qui est donn&#233; &#224; voir et &#224; lire avant qu'il ne s'arr&#234;te. &#192; la fin du roman, l'interminable congr&#232;s s'&#233;tire jusqu'&#224; l'aube ; tous sont &#233;puis&#233;s, sauf un couple qui amorce une idylle (en contraste, les amants se s&#233;parent avec peine &#224; la fin de la nuit) ; la colonne de guerriers, ext&#233;nu&#233;e, indiff&#233;rente &#224; tout, dangers ou merveilles, poursuit sa marche dans la for&#234;t ; le long vol en avion semble suspendu au-dessus des nuages. Seules deux marches s'ach&#232;vent, celle d'Orion qui dispara&#238;t au lever du soleil ; celle du malade qui quitte le m&#233;decin et qui parvient &#224; rejoindre sa chambre d'h&#244;tel o&#249;, pris de vertige, il tombe &#171; &#224; quatre pattes &#187;. Dans l'histoire, toutes les avanc&#233;es sont entrav&#233;es et semblent d&#233;risoires. Morcel&#233;e, la narration est remplac&#233;e par une multitude d'images, de visions fragment&#233;es, de perspectives changeantes : vues d'avion du continent am&#233;ricain, &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/ils-semblent-flotter-suspendus-verticaux-geometriques-et-sans-poids.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;falaises des gratte-ciel vues du sol&lt;/a&gt;, et tout autour, des passants et des images, celles des vitrines et de leurs reflets, celles d'inscriptions sur les palissades, d'enseignes, de pages de magazines, et d'images d'images. C'est un continent saisi par un regard qui isole des d&#233;tails, saute ou glisse de l'un &#224; l'autre, fait jouer similitudes et contrastes, harmonies de couleurs et de lignes. Un continent en morceaux d&#233;tach&#233;s, assembl&#233;s en constellations par les filets de l'&#233;criture.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Analyse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une vision en &#233;clats de l'Am&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Orion-aveugle-1970.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, dont il reprend le texte avec quelques modifications tout en le prolongeant, &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt; tente de restituer une vision de l'Am&#233;rique et de &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/New-York.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;New York&lt;/a&gt; : des images qui ont profond&#233;ment marqu&#233; Simon lors de ses premiers voyages &#8211; aux &#201;tats-Unis &#224; l'automne 1968 et au Chili en 1969 lorsqu'il est invit&#233; &#224; un congr&#232;s d'&#233;crivains. Il en parle comme d'un choc esth&#233;tique exaltant, aussi bien devant le paysage urbain des gratte-ciel de Manhattan, de ses rues et de leurs vitrines, que devant les &#339;uvres d'artistes comme &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Rauschenberg-Robert.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Rauschenberg&lt;/a&gt; (dont l'&#339;uvre intitul&#233;e &lt;i&gt;Charlene&lt;/i&gt; l'avait boulevers&#233;). Des &#339;uvres faites de l'assemblage et du montage d'&#233;l&#233;ments multiples, exprimant &#224; ses yeux, par un m&#233;lange de rigueur, d'exub&#233;rance et de verve, la &#171; grandeur &#187; de la ville et du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces impressions visuelles puissantes et m&#234;l&#233;es fournissent mati&#232;re &#224; de nombreuses descriptions : les rues de New York (non nomm&#233;e, la ville prend valeur g&#233;n&#233;rique) vues comme des tranch&#233;es, les juxtapositions d'images h&#233;t&#233;roclites dans les vitrines, la haute taille des passants, le mouvement de la ville et de ses chantiers, les &#233;chapp&#233;es souterraines vers un bar ou vers le m&#233;tro avec ses grondements r&#233;guliers. Les objets et pratiques d'un quotidien banal acqui&#232;rent une pr&#233;sence saisissante : images de magazines, cabines t&#233;l&#233;phoniques, vitrines, palissades, salle d'attente de m&#233;decin ou bar, mais aussi collages de slogans publicitaires ou politiques ou d'annonces de journaux. Cette vision &#233;clat&#233;e amalgame aussi des images du pass&#233;, r&#233;cent ou ancien. &#192; celles d'un quotidien saisi sur le vif, se combinent des repr&#233;sentations de toutes sortes : photographies (telles celles de l'assassinat de J. F. Kennedy en 1963, dans une vitrine), ou gravures (comme celle des premiers Occidentaux d&#233;couvrant le continent, ses indig&#232;nes et ses for&#234;ts). Les citations des d&#233;bats au congr&#232;s de Santiago du Chili (non nomm&#233;) documentent, par bribes dispers&#233;es, les questions politiques qui agitent ces ann&#233;es 1968-1969 : l'&#233;crivain doit-il se d&#233;finir politiquement ? &#202;tre au service de la soci&#233;t&#233; ? On sait, par son &lt;i&gt;Discours de Stockholm&lt;/i&gt; comme par &lt;i&gt;L'Invitation&lt;/i&gt;, combien Claude Simon s'oppose &#224; tout engagement de la litt&#233;rature&#8230; Les citations en espagnol (toutes ne sont pas traduites), t&#233;moignent quant &#224; elles de la diversit&#233; culturelle du continent. Cependant ces fugitives r&#233;f&#233;rences &#224; des situations historiques ou g&#233;ographiques peuvent &#234;tre brouill&#233;es : ainsi la colonne en marche dans la for&#234;t devient parfois contemporaine, quand un avion la survole, et les conqu&#233;rants anciens se muent en guerilleros modernes ; la rue que l'on situe &#224; Manhattan laisse entrevoir parfois un lac &#233;voquant Chicago. De m&#234;me que pour le vol et ses escales, une r&#233;f&#233;rence pr&#233;cise importe peu. Seules importent ces images qui s'attirent les unes les autres, se superposent, s'entrechoquent ou se m&#234;lent dans un montage dynamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dynamisme est fait aussi d'une tension entre des visions subjectives et des images objectives. Les vues d'avion sont parfois cadr&#233;es par un hublot ; la salle du congr&#232;s est per&#231;ue par le regard ironique d'un &#233;crivain qui, dans tel orateur, voit un jeune premier de carte postale, dans tel autre un proconsul romain. Les marcheurs ext&#233;nu&#233;s, aux yeux &#171; envahis de pus ou troubl&#233;s par le manque de sommeil &#187;, ne distinguent plus les oiseaux des papillons ni les perceptions des hallucinations. Est subjective aussi la vision des &#233;l&#233;ments urbains que croise au cours de sa marche l'homme malade : vus en contreplong&#233;e, les gratte-ciel deviennent des falaises et les passants des g&#233;ants. En contraste, les emprunts nombreux &#224; des ouvrages documentaires tr&#232;s divers, (encyclop&#233;dies, guides de voyage, ouvrages anatomiques) m&#234;lent &#224; ces visions des descriptions objectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette image partielle et &#233;clat&#233;e de l'Am&#233;rique, aucune perspective ne domine, pas m&#234;me celle de l'homme malade. Car ce &#171; portrait &#187; est fait du montage d'impressions visuelles avec d'autres images qu'elles attirent ou rappellent au moment pr&#233;sent de l'&#233;criture. Le texte place tout sur le m&#234;me plan : souvenirs et repr&#233;sentations, &#339;uvres d'art et images triviales. Et, corps conducteurs, les mots, avec les images qu'ils &#233;voquent, permettent de glisser de l'une &#224; l'autre, recomposant des ensembles toujours renouvel&#233;s, loin de toute vision unitaire et fig&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Corps souffrant et corps anatomique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corps, avec ses perceptions et ses sensations, est essentiel pour le mat&#233;rialiste qu'est Claude Simon, soucieux de revenir &#224; l'&#233;l&#233;mentaire, et tout particuli&#232;rement dans ces deux livres dont les titres disent &#224; la fois le pouvoir (conducteur) du corps et sa possible d&#233;faillance (aveugle). Son &#233;criture se fait avec le corps &#8211; la &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Claude-Simon-Main-ecrivant-Paris.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Main &#233;crivant &#187;&lt;/a&gt;, en exergue d'&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; &#8211; et avec les cinq sens, mais aussi sur le corps, le sien et celui d'autres, et elle requiert le souvenir d'impressions sensorielles pour r&#233;sonner. Le roman s'ouvre sur des jambes de femmes en plastique, lev&#233;es et align&#233;es dans une vitrine, sectionn&#233;es &#224; l'aine : objets &#233;rotis&#233;s (par la publicit&#233;) ou fonctionnels (proth&#232;ses m&#233;dicales). Deux visions s'opposent, l'une est fantasmatique, l'autre anatomique. Plusieurs s&#233;ries se d&#233;ploient ainsi autour du corps &#233;rotique et du corps malade : celle de la rencontre des amants, celle d'&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; et celles de corps affaiblis par la souffrance et entrav&#233;s dans leur cheminement. Ennui et fatigue des congressistes, corps en d&#233;tresse de la troupe dans la for&#234;t, douleurs et vertiges d'intensit&#233; variable de l'homme malade. L'&#233;tirement du temps et les malaises de cet homme se m&#233;taphorisent dans le motif r&#233;current de l'avalanche de mati&#232;re gris&#226;tre qui envahit l'espace alentour et qui, d&#233;crite comme une perception, mat&#233;rialise son angoisse. Le texte leur associe la description m&#233;thodique de planches anatomiques ou des investigations du m&#233;decin. &#192; la perception du corps interne s'oppose le regard m&#233;dical qui l'analyse, le morc&#232;le, en d&#233;nomme et liste les parties avec une neutralit&#233; scientifique. Le jeu entre ce regard d&#233;sincarn&#233; et la perception interne du sujet souffrant souligne l'inqui&#233;tude du malade : la fascination pour le corps anatomique pourrait &#234;tre le corollaire du regard du sujet sur son propre corps, prenant conscience, &#224; travers son malaise, de son fonctionnement. Les moments d'&#233;panouissement &#233;rotique des couples, mythologiques ou non, font aussi contrepoids &#224; la pr&#233;dominance des corps entrav&#233;s. Le corps &#233;rotique appara&#238;t dans quelques fragments &#233;voquant la nuit des amants mais aussi dans les fragments consacr&#233;s &#224; Orion et aux constellations. Cette association d'Orion et d'&#201;ros tient sans doute au mythe : le g&#233;ant a &#233;t&#233; puni et aveugl&#233; pour avoir commis un viol. C'est &#224; une eau-forte &#233;rotique de &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Picasso-Pablo.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Picasso&lt;/a&gt; que Simon associe les figures mythologiques dessin&#233;es par les constellations dans &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simon est un &#233;crivain du regard, pour qui &#171; voir &#187; n'est pas seulement percevoir, mais vivre une exp&#233;rience primordiale. Il aimait ces mots de Dosto&#239;evski : &#171; L'important n'est pas l'objet, c'est l'&#339;il ; avez-vous un &#339;il, l'objet sera trouv&#233;. &#187; Dans ce livre o&#249; le rapport au corps est probl&#233;matique, l'&#339;il est omnipr&#233;sent, dans de nombreuses repr&#233;sentations notamment. C'est avant tout l'organe qui les rend possibles &#8211; et sur lequel se cl&#244;t &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; &#8211; &#171; avec son iris, son cristallin, son corps vitreux, et la fine membrane de la r&#233;tine sur laquelle les images du monde viennent se plaquer, glisser, l'une prenant la place de l'autre &#187;. Que Simon fasse du g&#233;ant aveugle une all&#233;gorie du cr&#233;ateur t&#226;tonnant dans &#171; la for&#234;t des signes &#187; dit assez combien la vue, l'&#233;criture et la vie sont ins&#233;parables pour lui qui est avide de voir et de vivre. De m&#234;me que le d&#233;sir de vivre est exacerb&#233; en pr&#233;sence du danger de mort &#8211; ce que Simon appelle &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Yapaudjian-Labat-Cecile-Ecriture-deuil-et-melancolie-2010.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; m&#233;lancolie &#187;&lt;/a&gt; dans &lt;i&gt;Le Jardin des plantes&lt;/i&gt; &#8211; de m&#234;me le d&#233;sir de &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Voir-regarder-avidement-Et-se-souvenir.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; regarder avidement &#187;&lt;/a&gt; s'exacerbe quand la vue est emp&#234;ch&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La forme d'une vision&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La forme tr&#232;s singuli&#232;re du texte, un montage de descriptions fragmentaires tr&#232;s vari&#233;es, frappe d'entr&#233;e et justifie que l'on parle de formalisme. On peut &#234;tre d&#233;rout&#233; par ce &#171; roman &#187; o&#249; se juxtaposent et se succ&#232;dent d'une seule coul&#233;e des fragments descriptifs de plusieurs ordres de r&#233;alit&#233;s. Claude Simon a dit lui-m&#234;me combien cette forme s'est impos&#233;e, d&#233;termin&#233;e par &#171; une certaine vision de l'Am&#233;rique et de New York &#187;, &#171; cette esp&#232;ce d'ensemble tr&#232;s vertical, de plans, d'angles, de choses tr&#232;s dures, nettes, sans fioritures &#187;. Il s'agit non d'une recherche formelle d&#233;lib&#233;r&#233;e mais du d&#233;sir de restituer une vision singuli&#232;re ; des images fragmentaires se succ&#232;dent en se heurtant malgr&#233; la continuit&#233; des pages et des paragraphes. Chaque s&#233;rie se pr&#233;sente comme &#233;clat&#233;e en pi&#232;ces d&#233;tach&#233;es &#8211; aussi bien des repr&#233;sentations (photographies, gravures ou dessins, affiches) que des &#233;l&#233;ments du r&#233;el. Ainsi la premi&#232;re s&#233;rie, &#171; rue de grande ville &#187;, d&#233;crit des vues fragmentaires d'une vitrine, de la rue o&#249; &#171; il &#187; avance, de l'immeuble au pied duquel &#171; il &#187; s'assied, d'une inscription, des buildings le surplombant. Et cela est entrelac&#233; avec des fragments de deux autres s&#233;ries (la visite chez le m&#233;decin et la vue d'avion). Plus loin, on d&#233;couvre ces vues fragmentaires de la ville rassembl&#233;es dans la vitrine o&#249; elles se refl&#232;tent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La continuit&#233; de cette prose sans alin&#233;as contraste avec l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des fragments qu'elle assemble. H&#233;t&#233;roclites par l'objet des descriptions, les fragments le sont aussi sur la page : ils int&#232;grent diff&#233;rentes typographies et diff&#233;rentes langues, anglais, espagnol ou latin (un document est m&#234;me reproduit avec sa mise en page). Le texte est &#233;maill&#233; de nombreuses citations du quotidien (journal ou affiche, &#233;tiquettes ou timbres) ; cette h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des mat&#233;riaux et l'abondance des citations emp&#234;chent que s'installe une unit&#233; de style. La phrase ample, au rythme puissant, allong&#233;e par des incises et des parenth&#232;ses de &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt; ou d'&lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;, fait place ici &#224; des phrases courtes, glissant d'une description &#224; une autre, unifi&#233;es par l'usage constant du pr&#233;sent. Les variations de point de vue sont incessantes : vues d'en haut ou de pr&#232;s, vue mobile. S'y ajoutent celles du statut de l'objet regard&#233;, tant&#244;t objet r&#233;el, tant&#244;t objet repr&#233;sent&#233;, un corps grav&#233; s'animant ou inversement, un autre se figeant en une image. Ces variations, voire ces contrastes, accentuent l'effet d'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; obtenu par l'assemblage d'&#233;l&#233;ments h&#233;t&#233;roclites. Le texte r&#233;pond &#224; une esth&#233;tique du &lt;a href=&#034;https://associationclaudesimon.org/+-Collages-+.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;collage&lt;/a&gt; et de la combinatoire comparable &#224; celle des &lt;i&gt;combine paintings&lt;/i&gt; de &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Rauschenberg-Robert.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Rauschenberg&lt;/a&gt;, dont Simon transpose dans l'&#233;criture la composition &#224; la fois disparate et harmonieuse. En menant un travail de suture ou de tuilage, il joue avec la fragmentation et les multiples coupures pour &#233;tablir une continuit&#233; et composer un ensemble structur&#233;. La combinatoire et l'articulation des fragments sont assur&#233;es par les glissements, reprises, &#233;chos, ressemblances ou contrastes entre eux. Les &#171; corps conducteurs &#187; sont les mots, et les formes ou les couleurs qu'ils convoquent : ainsi le passage d'une s&#233;rie &#224; une autre peut &#234;tre signal&#233; par la reprise d'un mot (avion, for&#234;t, ou buildings, etc.) ; d'un motif narratif : des regards qui se croisent (dans le bar et dans la salle d'attente), la brume (du tableau de Poussin et de la rue), des lambeaux (de viande ou d'affiches) ; ou encore de formes : les rectangles (ceux des illustrations du journal d'un congressiste, ceux des buildings ou celui de la porte de la salle de bain des amants). Ainsi l'&#233;crivain poursuit-il son r&#234;ve de rapprocher &lt;a href=&#034;https://associationclaudesimon.org/+-Peinture-+.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;peinture et &#233;criture&lt;/a&gt;, en pliant celle-ci &#224; des &#171; n&#233;cessit&#233;s plastiques &#187;, pour une harmonie th&#233;matique autant que formelle. Dans ce roman o&#249; la r&#233;f&#233;rence &#224; la peinture est majeure, comme la recherche d'une correspondance picturale des couleurs, des motifs et des lignes, Claude Simon va plus loin que jamais dans la qu&#234;te d'une prose &#171; simultan&#233;e &#187; rivalisant avec la composition d'un tableau.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rep&#232;res&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.leseditionsdeminuit.fr/livre-Les_Corps_conducteurs-1858-1-1-0-1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Paris : Minuit, 1971, 226 p.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Repris dans les &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/OEuvres-tome-2-Bibliotheque-de-la-Pleiade-2013.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;&#338;uvres&lt;/i&gt;, 2&lt;/a&gt;. &#201;dition &#233;tablie par Alastair B. Duncan, avec la collaboration de B&#233;r&#233;nice Bonhomme et David Zemmour. Paris : Gallimard, 2013. (Biblioth&#232;que de la Pl&#233;iade ; 586).. p. 417-553. Notice et notes p. 1439-1468.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Articles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; ALPHANT (Marianne), &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Marianne-Alphant-La-Lumiere-d-Orion-1993.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; La lumi&#232;re d'Orion &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Claude Simon&lt;/i&gt; [plaquette], Biblioth&#232;que municipale d'Argenteuil, 1993, p. 7-18. Repris sur le site de l'ALCS.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; BIKIALO (St&#233;phane), &#171; Les &#8220;trac&#233;s sinueux&#8221; de Claude Simon : une po&#233;tique de la pelote de laine &#187;, dans &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Les-Images-chez-Claude-Simon-2004.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Images chez Claude Simon : des mots pour le voir&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, St&#233;phane Bikialo, Catherine Rannoux (dir.), Rennes, Presses universitaires de Rennes (&lt;i&gt;La Licorne&lt;/i&gt; ; 71), 2004, p. 109-132.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; DUBOSCLARD (Genevi&#232;ve), &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/elseneur/376&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; &#192; corps ouverts. Passion des corps et anatomie dans les romans de Claude Simon (&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;) &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Elseneur&lt;/i&gt;, 35, septembre 2020, p. 79-92.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; DUFFY (Jean), &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/ccs/908&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Corpor&#233;it&#233;, m&#233;taphore et image dans &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt; &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Cahiers Claude Simon&lt;/i&gt;, 9, 2014, p. 117-141.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; GENIN (Christine), &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/ccs/3880&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Du corps malade au corps &#233;crit dans &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Jardin des Plantes&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Tramway&lt;/i&gt; &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Cahiers Claude Simon&lt;/i&gt;, 17, 2022, p. 109-123.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ouvrages&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; FERRATO-COMBE (Brigitte), &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Ferrato-Combe-Brigitte-Ecrire-en-peintre-Claude-Simon-et-la-peinture-1998.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;&#201;crire en peintre. Claude Simon et la peinture&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Grenoble : ELLUG, 1998.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; SYKES (Stuart), &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Stuart-Sykes-Les-Romans-de-Claude-Simon-1979.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Romans de Claude Simon&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Paris : &#201;ditions de Minuit, 1979, ch. VIII, &#171; 1970-1971. &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt; : le texte-constellation &#187;, p. 147-166.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; ZEMMOUR David, Articles &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;, &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Dictionnaire-Claude-Simon-Textes-reunis-par-Michel-Bertrand-2013.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Dictionnaire Claude Simon&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Textes r&#233;unis par Michel Bertrand. Paris : Honor&#233; Champion, 2013. 2 vols. t. 2, p. 627-634 et 765-772.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Notices-sur-les-oeuvres.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;voir toutes les notices&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gleize, Jo&#235;lle, &#171; Orion-Simon sur les sentiers de la cr&#233;ation &#187; (2010)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Gleize-Joelle-Orion-Simon-sur-les-sentiers-de-la-creation-2010.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Gleize-Joelle-Orion-Simon-sur-les-sentiers-de-la-creation-2010.html</guid>
		<dc:date>2013-02-24T20:36:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jo&#235;lle Gleize</dc:creator>


		<dc:subject>Les Corps conducteurs</dc:subject>
		<dc:subject>Orion aveugle</dc:subject>
		<dc:subject>Poussin, Nicolas</dc:subject>
		<dc:subject>Rauschenberg, Robert</dc:subject>
		<dc:subject>Gleize, Jo&#235;lle</dc:subject>
		<dc:subject>Composition</dc:subject>
		<dc:subject>Image</dc:subject>
		<dc:subject>Collages</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Jo&#235;lle GLEIZE, &#171; Orion-Simon sur les sentiers de la cr&#233;ation &#187;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-articles-.html" rel="directory"&gt;Articles &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Corps-conducteurs-+.html" rel="tag"&gt;Les Corps conducteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Orion-aveugle-+.html" rel="tag"&gt;Orion aveugle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Poussin-Nicolas-55-+.html" rel="tag"&gt;Poussin, Nicolas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Rauschenberg-Robert-79-+.html" rel="tag"&gt;Rauschenberg, Robert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Gleize-Joelle-+.html" rel="tag"&gt;Gleize, Jo&#235;lle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Composition-+.html" rel="tag"&gt;Composition&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Image-+.html" rel="tag"&gt;Image&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Collages-+.html" rel="tag"&gt;Collages&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;references&#034; id=&#034;references&#034;&gt;
&lt;h2&gt;R&#233;f&#233;rence(s)&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Jo&#235;lle Geize. &#171; Orion-Simon sur les sentiers de la cr&#233;ation &#187;. &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Cahiers-Claude-Simon-6-2010-61.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Cahiers Claude Simon&lt;/i&gt; 6, 2010&lt;/a&gt;, p. 71-85
&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#339;uvre de Claude Simon, le sort d'&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; para&#238;t singulier : souvent r&#233;duit &#224; sa c&#233;l&#232;bre pr&#233;face, ou au texte qui deviendra le d&#233;but des &lt;i&gt;Corps conducteurs&lt;/i&gt;, il semble vou&#233; &#224; dispara&#238;tre comme livre, et comme montage d'un texte et des illustrations qui en sont le compl&#233;ment. C'est ce livre qui nous retiendra, un livre dont la conception d&#233;pend aussi, quoique dans une moindre mesure, d'un &#233;diteur, Albert Skira et d'un directeur de collection, Ga&#235;tan Picon&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'acc&#232;s &#224; la correspondance des &#233;diteurs avec Claude Simon nous &#233;tant (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, puisqu'il appartient &#224; une collection remarquable dont la caract&#233;ristique principale est d'associer texte et reproductions d'&#339;uvres d'art et autres documents visuels. La prise en compte des diff&#233;rentes composantes du livre trouve ici une justification particuli&#232;re dans la relation &#233;troite que Simon &#233;tablit entre litt&#233;rature et peinture (relations analogiques des deux arts qu'il conna&#238;t et pratique, ou a pratiqu&#233;s) et dans sa conscience aigu&#235; de la spatialit&#233; de l'&#233;criture et du livre : on sait que la contigu&#239;t&#233; spatiale des &#233;l&#233;ments picturaux lui sert volontiers de mod&#232;le pour son &#233;criture.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le projet &#233;ditorial des &#171; Sentiers de la cr&#233;ation &#187; s'est traduit par la commande aupr&#232;s de cr&#233;ateurs (&#233;crivains et artistes) d'un &#233;crit (essai ou autobiographie) sur leur travail, sur ce qui se passe dans l'atelier. La demande a &#233;t&#233; adress&#233;e &#224; des &#233;crivains po&#232;tes : Aragon, Bonnefoy, Ponge, Asturias, Pr&#233;vert ; romanciers ou prosateurs, Elsa Triolet, Butor, Simon ; essayistes : Starobinski, Barthes ; dramaturges : Ionesco, ou peintres : Picasso, Miro. La collection, commenc&#233;e en 1969 et arr&#234;t&#233;e en 1976, est dirig&#233;e par Ga&#235;tan Picon qui y participe lui-m&#234;me pour le volume &lt;i&gt;Admirable tremblement du temps&lt;/i&gt;, pour le texte de &lt;i&gt;La Chute d'Icare&lt;/i&gt; sur Picasso, et la pr&#233;sentation des &lt;i&gt;Carnets catalans&lt;/i&gt; de Miro, dernier volume de la collection. Conform&#233;ment &#224; la tradition de la maison Skira&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Albert Skira est un des premiers &#233;diteurs utilisant les illustrations en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la maquette est luxueuse, comme la qualit&#233; du papier, un caract&#232;re est cr&#233;&#233; sp&#233;cialement pour l'occasion et tout est fait pour que l'association texte-image soit aussi soign&#233;e qu'originale.&lt;br&gt;
Le volume sign&#233; par Claude Simon porte le n&#176; 8 dans la collection. Cependant quatre publications &#233;tant programm&#233;es par an, quand le volume de Claude Simon para&#238;t en avril 1970, il succ&#232;de aux quatre premiers volumes parus en novembre 1969 : celui d'Elsa Triolet, &lt;i&gt;La mise en mots&lt;/i&gt;, d'Aragon, &lt;i&gt;Je n'ai jamais appris &#224; &#233;crire ou les incipit&lt;/i&gt;, de Ionesco, &lt;i&gt;D&#233;couvertes&lt;/i&gt;, et de Michel Butor, &lt;i&gt;Les mots dans la peinture&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; para&#238;t en m&#234;me temps que les quatre suivants : de Roland Barthes, &lt;i&gt;L'empire des signes&lt;/i&gt;, de Roger Caillois, &lt;i&gt;L'&#233;criture des pierres&lt;/i&gt; et de Jean Starobinski, &lt;i&gt;Portrait de l'artiste en saltimbanque&lt;/i&gt;. &lt;br&gt;
Sous une m&#234;me maquette, &#224; l'identit&#233; graphique forte, la diversit&#233; des volumes de la collection est &#224; l'image de la diversit&#233; des d&#233;marches des cr&#233;ateurs sollicit&#233;s. Chacun interpr&#232;te &#224; sa mani&#232;re la demande de l'&#233;diteur et le titre de la collection : une demande fond&#233;e sur une attention passionn&#233;e &#224; la cr&#233;ation contemporaine et &#224; ses questionnements. La collection suscite en effet une r&#233;flexion sur l'&#233;criture en acte qui r&#233;trospectivement appara&#238;t comme pionni&#232;re : elle pr&#233;figure les &#233;tudes de gen&#232;se et instaure entre texte et image une relation nouvelle et d'une extr&#234;me richesse. Ce sont les deux points autour desquels j'organiserai mes remarques sur le volume &#8211;texte et images- con&#231;u par Claude Simon.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;niveau titre1&#034; data-niveau-titre=&#034;1&#034; id=&#034;emotion&#034;&gt;&#171; De l'&#233;motion &#224; la cr&#233;ation &#187; ou la &#171; fabrique &#187;&lt;/div&gt;	&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de l'&#233;diteur &#233;tait ambitieux : &#233;clairer ce qui reste enfoui, le secret de l'&#339;uvre, sinon le myst&#232;re de la cr&#233;ation : d'o&#249; est venu l'&#233;lan, l'id&#233;e, le noyau originel et comment cela est-il devenu &#339;uvre ? Il n'est plus question de recourir au mythe de l'inspiration, mais de retrouver les intentions premi&#232;res de l'auteur et de reconstruire leur devenir. Ga&#235;tan Picon, dans &lt;i&gt;La Chute d'Icare&lt;/i&gt;, raconte comment, pour Albert Skira, l'id&#233;e de cette collection &#171; a pris naissance ce jour o&#249;, marchant aux c&#244;t&#233;s de Picasso dans le parc de Boisgeloup , il vit son compagnon ramasser un fil de fer et un morceau de branche morte et les enfouir dans la poche de son imperm&#233;able. Quelques jours plus tard, il devait les retrouver dans l'atelier &#8211; devenus sculptures.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pablo Picasso, La Chute d'Icare, pr&#233;sent&#233; par Ga&#235;tan Picon, coll. Les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est la question du devenir-&#339;uvre que d&#233;sire poser l'&#233;diteur aux cr&#233;ateurs, et dans des termes &#233;troitement li&#233;s &#224; la question de la modernit&#233;. Albert Skira explique ainsi le choix de son titre :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; Pourquoi les sentiers de la cr&#233;ation ? De l'&#233;motion &#224; la cr&#233;ation, le po&#232;te, le peintre, l'&#233;crivain, le musicien, le savant, l'architecte ont parcouru de nombreux chemins o&#249; ils ont cherch&#233; avec inqui&#233;tude ce qui pourrait leur donner une raison de vivre. L'&#339;uvre achev&#233;e, il ne reste plus aux cr&#233;ateurs que le souvenir lointain qui les guettait.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La formulation m&#234;le des interrogations sur les intentions ou les mat&#233;riaux de d&#233;part, sur la vis&#233;e de l'&#339;uvre et sur le travail en cours. Et les &#233;crivains et artistes sollicit&#233;s r&#233;pondront en faisant porter leur regard sur tel ou tel moment du processus, constituant ainsi une r&#233;flexion sur la gen&#232;se &#233;labor&#233;e par les cr&#233;ateurs eux-m&#234;mes, avant toute th&#233;orisation ext&#233;rieure. L'introduction de Ga&#235;tan Picon aux &lt;i&gt;Carnets catalans&lt;/i&gt; de Miro, en 1976, va plus loin, porte plus nettement sur le processus d'&#233;laboration, et pr&#233;sente le livre comme t&#233;moignant de &#171; ce qui pr&#233;c&#232;de l'&#339;uvre, seule trop souvent &#224; appara&#238;tre et dont nous avons l'illusion qu'elle a jailli d'un seul coup&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Joan Miro, Carnets et textes in&#233;dits, pr&#233;sent&#233;s par Ga&#235;tan Picon, coll. Les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; La remise en cause d'une cr&#233;ation inspir&#233;e et jaillissante, celle de la primaut&#233; de l'&#339;uvre achev&#233;e ne seront pas les moindres des effets th&#233;oriques produits par cette collection. Elle expose au regard le processus et le travail d'&#233;laboration, en donne &#224; voir l'&#233;vidence dans les volumes des &#233;bauches des &#339;uvres de Picasso et Miro, mais tout aussi bien dans le volume de Francis Ponge, &lt;i&gt;La Fabrique du pr&#233;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;niveau titre1&#034; data-niveau-titre=&#034;1&#034; id=&#034;produire&#034;&gt;Produire et non cr&#233;er&lt;/div&gt;	&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le terme de &#171; cr&#233;ation &#187;, cependant, pouvait &#234;tre ambigu, et Claude Simon a formul&#233; des r&#233;serves au sujet de ce terme qui le g&#234;nait, de m&#234;me qu'il g&#234;nait Ponge, par ses pr&#233;suppos&#233;s id&#233;alistes peu compatibles avec un d&#233;voilement du &#171; faire &#187; de l'&#233;crivain :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Je ne dirais pas la &#171; cr&#233;ation &#187;. Ce dernier mot postule en effet : &#171; ex nihilo &#187;. Or non seulement nous sommes les h&#233;ritiers de tous les &#233;crivains qui nous ont pr&#233;c&#233;d&#233;s, mais encore tout &#233;crivain, loin de partir &#171; ex nihilo &#187;, use de ce mat&#233;riau (mais peut-on employer ce mot ?) qu'est la langue, cette langue qui, comme on l'a tr&#232;s justement dit, &#171; parle d&#233;j&#224; avant nous &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entretien avec Mireille Calle, 1992-3, Claude Simon, Chemins de la m&#233;moire, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En revanche, Simon reprend la m&#233;taphore des sentiers et du cheminement, faisant du personnage d'Orion, le g&#233;ant aveugle, une figure embl&#233;matique de l'&#233;crivain et de son travail, comme avanc&#233;e t&#226;tonnante sur un chemin de langage, le long duquel s'offrent &#224; lui sans cesse des carrefours possibles parmi les sens offerts. Il peut ainsi s'approprier le titre de la collection : la m&#233;taphore du cheminement h&#233;sitant met l'accent sur les tours, d&#233;tours et recoupements de ces sentiers et nourrit la r&#233;flexion th&#233;orique de la pr&#233;face. D'autre part, par la r&#233;f&#233;rence &#224; la toile de Poussin, il s'inscrit dans la culture tout &#224; la fois mythologique, astrologique et picturale du si&#232;cle classique, et met en pratique le refus d'envisager la cr&#233;ation comme &#171; ex nihilo &#187;, et comme ph&#233;nom&#232;ne relevant d'une nouveaut&#233; absolue.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sa r&#233;ponse &#224; la question de l'&#233;diteur prend une double forme discursive : pr&#233;face-essai et fiction-&#233;criture en acte, celle-ci illustrant, exemplifiant le propos de celle-l&#224;. La description du processus d'&#233;criture dans l'essai se fait r&#233;troactivement et expose la po&#233;tique litt&#233;raire simonienne en soulignant le r&#244;le des images et de la polys&#233;mie des mots. La fiction, &#224; sa suite, donne &#224; lire le montage de fragments descriptifs-narratifs entrelac&#233;s qui composent une &#233;vocation de voyages en Am&#233;rique (Nord et Sud) et des images qu'en retient l'&#339;il qui voyage ; ainsi &#171; illustr&#233;e &#187;, la fiction donne &#224; voir le processus de cr&#233;ation, les &#171; stimuli &#187; ou les &#233;l&#233;ments de la r&#233;alit&#233; du monde ou de l'art qui ont d&#233;clench&#233; ou orient&#233; l'&#233;criture en cours.&lt;br&gt; Dans &#171; La fiction mot &#224; mot &#187;, Simon dit de ce livre qu'il est n&#233; de &#171; la consid&#233;ration des propri&#233;t&#233;s du grand tableau de &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Rauschenberg-Robert.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Rauschenberg&lt;/a&gt; intitul&#233; &lt;i&gt;Charl&#232;ne&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La fiction mot &#224; mot &#187;, Claude Simon, &#338;uvres, Biblioth&#232;que de la Pl&#233;iade, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Ayant vu &#224; New York,&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[c]ertaines boutiques dont les &#233;l&#233;ments [&#8230;] rappelaient &#233;trangement les &#233;l&#233;ments employ&#233;s par Rauschenberg ou d'autres peintres ou sculpteurs pratiquant comme lui l'art de l'&#171; assemblage &#187; ou du &#171; collage &#187;, ce tableau a eu la propri&#233;t&#233; d'appeler ou de faire surgir d'autres images, (d'autres figures) &#8211; de New York, puis du continent am&#233;ricain, d'ailleurs encore &#8211; qui sont venues, comme les propri&#233;t&#233;s du mot &#171; rideau &#187;, s'agglutiner autour de la figure consid&#233;r&#233;e au d&#233;part&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; reproduit un fragment de &lt;i&gt;Charl&#232;ne&lt;/i&gt;, la partie droite du tableau, celle qui assemble la plus grande diversit&#233; de mat&#233;riaux de nature visiblement disparate. Et Simon choisit apr&#232;s coup pour illustrations des &#339;uvres compos&#233;es de la m&#234;me mani&#232;re, par assemblage et combinatoire de fragments, et construisant une unit&#233; &#224; l'int&#233;rieur de laquelle ces &#233;l&#233;ments se r&#233;pondent. &lt;br&gt;
Simon livre ainsi &#224; &#233;galit&#233; pour le lecteur des images g&#233;n&#233;ratrices ou directrices et d'autres qui font &#233;cho &#224; son &#233;criture&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans un entretien publi&#233; par Substance n&#176; 8, hiver 1974, Claude Simon (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ; il fabrique ainsi la coh&#233;sion du texte autant que celle du livre, et conduit le lecteur &#224; en inf&#233;rer que le travail en cours est tout aussi important que l'&#233;l&#233;ment initial, et que la th&#233;orisation de la pr&#233;face, d&#233;crivant les rencontres de mots et les bifurcations auxquelles elles se pr&#234;tent, correspond &#224; l'avanc&#233;e de la fiction qui suit. &lt;br&gt; Cette fa&#231;on duelle d'&#233;clairer la gen&#232;se &#8211; essai et fiction, &#171; stimuli &#187; initiaux et &#233;l&#233;ments harmoniques &#8211; distingue le livre de Simon de celui d'Aragon. &lt;i&gt;Je n'ai jamais appris &#224; &#233;crire ou les incipit &lt;/i&gt; m&#234;le dans une &#233;criture mi-autobiographique mi-fictionnelle le r&#233;cit de gen&#232;se de ses premiers livres rest&#233;s inachev&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ainsi de son premier roman, Quelle &#226;me divine !, 1903-4, Aragon reproduit (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et celui du r&#244;le jou&#233; par les incipit dans ses livres. Certaines formules d'Aragon semblent proches de celles de Simon : &#171; On pense &#224; partir de ce qu'on &#233;crit et pas le contraire &#187; ; &#171; J'invente au fur et &#224; mesure des mots&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Louis Aragon, Ibid, p. 13, p. 16.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Mais Aragon propose surtout une fiction th&#233;orique qui conserve &#224; la cr&#233;ation tout son myst&#232;re : celle d'un &#171; incipit &#187; inaugural brusquement surgi, comme donn&#233; et &#224; la venue duquel l'&#233;crivain ne prend aucune part. Et si on voulait, malgr&#233; le risque de sch&#233;matisme, classer les premiers volumes de la collection selon qu'ils manifestent la plus ou moins grande activit&#233; ou passivit&#233; du sujet cr&#233;ateur, une diff&#233;rence nette appara&#238;trait entre eux. Certains sont du c&#244;t&#233; de l'&#233;criture comme expression, accueil en soi d'une instance autre : la main, guid&#233;e par les fantasmes dans les peintures de Ionesco, une voix int&#233;rieure qui s'impose &#224; l'&#233;coute ou plut&#244;t &#224; la lecture pour Aragon, et d'autres, comme Simon et Ponge, du c&#244;t&#233; du travail et du ressassement, de la reprise infinie du texte. On pourrait m&#234;me se demander si le livre de Simon n'est pas une r&#233;ponse contradictoire &#224; celui d'Aragon, qui fait la part belle &#224; l'irruption inexpliqu&#233;e de tel incipit, &#224; la cr&#233;ation comme apparition d'un texte qu'il suffit de lire, ainsi qu'&#224; la reproduction du geste de son &#233;criture manuscrite. Simon, qui a souvent dit son d&#233;saccord avec la notion d'&#233;criture automatique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme avec le mode d'&#233;criture programm&#233;e de Raymond Roussel.&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, affiche la notion de travail au pr&#233;sent de l'&#233;criture, et la combinaison de fragments comme geste majeur de ce travail. Proche de Francis Ponge en cela, mais sans pour autant, comme lui, publier le dossier des &#233;tats successifs d'un texte avec l'&#233;tat final, comme traces d'une r&#233;&#233;criture continue. Le d&#233;sir de d&#233;voiler la gen&#232;se ou le cheminement de l'&#339;uvre varie ainsi d'un auteur &#224; l'autre et le projet de la collection est assez souple pour accueillir ces variations.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;niveau titre1&#034; data-niveau-titre=&#034;1&#034; id=&#034;illustration&#034;&gt;Une illustration d&#233;tourn&#233;e&lt;/div&gt;	&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; se distingue moins par le soin apport&#233; &#224; l'illustration &#8211; constante de la collection &#8211; que par le r&#244;le tr&#232;s complexe que Simon pr&#234;te &#224; celle-ci ; l'illustration ne peut se contenter de donner &#224; voir ce que le texte d&#233;crit ou commente. C'est en revanche ce que fait l'essai de Michel Butor &lt;i&gt;Les Mots dans la peinture&lt;/i&gt;, puisque que sont reproduits les &#233;l&#233;ments graphiques de la peinture, investis d'une valeur propre et supports d'interpr&#233;tation. L'illustration est essentielle au propos de Butor comme elle l'est &#224; celui de Roger Caillois et &#224; ses r&#234;veries scientifiques sur les pierres, ou &#224; celui de Jean Starobinski sur les figures de clowns et de saltimbanques. Dans les deux cas, textes et images entretiennent des rapports de compl&#233;mentarit&#233; n&#233;cessaire, l'image montrant le r&#233;f&#233;rent du texte.&lt;br&gt;
La complexit&#233; du rapport texte-image dans &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; s'apparente davantage &#224; celle de &lt;i&gt;L'Empire des signes&lt;/i&gt; de Barthes, dans la mesure o&#249; celui-ci refuse lui aussi un simple rapport de commentaire :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le texte ne &#171; commente &#187; pas les images. Les images n' &#171; illustrent &#187; pas le texte ; chacune a &#233;t&#233; seulement pour moi le d&#233;part d'une sorte de vacillement visuel, analogue peut-&#234;tre &#224; cette perte de sens que le Zen appelle un satori ; texte et images, dans leur entrelacs, veulent assurer la circulation, l'&#233;change de ces signifiants : le corps, le visage, l'&#233;criture, et y lire le recul des signes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Roland Barthes, L'Empire des signes, coll. Les Sentiers de la cr&#233;ation, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Avec ce refus de la fonction d'illustration, une autre caract&#233;ristique propre &#224; &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; est la diversit&#233; des documents visuels. En effet, la plupart des volumes pr&#233;sentent une certaine unit&#233; dans l'iconographie : Aragon pr&#233;sente de nombreux documents autographes, Ionesco, ses propres dessins et peintures, qui constituent toute l'iconographie, Caillois, des photographies de pierres, Butor et Starobinski, des &#339;uvres picturales.&lt;br&gt; Dans &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;, on trouve des &#339;uvres picturales ou plastiques, mais aussi des photographies et tr&#232;s peu de documents manuscrits&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Plus pr&#233;cis&#233;ment : trois documents anatomiques : un homme, une femme et une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'auteur est pr&#233;sent en tant que scripteur et dessinateur : le dessin repr&#233;sentant sa table de travail et sa main&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dessin qui illustre apr&#232;s coup deux passages de La Bataille de Pharsale, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Hors cette main et celle qui trace les lignes de la pr&#233;face et du titre int&#233;rieur, le corps de l'&#233;crivain n'est pas autrement pr&#233;sent &#8211; sinon dans la derni&#232;re page et sous une forme g&#233;n&#233;ralisante et figur&#233;e, l'&#339;il humain de la derni&#232;re planche anatomique r&#233;pondant sym&#233;triquement &#224; la main initiale, comme &lt;i&gt;l'autre&lt;/i&gt; instrument de l'&#233;criture. &lt;br&gt; Diversit&#233; donc de l'iconographie et pourtant forte unit&#233;, parce qu'&#233;troitement li&#233;e au texte avec lequel les &#233;chos sont constants et r&#233;p&#233;t&#233;s. Ainsi la photo du fleuve Amazone entre en r&#233;sonance non seulement avec la page qu'elle &#171; illustre &#187; mais aussi avec la page suivante qui reprend l'article encyclop&#233;dique Serpent et sa gravure, et avec toutes les occurrences de formes serpentines &#8211; fil du t&#233;l&#233;phone, lapin m&#233;canique, boa de la vieille dame. Les deux r&#233;f&#233;rences picturales plac&#233;es au premier plan dans le livre, Poussin et Rauschenberg, donnent un autre exemple de cette diversit&#233;-unit&#233; : ils sont l'un et l'autre des peintres qui composent &#8211; et de mani&#232;re tr&#232;s rigoureuse, mais c'est ici le r&#244;le jou&#233; dans l'&#233;criture qui les unit par-del&#224; les si&#232;cles qui les s&#233;parent et leurs diff&#233;rences patentes.&lt;br&gt; Les vingt et une &#171; illustrations &#187;, toutes &#233;troitement li&#233;es au texte, composent des s&#233;ries que l'on pourrait mettre en rapport avec les s&#233;ries narratives et/ou descriptives du texte, mais nous ne commenterons ici que leurs fonctions.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;niveau titre1&#034; data-niveau-titre=&#034;1&#034; id=&#034;illustrer&#034;&gt;Illustrer, malgr&#233; tout ?&lt;/div&gt;	&lt;div class='spip_document_219 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L400xH254/poussin_paysage_avec_orion_aveugle-3-8bed9.jpg?1787688309' width='400' height='254' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Certains illustrations, rares, repr&#233;sentent ou indexent le r&#233;f&#233;rent de l'&#233;criture. C'est le cas de la reproduction du tableau quasi &#233;ponyme de Poussin, d&#233;crit et analys&#233;, mais dont la fonction premi&#232;re est ailleurs ; on y reviendra. Peut-on consid&#233;rer la photo du t&#233;l&#233;phone mural comme &#171; illustrant &#187; la s&#233;rie des narrations descriptives du malaise du protagoniste dans une rue new-yorkaise ? Le choix de ce d&#233;tail m&#233;canique correspond mal &#224; la fonction d'illustration. De m&#234;me la s&#233;rie des descriptions narratives du voyage en avion pourrait &#234;tre &#171; illustr&#233;e &#187; par la photographie de l'Amazone. De fait l'emplacement de ces deux photographies correspond au d&#233;but de ces deux s&#233;ries, mais elles repr&#233;sentent bien moins ce que per&#231;oit le protagoniste qu'elles ne servent de &#171; carrefours &#187; visuels &#224; l'&#233;crivain et au lecteur pour toutes les formes sinueuses du texte.
&lt;br&gt;
La fonction d'illustration appara&#238;t le plus souvent d&#233;vi&#233;e, indexant une analogie (m&#233;taphore ou comparaison). Ainsi les personnages des bo&#238;tes &#224; cigares illustrent le comparant des &#233;crivains du congr&#232;s chilien ; la gravure de l'attentat de Vaillant figure un &#233;v&#233;nement analogue &#8211; mais dramatique et historique &#8211; &#224; celui, d&#233;risoire, qui se produit au cours de ce m&#234;me congr&#232;s ; et les planches anatomiques des troncs masculin et f&#233;minin illustrent les associations visuelles suscit&#233;es par l'angoisse du malade ou le regard du voyeur sur les amants. Les montages de George Brecht et Louise Nevelson donnent une image analogique et non repr&#233;sentative de l'int&#233;rieur des buildings de la rue new-yorkaise, transpos&#233;e dans l'art abstrait am&#233;ricain des ann&#233;es 50-60. L'illustration donne &#224; voir, mais &#224; voir la m&#233;taphore, l'&#233;criture, et devient figuration de la figure&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sans doute faut-il faire la diff&#233;rence entre l'illustration du comparant (&#8230;)&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;niveau titre1&#034; data-niveau-titre=&#034;1&#034; id=&#034;allegorie&#034;&gt;All&#233;gorie de l'&#233;criture&lt;/div&gt;	&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Simon a pr&#233;sent&#233; la figure du g&#233;ant aveugle de Poussin comme &#171; une all&#233;gorie de l'&#233;crivain avan&#231;ant &#224; t&#226;tons dans la for&#234;t des signes vers &#8230; eh bien, justement le soleil levant ( c'est le titre entier du tableau). Or Orion est une constellation et quand le soleil sera lev&#233;, il sera, lui, effac&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Un homme travers&#233; par le travail. Entretien avec Claude Simon &#187; par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; La r&#233;f&#233;rence au tableau de Poussin fait l'objet de plusieurs &#233;tudes approfondies de Brigitte Ferrato-Combe et de Mireille Calle-Gruber&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Brigitte Ferrato-Combe, Ecrire en peintre Ellug, 1998, p. 89 et Mireille (&#8230;)&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui en soulignent le caract&#232;re g&#233;n&#233;rateur : amorce th&#233;matique pour les s&#233;quences descriptives-narratives du texte (disproportion du g&#233;ant aupr&#232;s de plus petits ; d&#233;marche h&#233;sitante des personnages affaiblis par la maladie ou l'&#226;ge) et &#171; &#233;l&#233;ment structurant essentiel &#187; puisqu'il ponctue le cheminement directeur de tout le livre. Je voudrais m'inscrire dans cette r&#233;flexion pour souligner quelques points caract&#233;ristiques de l'usage all&#233;gorique pluriel que fait Simon de cette illustration. &lt;br&gt;
All&#233;gorie de l'&#233;crivain, sans doute, mais aussi mati&#232;re &#224; r&#233;flexion sur la repr&#233;sentation. Car la repr&#233;sentation de l'espace est au c&#339;ur de l'analyse fictionnelle de la toile, avec celle de l'effet de profondeur produit, et Simon la compare &#224; un bas-relief, d'une certaine profondeur mais non r&#233;aliste. &#171; Il (le visiteur du mus&#233;e) ne contemple pas un spectacle &#224; trois dimensions. &#187; (p.129) Simon voit en Poussin un peintre figuratif qui refuse l'illusion repr&#233;sentative, et qui, tout en paraissant respecter les r&#232;gles de la perspective albertienne, les contredit dans sa mani&#232;re de mettre sur un m&#234;me plan la figure et le fond&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mireille Calle-Gruber, Le Grand temps, ibid, p. 232.&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette lecture du tableau de Poussin le rapproche aussi de la description &#233;crite, par l'attention au mat&#233;riau (peinture et langage) et &#224; la mati&#232;re. Adoptant la m&#234;me d&#233;marche que Poussin, Simon d&#233;fait l'illusion de volume donn&#233;e par la perspective : les nuages (du moins ceux qui portent la d&#233;esse narquoise) sont &#171; autour de la t&#234;te d'Orion (et non pas derri&#232;re) &#187; (p.129). Ce faisant, Simon s'&#233;carte de l'image de peintre classique de Poussin : le sujet mythologique (l'argument comme les personnages) est r&#233;duit &#224; cette marche vers le soleil ; la composition rigoureuse est n&#233;glig&#233;e, malgr&#233; l'attention que Simon lui accorde d'ordinaire. Il s'&#233;carte aussi d'une interpr&#233;tation romantique et met peu l'accent sur la place accord&#233;e &#224; la nature, qui occupe pourtant toute la moiti&#233; gauche du tableau&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Interpr&#233;tation dont l'&#233;tude de William Hazlitt, d&#232;s 1821, avait trac&#233; les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En revanche, il reprend, &#224; propos des &#233;tranges nuages qui masquent le soleil pour Orion, l'association inattendue de Poussin avec l'esth&#233;tique baroque, d&#233;j&#224; esquiss&#233;e dans &lt;i&gt;La Bataille de Pharsale&lt;/i&gt;, o&#249; l'analyse du tableau, en faisant allusion au sp&#233;cialiste de Poussin, Anthony Blunt, relevait le mouvement paradoxal de la figure d'Orion, &#171; immobile &#224; grands pas&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon compare, en d&#233;but de phrase, la profondeur de l'espace (&#8230;)&#034; id=&#034;nh20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#8230; chez Poussin il se trouve pour ainsi dire pr&#233;cipit&#233; Critique anglais qui d&#233;finit le baroque &lt;i&gt;movement into space&lt;/i&gt; malheureusement intraduisible le mot &lt;i&gt;into&lt;/i&gt; n'ayant en fran&#231;ais que des &#233;quivalents faibles comme &lt;i&gt;au-dedans de &lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;&#224; l'int&#233;rieur de&lt;/i&gt;&lt;br&gt; [&#8230;] &lt;br&gt;
&lt;i&gt;into space&lt;/i&gt; au-dedans de ou &#224; l'int&#233;rieur de Par exemple l'extraordinaire &lt;i&gt;Orion aveugle marchant vers la lumi&#232;re du soleil&lt;/i&gt; s'enfon&#231;ant le spectateur s'enfon&#231;ant en m&#234;me temps gigantesque sa t&#234;te dominant la cime des arbres&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En mettant l'accent sur le mouvement et sur la r&#233;partition de la lumi&#232;re, en &#233;vitant toute notation de couleur, l'&lt;i&gt;ekphrasis&lt;/i&gt; accentue l'assimilation de la toile avec un bas-relief, ou encore avec les dessins pr&#233;paratoires de Poussin, que Simon pouvait conna&#238;tre et qui sont souvent compar&#233;s &#224; des dessins de bas-reliefs, par exemple ceux de &lt;i&gt;Mo&#239;se d&#233;fendant les filles de Jethro&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette toile de 1647 a n&#233;cessit&#233; sept &#233;tudes pr&#233;paratoires ombr&#233;es au lavis (&#8230;)&#034; id=&#034;nh21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La &#171; rh&#233;torique &#187; du peintre, pour Simon, le conduit &#224; repr&#233;senter l'arri&#232;re-plan comme tel selon les lois de la perspective, mais &#224; le projeter au premier plan par les jeux de la lumi&#232;re. Cependant il s'agit l&#224; d'un effet produit et la description se cl&#244;t sur le retour &#224; la mati&#232;re picturale, &#171; une mince pellicule de couleur &#187;. Voir le tableau comme un bas-relief et montrer Orion comme ne pouvant se d&#233;tacher du d&#233;cor, gangue dans laquelle il est pris, c'est enfin &#8211; et l&#224; est sans doute l'essentiel &#8211; int&#233;grer la description du tableau au texte, la rendre non d&#233;tachable : faire &#233;cho &#224; la description du couple d'amants d&#233;crits comme en train de se figer, de devenir marbre, ainsi qu'&#224; la m&#233;taphore du magma qui entrave la marche de l'homme malade&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;De m&#234;me, la comparaison des nuages avec des &#171; circonvolutions intestinales &#187; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'&lt;i&gt;ekphrasis&lt;/i&gt; est elle-m&#234;me prise dans la gangue de la fiction.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La description d'Orion aveugle se fait sous forme fragmentaire et s&#233;rielle, avec reprises et variations dispos&#233;es dans la totalit&#233; du livre, mais surtout dans la seconde moiti&#233;. Son r&#244;le est &#233;videmment essentiel &#224; la coh&#233;sion du texte autant que du livre. Elle y intervient en proximit&#233; quasi syst&#233;matique de la s&#233;rie des narrations descriptives de l'homme malade dans une rue de New York et leurs diverses composantes (marche de la vieille dame, visite chez le m&#233;decin). Orion n'est pas seulement une all&#233;gorie mais un personnage de la fiction, et plac&#233; sur le m&#234;me plan textuel que les autres personnages : marche entrav&#233;e, but incertain. L'&#233;vocation d'Orion au d&#233;but et &#224; la fin du livre accentue en outre l'effet de cl&#244;ture et de bouclage. Le d&#233;but d&#233;veloppe le titre en une description de la toile de Poussin ; la fin annonce la disparition du g&#233;ant, effac&#233; par la lumi&#232;re du jour. Elle condense ainsi deux moments de la l&#233;gende : marche d'Orion &#171; vers la lumi&#232;re du soleil levant &#187; et son devenir constellation (qui provoque sa disparition quand arrive le soleil). Or la double nature d'Orion, personnage mythologique et constellation, appara&#238;t dans le texte de fa&#231;on disjointe et successive : le personnage puis la constellation, sans que jamais avant la derni&#232;re page, l'un ne soit li&#233; &#224; l'autre par un r&#233;cit, comme c'est le cas dans le r&#233;cit mythologique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Orion retrouve la vue que lui rend Helios &#224; l'aube. Puis il est tu&#233; par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#192; l'apparition ultime d'Orion, fait face une repr&#233;sentation anatomique de l'&#339;il : l' &#171; explicit &#187; associe la r&#233;tine et les images du monde, et &#224; l'aveuglement du g&#233;ant succ&#232;de le glissement des images du monde qui viennent s'y plaquer. De l'aveuglement initial &#224; la vision finale, le livre, comme le texte, conna&#238;t le m&#234;me destin qu'Orion, qui retrouve la vue mais pour aussit&#244;t dispara&#238;tre.&lt;br&gt;
Malgr&#233; la pr&#233;cision des descriptions successives et r&#233;p&#233;t&#233;es du tableau&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La s&#233;rie des occurrences de la figure d'Orion, dans la seconde moiti&#233; du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, un personnage de la sc&#232;ne repr&#233;sent&#233;e par Poussin est oubli&#233;, alors que les nuages sur lesquels il est juch&#233; sont longuement d&#233;crits : la d&#233;esse Diane-Art&#233;mis, responsable de l'aveuglement et peut-&#234;tre de la mort d'Orion. Avec elle, c'est la mati&#232;re mythologique qui dispara&#238;t, plus encore que la nature qui l'entoure, mais aussi bien le r&#233;cit : comme si le tableau de Poussin ne racontait rien, mais saisissait et figeait un moment, un mouvement t&#226;tonnant vers un but inaccessible. La figure d'Orion, embl&#233;matique de la d&#233;marche incertaine de l'&#233;crivain, est comme prise elle-m&#234;me dans la mati&#232;re du texte qui la transforme et la plie &#224; sa logique et &#224; son esth&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;niveau titre1&#034; data-niveau-titre=&#034;1&#034; id=&#034;modeles&#034;&gt;Illustrations mod&#232;les&lt;/div&gt;	&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Claude Simon disait r&#234;ver un rapprochement entre litt&#233;rature et peinture qui transforme &#171; la multiplicit&#233; temporelle en une multiplicit&#233; spatiale &#187; pour reprendre les mots de Ga&#235;tan Picon cit&#233;s dans &#171; La fiction mot &#224; mot &#187;. Simon l'&#233;crivain envie au peintre - et &#224; Simon auteur de collages - &#171; ce surprenant pouvoir qu'a le peintre d'abstraire de diff&#233;rentes s&#233;ries des &#233;l&#233;ments qu'il assemble en une sorte de m&#233;canique optique. &#187; Ce &#171; besoin de simultan&#233;it&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La fiction mot &#224; mot &#187;, op. cit. p.1194 et 1197.&#034; id=&#034;nh25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; que Simon dit avoir voulu satisfaire dans &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;, se satisfait d&#233;j&#224; dans &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;, et visiblement, par la contigu&#239;t&#233; texte-image et le mod&#232;le formel que constituent certains des &#233;l&#233;ments de l'iconographie : mod&#232;les de composition et de lecture.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et au premier plan, les &#171; Combines &#187; de Rauschenberg dont Claude Simon dit : &#171; j'y ai senti quelque chose d'analogue &#224; ce que j'ai essay&#233; de faire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entretien avec Lucien D&#228;llenbach, Claude Simon, coll. Les contemporains, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Collage, montage et composition d'une unit&#233; &#224; partir de cette h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; : il y a l&#224; de fait une grande proximit&#233;. Simon redouble la d&#233;marche de Rauschenberg quand il redonne &#224; certains &#233;l&#233;ments de &lt;i&gt;Charl&#232;ne&lt;/i&gt; leur statut initial d'&#233;l&#233;ments pr&#233;lev&#233;s sur le r&#233;el : les affiches d&#233;lav&#233;es qu'il d&#233;crit comme vues sur une palissade, sont de fait, dans &lt;i&gt;Charl&#232;ne&lt;/i&gt;, un collage de mat&#233;riaux pr&#233;lev&#233;s &#8211; des affiches &#8211; et int&#233;gr&#233;s &#224; l'&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#339;uvre de Rauschenberg, l'image ne repose pas sur la transformation d'un objet, mais bien plut&#244;t sur son transfert. Tir&#233; de l'espace du monde, un objet est imbriqu&#233; dans la surface d'une peinture. Loin de perdre sa densit&#233; mat&#233;rielle dans cette op&#233;ration, il affirme au contraire et de mani&#232;re insistante que les images elles-m&#234;mes sont une sorte de mat&#233;riau.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rosalind Krauss, &#171; Rauschenberg et l'image mat&#233;rialis&#233;e &#187;, L'originalit&#233; de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Rosalind Kraus souligne ainsi la capacit&#233; qu'a l'&#339;uvre de Rauschenberg de conf&#233;rer &#224; l'image la densit&#233; mat&#233;rielle de l'objet pr&#233;lev&#233; et transf&#233;r&#233;. Claude Simon s'inscrit dans la continuit&#233; de ce geste, en transf&#233;rant l'objet d&#233;crit de la toile &#224; l'&#233;criture comme s'il s'agissait de la r&#233;alit&#233; vue par le protagoniste. Ce nouveau transfert permet de transformer les affiches, gr&#226;ce &#224; leurs inscriptions, en support d'interpr&#233;tation, et en un texte qui va consonner, dans la page suivante, avec la description du Congr&#232;s chilien d'&#233;crivains. Le m&#234;me geste est reproduit avec le condor, appartenant &#224; la r&#233;alit&#233; per&#231;ue dans la description du texte (p. 58), et &#233;l&#233;ment de r&#233;alit&#233; brute (mais empaill&#233;e) int&#233;gr&#233;e &#224; la composition de Rauschenberg intitul&#233;e &lt;i&gt;Canyon&lt;/i&gt; et reproduite dans le livre (p.59).&lt;br&gt;
Figures du mode de composition du texte, les illustrations sont aussi des figures du mode de lecture qui peut en actualiser le mieux les jeux de signification : leur mise en s&#233;rie joue sur la r&#233;p&#233;tition et la variation et invite &#224; des superpositions ou r&#233;surgences de pans ant&#233;rieurs du texte. Plus g&#233;n&#233;ralement le lecteur est incit&#233; &#224; une mise en &#233;cho g&#233;n&#233;ralis&#233;e du texte avec lui-m&#234;me et avec les illustrations. Ainsi le collage en avant-derni&#232;re illustration, sans doute de Claude Simon, juxtapose cinq s&#233;ries d'ic&#244;nes diff&#233;rentes : trois s&#233;ries de figures embl&#233;matiques du continent am&#233;ricain, Marylin Monroe, J.F. Kennedy et Che Guevara, toutes trois r&#233;cemment disparues&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb28&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tous trois sont morts de mort violente respectivement en 1962, 1963, 1967.&#034; id=&#034;nh28&#034;&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, intercal&#233;es avec des marques de deux c&#233;l&#232;bres boissons am&#233;ricaines : whisky et coca-cola. Le jeu de tension entre diversit&#233; et unit&#233; y est aussi fortement embl&#233;matis&#233; que la fonction d'illustration analogique, et non repr&#233;sentative.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans l'Introduction &#224; ses &lt;i&gt;Photographies&lt;/i&gt;, Simon reprend une opposition qui lui avait valu des reproches de la part de certains th&#233;oriciens, et notamment Jean Ricardou, entre les dimensions r&#233;f&#233;rentielle et litt&#233;rale de la litt&#233;rature, et explique que cette opposition n'a pas lieu d'&#234;tre : &#171; Il y a un point d'&#233;quilibre &#224; trouver. C'est &#224; sa recherche difficile que j'&#233;cris&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb29&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon, Photographies 1937-1970, coll. Photo-Cin&#233;ma, Maeght &#233;diteur, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh29&#034;&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; C'est cet &#233;quilibre que manifeste la relation instaur&#233;e par &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; entre le texte et les illustrations choisies : r&#233;f&#233;rentielles si on peut parler de r&#233;f&#233;rent pour une m&#233;taphore ou pour une forme (celle du building, celle d'un S), g&#233;n&#233;ratrices de l'&#233;criture et de sa relance, et de la lecture, in&#233;vitablement. Leur dialogue avec le texte, le va-et-vient du regard du lecteur sont d'autant plus forts qu'elles ne proposent aucune r&#233;ponse simpliste &#224; la question du r&#233;f&#233;rent et la d&#233;tournent. Plus encore que l'&#233;criture, c'est ici le livre qui mat&#233;rialise cet &#233;quilibre en m&#234;me temps qu'il en montre la recherche en cours et par quels sentiers sinueux entrelac&#233;s elle avance - t&#226;tonnante- vers la lumi&#232;re et la fin de l'&#233;criture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'acc&#232;s &#224; la correspondance des &#233;diteurs avec Claude Simon nous &#233;tant actuellement impossible, cette &#233;tude se borne &#224; celle du livre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Albert Skira est un des premiers &#233;diteurs utilisant les illustrations en couleur et ses collections de livres d'art et de beaux livres sont c&#233;l&#232;bres pour la haute qualit&#233; technique des reproductions. Il avait fond&#233; sa maison d'&#233;dition de livres d'art en 1928, &#224; Lausanne et s'&#233;tait install&#233; &#224; Paris en 1930, o&#249; il &#233;tait tr&#232;s proche des avant-gardes artistiques : il a publi&#233; notamment la revue surr&#233;aliste &lt;i&gt;Minotaure&lt;/i&gt;, puis est retourn&#233; en Suisse &#224; partir de 1941.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pablo Picasso, &lt;i&gt;La Chute d'Icare&lt;/i&gt;, pr&#233;sent&#233; par Ga&#235;tan Picon, coll. Les sentiers de la cr&#233;ation, Skira, 1976, p.9.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Joan Miro, &lt;i&gt;Carnets et textes in&#233;dits&lt;/i&gt;, pr&#233;sent&#233;s par Ga&#235;tan Picon, coll. Les sentiers de la cr&#233;ation, Skira, 1976, p.7.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Entretien avec Mireille Calle, 1992-3, &lt;i&gt;Claude Simon, Chemins de la m&#233;moire&lt;/i&gt;, Le Griffon d'argile, PUG, 1993, p. 25.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; La fiction mot &#224; mot &#187;, Claude Simon, &lt;i&gt;&#338;uvres&lt;/i&gt;, Biblioth&#232;que de la Pl&#233;iade, 2006, p.1195.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans un entretien publi&#233; par &lt;i&gt;Substance&lt;/i&gt; n&#176; 8, hiver 1974, Claude Simon pr&#233;cise que seule la description de trois documents a contribu&#233; &#224; la r&#233;daction des &lt;i&gt;Corps conducteurs&lt;/i&gt; : le tableau de Poussin, le dessin de Picasso et la photo de l'Amazone. Les images g&#233;n&#233;ratrices varient ainsi selon la phase du travail envisag&#233;e par Simon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ainsi de son premier roman, &lt;i&gt;Quelle &#226;me divine !&lt;/i&gt;, 1903-4, Aragon reproduit une double page manuscrite ; de &lt;i&gt;La D&#233;fense de l'infini&lt;/i&gt;, d&#233;truit en 1927, &#171; ne subsiste que le titre &#187;, &lt;i&gt;Je n'ai jamais appris &#224; &#233;crire ou les incipit &lt;/i&gt;, Skira, 1969, p. 44.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Louis Aragon, &lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;, p. 13, p. 16.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme avec le mode d'&#233;criture programm&#233;e de Raymond Roussel.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Roland Barthes, &lt;i&gt;L'Empire des signes&lt;/i&gt;, coll. Les Sentiers de la cr&#233;ation, Skira, p. 7.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Plus pr&#233;cis&#233;ment : trois documents anatomiques : un homme, une femme et une t&#234;te d'homme o&#249; l'&#339;il tient une place importante, dispos&#233;s aux d&#233;but, milieu et fin. Quatre gravures dont deux documents historiques : Christophe Colomb, Auguste Vaillant, les constellations et les personnages des bo&#238;tes &#224; cigares. Deux dessins : celui de Claude Simon &#224; l'ouverture et la gravure de Picasso, tous deux li&#233;s &#224; la figure du &#034;cr&#233;ateur&#034;. Deux photographies, celle de l'Amazone et celle du t&#233;l&#233;phone mural, li&#233;es &#224; la figure du S. Neuf reproductions d'&#339;uvres d'art qui sont toutes des collages ou des montages, &#224; l'exception du tableau de Poussin.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dessin qui illustre apr&#232;s coup deux passages de &lt;i&gt;La Bataille de Pharsale&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#338;uvres,&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;, p. 731 et 738.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sans doute faut-il faire la diff&#233;rence entre l'illustration du comparant (bo&#238;tes &#224; cigares) et l'illustration m&#233;taphorique en elle-m&#234;me, celle de l'attentat de Vaillant qui donne une image analogue &#224; celle qui aurait pu &#234;tre donn&#233;e du congr&#232;s et dramatise l'incident.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Un homme travers&#233; par le travail. Entretien avec Claude Simon &#187; par Jean-Paul Goux et Alain Poirson, &lt;i&gt;La Nouvelle Critique&lt;/i&gt; n&#176;105, juin-juillet 1977.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Brigitte Ferrato-Combe, &lt;i&gt;Ecrire en peintre&lt;/i&gt; Ellug, 1998, p. 89 et Mireille Calle-Gruber, &lt;i&gt;Le Grand Temps&lt;/i&gt;, Presses Universitaires du Septentrion, 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mireille Calle-Gruber, &lt;i&gt;Le Grand temps&lt;/i&gt;, ibid, p. 232.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Interpr&#233;tation dont l'&#233;tude de William Hazlitt, d&#232;s 1821, avait trac&#233; les grandes lignes, soulignant &#224; propos d'&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;, combien Poussin s'y montre sensible &#224; la nature vue &#224; travers la vitre du temps : &#171; This great and learned man might be said to see nature through the glass of time. &#187;, cit&#233; par Keith Christiansen, &#034; The Critical Fortunes of Poussin's Landscapes&#034;, &lt;i&gt;Poussin and Nature, Arcadians Visions&lt;/i&gt;, ed. by Pierre Rosenberg and Keith Christiansen, The Metropolitan Museum of Art, New York, 2008, p. 17.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon compare, en d&#233;but de phrase, la profondeur de l'espace repr&#233;sent&#233; chez Uccello et chez Poussin : &#171; [&#8230;] la profondeur chez Uccello ne d&#233;passant pas celle limit&#233;e d'une sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre [...] le spectateur restant toujours en dehors de l'autre c&#244;t&#233; de la rampe alors que chez Poussin&#8230; &#187;, &lt;i&gt;La Bataille de Pharsale&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Op. cit&lt;/i&gt;., p. 667-668. Notons qu'Antony Blunt ne parle de baroque qu'&#224; propos de Pietro da Cortona et pour marquer sa diff&#233;rence avec Poussin.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette toile de 1647 a n&#233;cessit&#233; sept &#233;tudes pr&#233;paratoires ombr&#233;es au lavis et reprises &#224; la pierre noire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;De m&#234;me, la comparaison des nuages avec des &#171; circonvolutions intestinales &#187; (p. 129) est-elle &#224; rapprocher des dessins anatomiques.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Orion retrouve la vue que lui rend Helios &#224; l'aube. Puis il est tu&#233; par Art&#233;mis et transform&#233; en constellation par celle-ci qui regrette sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La s&#233;rie des occurrences de la figure d'Orion, dans la seconde moiti&#233; du livre pr&#233;sente d'abord la constellation (parmi d'autres, p. 94 puis seule et &#171; la plus belle de toutes &#187; p. 98). C'est ensuite seulement qu'Orion-personnage est introduit avec son guide. Puis resurgit la constellation parmi d'autres et au moment de leur effacement &#224; l'aube (p. 110). Dans les occurrences suivantes, il s'agit de la toile de Poussin, pr&#233;sent&#233;e dans un mus&#233;e (p.117) et d&#233;crite en termes techniques (p.127-9). La constellation, le personnage et le tableau tournent ainsi en se m&#233;tamorphosant devant le regard du lecteur et du &#171; visiteur du mus&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; La fiction mot &#224; mot &#187;, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt; p.1194 et 1197.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Entretien avec Lucien D&#228;llenbach, &lt;i&gt;Claude Simon&lt;/i&gt;, coll. Les contemporains, Seuil, p. 180.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rosalind Krauss, &#171; Rauschenberg et l'image mat&#233;rialis&#233;e &#187;, &lt;i&gt;L'originalit&#233; de l'avant-garde et autres mythes modernistes&lt;/i&gt;, Macula, 1993.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb28&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh28&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 28&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Tous trois sont morts de mort violente respectivement en 1962, 1963, 1967.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb29&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh29&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 29&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon, &lt;i&gt;Photographies 1937-1970&lt;/i&gt;, coll. Photo-Cin&#233;ma, Maeght &#233;diteur, 1992, p. 16.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#338;uvres, tome 2 (Biblioth&#232;que de la Pl&#233;iade, 2013)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/OEuvres-tome-2-Bibliotheque-de-la-Pleiade-2013.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/OEuvres-tome-2-Bibliotheque-de-la-Pleiade-2013.html</guid>
		<dc:date>2012-11-27T21:48:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les G&#233;orgiques</dc:subject>
		<dc:subject>L'Acacia</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>Le Tramway</dc:subject>
		<dc:subject>Les Corps conducteurs</dc:subject>
		<dc:subject>Le&#231;on de choses</dc:subject>
		<dc:subject>L'Herbe</dc:subject>
		<dc:subject>Zemmour, David</dc:subject>
		<dc:subject>Duncan, Alastair B.</dc:subject>
		<dc:subject>L'Invitation</dc:subject>
		<dc:subject>Archipel et Nord</dc:subject>
		<dc:subject>Bonhomme, B&#233;r&#233;nice</dc:subject>
		<dc:subject>Pl&#233;iade</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Claude Simon. &#338;uvres, tome II Gallimard, 14 f&#233;vrier 2013. 1712 p. (Biblioth&#232;que de la Pl&#233;iade ; 586) &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;dition &#233;tablie par Alastair B. Duncan, avec B&#233;r&#233;nice Bonhomme et David Zemmour. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce volume contient : introduction, chronologie, note sur la pr&#233;sente &#233;dition ; L'Herbe, Histoire, Les Corps conducteurs, Le&#231;on de choses, Les G&#233;orgiques, L'Invitation, L'Acacia, Le Tramway ; deux textes non publi&#233;s en volume du vivant de Claude Simon : Archipel, Nord ; Appendices : textes, plans et sch&#233;mas de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-oeuvres-.html" rel="directory"&gt;&#338;uvres&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Georgiques-+.html" rel="tag"&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-L-Acacia-+.html" rel="tag"&gt;L'Acacia&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Histoire-+.html" rel="tag"&gt;Histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Le-Tramway-+.html" rel="tag"&gt;Le Tramway&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Corps-conducteurs-+.html" rel="tag"&gt;Les Corps conducteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Lecon-de-choses-+.html" rel="tag"&gt;Le&#231;on de choses&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-L-Herbe-+.html" rel="tag"&gt;L'Herbe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Zemmour-David-44-+.html" rel="tag"&gt;Zemmour, David&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Duncan-Alastair-B-45-+.html" rel="tag"&gt;Duncan, Alastair B.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-L-Invitation-+.html" rel="tag"&gt;L'Invitation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Archipel-et-Nord-+.html" rel="tag"&gt;Archipel et Nord&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Bonhomme-Berenice-102-+.html" rel="tag"&gt;Bonhomme, B&#233;r&#233;nice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Pleiade-+.html" rel="tag"&gt;Pl&#233;iade&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;&#338;uvres&lt;/i&gt;, tome II&lt;/strong&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Gallimard, 14 f&#233;vrier 2013. 1712 p. (Biblioth&#232;que de la Pl&#233;iade ; 586)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;dition &#233;tablie par Alastair B. Duncan, avec B&#233;r&#233;nice Bonhomme et David Zemmour.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_211 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L430xH742/gallimard_pleiade-efc70.jpg?1787696901' width='430' height='742' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ce volume contient : introduction, chronologie, note sur la pr&#233;sente &#233;dition ; &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le&#231;on de choses&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'Invitation&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Tramway&lt;/i&gt; ; deux textes non publi&#233;s en volume du vivant de Claude Simon : &lt;i&gt;Archipel&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Nord&lt;/i&gt; ; Appendices : textes, plans et sch&#233;mas de Claude Simon, relatifs &#224; ses romans ; Notices, Note sur les cartes postales d'&lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;, notes, compl&#233;ment bibliographique.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class='spip_document_212 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L172xH280/pleiade2_bis-1ed97.jpg?1787696901' width='172' height='280' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;pr&#233;sentation par Alastair Duncan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;En 2001, la Pl&#233;iade propose &#224; Claude Simon de publier un volume de ses &#339;uvres. Simon en &#233;tablit lui-m&#234;me le sommaire : du &lt;i&gt;Vent&lt;/i&gt; (1957) au &lt;i&gt;Jardin des Plantes&lt;/i&gt; (1997), huit livres, quarante ans de cr&#233;ation. Puis, jusqu'&#224; sa mort en 2005, il aide &#224; la pr&#233;paration du volume, qui para&#238;t en 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la disparition de Simon, son &#339;uvre ne conna&#238;t pas de purgatoire. Sa pr&#233;sence, au contraire, s'affirme. Des romanciers qui n'&#233;taient pas n&#233;s &#224; &#171; l'&#232;re du soup&#231;on &#187; la lisent et la citent. On la traduit partout. &#192; l'heure o&#249; le &#171; nouveau roman &#187; n'&#233;met plus, Simon est un &#233;crivain vivant. C'est ce dont la Pl&#233;iade prend acte, peu apr&#232;s la sortie du volume de 2006, en pr&#233;parant une &#171; suite &#187; &#8212; qui n'en est pas une : ce tome II rassemble les &#339;uvres que Simon n'a pas retenues en 2001. &#192; en examiner le sommaire, on saisit que ce second wagon n'a rien d'un wagon de seconde classe. Mais o&#249; chercher l'unit&#233; d'un tel ensemble ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simon ne s'est pas expliqu&#233; publiquement sur ses choix de 2001. Pour autant, il n'est pas interdit de remarquer que, si des romans &#171; &#224; base de v&#233;cu &#187; (pour ne pas dire &#171; autobiographiques &#187;) &#233;taient pr&#233;sents dans sa s&#233;lection, ceux qui &#233;taient le plus visiblement fond&#233;s sur un mat&#233;riau familial avaient &#233;t&#233; &#233;cart&#233;s. La famille &#233;voqu&#233;e dans &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt; ressemble &#224; celle des Simon. &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt; fait revivre des personnages proches des parents de l'auteur. &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; enchev&#234;tre la vie de L.S.M., conventionnel et g&#233;n&#233;ral d'Empire dont les initiales sont celles d'un trisa&#239;eul de Simon, &#224; des &#233;pisodes v&#233;cus par un volontaire &#233;tranger dans l'Espagne de 1936 et par un cavalier fran&#231;ais de 1940. Dans &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt;, un p&#232;re meurt en 1914, comme celui de Simon, et un fils survit &#224; la d&#233;b&#226;cle de 1940, comme Simon lui-m&#234;me. Et &lt;i&gt;Le Tramway&lt;/i&gt;, o&#249; se rejoignent enfance et vieillesse, traverse une ville anonyme semblable &#224; celle o&#249; l'&#233;crivain a pass&#233; ses premi&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mati&#232;re familiale irrigue donc tout le volume. Mais il y a plus. Peu &#224; peu, Simon renonce partiellement &#224; &#171; inventer &#187; personnages et &#233;pisodes. Il fait des recherches, exploite des archives. La fiction progressivement s'efface. Des critiques trop press&#233;s vont d'ailleurs s'y tromper et qualifier d' &#171; autobiographies &#187; ces romans v&#233;ritables, au grand dam de l'auteur. Car ce qui est prodigieux chez Claude Simon, et ce dont les livres ici rassembl&#233;s t&#233;moignent mieux que d'autres, c'est qu'il abandonne la fiction sans renoncer au romanesque. &#171; Montrer un homme dans toute la v&#233;rit&#233; de sa nature &#187; n'est pas son affaire. &#171; Ces &#233;l&#233;ments biographiques sont des pr&#233;textes, disait-il. Le texte est autre chose. &#187; Parall&#232;le au n&#244;tre sans jamais se confondre avec lui, &#224; la fois fragmentaire et coh&#233;rent, le monde qu'il cr&#233;e &#171; &#224; base de v&#233;cu &#187; a sa v&#233;rit&#233; propre. Comme celui de Balzac.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.la-pleiade.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-de-la-Pleiade/OEuvres89&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pr&#233;sentation sur le site des &#233;ditions Gallimard&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sentation en .pdf :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_174 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/pdf/P-I-_Simon_II.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 59.7 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1787681797' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.la-pleiade.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-de-la-Pleiade/OEuvres83&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le premier volume, n&#176; 522 de la collection, est toujours disponible&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_213 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L180xH293/pleiade1-d2050.jpg?1787696901' width='180' height='293' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#233;chos et compte-rendus :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Matthieu Gosztola, &lt;a href=&#034;http://www.lacauselitteraire.fr/oeuvres-tome-ii-claude-simon-en-la-pleiade&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; &lt;i&gt;&#338;uvres&lt;/i&gt;, tome II, Claude Simon en la Pl&#233;iade &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;La Cause litt&#233;raire&lt;/i&gt;, 5 novembre 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jacques Henric, &lt;a href=&#034;http://mondesfrancophones.com/chroniques/la-chronique-de-jacques-henric/claude-simon/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Claude Simon &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Mondes francophones&lt;/i&gt;, 1er juillet 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=657220&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Alastair B. Duncan invit&#233; de Brigitte Kernel&lt;/a&gt; dans &#171; Lire avec ... &#187; sur &lt;i&gt;France Inter&lt;/i&gt;, le 13 juin &#224; 0h50.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Baptiste Liger, &lt;a href=&#034;http://www.lexpress.fr/culture/livre/litterature-francaise/relisons-claude-simon_1248556.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Relisons Claude Simon &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, 15 mai 2013.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Marc Emile Baronheid, &#171; &lt;a href=&#034;http://bscnews.fr/201304272865/Les-Classiques/claude-simon-une-esthetique-de-la-de-composition.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Claude Simon : une esth&#233;tique de la (d&#233;)composition &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;BSC News&lt;/i&gt;, 28 avril 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Fran&#231;ois Xavier, &lt;a href=&#034;http://www.huffingtonpost.fr/francois-xavier/claude-simon-la-pleiade_b_2851524.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Le tome 2 des &lt;i&gt;&#338;uvres&lt;/i&gt; de Claude Simon dans la Pl&#233;iade ou l'importance du souvenir dans la litt&#233;rature &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Le Huffington Post&lt;/i&gt;, 19 mars 2013.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Maurice Mourier, &lt;a href=&#034;http://laquinzaine.wordpress.com/2013/03/04/la-quinzaine-litteraire-n1079-du-1er-au-15-mars-2012/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; &#201;crire contre le temps &#187;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.quinzaine-litteraire.presse.fr/couvertures.php?num=1079&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La Quinzaine litt&#233;raire&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 1079, 1er mars 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jean-Claude Lebrun, &lt;a href=&#034;http://www.humanite.fr/culture/l-oeuvre-de-claude-simon-desormais-reunie-en-pleia-516376&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; L'&#339;uvre de Claude Simon d&#233;sormais r&#233;unie en Pl&#233;iade &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;L'Humanit&#233;&lt;/i&gt;, 28 F&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jean-Pierre Thibaudat, &lt;a href=&#034;http://blogs.rue89.com/balagan/2013/02/23/claude-simon-dans-la-pleiade-tome-ii-leblouissement-du-desordre-229723&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Claude Simon dans la Pl&#233;iade, tome II : l'&#233;blouissement du d&#233;sordre &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Rue89&lt;/i&gt;, 23 f&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Nathalie Crom, &lt;a href=&#034;http://www.telerama.fr/livres/oeuvres-ii-pleiade,93636.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Oeuvres II - Pleiade. Claude Simon &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;T&#233;l&#233;rama&lt;/i&gt;, 19 f&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Alastair Duncan, &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Mais-pourquoi-Claude-Simon-a-t-il-echappe-au-purgatoire-du-Nouveau-Roman.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Mais pourquoi Claude Simon a-t-il &#233;chapp&#233; au purgatoire du Nouveau Roman ? &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;France Inter&lt;/i&gt;, 16 f&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jacques-Pierre Amette, &lt;a href=&#034;http://larepubliquedeslivres.com/claude-simon-un-latin-qui-ecrase-sa-montre/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Claude Simon, un latin qui &#233;crase sa montre &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;La R&#233;publique des livres&lt;/i&gt;, 15 f&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Helmut Mayer, &lt;a href=&#034;http://www.faz.net/aktuell/feuilleton/buecher/autoren/centenarium-ein-jahr-mit-claude-simon-12071347.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Ein Jahr mit Claude Simon &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Frankfurter Allgemeine Zeitung&lt;/i&gt;, 14 f&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un des trois ou quatre qui ne quittent jamais ma table, que je feuillette en permanence. C'est le seul auteur qui repr&#233;sente &#231;a pour moi : ce qui m'int&#233;resse chez lui, c'est presque uniquement le rythme de sa phrase, la musique de sa langue. Ce dont il parle, la guerre, ne m'int&#233;resse pas beaucoup, m'ennuie m&#234;me assez vite. En revanche, sa langue me pla&#238;t &#233;norm&#233;ment. &#187; Marie NDiaye : &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/livres/2013/02/13/j-aime-cette-periode-de-vacance_881624&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; J'aime cette p&#233;riode de vacance &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, 13 f&#233;vrier 2013&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Francine de Martinoir, &lt;a href=&#034;http://www.la-croix.com/Culture/Livres/Livres/Claude-Simon-les-miseres-de-la-guerre-_NG_-2013-02-13-910614&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Claude Simon, les mis&#232;res de la guerre &#187;&lt;/a&gt;, &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;La Croix&lt;/i&gt;, 13 fevrier 2013&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai aussi &#233;t&#233; tr&#232;s marqu&#233;e par &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt; de Claude Simon et &lt;i&gt;Le Premier Homme&lt;/i&gt; d'Albert Camus, o&#249; il est question d'un p&#232;re disparu. &#187;, Mich&#232;le Audin, &lt;a href=&#034;http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20130213.OBS8680/je-n-avais-jamais-imagine-que-mon-pere-puisse-aimer.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Je n'avais jamais imagin&#233; que mon p&#232;re puisse aimer &#187;&lt;/a&gt;, BibliObs, 13 f&#233;vrier 2013&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Jean-Paul Gavard-Perret, &lt;a href=&#034;http://www.huffingtonpost.fr/jeanpaul-gavardperret/claude-simon-livre_b_2609551.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Claude Simon : montages, d&#233;montages &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;Huffington Post&lt;/i&gt;, 8 f&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Jean-Claude Perrier, &#171; Claude Simon, &#034;suite&#034; et fin &#187;, &lt;i&gt;Livres Hebdo&lt;/i&gt;, 8 f&#233;vrier 2013&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ils semblent flotter, suspendus, verticaux, g&#233;om&#233;triques et sans poids</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/ils-semblent-flotter-suspendus-verticaux-geometriques-et-sans-poids.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/ils-semblent-flotter-suspendus-verticaux-geometriques-et-sans-poids.html</guid>
		<dc:date>2012-04-27T22:06:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jo&#235;lle Gleize</dc:creator>


		<dc:subject>Les Corps conducteurs</dc:subject>
		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Des plus hauts &#233;tages des gratte-ciel on peut voir ceux-ci surgissant de loin en loin ou par grappes de la nappe laiteuse qui stagne sur la ville et s'&#233;levant dans le ciel p&#226;le o&#249; les vitres de leurs fen&#234;tres &#233;tincellent. Ils sont de couleur brune rose, noire, ocre ou grise, s'estompant peu &#224; peu &#224; mesure que l'&#339;il descend, de sorte qu'ils semblent flotter, suspendus, verticaux, g&#233;om&#233;triques et sans poids, sur une base immat&#233;rielle, comme les sommets des montagnes dans les lavis des peintres (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-citations-.html" rel="directory"&gt;Citations&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Corps-conducteurs-+.html" rel="tag"&gt;Les Corps conducteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Architecture-+.html" rel="tag"&gt;Architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Ville-+.html" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Des plus hauts &#233;tages des gratte-ciel on peut voir ceux-ci surgissant de loin en loin ou par grappes de la nappe laiteuse qui stagne sur la ville et s'&#233;levant dans le ciel p&#226;le o&#249; les vitres de leurs fen&#234;tres &#233;tincellent. Ils sont de couleur brune rose, noire, ocre ou grise, s'estompant peu &#224; peu &#224; mesure que l'&#339;il descend, de sorte qu'ils semblent flotter, suspendus, verticaux, g&#233;om&#233;triques et sans poids, sur une base immat&#233;rielle, comme les sommets des montagnes dans les lavis des peintres chinois, se profilant en taches d'encre tandis que leurs assises se diluent, se fondent dans un lavis gris perle. D&#233;chir&#233; de loin en loin mais de fa&#231;on constante par les longs hurlements des sir&#232;nes des pompiers ou de la police, un grondement continu s'&#233;l&#232;ve de la nappe brumeuse en m&#234;me temps que des bouff&#233;es malodorantes et chaudes de gaz d'&#233;chappement m&#234;l&#233;es aux relents de choux et d'huile rance. Il est impossible de distinguer le trafic et la foule qui s'&#233;coulent au fond des canyons de pierre et de briques.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Claude Simon, &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;, Minuit, 1971, p. 23.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>New York</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/New-York.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/New-York.html</guid>
		<dc:date>2012-03-03T23:35:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les Corps conducteurs</dc:subject>
		<dc:subject>Orion aveugle</dc:subject>
		<dc:subject>New York</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'automne 1968, Claude Simon se rend pour la premi&#232;re fois &#224; New York. &lt;br class='autobr' /&gt;
Simon d&#233;couvre la ville, visite notamment le Mus&#233;e d'Art moderne, o&#249; il admire, entre autres, des &#339;uvres de Rauschenberg, Nevelson, Buri et Motherwell. Invit&#233; par plusieurs universit&#233;s am&#233;ricaines, il fait alors le tour des &#201;tats-Unis. &lt;br class='autobr' /&gt;
Orion aveugle (1970) et Les Corps conducteurs (1971) &#233;voqueront notamment la ville. &lt;br class='autobr' /&gt;
En septembre 1982, un colloque intitul&#233; &#171; Three Decades of the French New Novel &#187; est organis&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-lieux-de-memoire-.html" rel="directory"&gt;Lieux de m&#233;moire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Corps-conducteurs-+.html" rel="tag"&gt;Les Corps conducteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Orion-aveugle-+.html" rel="tag"&gt;Orion aveugle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-New-York-157-+.html" rel="tag"&gt;New York&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_193 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/Claude_Simon_a_New_York-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/Claude_Simon_a_New_York-3.jpg?1360448321' width='500' height='497' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'automne 1968, Claude Simon se rend pour la premi&#232;re fois &#224; New York.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simon d&#233;couvre la ville, visite notamment le Mus&#233;e d'Art moderne, o&#249; il admire, entre autres, des &#339;uvres de &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Rauschenberg-Robert.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Rauschenberg&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Nevelson-Louise.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Nevelson&lt;/a&gt;, Buri et Motherwell. Invit&#233; par plusieurs universit&#233;s am&#233;ricaines, il fait alors le tour des &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_195 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/boutique_a_New_York.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/boutique_a_New_York.jpg?1360448351' width='500' height='354' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; (1970) et &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt; (1971) &#233;voqueront notamment la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 1982, &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Colloque-de-New-York-1982.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;un colloque intitul&#233; &#171; Three Decades of the French New Novel &#187; est organis&#233; par Tom Bishop &#224; New York&lt;/a&gt;, avec la participation de Claude Simon, Alain Robbe-Grillet, Nathalie Sarraute et Robert Pinget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; voir aussi : &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Dallenbach-Lucien-Claude-Simon-a-New-York-2013.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Lucien D&#228;llenbach, &lt;i&gt;Claude Simon &#224; New York&lt;/i&gt; (2013)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Picasso, Pablo</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Picasso-Pablo.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Picasso-Pablo.html</guid>
		<dc:date>2012-02-26T23:43:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les Corps conducteurs</dc:subject>
		<dc:subject>Orion aveugle</dc:subject>
		<dc:subject>Picasso, Pablo</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pablo Ruiz Picasso (M&#225;laga, 25 octobre 1881 - Mougins, 8 avril 1973) Peintre, dessinateur et sculpteur espagnol &lt;br class='autobr' /&gt;
&gt; Site officiel Pablo Picasso &lt;br class='autobr' /&gt;
Claude Simon a rencontr&#233; Pablo Picasso durant l'&#233;t&#233; 1956 &#224; Antibes gr&#226;ce &#224; Jacques Pr&#233;vert. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans Orion aveugle, figure (p. 96-97) une Eau forte n&#176;308 de la s&#233;rie 347 de 1968 aussi intitul&#233;e &#171; Rapha&#235;l et la Fornarina. XIII : Dans son fauteuil, le Pape en tire la langue &#187;&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-lexique-.html" rel="directory"&gt;Artistes &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Corps-conducteurs-+.html" rel="tag"&gt;Les Corps conducteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Orion-aveugle-+.html" rel="tag"&gt;Orion aveugle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Picasso-Pablo-174-+.html" rel="tag"&gt;Picasso, Pablo&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Picasso&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pablo Ruiz Picasso&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (M&#225;laga, 25 octobre 1881 - Mougins, 8 avril 1973)&lt;br/&gt;
Peintre, dessinateur et sculpteur espagnol&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&gt; &lt;a href=&#034;http://www.picasso.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Site officiel Pablo Picasso&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Simon a rencontr&#233; Pablo Picasso durant l'&#233;t&#233; 1956 &#224; Antibes gr&#226;ce &#224; Jacques Pr&#233;vert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;, figure (p. 96-97) une &lt;a href=&#034;https://galerieraphael.com/exhibitions/14/works/artworks_plus_mobile552/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Eau forte n&#176;308 de la s&#233;rie 347 de 1968&lt;/a&gt; aussi intitul&#233;e &#171; Rapha&#235;l et la Fornarina. XIII : Dans son fauteuil, le Pape en tire la langue &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Orion aveugle (Skira, 1970)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Orion-aveugle-1970.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Orion-aveugle-1970.html</guid>
		<dc:date>2012-02-20T22:53:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les Corps conducteurs</dc:subject>
		<dc:subject>Orion aveugle</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Orion aveugle est publi&#233; en avril 1970 chez Skira, dans la collection &#171; Les Sentiers de la cr&#233;ation &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Un texte de Simon, qui sera en grande partie repris dans Les Corps conducteurs (1971) accompagne des photos, des planches et des tableaux de Rauschenberg, Poussin, Dubuffet, Picasso et d'autres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le tout est pr&#233;c&#233;d&#233; d'un dessin et d'une importante pr&#233;face manuscrite en fac-simile dans laquelle Simon reprend l'image du &#171; sentier &#187; pour expliquer comment il &#233;crit ses romans. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Consulter (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-oeuvres-.html" rel="directory"&gt;&#338;uvres&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Corps-conducteurs-+.html" rel="tag"&gt;Les Corps conducteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Orion-aveugle-+.html" rel="tag"&gt;Orion aveugle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1319 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/couv_orion_aveugle_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/couv_orion_aveugle_1.jpg?1689774602' width='500' height='650' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; est publi&#233; en avril 1970 chez Skira, dans la collection &#171; Les Sentiers de la cr&#233;ation &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un texte de Simon, qui sera en grande partie repris dans &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Les-Corps-conducteurs-1971.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (1971) accompagne des photos, des planches et des tableaux de Rauschenberg, Poussin, Dubuffet, Picasso et d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tout est pr&#233;c&#233;d&#233; d'un &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Claude-Simon-Main-ecrivant-Paris.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;dessin&lt;/a&gt; et d'une importante &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Avant-que-je-me-mette-a-tracer-des-signes-sur-le-papier-il-n-y-a-rien.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;pr&#233;face manuscrite&lt;/a&gt; en fac-simile dans laquelle Simon reprend l'image du &#171; sentier &#187; pour expliquer comment il &#233;crit ses romans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Orion-aveugle-1970-744.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Consulter la notice r&#233;dig&#233;e par Jo&#235;lle Gleize&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1563 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/oa_preface.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/oa_preface.jpg?1759500494' width='500' height='347' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1557 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/oa_amazone_p38_39.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/oa_amazone_p38_39.jpg?1759500491' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1562 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/oa_p48.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/oa_p48.jpg?1759500494' width='500' height='323' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1561 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/oa_p58.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/oa_p58.jpg?1759500494' width='500' height='328' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1560 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/oa_zodiaque_p92_93.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/oa_zodiaque_p92_93.jpg?1759500493' width='500' height='335' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1558 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/oa_p106.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/oa_p106.jpg?1759500492' width='500' height='329' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_1559 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/oa_p114.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/oa_p114.jpg?1759500492' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rauschenberg, Robert</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Rauschenberg-Robert.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Rauschenberg-Robert.html</guid>
		<dc:date>2012-02-15T21:57:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les Corps conducteurs</dc:subject>
		<dc:subject>Orion aveugle</dc:subject>
		<dc:subject>Rauschenberg, Robert</dc:subject>
		<dc:subject>Bricolage</dc:subject>
		<dc:subject>New York</dc:subject>
		<dc:subject>Collages</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Robert Rauschenberg (22 octobre 1925 &#8211; 12 mai 2008) Artiste am&#233;ricain Fondation Rauschenberg Centenaire de Robert Rauschenberg en 2025 &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'automne 1968, Claude Simon se rend pour la premi&#232;re fois &#224; New York, il d&#233;couvre la ville et visite notamment le Mus&#233;e d'Art moderne, o&#249; il admire, entre autres, des &#339;uvres de Robert Rauschenberg. &lt;br class='autobr' /&gt; Charlene (1954, Stedelijk Museum, Amsterdam) &lt;br class='autobr' /&gt;
mon dernier livre [Orion aveugle] est n&#233; de la consid&#233;ration (j'emploie ce mot plut&#244;t que celui de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-lexique-.html" rel="directory"&gt;Artistes &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Corps-conducteurs-+.html" rel="tag"&gt;Les Corps conducteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Orion-aveugle-+.html" rel="tag"&gt;Orion aveugle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Rauschenberg-Robert-79-+.html" rel="tag"&gt;Rauschenberg, Robert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Bricolage-+.html" rel="tag"&gt;Bricolage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-New-York-157-+.html" rel="tag"&gt;New York&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Collages-+.html" rel="tag"&gt;Collages&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://en.wikipedia.org/wiki/Rauschenberg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Robert Rauschenberg&lt;/a&gt; (22 octobre 1925 &#8211; 12 mai 2008) &lt;br/&gt;
Artiste am&#233;ricain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.rauschenbergfoundation.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fondation Rauschenberg&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://rauschenberg100.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Centenaire de Robert Rauschenberg en 2025&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'automne 1968, Claude Simon se rend pour la premi&#232;re fois &#224; New York, il d&#233;couvre la ville et visite notamment le Mus&#233;e d'Art moderne, o&#249; il admire, entre autres, des &#339;uvres de Robert Rauschenberg.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_215 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L455xH319/rauschenberg_charlene_1954_bis-ed960.jpg?1787718962' width='455' height='319' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;i&gt;Charlene&lt;/i&gt; (1954, Stedelijk Museum, Amsterdam)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;mon dernier livre [&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;] est n&#233; de la consid&#233;ration (j'emploie ce mot plut&#244;t que celui de m&#233;ditation, charg&#233; par l'usage de significations plus ou moins religieuses ou philosophiques) des propri&#233;t&#233;s du grand tableau de Robert Rauschenberg intitul&#233; &lt;i&gt;Charlene&lt;/i&gt; qui se trouve au Stedelijk Museum d'Amsterdam. Il va naturellement de soi, qu'&#224; la diff&#233;rence d'une figure g&#233;om&#233;trique dont les propri&#233;t&#233;s sont les m&#234;mes pour tous, ces propri&#233;t&#233;s de &lt;i&gt;Charlene&lt;/i&gt; sont, pour chacun, diff&#233;rentes, chacun, bien s&#251;r, &#233;tant &#224; m&#234;me d'en d&#233;couvrir d'autres, tout aussi valables.&lt;br/&gt;
En plus du fait que Rauschenberg est am&#233;ricain, que j'ai pu voir (et photographier) &#224; New York certaines boutiques, dans le Bowery ou ailleurs, dont les &#233;l&#233;ments (fragments de moulures, t&#244;les rouill&#233;es ou papier goudronn&#233;s rempla&#231;ant les glaces bris&#233;es, inscriptions &#224; la peinture d&#233;goulinante, fragments ou &#233;l&#233;ments de mannequins (jambes, torses) en mati&#232;re plastique, reproductions de tableaux, images d&#233;chir&#233;es ou jaunies de magazines, etc.) rappelaient &#233;trangement les &#233;l&#233;ments employ&#233;s par Rauschenberg ou d'autres peintres ou sculpteurs am&#233;ricains pratiquant comme lui l'art de &#8216;l'assemblage' ou du &#8216;collage', ce tableau a eu la propri&#233;t&#233; d'appeler ou de faire surgir d'autres images (d&#8216;autres figures) &#8211; de New York puis du continent am&#233;ricain, d'autres encore &#8211; qui sont venues [&#8230;] s'agglutiner autour de la figure consid&#233;r&#233;e au d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Simon, &#171; La fiction mot &#224; mot &#187; [Colloque de Cerisy, 1971], p. 1195 dans &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/OEuvres-tome-1-Bibliotheque-de-La-Pleiade-2006.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;&#338;uvres, 1&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Paris, Gallimard, Biblioth&#232;que de la Pl&#233;iade, 2006&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Figurent parmi les illustrations d'&lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; :&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;a href=&#034;https://www.rauschenbergfoundation.org/art/artwork/charlene&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Charlene&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (1954, Stedelijk Museum, Amsterdam, p. 16-17 et p. 49) &lt;br/&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;et &lt;a href=&#034;https://www.moma.org/collection/works/165011&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Canyon&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (1959, Sonnabend Collection, New York, p. 59).&lt;br class='autobr' /&gt;
Simon &#233;voque &#233;galement :&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href=&#034;http://www.moma.org/collection/object.php?object_id=79141&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Factum II&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (1957, MOMA. Museum of Modern Art, New York)&lt;br/&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;et &lt;a href=&#034;https://www.rauschenbergfoundation.org/art/artwork/odalisk&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Odalisk&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (1955-1958, Museum Ludwig, Cologne).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La composition, la combinaison de ces mat&#233;riaux &#8216;bruts', des bouts de tissu, la peinture d&#233;goulinante, des photos ou des reproductions commerciales d'&#339;uvres d'art, parfois voil&#233;es d'un glacis, des morceaux de bois, etc. [&#8230;] Autre exemple d'une illustration &#8216;apr&#232;s coup' : le Rauschenberg qui accompagne le texte intitul&#233; &lt;a href=&#034;http://www.berlol.net/fragmens.htm#parenth&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Parenth&#232;se &#187;&lt;/a&gt; que j'ai publi&#233; dans la &lt;i&gt;Revue de la Biblioth&#232;que nationale&lt;/i&gt;. Je l'ai vu &#224; l'occasion d'un voyage, tout &#224; fait fortuitement, au mus&#233;e de Cologne. Je me sens tr&#232;s pr&#232;s de ce peintre. Il y avait, dans mon texte, l'histoire de ce personnage qui fr&#233;quente les bordels : le Rauschenberg reposait sur un oreiller, on pouvait voir sur les faces de ce cube des photos na&#239;ves de femmes nues, la reproduction d'un tableau classique (&lt;i&gt;Amour et Psych&#233;&lt;/i&gt;) y &#233;tait int&#233;gr&#233;e (&#8216;intertextualit&#233;')... Et pas seulement cela une certaine &#8216;coloration' g&#233;n&#233;rale... [&#8230;] j'y ai senti quelque chose d'analogue &#224; ce que j'avais essay&#233; de faire. Les peintres ont ce formidable avantage de pouvoir pr&#233;senter (ou si tu pr&#233;f&#232;res : &#8216;faire parler') en m&#234;me temps une quantit&#233; de choses et de les harmoniser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Simon, &lt;a href=&#034;https://christinegenin.fr/blog/2011/05/attaques-et-stimuli-1987/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Attaques et stimuli &#187;&lt;/a&gt;, entretien avec Lucien D&#228;llenbach le 22 f&#233;vrier et le 30 mars 1987, p. 180-181 dans &lt;i&gt;Claude Simon&lt;/i&gt;, Paris, Seuil, coll. &#171; Les Contemporains &#187;, 1988.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Poussin, Nicolas</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Poussin-Nicolas.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Poussin-Nicolas.html</guid>
		<dc:date>2012-02-06T22:18:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les Corps conducteurs</dc:subject>
		<dc:subject>Orion aveugle</dc:subject>
		<dc:subject>Poussin, Nicolas</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nicolas Poussin (Les Andelys, 15 juin 1594 - Rome, 19 novembre 1665) Peintre fran&#231;ais du XVIIe si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Claude Simon &#233;voque notamment : &#171; Orion aveugle marchant vers la lumi&#232;re du soleil levant (Paysage avec Orion aveugle) &#187; (1658, New York, Metropolitan Museum of Art) (ci-dessus) &#171; Les bergers d'Arcadie (Et in Arcadia ego) &#187; (1637-1638, Louvre, Paris) &#171; La Victoire de Josu&#233; sur les Amhorr&#233;ens &#187; (1625, Mus&#233;e Pouchkine, Moscou) &#171; La peste d'Ashdod &#187; (Chantilly) d&#233;sign&#233; par Simon comme &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-lexique-.html" rel="directory"&gt;Artistes &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Corps-conducteurs-+.html" rel="tag"&gt;Les Corps conducteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Orion-aveugle-+.html" rel="tag"&gt;Orion aveugle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Poussin-Nicolas-55-+.html" rel="tag"&gt;Poussin, Nicolas&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nicolas Poussin (Les Andelys, 15 juin 1594 - Rome, 19 novembre 1665)&lt;br/&gt;
Peintre fran&#231;ais du XVIIe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1332 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/poussin__nicolas_-_paysage_avec_orion_aveugle_cherchant_le_soleil_-_1658.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/poussin__nicolas_-_paysage_avec_orion_aveugle_cherchant_le_soleil_-_1658.jpg?1689799882' width='500' height='323' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Claude Simon &#233;voque notamment :&lt;br/&gt;
&#171; Orion aveugle marchant vers la lumi&#232;re du soleil levant (Paysage avec Orion aveugle) &#187; (1658, New York, Metropolitan Museum of Art) (ci-dessus)&lt;br/&gt;
&#171; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Et_in_Arcadia_ego&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les bergers d'Arcadie (Et in Arcadia ego)&lt;/a&gt; &#187; (1637-1638, Louvre, Paris) &lt;br/&gt;
&#171; La Victoire de Josu&#233; sur les Amhorr&#233;ens &#187; (1625, Mus&#233;e Pouchkine, Moscou) &lt;br/&gt;
&#171; &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Plague_in_Ashod.jpg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La peste d'Ashdod&lt;/a&gt; &#187; (Chantilly) d&#233;sign&#233; par Simon comme &#171; Sc&#232;ne d'&#233;pouvante &#187;&lt;br/&gt;
&#171; L'enl&#232;vement des Sabines &#187; (v1637, Louvre, Paris)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Site consacr&#233; &#224; Nicolas Poussin : &lt;a href=&#034;http://www.nicolas-poussin.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.nicolas-poussin.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
