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	<title>Association des Lecteurs de Claude Simon</title>
	<link>https://associationclaudesimon.org/</link>
	<description>Site de l'association des lecteurs de Claude Simon. Prix Nobel de Litt&#233;rature 1985. Bibliographie. Cahiers Claude Simon. Critiques. Ressources. &#338;uvre et actualit&#233; de l'&#339;uvre de Claude Simon.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Blanc, Anne-Lise. &#171; Claude Simon c&#244;t&#233; chair &#187; (2014)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Blanc-Anne-Lise-Claude-Simon-cote-chair-2014.html</link>
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		<dc:date>2017-02-26T00:10:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Blanc, Anne-Lise</dc:subject>
		<dc:subject>Corps</dc:subject>
		<dc:subject>Chair</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&lt;:alcs_references :&gt; Anne-Lise Blanc. &#171; Claude Simon c&#244;t&#233; chair &#187;. Chaire, chair et bonne Ch&#232;re. En hommage &#224; Paul Bretel, sous la direction de Fran&#231;oise Mignon &amp; Michel Adroher. Perpignan : Presses Universitaires de Perpignan, 2014, p. 35-51. (&#201;tudes) Cet article avait &#233;galement fait l'objet d'une communication au S&#233;minaire de juin 2015 &#224; Perpignan. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les gens moraux n'aiment pas les prostitu&#233;es. Ils n'aiment pas tout ce qui leur rappelle qu'ils ont un corps et que ce corps (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-articles-.html" rel="directory"&gt;Articles &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Blanc-Anne-Lise-233-+.html" rel="tag"&gt;Blanc, Anne-Lise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Corps-+.html" rel="tag"&gt;Corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Chair-+.html" rel="tag"&gt;Chair&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;references&#034; id=&#034;references&#034;&gt;
&lt;h2&gt;R&#233;f&#233;rence(s)&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Anne-Lise Blanc. &#171; Claude Simon c&#244;t&#233; chair &#187;. &lt;a href=&#034;https://peme.revues.org/9078&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Chaire, chair et bonne Ch&#232;re&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. En hommage &#224; Paul Bretel, sous la direction de Fran&#231;oise Mignon &amp; Michel Adroher. Perpignan : &lt;a href=&#034;http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100970510&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Presses Universitaires de Perpignan&lt;/a&gt;, 2014, p. 35-51. (&#201;tudes)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Cet article avait &#233;galement fait l'objet d'une communication au &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Seminaire-26-La-matiere-dans-tous-ses-etats-6-juin-2015.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;S&#233;minaire de juin 2015&lt;/a&gt; &#224; Perpignan.
&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Les gens moraux n'aiment pas les prostitu&#233;es. Ils n'aiment pas tout ce qui leur rappelle qu'ils ont un corps et que ce corps dispara&#238;tra. Ils regrettent d'avoir un corps, des mains, des yeux. Les gens moraux savent parfaitement bien qui ils sont et ils ont horreur de tout ce qui vient leur rappeler qu'ils ne sont rien. C'est pourquoi l'Occident qui est essentiellement moral d&#233;teste les femmes qui voient les hommes passer. Les gens moraux de l'Occident mettent volontiers un cr&#226;ne sur leur table de travail et ils disent que c'est un objet de m&#233;ditation. Mais ce n'est pas vrai, c'est seulement pour se prouver qu'ils sont vivants et qu'ils existent et c'est cela qui leur donne une satisfaction. Si c'&#233;tait pour penser &#224; la mort, ils ne mettraient pas un cr&#226;ne. Ils ne mettraient rien. Peut-&#234;tre la vue d'un os, la seule chose qui restera d'eux-m&#234;mes les console-t-elle un peu. Mais pas la chair, pas la mati&#232;re p&#233;rissable. Pas les femmes qui donnent cette mati&#232;re p&#233;rissable, qui leur rappellent cette mati&#232;re p&#233;rissable, et l'assujettissement o&#249; ils sont par rapport &#224; cette mati&#232;re, ce ventre, le ha&#239;ssant, le d&#233;sirant, le maudissant, le m&#233;prisant, le regrettant, ce ciel d'entrailles maternelles et obscures dont Greco peignait sans repos la douloureuse nostalgie. &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt; (1947)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;, Claude Simon t&#233;moigne d'une volont&#233; de se d&#233;marquer des pr&#233;cautionneuses pr&#233;ventions que, dans nos soci&#233;t&#233;s, la moralit&#233; nourrit &#224; l'&#233;gard de la chair et de la discutable distinction (sans doute inspir&#233;e par le discours dominant de la th&#233;ologie catholique) qu'elle tient &#224; faire entre chair et esprit. &#201;pousant &#224; dessein un point de vue cynique, il souligne la vanit&#233; des &#171; gens moraux de l'Occident &#187; qui se d&#233;tournent de la chair pour en fuir les alarmes et feignent la sagesse &#224; travers de prudents faux-semblants. Au contraire, il salue &#171; l'inhumain et majestueux d&#233;tachement des putains qui voient na&#238;tre, grandir, s'accomplir et mourir la raison essentielle de l'homme, se succ&#233;der sur leur corps immuable les existences &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. La Corde raide. p. 176.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#192; ses yeux, l'inextinguible d&#233;sir qu'&#233;veillent leurs chairs interchangeables et transmissibles, comme l'imm&#233;moriale fonction des filles de passe leur conf&#232;re, outre une connaissance supr&#234;me de la fugacit&#233; de l'existence, l'exceptionnelle facult&#233;, en d&#233;pit de leur &#171; mati&#232;re p&#233;rissable &#187;, d'&#233;chapper aux outrages du temps. Elles incarnent, comme les robes &#171; retap&#233;es sans fin &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. L'Herbe. p. 224&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; des virginales s&#339;urs de Pierre dans &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt; dont elles pourraient pourtant para&#238;tre l'antith&#232;se, &#171; la permanence immat&#233;rielle d'un mythe &#224; travers le temps putrescible &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 43&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Claude Simon n'a jamais souhait&#233; la r&#233;&#233;dition du texte de &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;, publi&#233; au d&#233;but de sa carri&#232;re d'&#233;crivain et devenu &#224; peu pr&#232;s introuvable, mais c'est essentiellement parce qu'il n'en approuvait pas &lt;i&gt;a posteriori&lt;/i&gt; la mani&#232;re (sans doute jug&#233;e trop discursive et personnelle) et non parce qu'il en d&#233;savouait l'esprit ou la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ainsi l'int&#233;r&#234;t que l'auteur y manifeste pour la chair, s'il prend ensuite des tournures toutes diff&#233;rentes, n'est jamais d&#233;menti dans l'&#339;uvre. Tant&#244;t objet de commerce et de consommation ou de d&#233;sir et de contemplation, tant&#244;t si&#232;ge de souffrance ou, plus g&#233;n&#233;ralement, promesse de plaisir, la chair m&#234;me y semble particuli&#232;rement pr&#233;sente : cel&#233;e, d&#233;couverte ou, plus souvent, entrevue sous l'&#233;corce des &#234;tres et des choses, derri&#232;re les &#233;crans du r&#233;el, et comme apparue.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Est-ce &#224; dire qu'elle proc&#232;de au moins autant de celui qui l'&#233;pie, la forme et la con&#231;oit que de ce qu'elle anime et emplit de mati&#232;re ? Il semble qu'en effet, la chair soit, par nature, hybride, intervallaire, nomade : &#224; mi-chemin entre la r&#233;alit&#233; tangible et la vision, &#224; la crois&#233;e des regards et des corps. Toujours potentiellement pr&#233;sente, comme un principe vital &#8211; dans les corps mourants elle est significativement momifi&#233;e &#8211;, elle est aussi toujours au moins double. Et c'est cette fondamentale ambivalence (tant&#244;t robuste et tant&#244;t fragile, elle peut appara&#238;tre mena&#231;ante ou protectrice) alli&#233;e &#224; une nature interstitielle (la chair est un tissu complexe, entre la peau et les os, la structure et la surface), mais aussi la fertilit&#233; proprement &#233;mouvante de &#171; toute cette chair, toute cette ti&#232;de et souple p&#226;te gonfl&#233;e, debout l&#224; dans l'attente de sa forme d&#233;finitive, du moule &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. Le Sacre du printemps. p. 255.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui &#233;veillent, au-del&#224; du d&#233;sir de l'homme, l'&#233;nergie cr&#233;atrice de l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;niveau titre1&#034; data-niveau-titre=&#034;1&#034; id=&#034;modulations&#034;&gt;Modulations de la chair &lt;/div&gt;	&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;r&#234;t du narrateur simonien pour la chair d&#233;passe de beaucoup la profonde sympathie de l'auteur &#224; l'&#233;gard des prostitu&#233;es. Il t&#233;moigne d'un sensuel rapport au monde et, plus largement, d'une vive sensibilit&#233; &#224; &#171; toute la chair du monde &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 210.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Caract&#233;ristique aussi des premiers personnages de l'&#339;uvre, cette sensibilit&#233; qu'aiguisent les visions ou les relations charnelles s'exprime tout particuli&#232;rement &#224; travers la perception qu'ils ont du monde apr&#232;s l'amour physique. Bernard, l'adolescent du &lt;i&gt;Sacre du printemps&lt;/i&gt;, &#224; peine sorti de la chambre d'h&#244;tel o&#249; Josy l'entra&#238;ne en pleine apr&#232;s-midi, semble poursuivre l'exp&#233;rience de son &#233;garement (que sugg&#232;re d&#233;j&#224; l'ellipse de la sc&#232;ne dans le r&#233;cit) &#224; travers le d&#233;ploiement de consid&#233;rations g&#233;n&#233;rales sur la chair que lui inspire aussi le &#171; maelstrom humain &#187; qui l'entoure dans le m&#233;tro o&#249; il se retrouve bient&#244;t&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] encastr&#233; entre les corps press&#233;s, le magma d'os et de muscles fatigu&#233;s, pensant maintenant &#224; la chair exigeante, avide et craintive, poursuivie sans tr&#234;ve tout au long de son existence par les deux terreurs jumelles de la faim et de l'an&#233;antissement, et s'ext&#233;nuant, s'insurgeant, poss&#233;d&#233;e du d&#233;sir furieux de se survivre et de sortir de soi comme s'il &#233;tait possible de filouter son destin, sauter &#224; travers et dans une autre peau avant que celui-ci s'en soit aper&#231;u ; et il pouvait percevoir comme des millions de haletants accouplements, les millions de femmes en cet instant sur le dos, avec leurs r&#226;les, leurs tendres fleurs mauves ouvertes, les millions de haletantes agonies de la chair destin&#233;e &#224; p&#233;rir, et bient&#244;t morte pour de bon, et bient&#244;t puante, et bient&#244;t pourrissant peu &#224; peu sous la terre oublieuse et indiff&#233;rente [...]&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 122.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans le chaos du monde et de l'esprit de Bernard o&#249; tout se m&#234;le en un &#171; magma &#187; indiff&#233;renci&#233;, et o&#249; le jeune homme se r&#233;duirait lui-m&#234;me &#224; &#171; la chair &#187; s'il n'&#233;tait capable d'en consid&#233;rer en pens&#233;e la destin&#233;e, il semble que tout ne soit que &#171; chair &#187; : une et inapaisable mais vou&#233;e &#224; se corrompre, elle s'exprime en une multitude de r&#226;les identiques qui semblent de plaisir mais qui sont d'agonie. Dans &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt;, Louise, elle, en m&#234;me temps qu'elle prend conscience qu'elle ne suivra pas son amant, entre en symbiose avec le monde de l'herbe qu'apr&#232;s avoir senti &#171; son corps tout entier imprim&#233; sur la terre &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. L'Herbe. p. 252.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; elle rejoint :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] couch&#233;e maintenant de tout son long sur le sol, adh&#233;rant au sol, enfon&#231;ant, enfouissant son visage dans l'herbe fra&#238;che, comme pour l'y imprimer, respirant longuement l'odeur puissante et &#226;cre d'herbe et de terre m&#234;l&#233;es (mais pas les larmes : les yeux ferm&#233;s, secs), respirant simplement, s'emplissant tout enti&#232;re de l'odeur v&#233;g&#233;tale et pure, puis se rel&#226;chant, s'abandonnant, toujours allong&#233;e sur le ventre, mais la t&#234;te tourn&#233;e sur le c&#244;t&#233;, pouvant maintenant sentir s'imprimer dans sa joue les croisillons d'herbe &#233;cras&#233;e [...]&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 254.&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On retrouve maintes fois dans l'&#339;uvre ce d&#233;sir de fusion ou cet effet de confusion avec la chair du monde qu'&#233;veille, apr&#232;s le plaisir, et parfois &#224; lui seul le sentiment de l'imminence de la mort. Dans &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;, le narrateur, &#224; la fin, imagine sa mort comme une mue dont il serait le si&#232;ge, &#171; &#233;coutant l'arbre palpiter et s'ouvrir, pousser ses ramures &#224; travers moi &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. La Corde raide. p. 187.&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et, dans &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt;, lorsqu'&#224; la suite d'une embuscade et d'une chute dans un foss&#233; il se voit mort, il se repr&#233;sente &#171; &#224; demi englouti, repris par la terre, sa chair se m&#233;langeant &#224; l'humide argile &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. La Route des Flandres. p. 223.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; &#171; la dure et pourpre chair de cette terre &#224; laquelle il &#233;tait coll&#233; pour ainsi dire ventre &#224; ventre &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 226.&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la chair, qui n'est ni la marque ni l'apanage de l'humain, appara&#238;t chez Claude Simon comme ce qui, en tous sens, rappelle l'homme &#224; sa nature ou plus exactement &#224; la nature : celle des jeunes filles leur &#171; r&#233;v&#232;l[e] avec une brutalit&#233; sanglante une r&#233;alit&#233; qui les apparente aux sources, &#224; l'herbe, &#224; la terre odorante et molle &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. Le Sacre du printemps. p. 254.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; d'apr&#232;s le beau-p&#232;re du &lt;i&gt;Sacre du printemps&lt;/i&gt;. Originelle, elle engendre un d&#233;sir m&#233;lancolique et pr&#233;sente un horizon fantasmatique que Bernard se figure comme le &#171; sein ti&#232;de et noir dont est issue toute vie et apr&#232;s quoi soupire la chair nostalgique et g&#233;missante hant&#233;e par le d&#233;sir, et plus que le d&#233;sir le besoin, et plus que le besoin la n&#233;cessit&#233; d'y retourner, d'y mourir &#224; nouveau &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On trouve le m&#234;me fantasme dans Le Vent o&#249; Montes r&#234;ve de s'enfouir comme un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cet horizon toutefois n'est jamais qu'un mirage comme le sugg&#232;re bien la &#171; voix f&#233;minine impatiente et brusque &#187; qui vient interrompre la r&#234;verie de l'adolescent, &#171; l'interpell[ant] &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. Le Sacre du printemps. p. 222.&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; au t&#233;l&#233;phone.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si c'est surtout &#224; la chair des femmes que Claude Simon se r&#233;f&#232;re comme &#224; une chair parfois inaccessible, dans ses fictions, l'effet troublant de &#171; toute cette chair de femme &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. Le Vent. p. 76.&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; s'&#233;tend souvent &#224; toutes les chairs du monde : &#224; d'autres chairs humaines bien s&#251;r, mais aussi &#224; la chair des choses ou encore &#224; des chairs animales ou v&#233;g&#233;tales qui sont parfois si proches des chairs humaines qu'elles en paraissent des avatars. Ainsi, comme photographe, Claude Simon se montre non seulement sensible &#224; la chair f&#233;minine (plusieurs nus figurent dans l'album &lt;i&gt;Photographies&lt;/i&gt; parmi lesquels se distingue, en fin d'ouvrage, une femme de t&#234;te, R&#233;a)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Claude Simon. Photographies. De l'autre c&#244;t&#233; de la fen&#234;tre. p. 25 ; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , mais &#233;galement &#224; celle (fesse, ventres, cuisses) que laissent voir les petits gitans&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir par exemple Ibid. Enfant et bicyclette. p. 25 ; Jeu. p. 62 ; Marseille. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en guenilles qui se laissent photographier sans r&#233;ticence. Mais au-del&#224; de celle des &#234;tres, il r&#233;v&#232;le la sensualit&#233; singuli&#232;re qui &#233;mane des objets qui les entourent et ainsi, souvent, en semblent, reliques ou mues, de furtives &#233;vocations : le mouvement d'un tissu qui flotte au vent, la nudit&#233; d'une poup&#233;e qui tra&#238;ne, la courbe d'une cage renfermant un oiseau, la transparence, enfin, d'ordinaires v&#234;tements de femmes (soutien-gorge, tabliers, combinaisons) pendus &#224; un fil (la l&#233;gende les d&#233;signe comme des &#171; enveloppes de femmes &#187;)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 97.&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; signalent m&#233;tonymiquement la chair voisine, famili&#232;re mais fugace.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Maintes choses paraissent ainsi, dans leurs courbes, par leur allure, ou l'apparence de leur texture, susceptibles d'accueillir et d'exprimer l'id&#233;e d'une chair dont elles sugg&#232;rent la pr&#233;sence au regard avide du photographe, comme &#224; celui de l'&#233;crivain. Ou plut&#244;t, elles apparaissent comme les vecteurs d'un d&#233;sir secr&#232;tement pr&#233;sent dans ce regard que la capture photographique et l'&#233;criture r&#233;v&#232;lent particuli&#232;rement bien quand l'une explicite l'autre. Dans &lt;i&gt;Album d'un amateur&lt;/i&gt;, Claude Simon montre ainsi le pouvoir de s&#233;duction qu'ont sur lui les couleurs en d&#233;taillant le trajet visuel auquel elles l'invitent dans une des photographies (prises lors de voyages) de groupes de nomades capables, &#224; leur insu, de &#171; compos[er] spontan&#233;ment des ensembles chromatiques qui semblent savamment orchestr&#233;s &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] partant d'une tache de lilas fan&#233; sur l'extr&#234;me droite de la photographie, on arrive, &#224; gauche, &#224; ce vert olive barr&#233; de bleu p&#226;le et bord&#233; d'un galon d'or en passant par des mauves &#233;teints, les rayures vertes et jaunes de la jupe d'un enfant &#224; la veste couleur de fruit et l'harmonieux d&#233;hanchement de la jeune femme au sari rose&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. Album d'un amateur. p. 28.&#034; id=&#034;nh19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; son tour savamment orchestr&#233;e, la description de l'image qui semble d'abord ne s'attacher qu'aux taches de couleur s'int&#233;resse peu &#224; peu aux sujets qui prennent corps sous le regard qui, d'observateur, devient gourmand (&#171; couleur de fruit &#187;) et admiratif (&#171; harmonieux &#187;). Les accords chromatiques m&#232;nent au corps fluide d'une jeune femme que sa posture naturellement sensuelle rend d'autant plus d&#233;sirable qu'elle est v&#234;tue de &#171; rose &#187;, la couleur par excellence de la chair.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral, Claude Simon se montre sensible &#224; la voluptueuse apparence du monde qui l'entoure : celle par exemple de &#171; hauts platanes &#187; auxquels, dans &lt;i&gt;Photographies&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. Photographies. p. 120-121.&#034; id=&#034;nh20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il attribue des l&#233;gendes anthropomorphiques &#171; Jambes &#187; puis &#171; Ventre et cuisses &#187; et qui d&#233;j&#224; dans &lt;i&gt;Album d'un amateur&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] &#233;voqu[aient] de fa&#231;on troublante des cuisses de femme se rejoignant sur le gonflement d'un pubis.&lt;br/&gt;
Comme si quelque m&#233;tamorphose ovidienne (ch&#226;timent ou, au contraire, faveur ?) avait perp&#233;tu&#233; sous l'&#233;corce mouchet&#233;e le corps de quelque amante, de quelque nymphe sylvestre et g&#233;ante au bassin renfl&#233;, aux jambes semblables &#224; des f&#251;ts de colonnes retournant au r&#232;gne v&#233;g&#233;tal, fouillant le ciel de leurs racines&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. Album d'un amateur. p. 32.&#034; id=&#034;nh21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'auteur, qui m&#234;le dans son commentaire les r&#233;f&#233;rences (litt&#233;raire, prosa&#239;que, mythologique), signale ici le caract&#232;re trouble de la chair qui invite au m&#233;lange des r&#232;gnes, tend &#224; brouiller les lisi&#232;res. Ce trouble se lit &#233;galement dans les images photographiques des nus presque tous ombr&#233;s ou flout&#233;s chez Claude Simon. Source (ou effet,) d'une inqui&#233;tude autant que d'une &#233;motion, il indique aussi que la chair mat&#233;rialise, au-del&#224; des corps expos&#233;s, les secrets replis d'&#234;tres ou de choses dont elle ne semblait d'abord exprimer que la face d&#233;sirable et la v&#233;ritable nature. Il laisse ainsi deviner que, comme mati&#232;re non seulement mall&#233;able mais aussi corruptible, la chair est toujours aussi empreinte de gravit&#233;, et que sous elle g&#238;t souvent &#171; comme un noyau de mort &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. Histoire. p. 110.&#034; id=&#034;nh22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ambivalente, la chair est peut-&#234;tre d'autant plus d&#233;sirable qu'en d&#233;pit de sa vitalit&#233;, elle appara&#238;t singuli&#232;rement vuln&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;niveau titre1&#034; data-niveau-titre=&#034;1&#034; id=&#034;fragilites&#034;&gt;Fragilit&#233;s de la chair&lt;/div&gt;	&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si&#232;ge de souffrance en temps de guerre, constamment mise &#224; mal, comme les identit&#233;s, par un conflit dont la violence intol&#233;rable &#233;gare et frappe en pleine chair, la chair est toutefois assez rarement &#233;voqu&#233;e dans le d&#233;tail &#224; travers les effets que la guerre a sur elle. Sans doute est-ce en raison du caract&#232;re stup&#233;fiant de ces effets d&#251; en particulier &#224; l'intangible, fulgurant et proprement inconcevable passage, en ces circonstances, de la menace &#224; l'an&#233;antissement. Georges qui, dans &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt;, &#171; avait fini par se confondre avec l'id&#233;e m&#234;me de guerre &#187;, s'il peut &#171; sentir les t&#233;n&#232;bres froides &#187;, devenues comme un m&#233;tal hostile, &#171; adh&#233;rer &#224; sa chair &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. La Route des Flandres. p. 29-30.&#034; id=&#034;nh23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ne parvient pas &#224; comprendre comment le cheval mort, rencontr&#233; sur la route le matin et revu le soir, a pu perdre aussi vite sa forme et sa substance et, &#171; non plus viande boucan&#233;e et puante mais transmu&#233;e &#187;, avoir &#233;t&#233; &#171; assimil&#233; par la terre profonde &#187; : &#171; mais ce n'&#233;tait pas possible, pensa Georges, pas en un jour &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. 228.&#034; id=&#034;nh24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Outre qu'elle se heurte &#224; l'inou&#239;e transformation des chairs en &#171; chaux friable &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Idem.&#034; id=&#034;nh25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; par la guerre qui carbonise et m&#234;le la &#171; chair d'adolescents &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 221.&#034; id=&#034;nh26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; aux d&#233;chets ind&#233;finissables dont la charpie jonche les lieux travers&#233;s par les combats, l'&#233;vocation des chairs meurtries est confront&#233;e, dans l'&#339;uvre, &#224; la difficult&#233; de parvenir &#171; avec des mots [&#224;] faire exister l'indicible &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. L'Acacia. p. 348.&#034; id=&#034;nh27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt;, le narrateur &#233;voque des cavaliers &#224; l'allure somnambulique, &#171; ext&#233;nu&#233;s &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb28&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 29.&#034; id=&#034;nh28&#034;&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; par une guerre que leur incr&#233;dulit&#233; rend irr&#233;elle et presque f&#233;erique, &#171; inexpressifs &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb29&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 31.&#034; id=&#034;nh29&#034;&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et qu'une r&#233;signation collective &#224; la mort contribue &#224; d&#233;sincarner. Il est, au contraire, longuement question des blessures de leurs chevaux, vaillantes&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] montures fourbues aux &#233;chines &#233;corch&#233;es (les deux seules fois o&#249; ils avaient pu desseller, la peau &#233;tait rest&#233;e accroch&#233;e par lambeaux aux tapis dessell&#233;s, la premi&#232;re fois larges comme des pi&#232;ces de monnaie, la seconde comme la paume, laissant voir les plaques de chair &#224; vif, violac&#233;e, d&#233;j&#224; purulente), [...] capables encore de galoper si une fois de plus les &#233;perons labouraient leurs flancs ensanglant&#233;s : dociles, douloureux, tragiques, continuant &#224; avancer jusqu'&#224; ce qu'ils butent une premi&#232;re fois, relev&#233;s &#224; l'&#233;peron, puis une seconde, et enfin, sans pr&#233;avis, fl&#233;chissant des jarrets, s'effondrant et ne bougeant plus, couch&#233;s sur le c&#244;t&#233;, ne conservant plus de vivant ou plut&#244;t d'humain que leurs grands yeux d'alm&#233;es, pensifs, sans fond et d&#233;chirants&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb30&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 32.&#034; id=&#034;nh30&#034;&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est, dans l'&#233;vocation pr&#233;cise et path&#233;tique que le r&#233;cit fait de ces chevaux &#171; d&#233;chirants &#187; qui, &#233;corch&#233;s vifs, s'affalent, &#224; bout de force, sous le poids d'un conflit inhumain, que s'exprime finalement la souffrance des hommes et le souvenir de la chair bless&#233;e. &#192; travers l'&#233;panorthose (&#171; ou plut&#244;t &#187;) qui, sans pouvoir redresser les b&#234;tes tomb&#233;es &#224; terre, leur pr&#234;te nature humaine et la mention de leurs &#171; grands yeux &#187;, on peut lire la suggestion de leur fragile d&#233;licatesse de danseuses en m&#234;me temps que celle de leur pouvoir de r&#233;flexion. En m&#234;me temps que leur vuln&#233;rabilit&#233; le texte exprime l'indignation inapaisable et &#171; sans fond &#187; que procure le rappel de leur martyre, mais aussi la difficult&#233; de dire, pour le narrateur, celui de sa propre chair.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si la chair ainsi est rarement d&#233;crite dans le d&#233;tail de ses blessures, elle appara&#238;t au contraire comme l'une des mati&#232;res les mieux dispos&#233;es chez Claude Simon &#224; porter les stigmates du temps. Propice &#224; la dissociation, elle est alors d'ailleurs le plus souvent d&#233;sign&#233;e, dans cette perspective, par un pluriel. La chair appara&#238;t, &#224; travers sa d&#233;faite, comme l'un des motifs majeurs de &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb31&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;De tr&#232;s nombreux feuillets manuscrits du roman s'intitulent &#171; Chair &#187; et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh31&#034;&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Elle n'est pourtant pas repr&#233;sent&#233;e, dans ce roman, par Marie (personnage inspir&#233; par une tante de l'auteur, Tante Mie) dont l'agonie est au centre de la di&#233;g&#232;se. Indiff&#233;rente &#224; la chair (aux yeux de sa belle-s&#339;ur elle est m&#234;me &#171; la n&#233;gation de la chair &#187;), Marie conserve un &#171; corps intact &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb32&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. L'Herbe. p. 60.&#034; id=&#034;nh32&#034;&gt;32&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et quoiqu'elle d&#233;p&#233;risse, elle appara&#238;t dans le texte comme une figure de la constance que sa robe sombre inlassablement rapi&#233;c&#233;e et ses chairs dess&#233;ch&#233;es semblent mettre hors d'&#226;ge. La chair ne renvoie pas tant, non plus, &#224; Louise dont la rencontre charnelle avec son amant au milieu de la nature et &#224; la fin du roman n'offre aucune issue &#224; sa faillite de femme mari&#233;e, qu'au vieux couple en d&#233;route que forment Pierre et Sabine que l'on retrouve dans &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt; o&#249; ils ne semblent plus chacun qu'&#171; un assemblage de chairs pr&#234;tes &#224; se s&#233;parer &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb33&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. La Route des Flandres. p. 129.&#034; id=&#034;nh33&#034;&gt;33&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pierre s'est mu&#233; en un monstrueux amas guett&#233; par l'immobilit&#233;. Le r&#233;cit le pr&#233;sente &#171; luttant &#224; la fois contre son corps difforme, cette sorte d'outre, de chancelante montagne, et la vieille D&#233;janire hoquetante &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb34&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. L'Herbe. p. 226.&#034; id=&#034;nh34&#034;&gt;34&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qu'est devenue sa femme. Il n'est plus qu'une&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] masse difforme &#224; l'int&#233;rieur de laquelle le vieillard se trouve emprisonn&#233;, comme b&#226;illonn&#233;, mur&#233; dans sa propre chair, celle-ci occup&#233;e &#224; se nourrir (ou plut&#244;t se d&#233;truire : comme si par l'effet d'une fac&#233;tieuse mal&#233;diction, d'une imb&#233;cile et mortelle revanche de la mati&#232;re, l'acte naturel &#8211; absorber des aliments &#8211; destin&#233; &#224; entretenir la vie aboutissait maintenant &#224; un r&#233;sultat en quelque sorte inverse : son lent &#233;touffement par son exc&#232;s m&#234;me)&#8239;[...]&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb35&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 143.&#034; id=&#034;nh35&#034;&gt;35&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Sabine, clinquante et volubile, ind&#233;cente, &#171; avec ses cheveux rouges, son visage fan&#233; et peint, sa chair vuln&#233;rable [...] incarn[e] on ne sait quelle path&#233;tique protestation, quel path&#233;tique et in&#233;gal combat perdu d'avance [...] contre le temps &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb36&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 168.&#034; id=&#034;nh36&#034;&gt;36&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Artificiellement li&#233;s par leur fils, Georges, l'improbable produit de leur union que Pierre consid&#232;re avec une &#171; songeuse incr&#233;dulit&#233; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb37&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 144.&#034; id=&#034;nh37&#034;&gt;37&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et secr&#232;tement accord&#233;s par les sournois et brusques assauts que le temps fait subir &#224; leurs chairs, ils n'offrent &#224; l'in&#233;luctable passage du temps (l'un en se r&#233;signant et en se figeant, l'autre en gesticulant) que la pitoyable et vaine r&#233;sistance de leurs corps d&#233;faits et promis &#224; l'informe comme semble le sugg&#233;rer la figure fil&#233;e dans le texte du glissement de terrain :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] (les choses se passant, comme dans ces mouvements de terrains lentement et sournoisement min&#233;s, par de brusques &#224;-coups) les chairs se d&#233;sunissant pour ainsi dire, se ravinant, glissant par saccades, de sorte que ce n'&#233;tait pas &#224; la suite d'une imperceptible transformation modifiant par d'infinit&#233;simales retouches leur aspect ext&#233;rieur que le vieux couple &#233;tait maintenant devenu ce qu'il &#233;tait mais par une suite de soudaines mutations&#8239;[...]&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb38&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 68-69.&#034; id=&#034;nh38&#034;&gt;38&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La vanit&#233; de &#171; la chair putrescible, g&#233;missante et terrifi&#233;e &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb39&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 212.&#034; id=&#034;nh39&#034;&gt;39&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ainsi d&#233;velopp&#233;e &#224; travers ces deux figures &#224; la fois discordantes et compl&#233;mentaires semble exprimer l'in&#233;luctable mis&#232;re de l'homme, la r&#233;versibilit&#233; des choses et la fugacit&#233; de l'existence dont les chairs portent le sceau. Mais ce motif privil&#233;gi&#233; de la chair ne laisse pas aussi, comme &#171; la femme iris &#187; de &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt;, d'&#171; exhal[er] cette d&#233;chirante m&#233;lancolie des fleurs fan&#233;es &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb40&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Idem.&#034; id=&#034;nh40&#034;&gt;40&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui, &#224; l'&#233;vidence, aiguise l'&#233;nergie cr&#233;atrice de l'&#233;crivain.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;niveau titre1&#034; data-niveau-titre=&#034;1&#034; id=&#034;salut&#034;&gt;Le salut par la chair&lt;/div&gt;	&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;, l'auteur associe la m&#233;lancolie &#224; l'irr&#233;pressible &#233;lan &#233;rotique (&#171; je la d&#233;sirais terriblement &#187;) que suffit &#224; &#233;veiller la chair entrevue de la femme aim&#233;e et qu'attise sans doute secr&#232;tement la perspective d'un d&#233;part (&#171; Je t&#226;chais d'oublier que j'allais &#234;tre oblig&#233; de partir &#187;) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] il suffisait [...] que je la regarde quand nous &#233;tions sur la plage, surtout au-dessus de l'aisselle, &#224; l'endroit o&#249; le sein se rattache &#224; l'&#233;paule et o&#249; la densit&#233; de sa chair formait deux petits plis, pour que je sente de nouveau le d&#233;sir douloureux me remplir, une vague, une pouss&#233;e m&#233;lancolique, attendrie, suffocante&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb41&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. La Corde raide. p. 17.&#034; id=&#034;nh41&#034;&gt;41&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Loin d'&#234;tre un sentiment st&#233;rilisant n&#233; d'un d&#233;senchantement et conduisant, au mieux, &#224; la d&#233;ploration, la m&#233;lancolie est m&#234;me d&#233;finie par S., dans &lt;i&gt;Le Jardin des Plantes&lt;/i&gt;, comme une disposition &#171; active, d&#233;sirante &#187;, un &#171; furieux d&#233;sir de vivre &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb42&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C&#233;cile Yapaudjian-Labat. Article &#171; M&#233;lancolie &#187;. Michel Bertrand. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh42&#034;&gt;42&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; que provoque le fort pressentiment d'une mort imminente et qui se trouve &#224; l'oppos&#233; de&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] la lamentation du po&#232;te &#171; La chair est triste, h&#233;las, et j'ai lu tous les livres &#187;, et S. dit que c'&#233;tait m&#234;me exactement le contraire [...] quelque chose de violent qui protestait, furieux, b&#226;illonn&#233; mais hurlant : Jamais je n'avais tant d&#233;sir&#233; vivre, jamais je n'avais regard&#233; avec autant d'avidit&#233;, d'&#233;merveillement, le ciel, les nuages, les pr&#233;s, les haies...&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb43&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. Le Jardin des Plantes. p. 302-303.&#034; id=&#034;nh43&#034;&gt;43&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#233;lancolie qui postule la vie, aiguise les sens et ne demande qu'&#224; s'exprimer, s'av&#232;re finalement f&#233;conde et m&#234;me prolifique pour le survivant devenu &#233;crivain. Mais elle ne l'est qu'une fois la commotion pass&#233;e, et, fureur n&#233;cessairement empress&#233;e (c'est la conscience aigu&#235; de sa finitude qui la souffle), c'est dans la rencontre charnelle qu'elle trouve sa premi&#232;re et naturelle &#233;chappatoire.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quoique ses effets de conversion de la souffrance en joie soient provisoires, c'est le puissant pouvoir de s&#233;duction et, partant, de consolation de la chair qui souvent en soutient le d&#233;sir dans le texte simonien. Et peut-&#234;tre m&#234;me, est-ce, au fond, la fugacit&#233; de ce pouvoir qui alimente la t&#233;nacit&#233; du d&#233;sir qu'il &#233;veille. La rencontre charnelle s'av&#232;re en tout cas toujours propre &#224; procurer promptement l'illusion qu'on peut omettre l'histoire, estomper le r&#233;el et m&#234;me d&#233;passer d'humaines limites qu'elle commence pourtant souvent par rappeler. La chair aimante, attire l'&#339;il, attise le d&#233;sir parce qu'elle permet au sujet (corps et esprit) de se vider de sa substance, de se r&#233;g&#233;n&#233;rer et g&#233;n&#233;ralement de s'&#233;vader. Ce r&#244;le d'exutoire est ce qui fait des filles de joie, plusieurs fois dans l'&#339;uvre, des m&#233;diatrices d'autant plus providentielles qu'anonymes, elles ne sont gu&#232;re diff&#233;renci&#233;es, et que, presque exclusivement chair, elles favorisent, en retour, l'oubli de soi.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le narrateur simonien ne consid&#232;re toutefois pas ces filles &#224; vendre avec un ang&#233;lisme na&#239;f. Il ne masque ni leur indigence ni les artifices auxquels elles recourent. Souvent, il les &#233;voque dans un contexte insalubre, un d&#233;cor fruste et des v&#234;tements sommaires comme ces&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] combinaisons d&#233;color&#233;es &#224; force d'avoir &#233;t&#233; lav&#233;es non plus roses bleues ou amande mais d'une seule et m&#234;me teinte semblait-il javellis&#233;e pour ainsi dire &#224; peine diff&#233;renci&#233;e par de p&#226;les modulations bord&#233;es par ce qui avait sans doute &#233;t&#233; autrefois de la dentelle maintenant de vagues festons jaun&#226;tres ajour&#233;s pendant ou peut-&#234;tre simplement les franges de la soie &#233;lim&#233;e [...]&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb44&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. La Chevelure de B&#233;r&#233;nice. p. 15.&#034; id=&#034;nh44&#034;&gt;44&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;qui, dans &lt;i&gt;La Chevelure de B&#233;r&#233;nice&lt;/i&gt;, semblent se confondre avec les corps d&#233;teints des filles &#224; la &#171; chair tout enti&#232;re &#233;paules poitrine cuisses d&#233;color&#233;e pass&#233;e aussi semblait-il &#224; l'eau de Javel gris&#226;tre &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb45&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 17.&#034; id=&#034;nh45&#034;&gt;45&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Et leur posture comme leur accoutrement sont toujours manifestement calcul&#233;s comme ceux de ces &#171; filles &#224; demi nues ou v&#234;tues de porte-jarretelles &#187; qui, pour des photos de magazines,&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] soul&#232;v[ent] leurs combinaisons ou se t[iennent] &#224; quatre pattes pour exhiber leurs croupes avec des gestes et des mimiques invitant non &#224; une &#233;treinte, pas m&#234;me &#224; une saillie, mais &#224; l'assouvissement de quelque besoin naturel et malodorant comme ceux que l'on satisfait en d&#233;boutonnant son pantalon dans la puanteur des feuill&#233;es ou des lieux d'aisance&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb46&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. Les G&#233;orgiques. p. 110.&#034; id=&#034;nh46&#034;&gt;46&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le narrateur ne manque pas ici, passant d'&#171; &#233;treinte &#187; &#224; &#171; saillie &#187; puis &#224; &#171; besoin malodorant et naturel &#187; de signaler, &#224; travers la d&#233;gradation s&#233;mantique, le caract&#232;re purement physiologique de la concupiscence qu'elles &#233;veillent chez les hommes qui contemplent leurs poses suggestives. Mais il signale dans le m&#234;me temps le caract&#232;re irr&#233;pressible et presque vital de ce besoin de chair (f&#251;t-ce sur papier glac&#233;) qu'&#233;prouvent les hommes qui, revenus de patrouille &#224; leur cantonnement, anesth&#233;si&#233;s pas le froid &#171; (ce n'&#233;tait plus leur chair, leurs os qui le percevaient : seulement leurs narines, comme s'ils eussent respir&#233; les &#233;manations glac&#233;es de quelque fiole de pharmacie, comme de l'&#233;ther) &#187;, &#171; ivres de sommeil et de fatigue, &#224; demi inconscients &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb47&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 109.&#034; id=&#034;nh47&#034;&gt;47&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, envahis par un &#171; ind&#233;finissable d&#233;go&#251;t &#187; se chauffent au po&#234;le rallum&#233; avec &#171; les pages d&#233;chir&#233;es de livres de pi&#233;t&#233; ou de manuels scolaires &#187; et aux &#171; cuisses grasses et p&#226;les des bonniches d&#233;culott&#233;es &#187; qu'ils &#171; contempl[ent] en jurant &#187;, &#171; encore sangl&#233;s dans leurs buffleteries &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb48&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 110.&#034; id=&#034;nh48&#034;&gt;48&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce besoin appara&#238;t d'autant plus g&#233;n&#233;ral qu'il est &#233;galement &#233;prouv&#233; par &#171; les officiers &#187; qui, quoiqu'ils b&#233;n&#233;ficient de meilleurs traitements, n'en &#171; cach[ent] &#187; pas moins sous&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] les manuels du service en campagne et les lettres inachev&#233;es aux aristocratiques fianc&#233;es [...] les m&#234;mes photos aguicheuses (quoique celles r&#233;serv&#233;es aux simples soldats fussent imprim&#233;es sur un mauvais papier et &#224; l'aide d'une encre bistre et bon march&#233; : celles des officiers en technicolor et sur papier couch&#233;, leurs nudit&#233;s bronz&#233;es et nonchalamment &#233;tendues au bord de piscines ou sous des patios californiens)&#8239;[...] &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb49&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 110-111.&#034; id=&#034;nh49&#034;&gt;49&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Quoiqu'il &#233;chappe d'autant moins au st&#233;r&#233;otype qu'il est assouvi, dans un contexte guerrier o&#249;, de l'aveu du narrateur d'&lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;, &#171; un tonneau avec sa bonde ouverte [...] aurait fait l'effet d'une aphrodisiaque apparition &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb50&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. Histoire. p. 340.&#034; id=&#034;nh50&#034;&gt;50&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et par l'interm&#233;diaire de clich&#233;s photographiques provenant d'illustr&#233;s sp&#233;cialis&#233;s, ce besoin salutaire appara&#238;t comme un exutoire d'une rare efficacit&#233;. Dans l'avant-dernier roman de Claude Simon, &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt;, le bordel et la chair qu'il y consomme apparaissent m&#234;me comme l'indispensable sas qui permet au narrateur de revenir &#224; la vie civile apr&#232;s avoir surv&#233;cu &#224; l'an&#233;antissement de son escadron et &#224; l'&#233;vasion d'un camp de prisonniers, de redevenir un &#171; homme normal &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb51&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. L'Acacia. p. 348.&#034; id=&#034;nh51&#034;&gt;51&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#171; N'aspirant [d'abord] &#224; rien d'autre qu'&#224; l'inertie de la mati&#232;re &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb52&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 347.&#034; id=&#034;nh52&#034;&gt;52&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et tourment&#233; par les images d'une guerre qui l'a r&#233;duit &#224; l'&#233;tat de b&#234;te, il quitte finalement le &#171; mausol&#233;e familial &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb53&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 356.&#034; id=&#034;nh53&#034;&gt;53&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, lui-m&#234;me hant&#233; par ses &#233;nigmatiques anc&#234;tres, o&#249; il croyait pouvoir trouver refuge, et, m&#251; par une ardeur qu'il compare &#224; celle de &#171; ces chiens [...] guid&#233;s d'instinct ou par quelque obscur cheminement de la m&#233;moire vers l'endroit o&#249; ils savent trouver &#224; coup s&#251;r la p&#226;t&#233;e, la femelle en chaleur ou la poubelle qu'il leur faut &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb54&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 357.&#034; id=&#034;nh54&#034;&gt;54&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il entreprend de se rendre dans une maison de passe. Il semble alors significatif qu'il se heurte d'abord litt&#233;ralement (&#171; s'obstinant &#224; appuyer rageusement sur le bouton de la sonnette puis saisissant le heurtoir, frappant avec violence, &#233;coutant retentir comme des explosions dans la rue silencieuse la gr&#234;le de coups &#187;)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb55&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 358.&#034; id=&#034;nh55&#034;&gt;55&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; des portes closes avant qu'une &#171; nouvelle porte &#187; ne s'ouvre. Le r&#233;pit que procure aussit&#244;t cette ouverture d&#233;sir&#233;e d'une porte &#171; l&#233;g&#232;rement entreb&#226;ill&#233;e, laissant voir une bande de lumi&#232;re ros&#226;tre qui venait de l'int&#233;rieur &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb56&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Idem.&#034; id=&#034;nh56&#034;&gt;56&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, promesse de &#171; quelque chose comme une fleur p&#226;le &#187; que quelques minutes plus tard une des jeunes femmes venue au-devant de lui &#171; entrouvr[e] &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb57&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 367.&#034; id=&#034;nh57&#034;&gt;57&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; son intention, est alors marqu&#233; dans le texte par un alin&#233;a, l&#233;g&#232;re suspension dans le texte alors dense, commissure ouverte du r&#233;cit, signe annonciateur d'une &#233;chapp&#233;e possible dans l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les deux corps de femmes que le narrateur choisit d'inviter peu apr&#232;s &#224; r&#233;pondre &#224; son avidit&#233; lui permettent, une fois le &#171; monde ext&#233;rieur [...] aboli &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb58&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 368.&#034; id=&#034;nh58&#034;&gt;58&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, de s'ab&#238;mer &#171; corps et esprit &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb59&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 371.&#034; id=&#034;nh59&#034;&gt;59&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, de &#171; se noy[er] dans les ti&#232;des &#233;claboussures de chair &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb60&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 368.&#034; id=&#034;nh60&#034;&gt;60&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour retrouver au fond de lui une pouss&#233;e vitale que favorise son bouleversant corps &#224; corps avec :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] quelque chose de vivant, mobile : crins, muqueuses, l&#232;vres, salive, langues, yeux, voix, souffles : la chair sans mensonge, cr&#233;dible, docile dans ses mains, se mouvant, s'&#233;cartant, s'ouvrant : la solitude, la mort, le doute conjur&#233;s, vaincus, puis m&#234;me plus, plus rien d'autre que cette ru&#233;e, ce maelstr&#246;m, tandis que toutes les particules de son corps l'abandonnaient, se pr&#233;cipitaient, se rassemblaient dans un assourdissant tapage au bas de son ventre, en avant de son ventre, &#233;clataient, jaillissaient dans quelque chose de br&#251;lant, sans fond, sans fin...&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb61&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 369.&#034; id=&#034;nh61&#034;&gt;61&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Disponible, mall&#233;able et polymorphe, la chair n'impose ni ordre ni r&#233;flexion et semble sans limites : mouvante et &#233;mouvante, elle &#171; rassemble &#187; des forces qu'elle laisse &#171; &#233;clater &#187;, fige les souffrances, pr&#233;cipite (comme le sugg&#232;re le rythme affol&#233; de la phrase) le d&#233;r&#232;glement des sens, agrandit l'espace comme le temps (&#171; sans fond, sans fin &#187;) : &#224; travers elle le monde peut se transfigurer.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;sordre pr&#232;s, ses propri&#233;t&#233;s sont donc assez semblables &#224; celles que Claude Simon pr&#234;te au &#171; langage &#187;, &#171; au sein &#187; duquel &#171; ce qui est souvent sans rapports imm&#233;diats dans le temps [...] ou l'espace [...] peut se trouver rassembl&#233; et ordonn&#233; &#187; et o&#249; &#171; les mots &#233;clatent comme autant de chandelles romaines, d&#233;ployant leurs gerbes dans toutes les directions &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb62&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. Orion aveugle. p. 10-11.&#034; id=&#034;nh62&#034;&gt;62&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; offrant les perspectives les plus diverses. Dynamique, la langue a d'ailleurs souvent l'aspect de la mati&#232;re, chez Claude Simon. Une mati&#232;re qui reste indistincte, polymorphe, mobile et menac&#233;e comme les &#171; paroles se d&#233;tachant [des] l&#232;vres &#187; de Louise qui, dans &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt; sont d'abord &#171; comme la fum&#233;e un instant suspendues &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb63&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. L'Herbe. p. 156.&#034; id=&#034;nh63&#034;&gt;63&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; puis telles une&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] boule grise roulant sur elle-m&#234;me, les sons prononc&#233;s, les mots roulant les uns sur les autres, c'est-&#224;-dire montrant leurs diverses faces, leurs diverses combinaisons &#8211; ce pourquoi l'on dit sans doute &#171; tourner et retourner des paroles &#187; &#8211;, puis (les mots, l'assemblage de mots) s'effilochant, se d&#233;sagr&#233;geant, se dissolvant&#8239;[...]&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb64&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 157.&#034; id=&#034;nh64&#034;&gt;64&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pas moins fragile donc que la chair des hommes, elle peut &#234;tre vici&#233;e par son usage, pulv&#233;ris&#233;e par les malentendus, fig&#233;e par l'inscription et, ainsi, se corrompre comme les conventionnelles inscriptions fun&#233;raires d'un cimeti&#232;re qui, personnifi&#233;es, dans &lt;i&gt;Le Palace&lt;/i&gt;, semblent promises au m&#234;me sort que ce qu'elles sont cens&#233;es d&#233;signer :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[...] les lettres dor&#233;es des plaintives inscriptions courant parmi les fleurs de perles mauves, comme &#233;c&#339;ur&#233;es par leur emphase de camelote, ne proposant plus &#224; la fin au visiteur qu'un &#233;nigmatique squelette de langage o&#249; adh&#232;re encore par endroits la chair raccornie [&lt;i&gt;sic&lt;/i&gt;] de lambeaux de voyelles et de lambeaux de diphtongues&#8239;[...]&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb65&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. Le Palace. p. 105.&#034; id=&#034;nh65&#034;&gt;65&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ainsi les mots peuvent-ils sembler d&#233;charn&#233;s ou, au contraire lascifs et empreints d'une &#171; lourde sensualit&#233; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb66&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. Histoire. p. 31.&#034; id=&#034;nh66&#034;&gt;66&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; mais, m&#234;me tronqu&#233;s, ils apparaissent surtout toujours d'une incontr&#244;lable fertilit&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Chaque mot en suscite (ou en commande) plusieurs autres, non seulement par la force des images qu'il attire &#224; lui comme un aimant, mais parfois aussi par sa seule morphologie, de simples assonances qui, de m&#234;me que les n&#233;cessit&#233;s formelles de la syntaxe, du rythme et de la composition, se r&#233;v&#232;lent souvent aussi f&#233;condes que ses multiples significations&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb67&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 11-12.&#034; id=&#034;nh67&#034;&gt;67&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;niveau titre1&#034; data-niveau-titre=&#034;1&#034; id=&#034;conclusion&#034;&gt;Conclusion&lt;/div&gt;	&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour Claude Simon, la langue est, comme la chair, mati&#232;re ductile et mall&#233;able, &#233;trange et famili&#232;re, d&#233;sirable. Originelle, elle &#171; constitue &#187; l'&#233;crivain &#171; en tant qu'&#234;tre pensant et parlant &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb68&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. Le Discours de Stockholm. p. 28.&#034; id=&#034;nh68&#034;&gt;68&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (comme la chair constitue le corps) et lui offre au travers de ses formes disponibles et de ses forces vives un horizon d'infinies possibilit&#233;s. Aussi permet-elle une &#339;uvre dont l'auteur reconna&#238;t volontiers que ses romans n'y ont (comme la chair est sans limites pr&#233;cises) &#171; ni commencement ni fin &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb69&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 11.&#034; id=&#034;nh69&#034;&gt;69&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, o&#249; les mots, les phrases, les textes, se reprennent, s'entra&#238;nent, s'encha&#238;nent comme les vagues &#171; arriv[ant] sans tr&#234;ve du fond in&#233;puisable de l'horizon &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb70&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Claude Simon. L'Acacia. p. 377.&#034; id=&#034;nh70&#034;&gt;70&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dont le narrateur de &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt; contemple le jeu interminable et captivant avant de se remettre &#224; &#233;crire. Et si la chair importe avant tout au narrateur simonien, c'est parce qu'incommensurable et intemporelle, dynamique et disponible, comme la langue multiple &#224; laquelle, une fois assouvie, elle peut donner acc&#232;s, elle invite, inlassablement, au transport des sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne-Lise BLANC&lt;br/&gt;
Universit&#233; de Perpignan Via Domitia&lt;br/&gt;
VECT-Mare Nostrum, EA 2983&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;niveau titre1&#034; data-niveau-titre=&#034;1&#034; id=&#034;bibliographie&#034;&gt;Bibliographie&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Simon, Claude. &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt; (1947). Paris, Sagittaire.
&lt;br /&gt;&#8212; -. &lt;i&gt;Le Sacre du printemps&lt;/i&gt; (1954). Paris, Calmann-L&#233;vy, 1985.
&lt;br /&gt;&#8212; -. &lt;i&gt;Le Vent&lt;/i&gt; (1957). Paris, Minuit, 1985.
&lt;br /&gt;&#8212; -. &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt; (1958). Paris, Minuit, 2005. &lt;br /&gt;&#8212; -. &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt; (1960). Paris, Minuit, 1985.
&lt;br /&gt;&#8212; -. &lt;i&gt;Le Palace&lt;/i&gt; (1962). Paris, Minuit, 1985.
&lt;br /&gt;&#8212; -. &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt; (1967). Paris, Minuit, 1985.
&lt;br /&gt;&#8212; -. &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; (1970). Gen&#232;ve, Skira, coll. &#171; Les Sentiers de la cr&#233;ation &#187;.
&lt;br /&gt;&#8212; -. &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; (1981). Paris, Minuit, 1986.
&lt;br /&gt;&#8212; -. &lt;i&gt;La Chevelure de B&#233;r&#233;nice&lt;/i&gt; (1984). Paris, Minuit.
&lt;br /&gt;&#8212; -. &lt;i&gt;Le Discours de Stockholm&lt;/i&gt; (1986). Paris, Minuit, 1999.
&lt;br /&gt;&#8212; -. &lt;i&gt;Album d'un amateur&lt;/i&gt; (1988). Remagen-Rolandseck, Rommerskirschen.
&lt;br /&gt;&#8212; -. &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt; (1989). Paris, Minuit.
&lt;br /&gt;&#8212; -. &lt;i&gt;Photographies, 1937-1970&lt;/i&gt; (1992). Paris, Maeght.
&lt;br /&gt;&#8212; -. &lt;i&gt;Le Jardin des Plantes&lt;/i&gt; (1997). Paris, Minuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bertrand, Michel. &lt;i&gt;Dictionnaire Claude Simon&lt;/i&gt; (2013). Paris, Champion, coll. &#171; Dictionnaires et r&#233;f&#233;rences &#187; 29.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Calle-Gruber, Mireille. &lt;i&gt;Claude Simon. Une vie &#224; &#233;crire&lt;/i&gt; (2011). Paris, Seuil, coll. &#171; Biographie &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;. p. 176.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt;. p. 224&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 43&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;Le Sacre du printemps&lt;/i&gt;. p. 255.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 210.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 122.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt;. p. 252.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 254.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;. p. 187.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt;. p. 223.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 226.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;Le Sacre du printemps&lt;/i&gt;. p. 254.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On trouve le m&#234;me fantasme dans &lt;i&gt;Le Vent&lt;/i&gt; o&#249; Montes r&#234;ve de s'enfouir comme un f&#339;tus dans le corps mort de Rose. Claude Simon. &lt;i&gt;Le Vent&lt;/i&gt;. p. 186.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;Le Sacre du printemps&lt;/i&gt;. p. 222.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;Le Vent&lt;/i&gt;. p. 76.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir Claude Simon. &lt;i&gt;Photographies&lt;/i&gt;. De l'autre c&#244;t&#233; de la fen&#234;tre. p. 25 ; Femme et oiseau. p. 56 ; Femme &#224; sa toilette. p. 64 ; Peintre et mod&#232;le. p. 132 ; Femme et fleurs. p. 134 ; Mod&#232;le et chevalet. p. 135 ; R&#233;a. p. 141.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir par exemple &lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; Enfant et bicyclette. p. 25 ; Jeu. p. 62 ; Marseille. p. 63 ; Enfant. p. 65 ; Madone. p. 67 ; La Sainte Famille. p. 68.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 97.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;Album d'un amateur&lt;/i&gt;. p. 28.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;Photographies&lt;/i&gt;. p. 120-121.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;Album d'un amateur&lt;/i&gt;. p. 32.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;. p. 110.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt;. p. 29-30.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; 228.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Idem.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 221.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt;. p. 348.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb28&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh28&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 28&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 29.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb29&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh29&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 29&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 31.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb30&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh30&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 30&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;30&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 32.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb31&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh31&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 31&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;31&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;De tr&#232;s nombreux feuillets manuscrits du roman s'intitulent &#171; Chair &#187; et l'on trouve dans les brouillons de l'auteur, en r&#233;f&#233;rence au Requiem allemand de Johannes Brahms qui s'en inspire, cette phrase de la Bible : &#171; L&#224; toute chair est comme l'herbe &#187;. Voir Mireille Calle-Gruber. &lt;i&gt;Claude Simon. Une vie &#224; &#233;crire&lt;/i&gt;. p. 222.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb32&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh32&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 32&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;32&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt;. p. 60.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb33&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh33&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 33&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;33&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt;. p. 129.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb34&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh34&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 34&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;34&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt;. p. 226.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb35&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh35&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 35&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;35&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 143.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb36&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh36&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 36&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;36&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 168.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb37&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh37&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 37&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;37&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 144.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb38&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh38&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 38&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;38&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 68-69.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb39&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh39&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 39&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;39&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 212.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb40&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh40&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 40&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;40&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Idem.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb41&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh41&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 41&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;41&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;. p. 17.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb42&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh42&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 42&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;42&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C&#233;cile Yapaudjian-Labat. Article &#171; M&#233;lancolie &#187;. Michel Bertrand. &lt;i&gt;Dictionnaire Claude Simon&lt;/i&gt;. p. 678-679.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb43&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh43&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 43&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;43&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;Le Jardin des Plantes&lt;/i&gt;. p. 302-303.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb44&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh44&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 44&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;44&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;La Chevelure de B&#233;r&#233;nice&lt;/i&gt;. p. 15.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb45&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh45&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 45&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;45&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 17.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb46&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh46&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 46&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;46&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;. p. 110.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb47&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh47&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 47&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;47&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid. &lt;/i&gt; p. 109.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb48&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh48&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 48&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;48&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 110.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb49&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh49&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 49&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;49&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 110-111.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb50&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh50&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 50&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;50&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;. p. 340.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb51&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh51&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 51&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;51&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt;. p. 348.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb52&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh52&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 52&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;52&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 347.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb53&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh53&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 53&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;53&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 356.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb54&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh54&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 54&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;54&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 357.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb55&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh55&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 55&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;55&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 358.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb56&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh56&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 56&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;56&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Idem.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb57&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh57&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 57&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;57&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 367.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb58&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh58&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 58&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;58&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 368.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb59&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh59&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 59&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;59&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 371.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb60&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh60&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 60&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;60&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 368.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb61&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh61&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 61&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;61&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 369.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb62&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh62&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 62&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;62&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt;. p. 10-11.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb63&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh63&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 63&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;63&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt;. p. 156.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb64&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh64&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 64&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;64&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 157.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb65&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh65&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 65&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;65&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;Le Palace&lt;/i&gt;. p. 105.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb66&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh66&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 66&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;66&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;. p. 31.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb67&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh67&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 67&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;67&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 11-12.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb68&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh68&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 68&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;68&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;Le Discours de Stockholm&lt;/i&gt;. p. 28.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb69&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh69&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 69&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;69&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p. 11.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb70&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh70&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 70&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;70&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Claude Simon. &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt;. p. 377.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lecture du Tramway, le 6 juin 2015</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Lecture-du-Tramway-le-6-juin-2015.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Lecture-du-Tramway-le-6-juin-2015.html</guid>
		<dc:date>2015-06-25T20:14:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Le Tramway</dc:subject>
		<dc:subject>Lecture</dc:subject>
		<dc:subject>Blanc, Anne-Lise</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le prolongement du 26e s&#233;minaire de l'Association des Lecteurs de Claude Simon, &#233;tait organis&#233;e le 6 juin 2015, de 17h &#224; 20h &#224; la Maison de la Catalanit&#233;, une lecture partag&#233;e du Tramway en 35 stations, avec la participation de : par Samuel Fedoroff, Serge Bonnery, Marie-Claire Delmon, Philippe Meunier, Alastair Duncan, Aur&#233;lie Renaud, Roger Coste, Justine Baston, C&#233;cile Yapaudjian, Henri Lh&#233;ritier, Nicolas Caudeville, Guilhem Rives, Am&#233;lie Orts, Marie Grau, Philippe Blanc, Lydie (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-lectures-publiques-.html" rel="directory"&gt;Lectures et conf&#233;rences&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Le-Tramway-+.html" rel="tag"&gt;Le Tramway&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Lecture-+.html" rel="tag"&gt;Lecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Blanc-Anne-Lise-233-+.html" rel="tag"&gt;Blanc, Anne-Lise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_634 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/lecture_tramway1.jpg?1435263147' width='500' height='373' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans le prolongement du &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Seminaire-26-La-matiere-dans-tous-ses-etats-6-juin-2015.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;26e s&#233;minaire de l'Association des Lecteurs de Claude Simon&lt;/a&gt;, &#233;tait organis&#233;e le 6 juin 2015, de 17h &#224; 20h &#224; la &lt;a href=&#034;http://www.ledepartement66.fr/475-la-maison-de-la-catalanite.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Maison de la Catalanit&#233;&lt;/a&gt;, une lecture partag&#233;e du &lt;i&gt;Tramway&lt;/i&gt; en 35 stations, avec la participation de :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;par Samuel Fedoroff, Serge Bonnery, Marie-Claire Delmon, Philippe Meunier, Alastair Duncan, Aur&#233;lie Renaud, Roger Coste, Justine Baston, C&#233;cile Yapaudjian, Henri Lh&#233;ritier, Nicolas Caudeville, Guilhem Rives, Am&#233;lie Orts, Marie Grau, Philippe Blanc, Lydie Parisse, Bernard Revel, Marianne Lauze, Christine Motta, Hannes de Vriese, Yves Gourmelon, Hyacinthe Carrera, Bertille de Swarte, Charly Prabel, Esther Assens-Mignon, Math&#233;o Salvat, Catherine Semat, Martine Cr&#233;ac'h, Jo&#235;lle Gleize, Christophe Caustier, B&#233;atrice Alonso, Jean-Yves Laurichesse, Maria Moutot, Pascal Mougin, Fran&#231;oise Merlli&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;On peut retrouver cette lecture dans le c&#233;d&#233;rom qui accompagne le volume collectif &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Claude-Simon-Rencontres-2015.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Claude Simon. Rencontres&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Sous la direction d'Anne-Lise Blanc et Fran&#231;oise Mignon. Presses universitaires de Perpignan ; Trabucaire, 2015&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_638 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/lecture_du_tramway2.jpg?1435264684' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_636 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/lecture_tramway3.jpg?1435264361' width='500' height='374' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bernard Revel, qui faisait partie des lecteurs, nous raconte ce moment dans le blog des &lt;i&gt;Vendangeurs litt&#233;raires&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://vendangeslitteraires.overblog.com/2015/06/trente-cinq-voix-pour-claude-simon.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Trente cinq voix pour Claude Simon&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_637 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/lecture_tramway4.jpg?1435264394' width='500' height='370' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sur les photos ci-dessus, dues &#224; Nicolas Caudeville, quelques uns des lecteurs : Fran&#231;oise Mignon et Anne-Lise Blanc ; Philippe Meunier et Alastair Duncan, Justine Baston et Roger Coste, C&#233;cile Yapaudjian et Henri Lh&#233;ritier.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Lecture des premi&#232;res pages du &lt;i&gt;Tramway&lt;/i&gt;, un extrait en vid&#233;o mis en ligne par Nicolas Caudeville :&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/ix_PqRrGQvc&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les deux derni&#232;res photos ci-dessous sont dues &#224; Jo&#235;lle Gleize. &lt;br/&gt;
Lecteurs : Pascal Mougin et Fran&#231;oise Merlli&#233;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_642 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/lecture_1_joelle.jpg?1436485462' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_643 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/lecture_2_joelle.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/lecture_2_joelle.jpg?1436485479' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Claude Simon. Rencontres (2015)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Claude-Simon-Rencontres-2015.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Claude-Simon-Rencontres-2015.html</guid>
		<dc:date>2015-01-30T22:08:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Manuscrits</dc:subject>
		<dc:subject>Blanc, Anne-Lise</dc:subject>
		<dc:subject>Rencontre</dc:subject>
		<dc:subject>Mignon, Fran&#231;oise</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Claude Simon. Rencontres Sous la direction d'Anne-Lise Blanc et Fran&#231;oise Mignon Presses universitaires de Perpignan ; Trabucaire, 2015. 192 p. Livre accompagn&#233; d'un CD audio. &lt;br class='autobr' /&gt;
Claude Simon, prix Nobel de litt&#233;rature (1985), est une figure majeure de la litt&#233;rature du XXe si&#232;cle. Toujours moderne, alors m&#234;me qu'on vient de comm&#233;morer le centenaire de la naissance de l'auteur, son &#339;uvre, d'une ampleur singuli&#232;re frappe par son audace, et son &#233;mouvante beaut&#233; fait aujourd'hui l'unanimit&#233;. Cet (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-ouvrages-collectifs-.html" rel="directory"&gt;Ouvrages collectifs &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Manuscrits-146-+.html" rel="tag"&gt;Manuscrits&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Blanc-Anne-Lise-233-+.html" rel="tag"&gt;Blanc, Anne-Lise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Rencontre-+.html" rel="tag"&gt;Rencontre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Mignon-Francoise-+.html" rel="tag"&gt;Mignon, Fran&#231;oise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_603 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L347xH409/claude_simon_rencontres-dc201.jpg?1787938241' width='347' height='409' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Claude Simon. Rencontres&lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sous la direction d'Anne-Lise Blanc et Fran&#231;oise Mignon&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Presses universitaires de Perpignan ; Trabucaire, 2015. 192 p.&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Livre accompagn&#233; d'un CD audio.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Claude Simon, prix Nobel de litt&#233;rature (1985), est une figure majeure de la litt&#233;rature du XXe si&#232;cle. Toujours moderne, alors m&#234;me qu'on vient de comm&#233;morer le centenaire de la naissance de l'auteur, son &#339;uvre, d'une ampleur singuli&#232;re frappe par son audace, et&lt;br class='autobr' /&gt;
son &#233;mouvante beaut&#233; fait aujourd'hui l'unanimit&#233;.&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet ouvrage rappelle, en r&#233;unissant des textes critiques autour du motif de la rencontre, combien Claude Simon, dont l'&#339;uvre a trop longtemps &#233;t&#233; jug&#233;e inaccessible, souhaitait au contraire qu'en elle &#171; chacun [puisse] reconna&#238;tre un peu &#8211; ou beaucoup - de lui-m&#234;me &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
(&lt;i&gt;Discours de Stockholm&lt;/i&gt;).&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il montre &#224; travers la pr&#233;sentation d'une soixantaine de manuscrits, s&#233;lectionn&#233;s parmi les plus beaux, et pour la plupart encore inconnus du grand public, &#224; quel point l'&#339;uvre de Claude Simon (qui se jugeait &#224; regret mauvais peintre) a pu s'&#233;laborer au miroir des arts graphiques. Les pages manuscrites reproduites dans l'ouvrage invitent un peu dans&lt;br class='autobr' /&gt;
l'atelier de l'&#233;crivain : lignes, textes et couleurs s'y croisent et s'y accordent, t&#233;moignant d'un extraordinaire dynamisme dans l'&#233;laboration du texte.&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les portraits photographiques n&#233;s de belles rencontres avec l'auteur ouvrent de nouvelles perspectives : ils pr&#233;sentent un homme discret mais affable, souvent solitaire, toujours ouvert aux autres.&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La mise en voix de quelques textes, lus avec la sobri&#233;t&#233; qu'ils exigent, propose enfin de faire r&#233;sonner la fascinante puissance de l'&#339;uvre toute enti&#232;re...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cet ouvrage prolonge les &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Claude-Simon-Rencontres-du-9-au-11-octobre-2013-a-Perpignan.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Journ&#233;es d'&#233;tudes organis&#233;es &#224; l'Universit&#233; de Perpignan du 9 au 11 octobre 2013&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les lectures&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait de &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; (1981)&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Extrait de &lt;i&gt;L'Invitation&lt;/i&gt; (1987)&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Extrait de &#171; Nord &#187; (2009)&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Extrait de &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt; (1967)&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Extrait de &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt; (1989)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les directrices&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne-Lise Blanc et Fran&#231;oise Mignon, toutes deux enseignantes au D&#233;partement de Lettres de l'Universit&#233; de Perpignan Via Domitia sont chercheurs au laboratoire VECT.&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'essentiel de leurs travaux porte sur des textes du XXe et XXIe si&#232;cle et l'&#339;uvre de Claude Simon leur est depuis longtemps famili&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elles ont deux mani&#232;res distinctes et compl&#233;mentaires d'aborder les textes : l'une est sp&#233;cialiste de litt&#233;rature, l'autre de langue fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Table des mati&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Avant-propos&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La rencontre dans les textes&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;La rencontre comme motif dans le texte&lt;/strong&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Yves Laurichesse, &#171; Un homme comme elle n'en avait jamais encore rencontr&#233; &#187; : reprise et variation de la &#171; sc&#232;ne de premi&#232;re vue &#187; dans&lt;i&gt; L'Acacia&lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
David Zemmour, &#171; Bref carrefour nocturne &#187; : quand Jean-Pierre rencontre Jean-Marie ou l'entrevue des deux fr&#232;res dans &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; de Claude Simon&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ilias Yocaris, Un changement de paradigme : la description du cheval mort dans &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;La rencontre comme mobile d'&#233;criture&lt;/strong&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
B&#233;r&#233;nice Bonhomme, Claude Simon et le mod&#232;le du film burlesque&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C&#233;cile Yapaudjian-Labat, Pr&#233;sence de l'Allemagne dans les romans de Claude Simon&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Patrick Longuet, Nom de C&#233;zanne, le nom Les processus de rencontre dans l'&#233;criture&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Nathalie Pi&#233;gay-Gros, L'imaginaire des archives Pauline Rives, Rencontres sensibles ou le jeu des sensations chez Claude Simon&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Catherine Rannoux, M&#233;moire de la langue, dynamique de l'&#233;criture dans&lt;i&gt; Le Tramway&lt;/i&gt; de Claude Simon&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&#192; la rencontre des manuscrits&lt;/strong&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Peintres&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Notes et projets&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dessins marginaux&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Confrontation de plans&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cartographie&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Expansions du nom&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Anc&#234;tres&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Barcelone&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&#192; la rencontre de l'&#233;crivain&lt;/strong&gt;&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Photographies de Claude Nourric&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Photographies de Roland Allard&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Reflet de l'exposition (Roland Allard)&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lectures&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Vie de Claude Simon&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Bibliographie&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.trabucaire.com/index.php?page=shop.product_details&amp;flypage=bookshop-flypage.tpl&amp;product_id=322&amp;category_id=3&amp;manufacturer_id=1&amp;keyword=blanc&amp;option=com_virtuemart&amp;Itemid=5&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur le site des &#233;ditions Trabucaire&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.pup.univ-perp.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sur le site des Presses universitaires de Perpignan&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/ccs/397&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;compte-rendu de Jo&#235;lle Gleize&lt;/a&gt; dans les &lt;i&gt;Cahiers Claude Simon&lt;/i&gt;, 11 | 2016, p. 272-275.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://lepervierincassable.net/spip.php?article403&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Claude Simon d'heureuse rencontre &#187;&lt;/a&gt; par Serge Bonnery, 26 f&#233;vrier 2015&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; photographies de la &lt;a href=&#034;https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1595195780692876.1073741832.1580943558784765&amp;type=1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;rencontre autour du livre &#224; la Biblioth&#232;que universitaire de Perpignan le jeudi 9 avril 2015&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la plaquette en pdf :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_610 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/pdf/Plaquette_ALBlanc-2.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 551.8 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1787934106' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Perpignan</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan.html</guid>
		<dc:date>2014-08-04T20:44:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>L'Acacia</dc:subject>
		<dc:subject>Le Tramway</dc:subject>
		<dc:subject>La Corde raide</dc:subject>
		<dc:subject>Perpignan</dc:subject>
		<dc:subject>Blanc, Anne-Lise</dc:subject>
		<dc:subject>Ville</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Perpignan est la ville de la famille maternelle de Claude Simon. Sa m&#232;re y est n&#233;e le 8 novembre 1877. Lui-m&#234;me y passe toute son enfance, de mai 1914 jusqu'en avril 1925, dans l'h&#244;tel familial situ&#233; 12, rue de la Cloche d'Or, o&#249; il est &#233;lev&#233; par sa m&#232;re, sa grand-m&#232;re et sa tante apr&#232;s la mort de son p&#232;re. La famille passe se mois d'&#233;t&#233; au mas des Alo&#232;s, propri&#233;t&#233; viticole de l'oncle Carcassonne, proche de la mer. &lt;br class='autobr' /&gt;
Simon revient pour quelques temps &#224; Perpignan en 1931, apr&#232;s avoir (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-lieux-de-memoire-.html" rel="directory"&gt;Lieux de m&#233;moire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-L-Acacia-+.html" rel="tag"&gt;L'Acacia&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Le-Tramway-+.html" rel="tag"&gt;Le Tramway&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-La-Corde-raide-+.html" rel="tag"&gt;La Corde raide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Perpignan-156-+.html" rel="tag"&gt;Perpignan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Blanc-Anne-Lise-233-+.html" rel="tag"&gt;Blanc, Anne-Lise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Ville-+.html" rel="tag"&gt;Ville&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_530 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/google_map_perpignan.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/google_map_perpignan.jpg?1407022158' width='500' height='316' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Perpignan est la ville de la &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Famille-maternelle.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;famille maternelle&lt;/a&gt; de Claude Simon. Sa m&#232;re y est n&#233;e le 8 novembre 1877. Lui-m&#234;me y passe toute son enfance, de mai 1914 jusqu'en avril 1925, dans &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-hotel-de-la-Cloche-d-Or.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;l'h&#244;tel familial situ&#233; 12, rue de la Cloche d'Or&lt;/a&gt;, o&#249; il est &#233;lev&#233; par sa &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Suzanne-Denamiel.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;m&#232;re&lt;/a&gt;, sa grand-m&#232;re et sa tante apr&#232;s la mort de son p&#232;re. La famille passe se mois d'&#233;t&#233; au &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Les-Aloes-Canet-en-Roussillon.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;mas des Alo&#232;s&lt;/a&gt;, propri&#233;t&#233; viticole de l'oncle Carcassonne, proche de la mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simon revient pour quelques temps &#224; Perpignan en 1931, apr&#232;s avoir abandonn&#233; ses &#233;tudes de Math&#233;matiques Sup&#233;rieures, puis pendant la guerre, apr&#232;s son &#233;vasion, jusqu'en f&#233;vrier 1944 o&#249; une d&#233;nonciation de la Milice le force &#224; quitter la ville pour Paris. Il c&#232;de en 1963 sa part de l'h&#244;tel de la rue de la Cloche d'Or pour investir une autre maison familiale &#224; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Salses-Pyrenees-Orientales.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Salses&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la pr&#233;sence de la ville est massive dans les romans simoniens, en particulier dans &lt;i&gt;Le Vent&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Tramway&lt;/i&gt;, le toponyme de Perpignan &#224; quasiment absent de l'&#339;uvre apr&#232;s &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;, o&#249; il apparait trois fois, notamment &#224; l'incipit :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Autrefois je restais tard au lit et j'&#233;tais bien. Je fumais des cigarettes, jouissant de mon corps &#233;tendu, et je regardais par la fen&#234;tre les branches d'arbres. Le soleil d'hiver glissait sur le toit de tuiles voisin et l'ombre s'allongeait sur le mur. Au printemps et l'&#233;t&#233;, &#224; Perpignan, l'acacia multiple se refl&#233;tait dans la glace, des fragments verts, le jeu de toutes ses petites feuilles ovales miroitant. &#187; (incipit, p. 9, voir aussi p. 12 et p. 51)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Simon connait bien l'histoire de Perpignan et y fait souvent r&#233;f&#233;rence, par exemple :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;la grande maison, l'esp&#232;ce de citadelle de silence et de respectabilit&#233; au centre du d&#233;dale des vieilles rues de la vieille ville, elle-m&#234;me semblable &#224; une citadelle au pied de celle &#233;difi&#233;e six cents ans plus t&#244;t par un roi d'Aragon, fortifi&#233;e par Charles Quint, entour&#233;e ensuite par Vauban de formidables et vertigineuses murailles qui englobaient en m&#234;me temps les quartiers gitans, les rues &#224; bordels, les six ou sept &#233;glises o&#249; scintillaient les ors des retables baroques, les couvents, les h&#244;tels aux meneaux Renaissance, l'ancienne halle des marchands, les caf&#233;s d&#233;cor&#233;s de c&#233;ramiques, de femmes iris et de plantes vertes, les places aux statues de bronze, le tribunal au fronton corinthien, caf&#233;s, places, tribunal reli&#233;s par un tramway pas beaucoup plus grand qu'un jouet d'enfant passant, anachronique et ferraillant, devant les arcades gothiques, les terrasses fleuries d'hortensias, les quincailleries, les magasins de rubans, les r&#233;clames d'anis, de chocolats, de savons, de cigares, et les affiches aux violentes couleurs des tourn&#233;es th&#233;&#226;trales.&lt;br&gt; Il y avait aussi (mais en dehors de l'enceinte des remparts) un jardin public plant&#233; de cam&#233;lias, de palmiers, de magnolias aux feuilles vernies et de gigantesques platanes aux troncs lisses, tachet&#233;s d'&#233;cailles, sous lesquels, v&#234;tue d'une de ces longues robes qui ressemblaient &#224; des camisoles et dont le volant balayait la poussi&#232;re, elle promenait avec sa s&#339;ur a&#238;n&#233;e les enfants de celle-ci. &#187; (&lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt;, p. 116-117)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class='spip_document_531 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/Eglise_la_Real_site.jpg?1407023259' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;p style=&#034;text-align:right&#034;&gt; L'&#201;glise La R&#233;al &lt;/p&gt; &lt;p style=&#034;text-align:right;float:right;width:220px&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_532 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L400xH533/Cathedrale_Saint_Jean_site-6426f.jpg?1787937875' width='400' height='533' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;p style=&#034;text-align:right&#034;&gt; La Cath&#233;drale Saint-Jean &lt;/p&gt; &lt;p style=&#034;text-align:right;float:right;width:220px&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_533 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/La_halle_aux_poissons_site.jpg?1407023718' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;p style=&#034;text-align:right&#034;&gt; La Halle aux poissons &lt;/p&gt; &lt;p style=&#034;text-align:right;float:right;width:220px&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_534 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/La_Loge_de_mer_site.jpg?1407023750' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;p style=&#034;text-align:right&#034;&gt; La Loge de Mer, transform&#233;e en caf&#233; d&#232;s 1842, apr&#232;s avoir servi un certain temps de remise &#224; diligences &lt;/p&gt; &lt;p style=&#034;text-align:right;float:right;width:220px&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_535 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L400xH533/Rue_du_quartier_St_Jacques_et_clocher_de_la_cathedrale_St_Jean_site-88a73.jpg?1787937875' width='400' height='533' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;p style=&#034;text-align:right&#034;&gt; Une rue du Quartier Saint-Jacques &lt;/p&gt; &lt;p style=&#034;text-align:right;float:right;width:220px&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_539 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L400xH533/Casa_Xanxo_site-6b544.jpg?1787937875' width='400' height='533' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;p style=&#034;text-align:right&#034;&gt; La Casa Xanxo &lt;/p&gt; &lt;p style=&#034;text-align:right;float:right;width:220px&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_542 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L400xH533/Place_de_la_revolution_site-f81a9.jpg?1787937875' width='400' height='533' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;p style=&#034;text-align:right&#034;&gt; La Place de la R&#233;volution &lt;/p&gt; &lt;p style=&#034;text-align:right;float:right;width:220px&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simon analyse les transformations successive de la ville, &#224; la Belle &#201;poque, dans les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dant la Premi&#232;re Guerre mondiale, puis dans les ann&#233;es 60.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Dans une ville du Midi de la France, il y a une quinzaine d'ann&#233;es, la Municipalit&#233; d&#233;cida de d&#233;molir les vieux remparts. Ceux-ci s'&#233;tendaient au sud de la ville et ils avaient &#233;t&#233; &#233;lev&#233;s par Vauban. On s'&#233;tait servi de briques pour les construire et leur couleur passait du rose au violet suivant les heures. De grands platanes avaient pouss&#233; au fond des douves sous lesquels campait en permanence une population de gitans. Les hommes gitans portaient des chemises de couleur &#224; pois, des feutres marron sur la t&#234;te et des mouchoirs violets nou&#233;s autour du cou. Ils achetaient ou volaient des chevaux et des mulets dont ils faisaient le commerce. Les femmes faisaient cuire des marmites au-dessus de petits feux dont on voyait la lueur comme des touches charg&#233;es de peinture, orang&#233;e et rouge, et la fum&#233;e bleue des feux montait le long des platanes. Il y avait aussi des enfants sales, bruns et tous nus, qui se tra&#238;naient dans la poussi&#232;re avec des chiens. Au-dessus des remparts finissait le quartier de la ville o&#249; se trouvaient les bordels qui s'alignaient c&#244;te &#224; c&#244;te. C'&#233;taient des maisons &#224; un ou deux &#233;tages, peintes &#224; la chaux en rose, blanc ou ocre. L'un d'eux s'appelait &#8220; &#192; l'Oranger &#8221;. Les femmes des bordels venaient faire s&#233;cher leur linge sur les glacis. Elles &#233;taient v&#234;tues de peignoirs aux couleurs de fleurs dont les pans flottaient. &lt;br&gt; Quand la Municipalit&#233; eut d&#233;cid&#233; de faire d&#233;molir les remparts, elle en informa la population par une affiche qui se terminait par ces mots : &#8220; Et enfin notre ville sera une ville comme les autres. &#8221; La Municipalit&#233; &#233;tait socialiste. Elle chassa les gitans, fit venir des machines sp&#233;ciales d'Am&#233;rique, et ce fut un but de promenade pour les gens de venir voir travailler ces machines qui remuaient beaucoup de terre &#224; la fois. Peut-&#234;tre e&#251;t-on pu employer plus utilement ces machines. Mais il &#233;tait n&#233;cessaire que la ville dev&#238;nt d'abord semblable aux autres. Maintenant, il n'y a plus de remparts. &#192; leur place s'&#233;tend un immense terrain vague que l'on recouvre petit &#224; petit de maisons qui, selon les go&#251;ts de ceux qui les font b&#226;tir, ressemblent &#224; des postes de radio, des haciendas mexicaines ou des chalets normands, mais toutes pr&#233;sentant le m&#234;me aspect cartonneux, la m&#234;me uniforme et creuse consistance de camelote.&lt;br&gt; La ville est donc maintenant une ville semblable aux autres. (&lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;, p. 29-31)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class='spip_document_537 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/img_deco_castillet_pres_6_g.jpg?1407025136' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la ville, c'&#233;tait comme si elle s'&#233;tait r&#233;pudi&#233;e elle-m&#234;me (r&#233;pudiant son &#233;glise royale, le palais o&#249; avait couch&#233; Charles Quint, sa citadelle, les remparts dont plus tard Vauban l'avait entour&#233;e) pour ainsi dire exploser, s'&#233;panouir, acc&#233;der au sortir de ses &#233;troites rues m&#233;di&#233;vales comme &#224; une sorte d'antith&#232;se d'elle-m&#234;me sous les aspects d'une modernit&#233; d'ailleurs presque aussit&#244;t fan&#233;e, d&#233;j&#224; d&#233;su&#232;te et fragile o&#249;, dans un m&#233;lange de foi dans le Progr&#232;s en m&#234;me temps que dans les canons antiques, se trouvaient paradoxalement r&#233;unis autour de l'esplanade conquise sur une partie abattue des anciens remparts la statue d'un personnage rev&#234;tu d'une redingote de bronze, la fa&#231;ade du tribunal en forme de temple corinthien, le nouveau si&#232;ge du Cr&#233;dit lyonnais et, &#224; l'enseigne de D. GOUGOL, CAF&#201;-GLACIER, la massive rotonde de fer et de verre qui tenait &#224; la fois de la Galerie des Machines en r&#233;duction et d'un kiosque &#224; musique o&#249;, dans ce pays pourtant tout proche de l'Espagne, un orchestre tzigane jouait le soir des airs d'op&#233;rettes viennoises et les derniers refrains de la Belle &#201;poque, modernisations (ou transformations, ou embellissements) qui apparemment s'&#233;taient effectu&#233;s (&#224; la fa&#231;on d'un papillon s'extrayant par saccades de sa chrysalide et d&#233;ployant &#224; la fin ses ailes chatoyantes) en quatre phases auxquelles on &#233;tait redevable en premier lieu du temple corinthien, puis de la statue de bronze, puis de la merveille libellule, le chef-d'&#339;uvre de fer et de verre, et enfin, dans un quatri&#232;me et dernier effort, du cin&#233;ma &#224; la fa&#231;ade rococo au pied duquel venait, au terminus de son parcours, s'arr&#234;ter la ligne du tramway. &#187; (&lt;i&gt;Le Tramway&lt;/i&gt;, p. 79-80)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class='spip_document_538 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L400xH533/boutique_ancienne_site-74b81.jpg?1787937875' width='400' height='533' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nous remercions Anne-Lise Blanc pour les photographies de la ville d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;voir aussi :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-hotel-de-la-Cloche-d-Or.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;l'h&#244;tel de la Cloche d'Or&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-College-Francois-Arago.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;le Coll&#232;ge Fran&#231;ois Arago&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-Monument-aux-morts.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;le Monument aux morts&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-Promenade-des-Platanes.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;la Promenade des Platanes&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-Place-du-Puig.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;la Place du Puig&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-le-tramway.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;le Tramway&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-le-Palmarium.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;le Palmarium&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-le-Cinema-Castillet.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;le Cin&#233;ma Castillet&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Canet-la-plage-et-le-casino.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Canet : la plage et le Casino&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-JOB.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;JOB&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-la-Place-a-Ragots.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;la &#171; Place &#224; Ragots &#187;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Les-Aloes-Canet-en-Roussillon.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les Alo&#232;s&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Salses-Pyrenees-Orientales.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Salses&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-la-foire-Saint-Martin.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;la Foire Saint Martin&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&#224; lire pour prolonger la visite, le livre et les articles de Jean-Yves Laurichesse, notamment :&lt;/strong&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;http://www.librairietorcatis.com/9782914640053-une-ville-du-midi-claude-simon-et-perpignan-jean-yves-laurichesse/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Une ville du midi, Claude Simon et Perpignan&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;Libre D'arts&lt;/i&gt;, 2013.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/litts_0563-9751_2002_num_46_1_2184&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Tout au bord du r&#233;el. Sur quelques noms propres dans &lt;i&gt;Le Tramway&lt;/i&gt; &#187;&lt;/a&gt;.&lt;i&gt; Litt&#233;ratures&lt;/i&gt;, 46, printemps 2002, p. 57-75&lt;br&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#171; 'La Forme d'une ville' : Perpignan comme archive dans l'&#339;uvre de Claude Simon &#187;. p. 123-172, dans &lt;i&gt;Claude Simon, 4 : Le (D&#233;)go&#251;t de l'archive&lt;/i&gt;. Textes r&#233;unis par Ralph Sarkonak. Paris : Minard, 2005. (La Revue des Lettres modernes)&lt;br&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#171; Perpignan &#187;. &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Dictionnaire-Claude-Simon-Textes-reunis-par-Michel-Bertrand-2013.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Dictionnaire Claude Simon&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 2, p. 800-803&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://hal.science/hal-02175623v1/document&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; R&#233;alit&#233; et imaginaire de Perpignan chez Claude Simon &#187;&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;In Situ&lt;/i&gt;, Mai 2017&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Jean-Yves-Laurichesse-Memoire-sociale-de-Perpignan-et-alentours-2023.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Claude Simon, une m&#233;moire sociale de Perpignan et alentours &#187;&lt;/a&gt;. Conf&#233;rence organis&#233;e par l'Universit&#233; Populaire du Travailleur Catalan. Vid&#233;o. 1h. 10 min.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://mapsengine.google.com/map/edit?mid=z0VXV0ljLS1A.kQOwLkLcu4F4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;localiser sur la carte des lieux de m&#233;moire simoniens&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Anne-Lise Blanc et Fran&#231;oise Mignon (2013)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Anne-Lise-Blanc-et-Francoise-Mignon-2013.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Anne-Lise-Blanc-et-Francoise-Mignon-2013.html</guid>
		<dc:date>2013-10-04T21:48:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Perpignan</dc:subject>
		<dc:subject>Blanc, Anne-Lise</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Anne-Lise Blanc et Fran&#231;oise Mignon pr&#233;sentent Claude Simon et les journ&#233;es d'&#233;tude et l'exposition de Perpignan. Entretien avec Nicolas Caudeville (septembre 2013). 10 min.&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-videos-.html" rel="directory"&gt;Ressources audiovisuelles&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Perpignan-156-+.html" rel="tag"&gt;Perpignan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Blanc-Anne-Lise-233-+.html" rel="tag"&gt;Blanc, Anne-Lise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;position:relative;padding-bottom:56.25%;height:0;overflow:hidden;&#034;&gt; &lt;iframe style=&#034;width:100%;height:100%;position:absolute;left:0px;top:0px;overflow:hidden&#034; frameborder=&#034;0&#034; type=&#034;text/html&#034; src=&#034;https://www.dailymotion.com/embed/video/x2ih1w3?autoplay=1&#034; width=&#034;100%&#034; height=&#034;100%&#034; allowfullscreen allow=&#034;autoplay&#034;&gt; &lt;/iframe&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Anne-Lise Blanc et Fran&#231;oise Mignon pr&#233;sentent Claude Simon et &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Claude-Simon-Rencontres-du-9-au-11-octobre-2013-a-Perpignan.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;les journ&#233;es d'&#233;tude et l'exposition de Perpignan&lt;/a&gt;. Entretien avec Nicolas Caudeville (septembre 2013). 10 min.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Blanc, Anne-Lise</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Blanc-Anne-Lise.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Blanc-Anne-Lise.html</guid>
		<dc:date>2012-03-10T17:57:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques d'Anglejan</dc:creator>


		<dc:subject>Blanc, Anne-Lise</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Anne-Lise Blanc &lt;br class='autobr' /&gt;
Poste : Ma&#238;tre de conf&#233;rences &#224; l'Universit&#233; de Perpignan. &lt;br class='autobr' /&gt;
Centres d'int&#233;r&#234;ts actuels : Claude Simon, Deuil et litt&#233;rature, la litt&#233;rature narrative contemporaine. &lt;br class='autobr' /&gt;
anne-lise.blanc@univ-perp.fr&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-annuaire-.html" rel="directory"&gt;Annuaire des lecteurs&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Blanc-Anne-Lise-233-+.html" rel="tag"&gt;Blanc, Anne-Lise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne-Lise Blanc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Poste : &lt;/strong&gt; Ma&#238;tre de conf&#233;rences &#224; l'Universit&#233; de Perpignan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Centres d'int&#233;r&#234;ts actuels : &lt;/strong&gt; Claude Simon, Deuil et litt&#233;rature, la litt&#233;rature narrative contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:anne-lise.blanc@univ-perp.fr&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;anne-lise.blanc@univ-perp.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Claude Simon et Le Tramway (2002)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Claude-Simon-et-Le-Tramway-2002.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Claude-Simon-et-Le-Tramway-2002.html</guid>
		<dc:date>2012-02-13T11:12:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jo&#235;lle Gleize</dc:creator>


		<dc:subject>Le Tramway</dc:subject>
		<dc:subject>Blanc, Anne-Lise</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Claude Simon et Le Tramway /&#233;d. Anne-Lise BLANC. - Litt&#233;ratures, 46, printemps 2002&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-ouvrages-collectifs-.html" rel="directory"&gt;Ouvrages collectifs &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Le-Tramway-+.html" rel="tag"&gt;Le Tramway&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Blanc-Anne-Lise-233-+.html" rel="tag"&gt;Blanc, Anne-Lise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/logo/arton144.jpg?1329304109' class='spip_logo spip_logo_right' width='97' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Simon et &lt;i&gt;Le Tramway&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;textes r&#233;unis par Anne-Lise Blanc. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Litt&#233;ratures&lt;/i&gt;, 46, printemps 2002, p. 9-90, Presses Universitaires du Mirail, Toulouse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bergounioux (Pierre). &#034; Le d&#233;sastre et l'insignifiant &#034;, p. 9-14&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blanc (Anne-Lise). &#034; Entre sens et absence,&lt;i&gt; Le Tramway &lt;/i&gt; &#034; (introduction), p. 17-19&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gleize (Jo&#235;lle). &#034; &lt;i&gt;Le Tramway&lt;/i&gt;, &#034;foudroyante discontinuit&#233; de la m&#233;moire &#034;, p. 21-32&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Orace (St&#233;phane). &#034;&lt;i&gt; Le Tramway &lt;/i&gt; : &#224; mi-chemin &#034;, p. 33-44&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blanc (Anne-Lise). &#034; Coupures, failles et voiles : les embrasures de la fiction dans &lt;i&gt;Le Tramway&lt;/i&gt; &#034;, p. 45-56&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurichesse (Jean-Yves). &#034; Tout au bord du r&#233;el. Sur quelques noms propres dans &lt;i&gt;Le Tramway &lt;/i&gt; &#034;, p. 57-75&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alexandre (Didier). &#034; Locomotion, Transport, Emotion dans &lt;i&gt;Le Tramway&lt;/i&gt; de Claude Simon &#034;, p. 77-90&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/issue/litts_0563-9751_2002_num_46_1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire le num&#233;ro en ligne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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