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	<title>Association des Lecteurs de Claude Simon</title>
	<link>https://associationclaudesimon.org/</link>
	<description>Site de l'association des lecteurs de Claude Simon. Prix Nobel de Litt&#233;rature 1985. Bibliographie. Cahiers Claude Simon. Critiques. Ressources. &#338;uvre et actualit&#233; de l'&#339;uvre de Claude Simon.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Les G&#233;orgiques (1981)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Les-Georgiques-1981.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les G&#233;orgiques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les G&#233;orgiques (1981). Notice &lt;br class='autobr' /&gt;
par Jean-Yves LAURICHESSE &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les G&#233;orgiques est un ample roman &#224; la composition tr&#232;s travaill&#233;e. Il s'ouvre sur un prologue d&#233;crivant un dessin imaginaire, partiellement peint, dans le style n&#233;o-classique de David. Cette esquisse repr&#233;sente un homme &#171; d'un certain &#226;ge &#187; assis derri&#232;re un bureau, une feuille de papier dans la main, pendant qu'un second personnage, &#171; plus jeune &#187;, se tient debout devant lui. La lecture qui en est faite oriente celle du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-oeuvres-.html" rel="directory"&gt;&#338;uvres&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Georgiques-+.html" rel="tag"&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; (1981). Notice&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;par Jean-Yves LAURICHESSE &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1599 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/georgiques.jpg?1766338234' width='500' height='367' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; est un ample roman &#224; la composition tr&#232;s travaill&#233;e. Il s'ouvre sur un prologue d&#233;crivant un dessin imaginaire, partiellement peint, dans le style n&#233;o-classique de &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/David-Jacques-Louis.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;David&lt;/a&gt;. Cette esquisse repr&#233;sente un homme &#171; d'un certain &#226;ge &#187; assis derri&#232;re un bureau, une feuille de papier dans la main, pendant qu'un second personnage, &#171; plus jeune &#187;, se tient debout devant lui. La lecture qui en est faite oriente celle du lecteur pour la suite du roman, qui va se d&#233;rouler en cinq parties num&#233;rot&#233;es en chiffres romains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La partie I, tr&#232;s fragment&#233;e, met en sc&#232;ne les trois personnages principaux du roman, tous d&#233;sign&#233;s par le pronom &#171; il &#187;. C'est d'abord un conventionnel et g&#233;n&#233;ral d'artillerie de la R&#233;volution fran&#231;aise et de l'Empire (&lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/le-General-Lacombe-Saint-Michel.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Jean-Pierre L.S.M.&lt;/a&gt;), dont la vie mouvement&#233;e est &#233;voqu&#233;e dans le d&#233;sordre par de br&#232;ves phrases au pr&#233;sent, et par des citations de ses lettres et rapports. Mais tr&#232;s vite appara&#238;t, dans des fragments en italiques, un deuxi&#232;me personnage, dans le contexte de la d&#233;b&#226;cle de mai-juin 1940, ou d'un op&#233;ra auquel il assistait enfant avec sa grand-m&#232;re, ou encore assis &#224; son bureau, feuilletant de vieux documents (on comprendra qu'il s'agit de l'&#233;crivain). Enfin, un troisi&#232;me personnage (O.) est traqu&#233; dans une grande ville au bord de la mer, en proie &#224; la guerre civile, dans laquelle on peut reconna&#238;tre Barcelone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La partie II est enti&#232;rement centr&#233;e sur le deuxi&#232;me personnage, d&#233;sign&#233; comme &#171; le cavalier &#187;, et se situe dans le nord de la France pendant l'hiver 1939-1940 (mais sans indications de lieux ni de dates). Des soldats d&#233;barquent d'un train de wagons &#224; bestiaux et commencent &#224; cheminer &#224; cheval dans la nuit et la neige qui se met &#224; tomber, de sorte que leur r&#233;giment semble se d&#233;sagr&#233;ger. Puis c'est le r&#233;cit d'un cantonnement hivernal pendant &#171; la dr&#244;le de guerre &#187;, dans l'attente de l'attaque allemande qui surviendra au printemps : un temps suspendu dans &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Progression-dans-un-paysage-enneige-1976.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;un paysage que le froid transfigure&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La partie III s'organise autour de deux r&#233;cits : d'une part, proche du pr&#233;sent de l'&#233;criture, une visite de l'&lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Saint-Michel-de-Vax-Tarn.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ancien ch&#226;teau du g&#233;n&#233;ral, dans le Tarn&lt;/a&gt;, qui n'est plus qu'une ferme, avec la d&#233;couverte d'une tombe perdue en pleine nature, celle de sa jeune &#233;pouse Marianne ; d'autre part le temps de l'enfance, dans une ville du Midi (on reconna&#238;t &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Perpignan&lt;/a&gt;), avec la forte pr&#233;sence d'une vieille dame, grand-m&#232;re du gar&#231;on et descendante du g&#233;n&#233;ral, dont le &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Le-buste-de-Lacombe-Saint-Michel.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;buste en marbre&lt;/a&gt; tr&#244;ne dans le salon de la grande maison. Divers souvenirs sont &#233;voqu&#233;s, et l'oncle Charles commence &#224; r&#233;v&#233;ler au gar&#231;on un secret de famille concernant un fr&#232;re du g&#233;n&#233;ral. Des fragments &#233;voquant aussi la guerre de 1940 sont interpol&#233;s en italiques dans cette partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La partie IV se d&#233;roule enti&#232;rement pendant la guerre d'Espagne, &#224; travers le personnage de O. (Claude Simon s'inspire du livre &lt;i&gt;Hommage &#224; la Catalogne&lt;/i&gt; de George Orwell). Sont racont&#233;s, sans souci de la chronologie, sa traque dans Barcelone par la police du gouvernement et les communistes, ses combats sur le front d'Aragon avec un armement d&#233;risoire, ou la d&#233;fense d'un cin&#233;ma dans lequel des anarchistes se sont retranch&#233;s, puis, de retour en Angleterre, sa tentative de raconter ce qu'il a v&#233;cu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La partie V, tr&#232;s composite, est cependant centr&#233;e sur le personnage du g&#233;n&#233;ral, vieillissant, malade, retir&#233; dans son ch&#226;teau, passant de longues heures sur sa terrasse &#224; lire, &#233;crire ou contempler m&#233;lancoliquement le paysage. Elle reproduit des fragments de ses &#233;crits, &#233;voque aussi sa seconde &#233;pouse, Ad&#233;la&#239;de, sauv&#233;e par lui des prisons de la Terreur, et le proc&#232;s qu'apr&#232;s sa mort elle fit &#224; son fils. Mais surtout, elle r&#233;v&#232;le le secret du fr&#232;re du g&#233;n&#233;ral (Jean-Marie), &#233;migr&#233; pendant la R&#233;volution, puis arr&#234;t&#233; lors de son retour en France, condamn&#233; &#224; mort et ex&#233;cut&#233;, en application d'une loi vot&#233;e par son propre fr&#232;re. Simon imagine la derni&#232;re rencontre, nocturne, des deux fr&#232;res ennemis pr&#232;s du ch&#226;teau, sous le regard de leur vieille nourrice Batti. Telle est l'origine de la r&#233;putation sulfureuse de L.S.M., &#224; la fois r&#233;gicide et fratricide, dans sa descendance catholique et conservatrice, qui avait cru devoir dissimuler ses archives dans un &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-hotel-de-la-Cloche-d-Or.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;placard recouvert de tapisserie&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Analyse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La terre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le titre du roman fait explicitement r&#233;f&#233;rence au grand po&#232;me didactique de Virgile, compos&#233; pendant une p&#233;riode troubl&#233;e de l'histoire romaine (les guerres civiles), et qui est &#224; la fois un trait&#233; d'agriculture et une m&#233;ditation sur la guerre et la paix. &#201;tymologiquement, il vient du grec &lt;i&gt;ge&#244;rgik&#243;s&lt;/i&gt;, qui signifie &#171; le travail de la terre &#187;. Toute une part de la correspondance du g&#233;n&#233;ral Lacombe Saint-Michel (le nom complet de l'anc&#234;tre de Simon) est adress&#233;e &#224; sa gouvernante Batti, pour lui donner ses instructions sur l'entretien de son domaine agricole du Tarn, et Simon en cite de nombreux extraits &#233;voquant les labours, les semailles, les r&#233;coltes, la plantation et la taille des arbres fruitiers, l'&#233;levage des chevaux&#8230; Ces lettres constituant &#171; un v&#233;ritable pr&#233;cis d'agriculture &#187; font dire &#224; l'oncle Charles qu'&#171; au fond, comme toute cette petite noblesse et en d&#233;pit de ses connaissances en math&#233;matiques, c'&#233;tait un paysan &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Simon a des raisons plus personnelles de s'int&#233;resser au travail de la terre. Du c&#244;t&#233; de sa m&#232;re, sa famille poss&#233;dait des domaines viticoles en Roussillon, dont on trouve l'&#233;cho quand l'oncle Charles re&#231;oit son neveu pendant les vendanges, dans la p&#233;nombre satur&#233;e d'odeurs du petit bureau o&#249; il &#171; p&#232;se les mo&#251;ts &#187;. Du c&#244;t&#233; de son p&#232;re, l'ascendance est celle d'une paysannerie pauvre du Jura, qui sera longuement &#233;voqu&#233;e dans &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/L-Acacia-1989.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (1989). Et Simon, h&#233;ritier d'une partie des vignes familiales, sera &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/ccs/3764&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;souvent pr&#233;sent&#233; par la presse comme &#171; viticulteur &#187;&lt;/a&gt;, bien qu'il n'ait jamais cultiv&#233; lui-m&#234;me ses vignes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de ces faits biographiques, le th&#232;me de la terre se rattache &#224; la fascination qu'&#233;prouve l'&#233;crivain pour tout ce qui rel&#232;ve de l'&#233;l&#233;mentaire, du primordial, le travail agricole reliant l'homme au v&#233;g&#233;tal et &#224; l'animal, aux processus naturels, &#224; la m&#233;t&#233;orologie, &#224; &#171; l'immuable alternance des immuables saisons &#187;. Il fait aussi &#233;cho &#224; un autre grand th&#232;me du roman, celui de la guerre, qui &#233;tait d&#233;j&#224; &#224; l'arri&#232;re-plan des &lt;i&gt;G&#233;orgiques&lt;/i&gt; de Virgile. C'est par la voix de l'oncle Charles que l'agriculture et la guerre sont rapproch&#233;es, participant l'une et l'autre de &#171; cet &#233;ternel recommencement, cette inlassable patience ou sans doute passion qui rend capable de revenir p&#233;riodiquement aux m&#234;mes endroits pour accomplir les m&#234;mes travaux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Histoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le roman entrelace l'&#233;vocation de trois &#233;poques marqu&#233;es par des guerres qui ont toutes concern&#233; l'&#233;crivain &#224; des degr&#233;s divers : celles de la R&#233;volution et de l'Empire, &#224; travers son anc&#234;tre ; la guerre d'Espagne, &#224; laquelle il s'est int&#233;ress&#233; comme t&#233;moin sympathisant et auxiliaire occasionnel ; enfin, la guerre de 1939-1940, dont il a eu l'exp&#233;rience directe et traumatisante. &#192; cet &#233;gard, &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; est un grand roman historique, mais dans une forme enti&#232;rement nouvelle et moderne, chaque p&#233;riode &#233;tant trait&#233;e d'une mani&#232;re particuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;vocation de la plus ancienne est nourrie des &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/le-General-Lacombe-Saint-Michel.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;archives de L.S.M.&lt;/a&gt; Simon est manifestement fascin&#233; par ce personnage d'exception, sa force physique et morale, sa capacit&#233; d'action et d'organisation, mais aussi sa sensibilit&#233;, dont t&#233;moigne le deuil inconsolable de sa jeune &#233;pouse hollandaise, exprim&#233; dans ses vers. Il est le personnage qui se rapproche le plus du mod&#232;le &#233;pique, comme h&#233;ros d'une &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Louis-Hincker-Claude-Simon-et-la-Revolution-2021.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt; qui accomplit &#171; l'exploit titanesque d'accoucher un monde et de tuer un roi &#187;. Cependant, l'&#233;crivain entretient un rapport ambivalent &#224; l'&#233;pop&#233;e. La vie de LS.M., &#233;voqu&#233;e dans le d&#233;sordre, n'a pas la trajectoire lin&#233;aire et orient&#233;e du h&#233;ros classique. Et surtout, il est &#224; la fin un h&#233;ros d&#233;chu, contraint de se retirer malade dans son ch&#226;teau de province, et auquel l'Empire ne rendra pas les honneurs apr&#232;s sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simon avait d&#233;j&#224; montr&#233; dans &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Le-Palace-1962.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Palace&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (1962), &#224; partir de ses souvenirs personnels, les insuffisances et les divisions fatales du camp r&#233;publicain pendant la &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Barcelone.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;guerre d'Espagne&lt;/a&gt;. Dans &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;, il utilise le t&#233;moignage d'Orwell pour raconter ce qu'il n'a pas v&#233;cu lui-m&#234;me : les combats &#233;prouvants et vains du front, la terrible d&#233;sillusion de O., engag&#233; volontaire dans les milices du P.O.U.M. (anti-stalinien) et menac&#233; de mort par ceux qui combattent pour la m&#234;me cause (ce qui fait &#233;cho &#224; la Terreur qu'a travers&#233;e L.S.M., quand la R&#233;volution d&#233;vorait ses propres enfants). Mais Simon critique aussi &#224; travers lui une certaine forme de r&#233;cit historique, contre-mod&#232;le de sa propre entreprise, &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/un-sens-coherent.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ironisant (parfois injustement) sur les efforts na&#239;fs de l'&#233;crivain anglais&lt;/a&gt; pour donner un ordre et un sens &#224; ce qui ne rel&#232;ve selon lui que de la confusion et de l'absurde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; son exp&#233;rience v&#233;cue de la guerre, qui &#233;tait d&#233;j&#224; la mati&#232;re principale de &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt; (1960), elle est l'envers d&#233;risoire des guerres victorieuses de L.S.M. Le &#171; cavalier &#187; y fait l'exp&#233;rience du chaos, d&#232;s cette hallucinante marche de nuit au cours de laquelle se produit une &#171; d&#233;bandade [&#8230;] pr&#233;figurant la d&#233;sagr&#233;gation ult&#233;rieure et d&#233;finitive au contact du feu &#187;. La d&#233;b&#226;cle de mai-juin 1940 est racont&#233;e au plus pr&#232;s des sensations, l'explosion d'une bombe &#233;tant par exemple per&#231;ue comme &#171; quelque chose d'obscur, marron, se fracassant, une d&#233;gringolade de triangles, comme les innombrables fragments d'une vitre volant en &#233;clats &#187;. Tout cela pour finir dans l'humiliation d'un camp de prisonniers, couvert de poux, &#171; comme si l'&#233;t&#233;, le temps, l'Histoire, pourrissaient eux-m&#234;mes, se d&#233;composaient &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette Histoire v&#233;cue par lui ou travers&#233;e par d'autres, Simon pourra dire quatre ans plus tard dans son &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Discours-de-Stockholm-audio.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Discours de Stockholm&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &#224; rebours des id&#233;ologies du progr&#232;s ou du &#171; sens de l'Histoire &#187;, si influentes depuis les Lumi&#232;res jusqu'au marxisme, qu'il n'y a &#171; d&#233;couvert aucun sens &#187;, et la forme &#233;clat&#233;e de son roman en est la fascinante expression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La m&#233;moire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, cette vaste fresque historique est aussi un grand roman de la m&#233;moire, ce qui justifie sa composition, &#224; l'image du &#171; foisonnant et rigoureux d&#233;sordre de la m&#233;moire &#187; &#233;voqu&#233; dans &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;. Un sujet central est constamment pr&#233;sent, m&#234;me s'il est parfois cach&#233;, tout au long du livre, qui n'est autre que l'auteur lui-m&#234;me, dans son travail de m&#233;moire, qui ne concerne pas seulement ses souvenirs de guerre. C'est cet homme que l'on voit &#224; son bureau manipuler les pr&#233;cieuses archives familiales dont les fragments feront du roman un vaste collage : &#171; Il cesse de feuilleter les cahiers et regarde sa main dans le soleil [&#8230;] &#187;. C'est ce m&#234;me homme qui va visiter ce qu'il reste du ch&#226;teau de L.S.M., s'impr&#233;gnant de &#171; l'esprit des lieux &#187;, ou qui cherche &#224; retrouver la trace du buste disparu de son anc&#234;tre. C'est lui encore qui, plus jeune, interroge son oncle, dans sa fonction d'initiateur, pour essayer de comprendre le lourd secret de famille qui entoure la figure de L.S.M. Et surtout, c'est lui qui, enfant, vit des exp&#233;riences fondatrices dans la ville du Midi, Simon faisant aussi de son roman un r&#233;cit d'enfance fragmentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#233;moire d'enfance, particuli&#232;rement pr&#233;sente dans la troisi&#232;me partie, s'organise, de mani&#232;re tr&#232;s proustienne, autour de lieux qui cristallisent les d&#233;sirs et les hantises de l'enfant ou de l'adolescent. C'est d'abord &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-hotel-de-la-Cloche-d-Or.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; la trop vaste maison &#187;&lt;/a&gt; dans laquelle il a grandi, domin&#233;e par la figure de &#171; la vieille dame toujours habill&#233;e de noir &#187; qui r&#233;unit chaque mois parents et amis pour de &#171; c&#233;r&#233;monieux d&#238;ners &#187;, dans &#171; un subtil et faible parfum de choses fan&#233;es &#187;. Non loin de l&#224;, c'est le th&#233;&#226;tre o&#249; est repr&#233;sent&#233; un op&#233;ra devant &#171; un parterre de vieilles reines &#187;, ou encore la cath&#233;drale, avec son &#171; vieil &#233;v&#234;que couvert d'or &#187;. Mais ces fastes biens&#233;ants et d&#233;suets ont leur envers interlope et transgressif, auquel le gar&#231;on acc&#232;de clandestinement, dans ce cin&#233;ma dont les places &#171; populaires &#187; sont occup&#233;es par des gitans qui r&#233;v&#232;lent au jeune bourgeois &#171; quelque chose comme la perp&#233;tuation, la d&#233;l&#233;gation vivante de l'humanit&#233; originelle &#187;. Et quand la vieille dame dispara&#238;tra, l'enfant conna&#238;tra devant son corps expos&#233; sa premi&#232;re confrontation avec la mort, en m&#234;me temps que dispara&#238;tra avec elle &#171; tout ce qui subsistait encore d'un pass&#233; confus, d'une tranche d'Histoire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rep&#232;res&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.leseditionsdeminuit.fr/livre-Les_G%C3%A9orgiques%C2%A0-2324-1-1-0-1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Paris : Minuit, 1981&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://www.leseditionsdeminuit.fr/livre-Les_G%C3%A9orgiques%C2%A0-2324-1-1-0-1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#233;&#233;dition Paris : Minuit (Double ; 35)&lt;/a&gt;, 2006&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Repris dans &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/OEuvres-tome-2-Bibliotheque-de-la-Pleiade-2013.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;&#338;uvres&lt;/i&gt;. tome II&lt;/a&gt;. &#201;dit&#233;es par Alastair B. DUNCAN, avec la collaboration de David ZEMMOUR et B&#233;r&#233;nice BONHOMME. Paris : Gallimard, f&#233;vrier 2013, p. 647-959. Notice p. 1494-1554. (Biblioth&#232;que de la Pl&#233;iade ; 586)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Articles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; D&#196;LLENBACH (Lucien), &#171; Les G&#233;orgiques ou la totalisation accomplie &#187;, &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/La-Terre-et-la-guerre-dans-l-oeuvre-de-Claude-Simon-1981.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Critique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, n&#176; 414, 1981, repris dans &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Dallenbach-Lucien-Claude-Simon-1988.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Claude Simon&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Paris : Seuil, &#171; Les contemporains &#187;, 1988.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; ZUPAN&#268;I&#268; (Metka), Notice sur &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;, &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Dictionnaire-Claude-Simon-Textes-reunis-par-Michel-Bertrand-2013.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Dictionnaire Claude Simon&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, tome II, sous la direction de Michel BERTRAND, Paris : Honor&#233; Champion, 2013, p. 634-639&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ouvrage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; PI&#201;GAY-GROS (Nathalie), &lt;i&gt;Claude Simon, Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;, Paris : Presses Universitaires de France, &#171; &#201;tudes litt&#233;raires &#187;, 1996.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ouvrages collectifs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Claude-Simon-5-Les-Georgiques-une-forme-un-monde-2008.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Les G&#233;orgiques : une forme, un monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, textes r&#233;unis et pr&#233;sent&#233;s par Jean-Yves LAURICHESSE, &lt;i&gt;La Revue des Lettres modernes, Claude Simon&lt;/i&gt; 5, Paris : Lettres Modernes Minard-Classiques Garnier, 2008.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/ccs/889&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Cahiers Claude Simon&lt;/i&gt;, n&#176; 9&lt;/a&gt;, sous la direction d'Anne-Yvonne JULIEN, Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 2014&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/litteratures/405&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Figure historique et personnage romanesque. Le g&#233;n&#233;ral L.S.M. dans &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; de Claude Simon, Litt&#233;ratures&lt;/i&gt;, n&#176; 73&lt;/a&gt;, sous la direction de Jean-Yves LAURICHESSE, Toulouse : Presses Universitaires du Midi, 2015&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Notices-sur-les-oeuvres.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;voir toutes les notices&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Christian Cavaill&#233;</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Christian-Cavaille.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les G&#233;orgiques</dc:subject>
		<dc:subject>Saint-Michel-de-Vax</dc:subject>
		<dc:subject>Cavaill&#233;, Christian</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les G&#233;orgiques &#224; Saint-Michel de-Vax &lt;br class='autobr' /&gt;
Claude Simon publie Les G&#233;orgiques en 1981. Le titre du roman reprend celui d'un grand po&#232;me de Virgile &#233;crit en latin au 1er si&#232;cle av. J. -C., Georgica, qui signifie litt&#233;ralement &#171; travaux de la terre &#187;. Virgile y c&#233;l&#232;bre ces travaux accord&#233;s aux rythmes naturels en &#233;voquant tr&#232;s pr&#233;cis&#233;ment les soins &#224; donner &#224; la terre avec l'espoir que la paix et &#224; la prosp&#233;rit&#233; vont bient&#244;t r&#233;gner alors que la p&#233;riode est particuli&#232;rement troubl&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-la-premiere-fois-ou-pas-.html" rel="directory"&gt;Premi&#232;res lectures&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Georgiques-+.html" rel="tag"&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Saint-Michel-de-Vax-+.html" rel="tag"&gt;Saint-Michel-de-Vax&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Cavaille-Christian-+.html" rel="tag"&gt;Cavaill&#233;, Christian&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_142 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/Image_1-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/Image_1-2.jpg?1332451449' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Saint-Michel-de-Vax
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; &#224; Saint-Michel de-Vax &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Simon publie &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; en 1981. Le titre du roman reprend celui d'un grand po&#232;me de Virgile &#233;crit en latin au 1er si&#232;cle av. J. -C., &lt;i&gt;Georgica&lt;/i&gt;, qui signifie litt&#233;ralement &#171; travaux de la terre &#187;. Virgile y c&#233;l&#232;bre ces travaux accord&#233;s aux rythmes naturels en &#233;voquant tr&#232;s pr&#233;cis&#233;ment les soins &#224; donner &#224; la terre avec l'espoir que la paix et &#224; la prosp&#233;rit&#233; vont bient&#244;t r&#233;gner alors que la p&#233;riode est particuli&#232;rement troubl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le roman de Claude Simon, les trois personnages importants ne sont jamais compl&#232;tement nomm&#233;s et l'auteur n'en parle qu'&#224; la troisi&#232;me personne, ce qui contribue &#224; les rapprocher. Le lecteur parvient cependant assez vite &#224; les identifier. L'un d'eux est le &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/le-General-Lacombe-Saint-Michel.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;g&#233;n&#233;ral Jean-Pierre Lacombe-Saint-Michel&lt;/a&gt; (1753-1812), un anc&#234;tre de l'auteur ; il a particip&#233; aux guerres de la R&#233;volution et de l'Empire, il est n&#233; et mort au &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Saint-Michel-de-Vax-Tarn.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ch&#226;teau de Saint-Michel-de-Vax&lt;/a&gt;, un village du Tarn situ&#233; entre le Quercy et l'Albigeois, proche de Penne, de Saint-Antonin-Noble-Val et de Cordes-sur-Ciel. Un autre personnage est Claude Simon lui-m&#234;me, emport&#233; avec d'autres militaires dans la d&#233;b&#226;cle de l'arm&#233;e fran&#231;aise en mai-juin 1940 dans le Nord de la France. Le troisi&#232;me personnage, Georges Orwell, s'engage dans les rangs des milices populaires qui combattent le franquisme pendant la guerre civile espagnole ; il est t&#233;moin des combats fratricides &#224; Barcelone en 1937, est lui-m&#234;me menac&#233; et poursuivi avant de rentrer en Angleterre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; des &#233;poques diff&#233;rentes, glorieuses ou d&#233;sastreuses, mais qui sont toutes tumultueuses et violentes, ces personnages vivent des &#233;v&#233;nements et des exp&#233;riences qui semblent se r&#233;p&#233;ter, se superposer et parfois se confondre, en m&#234;me temps que reviennent et se perp&#233;tuent les m&#234;mes travaux des champs, les alternances des saisons, travaux et saisons comme indiff&#233;rents aux d&#233;sordres &#233;prouvants qui dans les guerres et les d&#233;b&#226;cles deviennent le quotidien des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit ni d'un roman historique ni d'un roman au sens classique ; le texte entrem&#234;le les fils de diverses histoires et surtout rend sensible une profusion d'impressions, de r&#233;miniscences et d'&#233;chos dans laquelle la rupture des &#233;quilibres rassurants fait contraste avec la perp&#233;tuation des rythmes naturels, dans laquelle divers pr&#233;sents et divers pass&#233;s coexistent au point que les contours parfois disparaissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le g&#233;n&#233;ral Jean-Pierre Lacombe parcourt l'Europe des guerres r&#233;volutionnaires et napol&#233;oniennes ; il envoie de longues lettres &#224; l'intendante de ses terres &#224; Saint-Michel-de-Vax ; ces lettres contiennent des recommandations d&#233;taill&#233;es concernant les cultures et plantations &#224; faire selon les saisons. Devenu impotent il revient au ch&#226;teau et, &#224; l'approche de la mort, passe de longs moments face &#224; la campagne environnante :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;... le vieux corps us&#233; percevant maintenant la ti&#233;deur du soleil d'hiver, le parfum d'ozone de l'air glac&#233;, les craquements t&#233;nus du gel, l'odorante fra&#238;cheur des nuits de printemps, les voix des rossignols, les senteurs des foins coup&#233;s, des feuilles pourrissantes &#224; l'automne, des chaumes br&#251;l&#233;s, l'appel du coucou r&#233;percut&#233; dans les bois...&lt;br class='autobr' /&gt;
... pesamment assis sur cette terrasse, les yeux fixes, perdus, regardant chaque soir les ombres ramper lentement sur les pr&#233;s, envahir le vallon, ensevelir l'un apr&#232;s l'autre les bois, les haies, noircir peu &#224; peu l'&#233;mouvant profil du coteau d&#233;coup&#233; sur le ciel, &#233;paissir l'obscurit&#233; sous les feuillages de l'all&#233;e d'ormeaux, &#233;tendant comme un noir manteau le nostalgique et silencieux cr&#233;puscule d&#233;chir&#233; de loin en loin par l'aboiement affaibli du chien.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Alors que &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; de Virgile &#233;voquent po&#233;tiquement une nature nourrici&#232;re, des travaux en harmonie avec elle ainsi qu'un espoir de paix durable malgr&#233; les menaces,&lt;i&gt; Les G&#233;orgique&lt;/i&gt;s de Claude Simon avec la prose po&#233;tique de leurs longues phrases font entendre comme une rumeur obs&#233;dante les bruissements et les craquements, les rythmes et les entrechocs du monde naturel et r&#233;el dans lequel sont &#233;galement plong&#233;es et emport&#233;es les diverses histoires humaines, quelles soient personnelles, collectives ou anonymes, histoires au cours souvent heurt&#233; et tragique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les lignes cit&#233;es plus haut, le paysage sous le regard du personnage est bien localis&#233; et dat&#233; mais le phras&#233; qui l'&#233;voque po&#233;tiquement lui donne un sens universel, c'est-&#224;-dire universellement sensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il m'arrive de penser que les va-et-vient du g&#233;n&#233;ral entre les campagnes militaires europ&#233;ennes et la campagne tarnaise dans une &#233;poque aux inqui&#233;tudes diff&#233;rentes des n&#244;tres ont, toute proportion gard&#233;e, quelque chose de semblable aux va-et-vient que beaucoup d'entre nous effectuent physiquement ou plus souvent encore virtuellement, dans leur pens&#233;e et leur m&#233;moire, entre la capitale et le Tarn. Je recommande donc sur le trajet aller-retour en train entre Paris et le Tarn, m&#234;me si elle est exigeante, la lecture du roman &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; de Claude Simon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte paru dans &lt;i&gt;JOURNAL L'AUTAN, Le Journal des tarnais de Paris&lt;/i&gt;, n&#176; 2, septembre 2020&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://alumni.ens-lyon.fr/fr/article/memoires-des-ens-temoignage-de-christian-cavaille/27/12/2022/229&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;en savoir plus sur Christian Cavaill&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Feldmann, Walter</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Walter-Feldmann-Trois-compositions-musicales.html</link>
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		<dc:date>2023-09-24T13:12:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les G&#233;orgiques</dc:subject>
		<dc:subject>Musique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le musicien suisse-allemand Walter Feldmann, compositeur et fl&#251;tiste, propose sur son site une lecture musicale des G&#233;orgiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la suite d'un s&#233;minaire de Jo&#235;lle Gleize sur Les G&#233;orgiques, il a compos&#233; un triptyque musical autour de ce roman, dont on peut &#233;couter les trois volets &#224; partir de son site et qui inaugure pour lui une s&#233;rie de travaux autour de sources d'inspiration textuelles ou litt&#233;raires (Mallarm&#233;, Anne-Marie Albiach, Roger Lewinter, Charles Racine...) : &#171; tellement froid (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-lexique-.html" rel="directory"&gt;Artistes &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Georgiques-+.html" rel="tag"&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Musique-+.html" rel="tag"&gt;Musique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1644 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/img_1575.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/img_1575.jpg?1770747472' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le musicien suisse-allemand &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Walter_Feldmann&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Walter Feldmann&lt;/a&gt;, compositeur et fl&#251;tiste, propose sur &lt;a href=&#034;https://www.walterfeldmann.com/fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;son site&lt;/a&gt; une lecture musicale des &lt;i&gt;G&#233;orgiques&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la suite d'un s&#233;minaire de Jo&#235;lle Gleize sur &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;, il a compos&#233; un triptyque musical autour de ce roman, &lt;a href=&#034;https://www.walterfeldmann.com/fr/gallery&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;dont on peut &#233;couter les trois volets &#224; partir de son site&lt;/a&gt; et qui inaugure pour lui une s&#233;rie de travaux autour de sources d'inspiration textuelles ou litt&#233;raires (Mallarm&#233;, Anne-Marie Albiach, Roger Lewinter, Charles Racine...) :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#171; tellement froid que &#187; (g&#233;orgiques I), pour fl&#251;te basse (1995-96)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#171; comme si le froid &#187; (g&#233;orgiques II) pour saxophone baryton, timbale, piano et &#233;lectronique (commande du S&#252;dwestrundfunk Baden-Baden en 1998)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; et &#171; n'&#233;tait le froid &#187; (g&#233;orgiques III), surfaces/espaces pour orchestre grave en 4 groupes (commande du S&#252;dwestrundfunk Stuttgart en 1999-2001).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour moi, Claude Simon est le plus grand romancier des temps modernes. &#187; &#233;crit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Walter Feldmann a particip&#233; &#224; la rencontre organis&#233;e le 30 janvier 2026 &#224; l'occasion du s&#233;minaire &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Seminaire-45-Claude-Simon-et-la-musique.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Claude Simon et la musique&lt;/a&gt;, &#171; Quand les compositeurs parlent de Claude Simon &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/X0--ZMdu99A?si=PrusT4C8MqpcSDd5&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;La conf&#233;rence de Walter Feldmann sur &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Conservatoire Jean-Philippe Rameau. 30 janvier 2026. Vid&#233;o. 1h06.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La photographie ci-dessus de cette rencontre est due &#224; Anne-Lise Blanc.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Louis Hincker. Claude Simon et la R&#233;volution (2021)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Louis-Hincker-Claude-Simon-et-la-Revolution-2021.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Louis-Hincker-Claude-Simon-et-la-Revolution-2021.html</guid>
		<dc:date>2022-04-10T20:10:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les G&#233;orgiques</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire </dc:subject>
		<dc:subject>Politique</dc:subject>
		<dc:subject>Hincker, Louis</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Louis Hincker. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Claude Simon et la R&#233;volution : &#233;crire l'opacit&#233; et la d&#233;saffiliation &#187;, 25 juin 2021. Vid&#233;o. 15 min. &lt;br class='autobr' /&gt;
Louis Hincker, professeur au CTHS, universit&#233; de Clermont Ferrand, analyse Les G&#233;orgiques et les archives de la R&#233;volution fran&#231;aise utilis&#233;es par Claude Simon. &lt;br class='autobr' /&gt;
Intervention film&#233;e le vendredi 15 mars 2019 &#224; l'occasion du colloque &#171; La R&#233;volution en 3D &#8211; Textes, images, sons (1787-2440) &#187;, co-organis&#233; par le Cespra (Anne Simonin) et l'IHMC (Pierre Serna) &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-videos-.html" rel="directory"&gt;Ressources audiovisuelles&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Georgiques-+.html" rel="tag"&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Histoire-142-+.html" rel="tag"&gt;Histoire &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Politique-+.html" rel="tag"&gt;Politique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Hincker-Louis-+.html" rel="tag"&gt;Hincker, Louis&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/VhBKptGVTwY&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louis Hincker. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Claude Simon et la R&#233;volution : &#233;crire l'opacit&#233; et la d&#233;saffiliation &#187;, 25 juin 2021. Vid&#233;o. 15 min.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis Hincker, professeur au CTHS, universit&#233; de Clermont Ferrand, analyse &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; et les archives de la R&#233;volution fran&#231;aise utilis&#233;es par Claude Simon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intervention film&#233;e le vendredi 15 mars 2019 &#224; l'occasion du colloque &lt;a href=&#034;https://ihmc.ens.fr/colloque-revolution-3d.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; La R&#233;volution en 3D &#8211; Textes, images, sons (1787-2440) &#187;&lt;/a&gt;, co-organis&#233; par le Cespra (Anne Simonin) et l'IHMC (Pierre Serna) &#224; l'universit&#233; Paris 1 Panth&#233;on-Sorbonne. Captation et montage par Alexis Darbon (IHMC, CNRS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cette intervention a &#233;t&#233; &#233;galement &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/lrf/5105&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;reprise et publi&#233;e en juin 2021 dans le num&#233;ro 20 de la revue &#171; La R&#233;volution fran&#231;aise &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/playlist?list=PLUSShq4vX_SS64zyqQgt0Jxt70NLcDFdN&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Toutes les vid&#233;os du colloque mises en ligne.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jo&#235;lle Gleize</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Joelle-Gleize-641.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Joelle-Gleize-641.html</guid>
		<dc:date>2021-06-12T22:55:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les G&#233;orgiques</dc:subject>
		<dc:subject>Gleize, Jo&#235;lle</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Relecture des G&#233;orgiques, par temps de pand&#233;mie &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec le sentiment de b&#233;n&#233;ficier d'un temps suppl&#233;mentaire exceptionnel, d'un temps offert &#8211; du moins pendant le premier confinement &#8211; j'ai lu ou relu, pour le plaisir, sans objectif d'&#233;tude : Kafka, Volodine, Jaume Cabr&#233;, et puis d'autres, dont Claude Simon et ses G&#233;orgiques. Et je n'ai pas &#233;t&#233; d&#233;&#231;ue. Bien s&#251;r, j'ai retrouv&#233; tout ce que j'aime dans les livres de Simon, le feuillet&#233; des temps, le montage des fragments et plus encore le rythme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-lectures-de-confinement-.html" rel="directory"&gt;Lectures de confinement&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Georgiques-+.html" rel="tag"&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Gleize-Joelle-+.html" rel="tag"&gt;Gleize, Jo&#235;lle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1121 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/S11_bis.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/S11_bis.jpg?1623534156' width='500' height='301' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Relecture des &lt;i&gt;G&#233;orgiques&lt;/i&gt;, par temps de pand&#233;mie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le sentiment de b&#233;n&#233;ficier d'un temps suppl&#233;mentaire exceptionnel, d'un temps offert &#8211; du moins pendant le premier confinement &#8211; j'ai lu ou relu, pour le plaisir, sans objectif d'&#233;tude : Kafka, Volodine, Jaume Cabr&#233;, et puis d'autres, dont Claude Simon et ses &lt;i&gt;G&#233;orgiques&lt;/i&gt;. Et je n'ai pas &#233;t&#233; d&#233;&#231;ue. Bien s&#251;r, j'ai retrouv&#233; tout ce que j'aime dans les livres de Simon, le feuillet&#233; des temps, le montage des fragments et plus encore le rythme de la prose simonienne, avec cette souplesse fascinante qui va du staccato du d&#233;but &#224; l'ampleur dans la description du froid de la deuxi&#232;me partie ; et la profusion &#233;tourdissante de ce monde d'images et de sensations. Mais ce qui m'a frapp&#233;e cette fois dans ce livre, c'est l'abondance de personnages et d'histoires, son c&#244;t&#233; &#171; romanesque &#187;, comme un contrepied aux romans pr&#233;c&#233;dents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or pr&#233;cis&#233;ment, &#224; propos des archives retrouv&#233;es de son anc&#234;tre Lacombe Saint-Michel, Claude Simon en a soulign&#233; les potentialit&#233;s romanesques aupr&#232;s de John Fletcher : &#171; Il y a mati&#232;re &#224; dix romans &#187;, ajoutant : &#171; mais vous vous doutez bien que je ne me propose pas d'&#233;crire une saga historique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir la notice de l'&#233;dition de La Pl&#233;iade, &#338;uvres II, p. 1496.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, quelque chose de ces romans, de cette saga refus&#233;e, reste bien pr&#233;sent, mais &#224; l'arri&#232;re plan, sous forme de bribes, d'histoires seulement &#233;bauch&#233;es, ou &#224; l'inverse, r&#233;sum&#233;es. Cette densit&#233; de romans possibles forme comme une musique de fond qui a contribu&#233; au plaisir de ma relecture. Le lecteur est souverain, il peut s'arr&#234;ter quand il veut pour associer ou relier les esquisses d'histoires &#224; d'autres fragments, pour compl&#233;ter le non-dit, pour l'imaginer. Dans ce roman si somptueusement construit, c'est donc l'inachev&#233; - ou ce qui semble tel &#8211; qui m'a retenue, suivant l'exemple donn&#233;, dans le Prologue, par le dessin imit&#233; de Poussin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si tous ces fragments ont quelque chose de &#171; romanesque &#187;, notion pourtant &#233;minemment suspecte pour Simon, c'est parce qu'on peut les assembler autour d'un personnage, un personnage avec un ancrage historique document&#233;, m&#234;me si sa caract&#233;risation est parfois disparate voire contradictoire : traits physiques et psychologiques, fonction, et nom propre, du moins des initiales ou un surnom. Des personnages parfois m&#234;me dot&#233;s de portraits ; bref des personnages un peu balzaciens&#8230; Mais on est dans un livre de Claude Simon : ces micro-histoires sont discontinues et non chronologiques, faites de fragments dispers&#233;s qui reviennent &#224; des moments espac&#233;s du livre, en des termes semblables &lt;strong&gt;et&lt;/strong&gt; diff&#233;rents, avec des d&#233;tails ou des d&#233;veloppements compl&#233;mentaires - comme pris dans une spirale qui les ram&#232;nerait &#224; la surface, bien plus loin et plus longuement ; des histoires reprises et r&#233;p&#233;t&#233;es, dont les &#233;l&#233;ments s'accumulent dans la m&#233;moire, mais sans jamais former une totalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je parlerai tr&#232;s peu de la principale mati&#232;re &#224; roman (historique), celle qui concerne le g&#233;n&#233;ral LSM : Simon raconte &#224; sa fa&#231;on, par le montage de fragments, un morcellement parfois extr&#234;me ainsi que l'insertion de nombreux documents d'archives, (la correspondance de LSM surtout), son &#171; destin hors s&#233;rie, &#224; la fois violent, sacril&#232;ge, indocile, ou plut&#244;t indomptable &#187; (p. 753) : une histoire d'ascension et de d&#233;clin &#8211; qui serait l&#224; encore un peu balzacienne ? &#8211; mais discontinue et non chronologique. La narration en est dynamis&#233;e par le secret, annonc&#233; en III mais d&#233;voil&#233; tr&#232;s tardivement, de l'existence farouchement occult&#233;e du fr&#232;re royaliste, &#233;migr&#233;, proscrit et ex&#233;cut&#233; en application d'une loi vot&#233;e par LSM. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; c&#244;t&#233; de cette histoire, on trouve donc ces r&#233;cits esquiss&#233;s ou condens&#233;s, repris de fa&#231;on r&#233;currente, qui accentuent pour moi le romanesque du livre tout entier ; je n'en donnerai que trois exemples, pris dans les parties I III et V&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Soit les parties consacr&#233;es &#224; LSM et &#224; sa descendance, la vieille dame, le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tout d'abord le roman de &#171; Marianne la hollandaise&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est l&#224; un titre attest&#233; dans les brouillons.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;, la belle huguenote rencontr&#233;e &#224; l'op&#233;ra de Besan&#231;on, dont LSM s'&#233;prend et qu'il &#233;pouse. D'elle, on ne conna&#238;t gu&#232;re que sa disparition pr&#233;coce. Elle n'est pr&#233;sente que sous la forme d'un tombeau aust&#232;re vers lequel le narrateur-visiteur, guid&#233; par le dernier propri&#233;taire du ch&#226;teau en ruines, marche dans la boue, sous les carolins, pour en d&#233;chiffrer l'&#233;pitaphe (p. 749-751). Cependant la premi&#232;re partie se cl&#244;t sur une sorte de d&#233;claration d'amour &#233;ternel &#224; la d&#233;funte, dans une lettre de LSM : &#171; Que me font &#224; moi une fortune et des honneurs dont le plus grand prix e&#251;t &#233;t&#233; de les partager avec cette femme ador&#233;e ensevelie dans le n&#233;ant depuis si longtemps et dont le souvenir apr&#232;s vingt ans me d&#233;chire le c&#339;ur. &#187; (p. 692) Comme une sorte de roman &#233;l&#233;giaque &#224; peine esquiss&#233;, et d&#233;di&#233; &#224; un fant&#244;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ensuite l'histoire du second mariage de LSM le r&#233;gicide avec une fervente royaliste. &#201;voqu&#233;e au d&#233;tour d'une phrase au d&#233;but&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; En pleine Terreur, il est &#233;lu secr&#233;taire de la Convention et sauve une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'histoire s'&#233;toffe un peu dans la derni&#232;re partie : &#171; cette Ad&#233;la&#239;de ou plut&#244;t cette Omphale sauv&#233;e par lui au plus fort de la Terreur, &#233;pous&#233;e trois jours apr&#232;s le 10-Thermidor &#187; ( p. 896). Puis un micro-roman se construit &#224; partir d'hypoth&#232;ses : &#171; cette future Omphale (rencontr&#233;e o&#249; ? quand ? comment ? : peut-&#234;tre entrevue ou reconnue entre deux gardes dans un corridor, dans l'antichambre d'un greffier, d'un de ces procureurs tremp&#233;s dans l'encre, p&#226;le, tremblante, implorant &#224; travers ses larmes le monumental guerrier, octroy&#233;e avec un haussement d'&#233;paules &#224; titre de faveur, de r&#233;compense de butin ?), costum&#233;e d&#233;j&#224; peut-&#234;tre sous son vaste et sombre manteau, le capuchon qui dissimulait son visage, en Julie, en Bris&#233;is, la poitrine soulign&#233;e d'un ruban, les cheveux coiff&#233;s &#224; la grecque&#8230; &#187; (p. 900-901). La figure d'Ad&#233;la&#239;de se pr&#233;cise ainsi de r&#233;f&#233;rences romanesques et mythiques et l'histoire se d&#233;veloppe avec le r&#233;cit de la premi&#232;re &#233;treinte dans un &#171; cabriolet &#224; la capote baiss&#233;e &#187; emport&#233; au galop &#8230; (p. 901-2) (on songe &#224; Mme Bovary). Dans les derni&#232;res pages, &#171; la captive, la plaintive et rapace Bris&#233;is &#187; (p. 902) n'a plus rien d'une victime : dot&#233;e de &#171; la m&#234;me imp&#233;tuosit&#233;, la m&#234;me hardiesse &#187; (p. 945) que les deux fr&#232;res Lacombe-St Michel, on l'entrevoit disputant &#226;prement une part d'h&#233;ritage au fils n&#233; du premier mariage de LSM, avant de renier la m&#233;moire de celui-ci pour obtenir les faveurs royales sous la Restauration. Par l'ancrage historique, la dimension proc&#233;duri&#232;re et juridique avec citations de pi&#232;ces de proc&#232;s, cette &#233;bauche de roman a quelque chose d'une &#171; sc&#232;ne de la vie politique &#187; balzacienne. Mais seulement en cela, ce mat&#233;riau narratif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'histoire la plus romanesque et la plus sensiblement absente pour le lecteur, celle qui fait v&#233;ritablement d&#233;faut, est celle du fr&#232;re de Jean-Pierre LSM, Jean-Marie, &#171; comme un double en creux du premier &#187; (p. 929). Les derni&#232;res lignes de la troisi&#232;me partie en cr&#233;ent l'attente, comme dans un feuilleton-roman du si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent : &#171; [&#8230;] et le gar&#231;on : &#8220;Alors il avait un fr&#232;re ? Mais pourquoi&#8230; &#8221;, et l'oncle Charles : &#8220; Tu veux dire : pourquoi est-ce qu'on n'en a jamais parl&#233; ? Eh bien voil&#224; : pr&#233;cis&#233;ment !&#8221; &#187; (p. 811). Une seule sc&#232;ne, hypoth&#233;tique et fictionnelle, de ce roman est d&#233;velopp&#233;e : la sc&#232;ne dramatique &#8211; mais sans pathos &#8211; de l'ultime rencontre nocturne des deux fr&#232;res&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur cette rencontre, voir le bel article de David Zemmour : &#171; &#8220;Bref (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La vie de fugitif de Jean-Marie est, quant &#224; elle, &#233;voqu&#233;e par brefs fragments : c'est un animal traqu&#233;, un gibier. On ne saura pas pourquoi il est revenu d'exil en pleine Terreur, on n'aura pas le r&#233;cit de ses relations de jeunesse avec son a&#238;n&#233;, ni avec Batti aupr&#232;s de qui il se refugie dans sa fuite. Ce roman esquiss&#233; est un roman fant&#244;me, comme l'&#171; invisible et ricanant fant&#244;me au corps cribl&#233; de balles &#187; (p. 957) qui hante le g&#233;n&#233;ral &#224; la fin de sa vie et du livre, et la sensation de son absence est encore renforc&#233;e par l'insertion in extenso du jugement de condamnation du proscrit, factuel et lacunaire, forc&#233;ment d&#233;ceptif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re partie s'organise &#224; partir des principaux personnages de la saga de l'anc&#234;tre : scand&#233;e par plusieurs paragraphes commen&#231;ant par &#171; Et &#187; suivi d'un nom&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Et lui (lui, l'ancien capitaine de bombardier, l'ex-d&#233;put&#233; de la Montagne (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, elle porte &#224; son comble la tension dramatique entre le romanesque d'une part, avec des expansions des &#233;bauches pr&#233;c&#233;dentes et le documentaire, d'autre part, avec les longues citations d'archives. Dans ce roman qui marque un seuil dans l'&#339;uvre de Simon, le jeu avec le romanesque du XIXe si&#232;cle (en particulier avec le roman balzacien &#8211; pastich&#233; au d&#233;but de la troisi&#232;me partie), donne paradoxalement &#224; son &#233;criture un nouvel &#233;lan ; et les donn&#233;es factuelles, la non fiction lui permettent ironiquement de d&#233;fier toute vraisemblance, autant que de se risquer sur les territoires du biographique et de l'affect, ce que reprend et d&#233;veloppe le roman suivant, &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait &#233;voquer d'autres histoires &#233;bauch&#233;es, comme celle de l'ambassade de LSM &#224; Naples avec humiliations, expulsion, puis capture par des pirates et r&#233;tention douce par le bey de Tunis ; ou bien celle de l'imposant buste de marbre que recherche le narrateur et dont ne subsiste plus qu'une trace sur un tapis. Pour finir, je reviendrai &#224; l'histoire du fr&#232;re, si vivement manquante, pour pr&#233;ciser qu'elle hante &#233;galement les autres parties : surtout, en IV, le r&#233;cit de l'exp&#233;rience de O., gibier traqu&#233; en 1936, et m&#234;me, en II, celle du brigadier agress&#233; par le froid pendant l'hiver de 1939-40. Car l'Histoire, que Simon d&#233;crit comme un auteur &#224; la &#171; fac&#233;tieuse perversit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'aventure de O. est compar&#233;e &#224; un roman dont le narrateur serait le mort (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;, fait se ressembler jusqu'&#224; se confondre les exp&#233;riences de ceux qu'elle &#233;crase, et quelle que soit l'&#233;poque ; telle l'exp&#233;rience de l'enlisement dans une fondri&#232;re&#8211; que le lecteur attribue d'abord &#224; Jean-Marie en raison du contexte, mais qui pourrait &#234;tre celle d'autres fugitifs et dont Simon a dit - hors roman - que c'&#233;tait son exp&#233;rience personnelle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir l'&#233;dition Pl&#233;iade, note 25, p. 1551.&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lecture&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#8212; et une fois il s'engagea dans une fondri&#232;re, le sol d'une clairi&#232;re (ou plut&#244;t ce qu'il croyait &#234;tre une clairi&#232;re) de plus en plus spongieux sans qu'il y pr&#238;t garde (il avait d&#233;j&#224; travers&#233; des pr&#233;s, des bois d&#233;tremp&#233;s), le bruit de succion de l'eau sous les hautes herbes de plus en plus fort &#224; chaque pas, jusqu'&#224; ce qu'il d&#251;t faire un effort pour lever les pieds, les d&#233;coller du sol, les arracher &#224; ces sortes de ventouses qui semblaient retenir ses semelles, ne plus vouloir les l&#226;cher, puis soudain enfon&#231;ant jusqu'&#224; la cheville [&#8230;] et enfin, ext&#233;nu&#233;, long &#224; reprendre son souffle, &#224; l'abri de nouveau des hautes foug&#232;res, contemplant l'innocente et perfide clairi&#232;re sur laquelle les ombres des arbres commen&#231;aient &#224; s'allonger, les deux m&#234;mes papillons blancs qui continuaient &#224; monter et descendre dans le soleil et les libellules &#233;tincelantes, horizontales, suspendues immobiles sur leurs ailes de m&#233;tal, changeant subitement de palier, de nouveau immobiles dans l'air immobile, et lui sentant monter en lui une esp&#232;ce de joie sauvage, de triomphe, de paix &#8212; &#187; (&lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;, Pl&#233;iade, II, p. 923-924).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Jo&#235;lle Gleize&lt;/strong&gt; est membre du conseil d'administration de l'Association des Lecteurs de Claude Simon. Elle a co-dirig&#233; les &lt;i&gt;Cahiers Claude Simon&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir la notice de l'&#233;dition de La Pl&#233;iade, &lt;i&gt;&#338;uvres&lt;/i&gt; II, p. 1496.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Soit les parties consacr&#233;es &#224; LSM et &#224; sa descendance, la vieille dame, le narrateur. On rencontre beaucoup moins d'&#233;bauches d'histoires dans les parties II et IV, centr&#233;es l'une sur l'escadron puis le brigadier, l'autre sur le personnage de O. (Orwell).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;C'est l&#224; un titre attest&#233; dans les brouillons.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; En pleine Terreur, il est &#233;lu secr&#233;taire de la Convention et sauve une royaliste qu'il &#233;pousera en secondes noces. &#187; (p. 656).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur cette rencontre, voir le bel article de David Zemmour : &#171; &#8220;Bref carrefour nocturne&#8221; : Quand Jean-Pierre rencontre Jean-Marie ou l'entrevue des deux fr&#232;res dans &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; de Claude Simon &#187;, p. 23-31, dans &lt;i&gt;Claude Simon. Rencontres&lt;/i&gt;, Anne-Lise Blanc et Fran&#231;oise Mignon dir., Perpignan, &#233;ditions Trabucaire et Presses universitaires de Perpignan, 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Et lui (lui, l'ancien capitaine de bombardier, l'ex-d&#233;put&#233; de la Montagne [&#8230;] &#187; (p. 885) ; &#171; Et cette morte, Marianne [&#8230;], (p. 895) ; &#171; Et l'autre, cette seconde femme, la royaliste, (cette Ad&#233;la&#239;de [&#8230;] (p. 896) ; &#171; Et ce fr&#232;re ! [&#8230;] (p. 911) ; &#171; &#192; Batti, &#224; elle [&#8230;] (p. 912) ; Elle donc (Batti) [&#8230;] (p. 949).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'aventure de O. est compar&#233;e &#224; un roman dont le narrateur serait le mort lui-m&#234;me, et l'auteur l'Histoire ; un auteur &#171; surpassant par sa fac&#233;tieuse perversit&#233; ces auteurs qui se divertissent &#224; plonger le lecteur dans la confusion en attribuant plusieurs noms au m&#234;me personnage ou, inversement, le m&#234;me nom &#224; des protagonistes divers, et comme toujours agissant (l'Histoire) avec sa terrifiante d&#233;mesure, son incr&#233;dible et pesant humour &#187; (p. 868-9).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir l'&#233;dition Pl&#233;iade, note 25, p. 1551.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bernard Veck. Quelques remarques sur l'Histoire dans La Route des Flandres. </title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Veck-Bernard-Quelques-remarques-sur-l-Histoire-dans-La-Route-des-Flandres.html</link>
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		<dc:date>2015-02-08T18:03:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jo&#235;lle Gleize</dc:creator>


		<dc:subject>Les G&#233;orgiques</dc:subject>
		<dc:subject>La Route des Flandres</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Quelques remarques sur l'Histoire dans La Route des Flandres.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-cours-et-conferences-.html" rel="directory"&gt;Cours et conf&#233;rences &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Georgiques-+.html" rel="tag"&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-La-Route-des-Flandres-+.html" rel="tag"&gt;La Route des Flandres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Histoire-142-+.html" rel="tag"&gt;Histoire &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;references&#034; id=&#034;references&#034;&gt;
&lt;h2&gt;R&#233;f&#233;rence(s)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard Veck. &#171; Quelques remarques sur l'Histoire dans &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt; &#187;. Notes pour un cours donn&#233; en 1998, dans le cadre de la pr&#233;paration &#224; l'Agr&#233;gation des &#233;tudiants inscrits au Cours S&#233;vign&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les mauvais traitements inflig&#233;s &#224; la chronologie par le roman de Claude Simon am&#232;nent &#224; interroger les rapports qu'entretient &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt; avec le discours historien (et avec une conception historique des &#233;v&#233;nements et des actions humaines). On peut prendre pour point de d&#233;part de cette r&#233;flexion la grande diatribe des p. 176-177&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La pagination renvoie &#224; celle des &#201;ditions de Minuit, collection &#171; Double &#187;.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ; c'est le moment (au stalag) o&#249; Blum remet en cause la &#171; version maternelle &#187; (transmise par Sabine) du suicide de Reixach I&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Reixach I d&#233;signe ici l'anc&#234;tre du capitaine de Reixach, dit Reixach II, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (uniquement motiv&#233; par sa d&#233;faite), en sugg&#233;rant un &#171; cocufiage &#187; (&#171; le souvenir de cet autre cocu &#187;, p. 175), hypoth&#232;se d&#233;velopp&#233;e ult&#233;rieurement (p. 178-189), &#224; partir du &#171; fait &#187; qu'on a retrouv&#233; le cadavre enti&#232;rement d&#233;v&#234;tu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en sc&#232;ne de cette mort, son c&#244;t&#233; &#171; th&#233;&#226;tral &#187;, &#171; pittoresque &#187;, sont d&#233;ductivement attribu&#233;s par Blum &#224; &#171; cette loi qui veut que l'Histoire [&#8230;] ne laisse derri&#232;re elle qu'un r&#233;sidu abusivement confisqu&#233;, d&#233;sinfect&#233; et enfin comestible, &#224; l'usage des manuels scolaires agr&#233;&#233;s et des familles &#224; pedigree. &#187; (p. 177)&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la phrase, commenc&#233;e p. 176, ne se terminera qu'&#224; la p. 177, car Georges r&#233;agit au mot &#171; Histoire &#187; et d&#233;veloppe &#224; partir de l&#224; un discours qui interrompt le raisonnement de Blum :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;] Nous y voil&#224; : l'Histoire. &#199;a fait un moment que je pensais que &#231;a allait venir. J'attendais le mot. C'est bien rare qu'il ne fasse pas son apparition &#224; un moment ou un autre. Comme la Providence dans le sermon d'un p&#232;re dominicain. Comme l'Immacul&#233;e Conception : scintillante et exaltante vision traditionnellement r&#233;serv&#233;e aux c&#339;urs simples et aux esprits forts, bonne conscience du d&#233;nonciateur et du philosophe, l'inusable fable &#8212; ou farce &#8212; gr&#226;ce &#224; quoi le bourreau se sent une vocation de s&#339;ur de charit&#233; et le supplici&#233; la joyeuse, gamine et boy-scoutesque all&#233;gresse des premiers chr&#233;tiens, tortionnaires et martyrs r&#233;concili&#233;s se vautrant de concert dans une d&#233;bauche larmoyante que l'on pourrait appeler le vacuum-cleaner ou plut&#244;t le tout-&#224;-l'&#233;go&#251;t de l'intelligence alimentant sans tr&#232;ve ce formidable amoncellement d'ordures, cette d&#233;charge publique o&#249; figurent en bonne place, au m&#234;me titre que les k&#233;pis &#224; feuilles de ch&#234;ne et les menottes des policiers, les robes de chambre, les pipes et les pantoufles de nos penseurs mais sur le fa&#238;te duquel le gorillus sapiens esp&#232;re n&#233;anmoins atteindre un jour une altitude qui interdira &#224; son &#226;me de le suivre, de sorte qu'il pourra enfin savourer un bonheur garanti imputrescible, gr&#226;ce &#224; la production en grande s&#233;rie de frigidaires, d'automobiles et de postes radio. Mais continue : apr&#232;s tout il n'est pas d&#233;fendu de se figurer que l'air expuls&#233; par les boyaux remplis de bonne bi&#232;re allemande qui fermente &#224; l'int&#233;rieur de cette sentinelle fait entendre dans le concert g&#233;n&#233;ral un menuet de Mozart&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le concept, pr&#233;sent&#233; comme un &#171; mot &#187;, est d'abord critiqu&#233; et r&#233;cus&#233; comme argument d'autorit&#233; ; il est compar&#233; &#224; deux articles de foi relevant du dogme catholique (la Providence et l'Immacul&#233;e Conception) consid&#233;r&#233;s comme indiscutables (sauf &#224; avoir perdu la foi) et assurant la sup&#233;riorit&#233; de celui qui les cite et les convoque dans une discussion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont &#233;galement des arguments commodes pour &#233;viter tout d&#233;bat sur les origines et le d&#233;roulement des &#233;v&#233;nements, qu'ils concernent la collectivit&#233; (la Providence : chacun sait que les voies du Seigneur sont imp&#233;n&#233;trables) ou les individus (l'Immacul&#233;e Conception suppose une absence de tache, de souillure, de contact mat&#233;riel, et donc coupe court &#8212; par le recours au Saint-Esprit &#8212; aux interrogations sur la nature exacte de ce qui pr&#233;side &#224; l'engendrement) ; c'est une fa&#231;on de remettre &#224; une transcendance divine le soin d'organiser le devenir de l'individu ou du groupe humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Histoire (avec un grand H, qui s'occupe de l'&#233;volution de l'humanit&#233;) est compar&#233;e &#224; ces arguments religieux, parce qu'elle est consid&#233;r&#233;e par Georges comme un recours trivial de l'argumentation (&#171; J'attendais le mot &#187;), et parce qu'elle est l'objet d'une croyance g&#233;n&#233;ralement partag&#233;e, d'une sorte de doxa, au m&#234;me titre que les enseignements de la religion, ni plus ni moins cr&#233;dible qu'eux. &lt;BR/&gt;Elle sert aussi (comme les deux arguments religieux) &#224; &#233;viter les questions g&#234;nantes, et tient lieu de r&#233;f&#233;rence transcendante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Vision &#187;, elle rel&#232;ve de l'imaginaire, d'une mystique ou d'une mystification ; son &#233;clat (&#171; scintillante &#187;) l'apparente aux &#233;toiles (connotation de puret&#233;, voir p. 67, p. 276) ; &#171; exaltante &#187;, elle &#233;l&#232;ve l'&#226;me, et se destine &#224; la fois aux na&#239;fs (&#171; c&#339;urs simples &#187;, r&#233;f&#233;rence &#224; Flaubert ?) et &#224; ceux qui pr&#233;tendent d&#233;passer les apparences et l'opinion commun&#233;ment re&#231;ue (&#171; esprits forts &#187;, r&#233;f&#233;rence &#224; La Bruy&#232;re ?) ; le texte situe ces derniers dans la m&#234;me cat&#233;gorie que les pr&#233;c&#233;dents &#8212; pour en faire donc paradoxalement des na&#239;fs, au titre de la croyance, ou de la cr&#233;dulit&#233;, qu'ils partagent avec eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle permet &#224; ceux que tourmente (pr&#233;tend&#251;ment) la marche du monde de trouver commod&#233;ment la qui&#233;tude morale (&#171; bonne conscience &#187;), tout en affichant les sentiments d'une belle &#226;me &#8212; qu'ils soient &#171; d&#233;nonciateurs &#187;, du c&#244;t&#233; des c&#339;urs simples, ou, avec les esprits forts, des &#171; philosophes &#187; (les deux esp&#232;ces n'&#233;tant pas exclusives, comme on l'a vu) ; en renvoyant l'irrationnel, l'insupportable, l'horreur des conduites aux verdicts de l'Histoire, on fait la preuve, sans risque, de sa tenue &#233;thique. &lt;BR/&gt;C'est d'ailleurs ce que fait le p&#232;re de Georges, lui qui croit, en bon humaniste, &#171; qu'il n'y a pas de probl&#232;me, et en particulier celui du bonheur de l'humanit&#233;, qui ne puisse &#234;tre r&#233;solu par la lecture des bons auteurs &#187; (p. 209), &#224; propos du bombardement de la biblioth&#232;que de Leipzig (p. 210), en d&#233;non&#231;ant dans sa lettre :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;] ce monde o&#249; l'homme s'acharne &#224; se d&#233;truire lui-m&#234;me non seulement dans la chair de ses enfants mais encore dans ce qu'il a pu faire, laisser, l&#233;guer de meilleur : l'Histoire dira plus tard ce que l'humanit&#233; a perdu l'autre jour en quelques minutes, l'h&#233;ritage de plusieurs si&#232;cles, dans le bombardement de ce qui &#233;tait la plus pr&#233;cieuse biblioth&#232;que du monde, tout cela est d'une infinie tristesse [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Outre cette facult&#233; d'alimenter la bonne conscience (ou la mauvaise foi) des individus, l'Histoire, la conception humaniste de l'Histoire, assume aussi plus g&#233;n&#233;ralement une fonction transfiguratrice, &#224; la fois didactique et &#233;difiante (&#171; fable &#187;), et d&#233;formante (&#171; farce &#187;) ; c'est une fiction (elle est identifi&#233;e &#224; deux genres litt&#233;raires) et en tant que telle un travestissement qui n'a rien &#224; voir avec une v&#233;rit&#233;, un mensonge qui &#233;vite les vraies questions (voir la Providence et l'Immacul&#233;e Conception), et qui suppose une positivit&#233; vers laquelle s'avance le genre humain, r&#233;concili&#233; dans un carnaval o&#249; les identit&#233;s des &#171; bourreaux &#187; et des &#171; supplici&#233;s &#187; s'inversent ou virent au bien, pr&#233;figuration d'un happy-end aux couleurs religieuses, et quelque peu sulpiciennes (&#171; s&#339;urs de charit&#233; &#187;,&#171; boy-scoutesque &#187;, &#171; premiers chr&#233;tiens &#187;, &#171; martyrs &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le napp&#233; du discours historique aplanit tout, rabote les asp&#233;rit&#233;s, comble les failles, et juxtapose des &#233;l&#233;ments non coh&#233;rents ou m&#234;me contradictoires, en faisant souvent semblant de les &#171; expliquer &#187; ; il produit un syst&#232;me qui explique ce-qui-se-passe et organise par des &#171; histoires &#187; la communication sociale et l'habitabilit&#233; du pr&#233;sent.&lt;BR/&gt;
D'o&#249; la qualification de &#171; tout-&#224;-l'&#233;go&#251;t de l'intelligence &#187; (concurrente de, mais pr&#233;f&#233;r&#233;e &#224; celle de &#171; vacuum-cleaner &#187; &#8212; aspirateur) qui lui est appliqu&#233;e : l'Histoire assainit, fait place nette et recycle tout en langage correct, acceptable (scolairement et socialement &#8220; comestible &#187;, dit Blum), r&#233;cup&#233;rant indiff&#233;remment les restes (vestiges, documents) des &#233;v&#233;nements : ceux des guerres et de la violence (&#171; k&#233;pis &#224; feuilles de ch&#234;ne &#187;, &#171; menottes des policiers &#187;), comme ceux de la pens&#233;e (&#171; les robes de chambre , les pipes et les pantoufles de nos penseurs &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le &#171; formidable amoncellement d'ordures &#187;, la &#171; d&#233;charge publique &#187; &#224; partir de quoi se constitue l'Histoire (&#224; rapprocher du bric-&#224;-brac qui finit par se retrouver au stalag (p. 160), et des bords de la route d&#233;crits dans le roman &#8212; peut-&#234;tre symboles de l'Histoire en train de se faire !), sont sous-tendus par une notion que le texte ne nomme pas, mais qui est implicitement pr&#233;sente, celle de Progr&#232;s, qui donne un sens &#224; l'entassement : l'homme va vers son bien, son accomplissement, malgr&#233; les r&#233;gressions (toujours relatives, et relativis&#233;es) ; la tendance g&#233;n&#233;rale est &#224; l'am&#233;lioration et &#224; l'&#233;l&#233;vation de l'esp&#232;ce, ce que disent &#171; le fa&#238;te &#187; et l'&#171; altitude &#187;, que l'on comprendra bien s&#251;r ironiquement, s'agissant de sommets de d&#233;tritus, et notamment du fait de l'oxymore &#171; gorillus sapiens &#187;, o&#249; se conjuguent bestialit&#233; et intelligence, et qui actualise peut-&#234;tre la formule pascalienne (&#171; qui veut faire l'ange, fait la b&#234;te &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juch&#233; sur son &#171; pass&#233; &#187;, qu'esp&#232;re donc le primate intelligent ? Il aspire &#224; une forme de bonheur, mais ce n'est sans doute pas celui qu'annon&#231;ait Saint-Just pendant la R&#233;volution (&#171; le bonheur est une id&#233;e neuve en Europe &#187;) ; il s'agit en fait, gr&#226;ce aux &#8220; le&#231;ons du pass&#233; &#187;, d'atteindre une fin de l'histoire, par la ma&#238;trise ou plut&#244;t la rationalisation (voire la banalisation et l'oubli) des &#233;v&#233;nements, de l'impr&#233;visible, du catastrophique, condition d'un d&#233;veloppement r&#233;gulier de l'humain, &#224; l'issue duquel il sera loisible de &#171; savourer un bonheur garanti imputrescible &#187; (p. 177) ; mais ce que ne dit pas le discours historique officiel, c'est le prix &#224; payer pour atteindre le point sublime : l'&#171; &#226;me &#187;, c'est-&#224;-dire la part de r&#234;ve, ou d'&#233;motion, sollicit&#233;e (voir supra) par les explications religieuses, aura &#233;t&#233; rationnellement exclue de cet av&#232;nement, et rebut&#233;e par l'&#171; altitude &#187; &#224; laquelle parvient le corps ; la fin de l'Histoire n'est pas une transcendance, c'est m&#234;me l'inverse (une sorte d'inversion du paradis), et elle privil&#233;gie en l'homme les besoins, assouvis dans la recherche de plus en plus ad&#233;quate d'un bien-&#234;tre mat&#233;riel, d'un confort pens&#233; comme seul aboutissement de l'&#233;volution, du progr&#232;s qu'elle suppose, et produit par le d&#233;veloppement d'une &#233;conomie de march&#233;, et, pour tout dire, capitaliste (&#171; la production en grande s&#233;rie de frigidaires, d'automobiles et de postes de radio &#187;). Notons que dans la formule &#171; bonheur garanti imputrescible &#187;, l'id&#233;e de bonheur elle-m&#234;me se trouve raval&#233;e &#224; une marchandise, dont elle poss&#232;de la qualit&#233; mat&#233;rielle (&#171; imputrescible &#187;) qui peut de ce fait faire l'objet d'une garantie de type commercial&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La description d'une telle conception de l'Histoire, d&#233;nonc&#233;e par Georges, est entreprise au d&#233;but de son discours (du c&#244;t&#233; de l'&#226;me) sous le signe (fallacieux) de la spiritualit&#233; religieuse privil&#233;giant la transcendance dans l'explication des causes, et s'ach&#232;ve (du c&#244;t&#233; du corps) par l'assomption, t&#233;l&#233;ologiquement promise, d'une esp&#232;ce humaine pour ainsi dire &#171; d&#233;cervel&#233;e &#187; au paradis des biens de consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux repr&#233;sentations id&#233;ologiques (religion et positivisme), strat&#233;giquement, n'en font qu'une &#8212; l'avenir de l'assouvissement sans cesse &#224; venir se substituant efficacement, comme app&#226;t, ou utopie, &#224; l'au-del&#224; religieux &#8212;, et signalent une conception plac&#233;e sous le signe du dualisme (corps/ &#226;me) ; le choix exclusif de l'un ou l'autre terme contre l'autre mutile &#233;galement la r&#233;alit&#233; humaine, sauf &#224; croire que le privil&#232;ge accord&#233; &#224; l'un puisse engendrer l'autre : th&#232;me que met en sc&#232;ne, in fine, l'&#233;vocation de la sentinelle, dont les manifestations digestives d'individu bien aliment&#233; (&#171; l'air expuls&#233; par les boyaux remplis de bonne bi&#232;re allemande &#187;) produiraient (encore faut-il y croire : &#171; il n'est pas d&#233;fendu de se [le] figurer &#187;) un chef-d'&#339;uvre de l'art musical, &#171; un menuet de Mozart &#187; : ce qui repr&#233;sente une illustration carnavalesque de la th&#232;se selon laquelle le quantitatif finit par se transformer qualitativement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement, c'est un optimisme volontariste qui est ici mis en cause, avec la d&#233;mystification des &#171; lendemains qui chantent &#187; et des justifications diverses &#233;tiquetant a posteriori, historiquement, les &#233;v&#233;nements, les actions (etc.) cens&#233;s les pr&#233;parer. C'est donc l'organisation d'un r&#233;cit exemplaire, et sa subordination &#224; une id&#233;ologie (du sens de l'histoire, du progr&#232;s, de l'av&#232;nement de l'humain&#8230;), qui concerne aussi bien le roman que le r&#233;cit historiographique. Comment raconter, si l'on ne croit pas au sens de l'histoire, sans orienter la narration vers des &#171; conclusions optimistes ou d&#233;sesp&#233;r&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Discours de Stockholm, Minuit, 1990, p. 15.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a pu voir les r&#233;ponses qu'apportait &#224; la question l'&#233;criture du roman, &#224; travers notamment la mise en cause de la chronologie. On peut aussi indiquer &#224; travers un exemple quelques pistes permettant de mieux cerner le refus d'un temps apprivois&#233; et conditionn&#233; en vue d'un accomplissement humaniste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'anc&#234;tre Reixach I fait figure de victime exemplaire d'une croyance &#224; la vertu des syst&#232;mes susceptibles d'orienter, voire de changer, le cours de l'Histoire. Par fid&#233;lit&#233; aux id&#233;aux rousseauistes qui l'ont s&#233;duit (au sens fort du terme), ou d&#233;voy&#233;, &#171; parce qu'il avait eu la malencontreuse id&#233;e d'aller, lui, le gentilhomme-farmer, forniquer [&#8230;] dans les bourbi&#233;reux bousbirs de la pens&#233;e &#187; (p. 188), et parce qu'il a lu &#171; consciencieusement &#187; &#171; vingt-trois volumes de prose larmoyante, idyllique et fumeuse, ingurgitant p&#234;le-m&#234;le les filandreuses et genevoises le&#231;ons d'harmonie, de solf&#232;ge, d'&#233;ducation, de niaiserie, d'effusions et de g&#233;nie, cet incendiaire bavardage de vagabond touche-&#224;-tout, musicien, exhibitionniste et pleurard &#187; (p. 79), il d&#233;laisse sa classe d'origine, combat pour des id&#233;aux, se &#171; fait pigeonner &#187; et finit par se suicider (p. 182) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Et lui deux fois tra&#238;tre, &#8212; d'abord &#224; cette caste d'o&#249; il &#233;tait issu et qu'il avait reni&#233;e, d&#233;savou&#233;e, se d&#233;truisant, se suicidant en quelque sorte une premi&#232;re fois, pour les beaux yeux (si l'on peut dire) d'une morale larmoyante et suisse dont il n'aurait jamais pu avoir connaissance si sa fortune, son rang, ne lui en avait donn&#233; les moyens, c'est-&#224;-dire le loisir et le pouvoir de lire, &#8212; tra&#238;tre ensuite &#224; la cause qu'il avait embrass&#233;e, mais cette fois par incapacit&#233;, c'est-&#224;-dire coupable (lui, le noble de naissance et dont la guerre &#8212; c'est-&#224;-dire, en une certaine fa&#231;on, l'oubli de soi, c'est-&#224;-dire une certaine d&#233;sinvolture, ou futilit&#233;, c'est-&#224;-dire, en une certaine fa&#231;on, le vide int&#233;rieur &#8212; &#233;tait la sp&#233;cialit&#233;) d'avoir voulu m&#233;langer &#8212; ou concilier &#8212; courage et pens&#233;e, m&#233;connu cet irr&#233;ductible antagonisme qui oppose toute r&#233;flexion &#224; toute action [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le texte le dit clairement, la pens&#233;e et l'action n'ont pas de rapport entre elles, vouloir penser l'action, les &#233;v&#233;nements ou l'histoire, expose l'homme d'action, le guerrier, aux pires d&#233;convenues ; ici s'amorce ce que ni Reixach ni Rousseau (?) n'avaient pr&#233;vu, et c'est l&#224; que r&#233;side l'erreur : non point l'acc&#232;s de tous, et notamment des plus pauvres, de la &#171; racaille &#187;, au bien et au bonheur, &#171; cet &#233;tat sup&#233;rieur &#187; offert par la lecture ou les discours, mais l'amorce d'une prise de conscience (&#171; ils en savaient maintenant trop &#8212; ou pas assez &#8212; pour continuer &#224; vivre comme des savetiers ou des boulangers, et d'un autre c&#244;t&#233; pas assez &#8212; ou trop &#8212; pour &#234;tre capables de se comporter en soldats &#187; p. 183) ) amenant au refus de l'&#233;tat social, et, logiquement, &#224; la lutte des classes, ou au moins une app&#233;tence &#224; changer de condition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre parce que l'engagement de Reixach I transgresse un ordre fonctionnel traditionnellement et trinitairement d&#233;fini d&#232;s les origines (voir Dum&#233;zil) dans la culture indo-europ&#233;enne : &lt;i&gt;oratores&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;bellatores&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;laboratores&lt;/i&gt;, trois fonctions selon lesquelles on peut d'ailleurs r&#233;partir les personnages masculins de la constellation familiale : les Reixach &lt;i&gt;bellatores&lt;/i&gt; s'opposent au m&#233;tayer &lt;i&gt;laborator&lt;/i&gt; et au p&#232;re &lt;i&gt;orator&lt;/i&gt;, et Georges, pour sa part, occupe successivement chacune des places ainsi d&#233;finies : guerrier, puis agriculteur &#224; la fin du roman, enfin homme du discours en tant que narrateur et organisateur du roman ; et quand l'anc&#234;tre prend conscience de cette incompatibilit&#233;, tra&#238;nant (p. 188) &#171; avec lui le cadavre pesant, d&#233;compos&#233; et puant de ses illusions &#187;, il est trop tard :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;[&#8230;] Reixach, debout, l&#224;, dans ce d&#233;cor de gravure galante, se d&#233;pouillant, arrachant de lui, rejetant, r&#233;pudiant ces v&#234;tements, cet ambitieux et tapageur costume qui sans doute &#233;tait maintenant devenu pour lui le symbole de quelque chose en quoi il avait cru et &#224; quoi maintenant il ne voyait m&#234;me plus de sens (la redingote bleue au col montant, aux revers brod&#233;s d'or, le bicorne, les plumes d'autruche : pitoyable et grotesque d&#233;froque gisant &#224; pr&#233;sent, mausol&#233;e frip&#233; de ce que (non pas le pouvoir, les honneurs, la gloire, mais les idylliques ombrages, l'idyllique et larmoyant r&#232;gne de la Raison et de la Vertu) ses lectures lui avaient fait entrevoir) ; et quelque chose &#224; l'int&#233;rieur de lui-m&#234;me achevant de se d&#233;sagr&#233;ger, secou&#233; par une sorte de terrifiante diarrh&#233;e qui le vidait sauvagement de son contenu comme de son sang m&#234;me, et non pas morale, comme disait Blum, mais, pour ainsi dire mentale, c'est-&#224;-dire non plus une interrogation, un doute, mais plus aucune mati&#232;re &#224; interrogation, &#224; doute [&#8230;] (p. 190) ; [&#8230;] une sorte de vide de trou. Sans fond. Absolu. O&#249; plus rien n'avait de sens, de raison d'&#234;tre [&#8230;] (p. 201)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La guerre lui a fait voir comme une utopie l' &#171; idyllique et larmoyant r&#232;gne de la Raison et de la Vertu &#187;, et du moment qu'il a perdu les valeurs traditionnelles de sa caste, que n'ont pu remplacer les &#171; id&#233;es suisses &#187; dont il se d&#233;barrasse symboliquement en m&#234;me temps que de son uniforme, il n'a plus aucune consistance, il ne reste plus rien qu'un n&#233;ant qu'il porte en lui-m&#234;me et qu'il est devenu, un corps, une enveloppe vide, qui n'a plus qu'&#224; dispara&#238;tre. Son aventure est d'autant plus d&#233;risoire que la victoire qui suit d'un an sa d&#233;faite ne s'accomplira dans l'ordre politique qu'un si&#232;cle plus tard, avec l'av&#232;nement d'un r&#233;gime d&#233;mocratique (celui de la IIIe R&#233;publique), la guerre et la mort d&#233;bouchant non sur une humanit&#233; radieuse et r&#233;g&#233;n&#233;r&#233;e, mais sur des discours et des votes (p. 202-203) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;il n'existait de cette guerre qu'une peinture d&#233;corant la grande salle de l'H&#244;tel de Ville, et illustrant la phase victorieuse de la campagne : mais cette victoire n'&#233;tait arriv&#233;e qu'un an plus tard, et c'&#233;tait environ cent ans plus tard encore qu'un peintre officiel avait &#233;t&#233; charg&#233; de la repr&#233;senter, pla&#231;ant &#224; la t&#234;te de soldats d&#233;pennaill&#233;s qui avaient l'air de figurants de cin&#233;ma un personnage all&#233;gorique, une femme v&#234;tue d'une robe blanche qui d&#233;nudait un de ses seins, coiff&#233;e d'un bonnet phrygien, brandissant une &#233;p&#233;e et la bouche grande ouverte, debout dans la lumi&#232;re jaune d'une journ&#233;e ensoleill&#233;e, au milieu des &#233;charpes d'une fum&#233;e glorieuse et bleu&#226;tre, les gabions renvers&#233;s et, au premier plan, le visage grima&#231;ant et stupide d'un mort repr&#233;sent&#233; en perspective, couch&#233; sur le dos, une jambe &#224; demi repli&#233;e, les bras en croix et la t&#234;te en bas, regardant de ses yeux exorbit&#233;s, les traits tordus dans une &#233;ternelle grimace, les successives g&#233;n&#233;rations d'&#233;lecteurs &#233;coutant discourir les successives g&#233;n&#233;rations de politiciens auxquels cette victoire avait conf&#233;r&#233; le droit de discourir &#8212; et aux auditeurs celui de les &#233;couter discourir &#8212; sur l'estrade drap&#233;e de tricolore.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il y a un double contraste entre d'une part la repr&#233;sentation exalt&#233;e de l'all&#233;gorie r&#233;publicaine et celle du cadavre gisant &#224; ses pieds (la R&#233;volution n'est pas qu'une affaire d'enthousiasme, son &#233;lan s'accompagne de violence et de mort, et on peut penser au c&#233;l&#232;bre Delacroix du Louvre, &lt;i&gt;La Libert&#233; conduisant le peuple&lt;/i&gt;), et d'autre part entre la violence et la mort inscrites sur &#171; le visage grima&#231;ant et stupide &#187; du cadavre (qui rappelle celui de Wack, p. 150-151) et les anodines campagnes &#233;lectorales qui se d&#233;roulent sempiternellement sous la peinture o&#249; il figure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avenir de l'id&#233;e r&#233;volutionnaire s'est r&#233;duit au fonctionnement parlementaire, les descendants des soldats de l'An II (voir Hugo dans &lt;i&gt;Ch&#226;timents&lt;/i&gt;), des citoyens de la Convention, ne sont plus qu'&#233;lecteurs et politiciens dont l'Histoire, glorieusement mise en sc&#232;ne, cautionne les activit&#233;s sans surprise. Ce que n'a pas non plus connu l'anc&#234;tre, c'est la pr&#233;carit&#233; des r&#233;volutions, puisque le roman nous le montre (p. 209) battant en retraite,&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;perdu dans ses pens&#233;es, ou plut&#244;t sans doute dans son absence de pens&#233;es, dans l'impossibilit&#233; de penser, de rassembler, de mettre bout &#224; bout deux id&#233;es coh&#233;rentes, face &#224; face avec ce qu'il croyait sans doute &#234;tre l'effondrement de ses r&#234;ves, sans se douter que c'&#233;tait probablement le contraire &#8212; mais heureusement pour lui il ne v&#233;cut pas assez longtemps pour s'en rendre compte &#8212;, c'est-&#224;-dire que les r&#233;volutions se renforcent et s'affermissent dans les d&#233;sastres pour se corrompre &#224; la fin, se pervertir et s'&#233;crouler dans une apoth&#233;ose de triomphes militaires&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ph&#233;nom&#232;ne largement orchestr&#233; plus tard par Claude Simon &#224; propos du g&#233;n&#233;ral des &lt;i&gt;G&#233;orgiques&lt;/i&gt;, qui, lui, au contraire de Reixach I, poursuit sans faiblir l'entreprise r&#233;volutionnaire, tout en assistant &#224; sa d&#233;gradation, de la Convention au Directoire, puis au Consulat et &#224; l'Empire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'av&#232;re clairement que dans le roman l'Histoire (le discours qui pr&#233;tend donner sens aux &#233;v&#233;nements) est consid&#233;r&#233;e comme couverture ou motivation na&#239;ve ou douteuse servant en quelque sorte de cache-mis&#232;re, et c'est sans doute pourquoi &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt;, que l'on ne peut s&#233;parer de ses r&#233;f&#233;rences historiques, ne rel&#232;ve pourtant pas du sous-genre du &#171; roman historique &#187;, parce qu'elle refuse de respecter une s&#233;lection et une organisation l&#233;gitim&#233;e et reconnue des faits, des &#233;v&#233;nements, et, par l&#224; m&#234;me, les pr&#233;suppos&#233;s id&#233;ologiques qui la sous-tendent.&lt;BR/&gt;
Au contraire, bien loin de tenir compte des imp&#233;ratifs documentaires rendant cr&#233;dibles les &#171; faits &#187; rapport&#233;s (ce que font les &#171; romans historiques &#187;, qui se subordonnent ainsi &#224; l'histoire convenue, consensuelle ou partisane), le roman efface syst&#233;matiquement les r&#233;f&#233;rences chronologiques (dates, etc.), met en avant le temps calendaire et la succession des saisons, et va jusqu'&#224; se livrer, &#224; propos de l'aventure de l'anc&#234;tre, &#224; une v&#233;ritable parodie du travail des historiens :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; recueil et utilisation des donn&#233;es existantes : tradition orale (les ragots de Sabine, les souvenirs de Georges) ; documents recens&#233;s dans la malle poilue (dont certains exhib&#233;s ou d&#233;crits : portraits, texte sur l'estampe de la femme centaure) ; vestiges : la chemin&#233;e, le pistolet,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; analyse et interpr&#233;tation critique des donn&#233;es (voir les controverses entre Georges et Blum), m&#234;me lorsqu'il s'agit &#8212; dans le cas de la gravure imaginaire &#8212; de documents invent&#233;s, au point que se met en sc&#232;ne la naissance (ou les naissances) d'une (ou de plusieurs) histoires, dont la pluralit&#233; justement laisse &#224; penser qu'elles peuvent aussi bien &#234;tre autant de fiction(s) &#233;labor&#233;es &#224; partir d'un m&#234;me ensemble de donn&#233;es, ce qui ne peut que jeter un doute sur la l&#233;gitimit&#233; de l'activit&#233; historienne : il suffit en effet d'une disposition particuli&#232;re du sujet qui &#233;crit l'Histoire, souci g&#233;n&#233;alogique, par exemple, ou imagination d'&#171; adolescents sevr&#233;s de femmes &#187;, pour que la mort de Reixach I s'interpr&#232;te sur le mode h&#233;ro&#239;que, politique, en un mot historique, ou sur le mode passionnel, personnel et vaudevillesque, qu'il se suicide pour des illusions perdues sur le plan id&#233;ologico-politique (ce qui est noble et digne de m&#233;moire), ou en raison d'un cocufiage inflig&#233; par &#171; sa petite pigeonne &#187; (ce qui l'est moins)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour reprendre la formule de Georges dans sa diatribe, l'histoire officielle promeut l'aspect &#171; sapiens &#187; en laissant dans l'ombre le &#8220; gorillus &#187;, ce qu'&#233;claire au contraire le roman, tout en reconnaissant en termes purement physiologiques (&#224; propos d'Igl&#233;sia) l'importance des facult&#233;s humaines, si elles ne sont pas perverties par les sp&#233;culations intellectuelles :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;(ayant eu la chance de na&#238;tre dans un milieu social o&#249; faute de temps et de loisirs ce sous-produit parasitaire du cerveau (la pens&#233;e) n'a pas encore eu la possibilit&#233; de faire ses ravages, le visc&#232;re enferm&#233; par la cavit&#233; cervicale restant par cons&#233;quent apte &#224; aider l'homme dans l'accomplissement de ses fonctions naturelles) (p. 288).&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La pagination renvoie &#224; celle des &#201;ditions de Minuit, collection &#171; Double &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Reixach I d&#233;signe ici l'anc&#234;tre du capitaine de Reixach, dit Reixach II, anc&#234;tre commun &#224; celui-ci et &#224; Georges.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Discours de Stockholm&lt;/i&gt;, Minuit, 1990, p. 15.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Perpignan : le Cin&#233;ma Castillet</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-le-Cinema-Castillet.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-le-Cinema-Castillet.html</guid>
		<dc:date>2014-08-04T20:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les G&#233;orgiques</dc:subject>
		<dc:subject>Le Tramway</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>Perpignan</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;pour d&#233;boucher enfin devant la fa&#231;ade rococo du cin&#233;ma et voir dispara&#238;tre au loin la motrice du tramway, les coll&#233;giens restant plant&#233;s l&#224;, haletants, non pas tellement d&#233;&#231;us qu'humili&#233;s, comme si (conform&#233;ment &#224; l'usage de pr&#234;ter aux choses ou aux m&#233;caniques des pens&#233;es ou des intentions propres &#224; l'homme)&#8230; comme si le tramway lui-m&#234;me s'escamotait avec une sorte de ricanement moqueur et m&#233;chant, les laissant l&#224;, eux et leurs cartables trop lourds, avec la perspective d'une heure non pas &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-lieux-de-memoire-.html" rel="directory"&gt;Lieux de m&#233;moire&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Georgiques-+.html" rel="tag"&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Le-Tramway-+.html" rel="tag"&gt;Le Tramway&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Cinema-+.html" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Perpignan-156-+.html" rel="tag"&gt;Perpignan&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_548 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/Le_cinema_Castillet_site.jpg?1407102634' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;pour d&#233;boucher enfin devant la fa&#231;ade rococo du cin&#233;ma et voir dispara&#238;tre au loin la motrice du tramway, les coll&#233;giens restant plant&#233;s l&#224;, haletants, non pas tellement d&#233;&#231;us qu'humili&#233;s, comme si (conform&#233;ment &#224; l'usage de pr&#234;ter aux choses ou aux m&#233;caniques des pens&#233;es ou des intentions propres &#224; l'homme)&#8230; comme si le tramway lui-m&#234;me s'escamotait avec une sorte de ricanement moqueur et m&#233;chant, les laissant l&#224;, eux et leurs cartables trop lourds, avec la perspective d'une heure non pas &#224; tuer avant le prochain d&#233;part mais &#224; occuper, c'est-&#224;-dire &#224; tra&#238;ner soit devant les portes ferm&#233;es du cin&#233;ma (o&#249; derri&#232;re les vitres l'affichette vert p&#226;le qui r&#233;sumait en termes all&#233;chants mais en petits caract&#232;res l'action du film de la semaine &#233;tait entour&#233;e de photographies suppos&#233;es elles aussi all&#233;chantes des principales sc&#232;nes o&#249; les personnages en noir et blanc saisis dans des postures fig&#233;es et priv&#233;s de la magie du mouvement sur le scintillement argent&#233; de l'&#233;cran ne r&#233;pondaient que d'une fa&#231;on d&#233;cevante aux promesses des grandes affiches o&#249; des visages g&#233;ants et passionn&#233;s apparaissaient dans une d&#233;bauche de couleurs criardes), soit (mais ils n'avaient dans leurs poches qu'un peu de menue monnaie) dans l'aigre et fade odeur d'ac&#233;tyl&#232;ne et de p&#226;te &#224; berlingots qui stagnait entre les baraques de la foire install&#233;e chaque automne sous les platanes qui longeaient l'All&#233;e des Marronniers et o&#249;, dans le m&#233;lancolique cr&#233;puscule clignotaient les lumi&#232;res tentatrices des man&#232;ges et des attractions dont la principale (apr&#232;s les myst&#232;res interdits du Mus&#233;e Dupuytren) &#233;tait ces montagnes russes qui, chassant pour tout un mois la petite assembl&#233;e des hommes-troncs, &#233;levaient leurs &#233;chafaudages compliqu&#233;s d'o&#249; le grondement de catastrophe des wagonnets et les cris aigus des femmes venaient frapper la haute fa&#231;ade du monument aux morts. (&lt;i&gt;Le Tramway&lt;/i&gt;, p. 32-34)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class='spip_document_549 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/cinema_castillet_site_2.jpg?1407103372' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;les muscles, le corps tout entier, les jambes qui se mouvaient sous lui) de ce tintement aigrelet, obstin&#233;, fatidique, encore inaudible en fait, commen&#231;ant &#224; le percevoir r&#233;ellement, se pr&#233;cisant, plus imp&#233;ratif encore, harcelant, au fur et &#224; mesure qu'il s'en rapprochait, d&#233;rapant dans les tournants, relan&#231;ant son &#233;lan, d&#233;bouchant enfin (ou plut&#244;t jaillissant) toujours courant, sur l'esplanade, l'assourdissante sonnerie racoleuse dominant tout &#224; pr&#233;sent plus forte que les bruyants afflux du&lt;br class='autobr' /&gt;
sang dans sa t&#234;te, la temp&#234;te pr&#233;cipit&#233;e de son souffle dans ses poumons tandis que cramoisi, hors d'haleine, essayant de retrouver sa respiration, il fouillait fi&#233;vreusement dans ses poches, &#233;changeait sur les cannelures de la plaque de cuivre du guichet ses &#233;conomies de la semaine contre le petit rectangle de carton pelucheux et rose dont l'acquisition lui donnait le droit de se glisser, le c&#339;ur toujours battant (mais pas seulement d'avoir couru) dans la fente m&#233;nag&#233;e entre les deux pans d'une porti&#232;re de velours crasseux gard&#233;e par un personnage aux occultes pouvoirs (un petit vieux rev&#234;che et gris&#226;tre, coiff&#233; d'une casquette gris&#226;tre, horriblement crasseux lui aussi) qui d&#233;chirait leurs billets en comptant d'un &#339;il soup&#231;onneux la petite bande des coll&#233;giens p&#233;n&#233;trant, l'obstacle franchi, dans la rumeur sauvage dont retentissait la vaste salle nue, badigeonn&#233;e d'un jaune moutarde, &#224; la charpente m&#233;tallique et boulonn&#233;e, chichement &#233;clair&#233;e par les guirlandes d'ampoules jaun&#226;tres : comme un grondement, comme l'incoh&#233;rent et tapageur pr&#233;lude &#224; la c&#233;l&#233;bration de quelque culte barbare, croissant (le tapage) par degr&#233;s, allant buter contre le rideau divis&#233; en cases violemment colori&#233;es o&#249; s'inscrivaient les m&#233;rites des principaux magasins de la ville et leurs raisons sociales (ils les connaissaient par c&#339;ur, ne les voyaient m&#234;me plus, enregistraient&lt;br class='autobr' /&gt;
machinalement les noms des salons de coiffure, des marchands de casseroles, d'anneaux de mariages, de r&#233;veille-matin, de passementerie ou de quincaillerie qui, pour eux (soulign&#233;s de paraphes, calligraphi&#233;s diagonalement ou encore compos&#233;s &#224; l'aide de capitales imitant le relief, jouant sur des contrastes de couleurs hurlantes, bleu sur jaune, ou noir sur orange, ou vert sur rose) avaient fini par faire partie int&#233;grante du spectacle lui-m&#234;me, la toile peinte agit&#233;e parfois par quelque pouss&#233;e d'air de faibles ondulations courant &#224; sa surface, d&#233;formant comme &#224; travers une eau mouvante les enseignes dont les pan&#233;gyriques criards, la statique insistance, semblaient narguer l'attente des spectateurs, interposer entre ceux-ci et les f&#233;eries esp&#233;r&#233;es l'obstacle prosa&#239;que d'un quotidien mercantile et menteur, investies cependant elles-m&#234;mes d'une esp&#232;ce de fonction magique, leur irritante et interminable pr&#233;sence (indiff&#233;rente aux sifflets, aux tr&#233;pignements) constituant un obligatoire pr&#233;ambule qui leur conf&#233;rait (et par ricochet aux commer&#231;ants eux-m&#234;mes) comme une sorte d'aura, le rideau bariol&#233; de r&#233;clames retrouv&#233; chaque fois avec la m&#234;me impatience et la m&#234;me s&#233;curisante satisfaction, car s'il s'interposait, faisait obstacle, retardait le plaisir, il &#233;tait en m&#234;me&lt;br class='autobr' /&gt;
temps le garant, la promesse que, derri&#232;re son aveugle opacit&#233;, se tenaient quelque part, pr&#234;tes d'un instant &#224; l'autre &#224; scintiller dans le gr&#233;sillement de l'appareil de projection, les visions attendues de chevauch&#233;es, de baisers et de combats qui semblaient, pour se d&#233;rouler, n'attendre que la permission de &#171; Sam &#187;, des &#171; Trois N&#232;gres &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
et de &#171; L'anneau d'or &#187; promus (comme un code chiffr&#233; permettant d'ouvrir la porte d'un coffre-fort) au r&#244;le de tout-puissants gardiens d'un in&#233;puisable tr&#233;sor d'&#233;motions et de sortil&#232;ges, jusqu'au moment o&#249;, dans un bruit de manivelle rouill&#233;e, d'engrenages et de poulies accompagn&#233; par le long fr&#233;missement, le long soupir de d&#233;livrance qui courait &#224; la surface des rang&#233;es de fauteuils, les r&#233;clames multicolores commen&#231;aient &#224; lentement s'enrouler sur elles-m&#234;mes, montant par degr&#233;s (le mouvement parfois coup&#233; d'arr&#234;ts, la machinerie se bloquant, les spectateurs suspendant leur respiration), d&#233;masquant &#224; la fin (entour&#233; de noires tentures comme le lieu d'une myst&#233;rieuse et lugubre c&#233;r&#233;monie) le rectangle magique, virginal et impollu&#233; de l'&#233;cran : ils (les coll&#233;giens) &#233;taient alors install&#233;s depuis un moment d&#233;j&#224;,&lt;br class='autobr' /&gt;
assis &#224; l'orchestre (c'&#233;tait alors les places dites &#171; populaires &#187;, les seules qu'ils pouvaient s'offrir) dans une des trav&#233;es de fauteuils &#224; ressorts, aux si&#232;ges de bois rouge&#226;tre perc&#233;s de petits trous, aux pieds m&#233;talliques viss&#233;s dans le plancher constell&#233; ou plut&#244;t dans lequel semblaient incrust&#233;s en permanence les m&#233;gots jaunis, leur&lt;br class='autobr' /&gt;
papier d&#233;tremp&#233; de salive et frip&#233;, les emballages de bonbons acidul&#233;s et ces &#233;corces de cacahu&#232;tes &#224; l'int&#233;rieur nacr&#233; ; aux protub&#233;rances jumelles, d'un ocre p&#226;le, pointill&#233;es longitudinalement de minuscules excavations (tout - les lattes de bois sales, les m&#233;gots, les cacahu&#232;tes, les chaussettes lie-de-vin rapi&#233;c&#233;es de bleu ou de rose, les bas fil&#233;s dans des espadrilles ou de vieux souliers aux talons tourn&#233;s r&#233;v&#233;l&#233;s soudain en gros plan &#224; l'un ou l'autre des coll&#233;giens se baissant pour ramasser en t&#226;tonnant parmi les crachats un b&#233;ret ou un cache-nez tomb&#233; &#224; terre - ins&#233;parable, au m&#234;me titre que l'irritant et agressif rideau de r&#233;clames, des fascinants mirages en noir et blanc), assis donc (les coll&#233;giens) ou plut&#244;t transport&#233;s comme par magie pour le prix du ticket de carton rose (quoique tout entiers &#224; leur excitation ils fussent incapables de s'en rendre compte) dans quelque chose de bien plus fabuleux que les poursuites ou les insipides histoires d'amour dont les images qui se succ&#233;daient sur l'&#233;cran&lt;br class='autobr' /&gt;
accaparaient leur attention alors qu'il leur &#233;tait donn&#233; de percevoir dans leur chair (c'est-&#224;-dire sollicitant - ou agressant -, en plus de la vue, leurs autres sens : odorat, ou&#239;e, toucher) l'esp&#232;ce d'&#233;pais magma, ti&#232;de, puant, palpable pour ainsi dire, alourdi par les respirations et&lt;br class='autobr' /&gt;
les exhalaisons des centaines de corps mal lav&#233;s qui les entouraient (le gar&#231;on s'&#233;cartant instinctivement du si&#232;ge voisin, se rencognant sur le c&#244;t&#233;, inhib&#233; malgr&#233; lui par l'affirmation mille fois entendue (non de la bouche de la vieille dame qui n'y allait jamais, n'avait sans doute jamais de sa vie mis les pieds dans un cin&#233;ma, sauf peut-&#234;tre, par curiosit&#233; pour ainsi dire scientifique, &#224; l'occasion d'une visite &#224; l'Exposition universelle - mais tenue pour indiscutable) que non seulement ce qu'on y voyait &#233;tait d'une consternante stupidit&#233; mais encore que les gitans qui s'entassaient aux &#171; populaires &#187; grouillaient de poux) : quelque chose comme la perp&#233;tuation, la d&#233;l&#233;gation vivante de l'humanit&#233; originelle, inchang&#233;e, les sp&#233;cimens inalt&#233;r&#233;s et inalt&#233;rables, rebelles aux si&#232;cles, au progr&#232;s, aux successives civilisations et au savon, venus tout droit du fond de l'Asie, des &#226;ges, sortis tels quels des entrailles du monde ou plut&#244;t (eux, leur puanteur, leur moiteur, leur in&#233;puisable f&#233;condit&#233;, leur &#233;l&#233;mentarit&#233;) comme ses&lt;br class='autobr' /&gt;
entrailles elles-m&#234;mes, &#233;tal&#233;es, encore fumantes, tant bien que mal contenues ... (&lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;, p. 205-209)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt; - &lt;a href=&#034;https://mapsengine.google.com/map/edit?mid=z0VXV0ljLS1A.kQOwLkLcu4F4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;localiser sur la carte des lieux de m&#233;moire simoniens&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le buste de Lacombe Saint Michel</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Le-buste-de-Lacombe-Saint-Michel.html</link>
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		<dc:date>2014-06-12T21:56:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les G&#233;orgiques</dc:subject>
		<dc:subject>Lacombe Saint-Michel, Jean-Pierre</dc:subject>
		<dc:subject>Buffet, Fran&#231;ois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cette photographie, qui remonte au d&#233;but du si&#232;cle dernier, repr&#233;sente le buste du g&#233;n&#233;ral Jean-Pierre Lacombe Saint-Michel qui, pendant l'enfance de Claude Simon, dominait le salon de l'h&#244;tel familial rue de la Cloche d'or &#224; Perpignan. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce buste figure Jean-Pierre Lacombe Saint Michel en empereur romain. Il a probablement &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233; &#224; la fin de la carri&#232;re militaire du g&#233;n&#233;ral, vers 1810, alors qu'il avait environ 57 ans. Sur la plaque de bronze figure l'inscription : &#171; Lacombe St. Michel (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-famille-.html" rel="directory"&gt;Famille&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Georgiques-+.html" rel="tag"&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Lacombe-Saint-Michel-Jean-Pierre-+.html" rel="tag"&gt;Lacombe Saint-Michel, Jean-Pierre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Buffet-Francois-+.html" rel="tag"&gt;Buffet, Fran&#231;ois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_492 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/Buste_JP-LSM.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/jpg/Buste_JP-LSM.jpg?1402609300' width='500' height='630' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette photographie, qui remonte au d&#233;but du si&#232;cle dernier, repr&#233;sente le buste du g&#233;n&#233;ral &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/le-General-Lacombe-Saint-Michel.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Jean-Pierre Lacombe Saint-Michel&lt;/a&gt; qui, pendant l'enfance de Claude Simon, dominait le salon de l'h&#244;tel familial &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Perpignan-hotel-de-la-Cloche-d-Or.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;rue de la Cloche d'or&lt;/a&gt; &#224; Perpignan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce buste figure Jean-Pierre Lacombe Saint Michel en empereur romain. Il a probablement &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233; &#224; la fin de la carri&#232;re militaire du g&#233;n&#233;ral, vers 1810, alors qu'il avait environ 57 ans. Sur la plaque de bronze figure l'inscription : &#171; Lacombe St. Michel g&#233;n&#233;ral de division inspecteur de l'artillerie grand officier de la l&#233;gion d'honneur chevalier de la couronne de fer &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;, Simon d&#233;crit le buste de son personnage LSM :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; Montmorency, dans la propri&#233;t&#233; achet&#233;e pour sa femme, qu'il profite d'un cong&#233; de maladie octroy&#233; &#224; la suite des certificats d&#233;livr&#233;s par le service de sant&#233; pour faire ex&#233;cuter son buste par un sculpteur. Sur le visage aux traits &#233;pais, au nez l&#233;g&#232;rement camard, la chair encore ferme se gonfle en bourrelets puissants. Les m&#232;ches de la crini&#232;re toujours aussi abondantes retombent en un habile d&#233;sordre sur les &#233;paules drap&#233;es d'une toge &#224; l'antique. La coloration froide et uniforme du mat&#233;riau utilis&#233;, les globes des yeux sans prunelles &#224; demi cach&#233;s par les sourcils broussailleux, les deux rides profondes entre ceux-ci, le cou nu de taureau, gras et annel&#233;, qui projette la t&#234;te en avant dans un mouvement d'orateur ou de tribun, la toge, conf&#232;rent &#224; l'ensemble un aspect solennel, intemporel. Il &#233;mane du conflit entre le poids de la tonne de marbre poli et la grisaille fantomatique dans laquelle sont indistinctement confondus les chairs, la chevelure et le v&#234;tement, quelque chose de contradictoire, comme l'apparition de quelque spectre sans existence r&#233;elle et pourtant pond&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; (Minuit, 1981, p. 68. Pl&#233;iade, p. 686-687) (voir aussi notamment, dans l'&#233;dition Minuit, p. 172, 196-197 et 234).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La photographie est reproduite avec l'aimable autorisation de Fran&#231;ois Buffet, qui l'a publi&#233;e et comment&#233;e dans &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Mireille-Calle-Gruber-et-Francois-Buffet-Claude-Simon-La-memoire-du-roman.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Claude Simon. La m&#233;moire du roman. Lettres de son pass&#233; 1914-1916&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (Les Impressions nouvelles, 2014, p. 151)&lt;/p&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cahiers Claude Simon, 9, 2014</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Cahiers-Claude-Simon-9-2014.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Cahiers-Claude-Simon-9-2014.html</guid>
		<dc:date>2014-05-31T20:54:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Les G&#233;orgiques</dc:subject>
		<dc:subject>Architecture</dc:subject>
		<dc:subject>Julien, Anne-Yvonne</dc:subject>
		<dc:subject>Corps</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les Cahiers Claude Simon ont chang&#233; de couverture et d'&#233;diteur : ils sont d&#233;sormais publi&#233;s par les Presses Universitaires de Rennes. lire le num&#233;ro 9 sur OpenEdition &lt;br class='autobr' /&gt;
Sommaire &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; R&#233;ponses de Claude Simon &#224; quelques questions &#233;crites de Ludovic Janvier &#187;. Entretien initialement publi&#233; dans le num&#233;ro de la revue Entretiens, 31, 1972 consacr&#233; &#224; Claude Simon, p. 9-20 &lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;sentation par Anne-Yvonne Julien, p. 21-23 &lt;br class='autobr' /&gt;
Dossier critique &lt;br class='autobr' /&gt;
Architecture et espace urbain dans l'&#339;uvre de Claude Simon (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-alcs_cahiers-.html" rel="directory"&gt;Cahiers Claude Simon&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Les-Georgiques-+.html" rel="tag"&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Architecture-+.html" rel="tag"&gt;Architecture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Julien-Anne-Yvonne-+.html" rel="tag"&gt;Julien, Anne-Yvonne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Corps-+.html" rel="tag"&gt;Corps&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/IMG/logo/arton409.jpg?1513550500' class='spip_logo spip_logo_right' width='93' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les &lt;i&gt;Cahiers Claude Simon&lt;/i&gt; ont chang&#233; de couverture et d'&#233;diteur : ils sont d&#233;sormais publi&#233;s par les &lt;a href=&#034;http://www.pur-editions.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Presses Universitaires de Rennes&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://journals.openedition.org/ccs/889&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lire le num&#233;ro 9 sur OpenEdition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sommaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Entretien-avec-Ludovic-Janvier-1972.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; R&#233;ponses de Claude Simon &#224; quelques questions &#233;crites de Ludovic Janvier &#187;&lt;/a&gt;. Entretien initialement publi&#233; dans le num&#233;ro de la revue &lt;i&gt;Entretiens&lt;/i&gt;, 31, 1972 consacr&#233; &#224; Claude Simon, p. 9-20&lt;br&gt;
Pr&#233;sentation par Anne-Yvonne Julien, p. 21-23&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dossier critique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Architecture et espace urbain dans l'&#339;uvre de Claude Simon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jo&#235;lle Gleize, &#171; La pierre et le b&#233;ton arm&#233;. Note sur Claude Simon et l'architecture moderne &#187;, p. 31-42&lt;br&gt;
Pierre Hyppolite, &#171; Espaces urbains, architecture et &#233;criture &#187;, p. 43-53&lt;br&gt;
Discussion sur un extrait du &lt;i&gt;Tramway&lt;/i&gt; anim&#233;e par Michel Bertrand, p. 55-67&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cahiers de photographies&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les G&#233;orgiques (1981) II&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martine Cr&#233;ac'h, &#171; Le prologue des &lt;i&gt;G&#233;orgiques&lt;/i&gt; : une th&#233;orie du dessin ? &#187;, p. 75-84&lt;br&gt;
Marie-Christine Mourier, &#171; Du mot &#171; cat&#233;gorique &#187; dans &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; &#187;, p. 85-96&lt;br&gt;
Anne-Yvonne Julien, &#171; Claude Simon, le retour aux choses latines m&#234;mes &#187;, p. 97-111&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;crire le corps&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean H. Duffy, &#171; Corpor&#233;it&#233;, m&#233;taphore et image dans &lt;i&gt;Orion aveugle&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les Corps conducteurs&lt;/i&gt; &#187;, p. 117-141&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;ception&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Alexey Vishnyakov, &#171; Simon au pays des Soviet s &#187;, p. 145-168&lt;br&gt;
Entretien in&#233;dit en fran&#231;ais &#171; Claude Simon et la Russie &#187;, p. 173-183&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paroles d'&#233;crivains&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Yves Boudier, &#171; Et laisse &#224; qui l'estraint un reste de limon... &#187;, p. 185-197&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Actualit&#233; de l'&#339;uvre&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;p. 201-208&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pugh, Anthony Cheal. &#171; Claude Simon : Fiction and the Question of Autobiography &#187; (1986)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Pugh-Anthony-Cheal-Claude-Simon-Fiction-and-the-Question-of-Autobiography-1986.html</link>
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		<dc:date>2014-01-08T10:21:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jo&#235;lle Gleize</dc:creator>


		<dc:subject>Les G&#233;orgiques</dc:subject>
		<dc:subject>Le&#231;on de choses</dc:subject>
		<dc:subject>La Corde raide</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;f&#233;rent</dc:subject>
		<dc:subject>Autobiographie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pugh, Anthony Cheal. &#171; Claude Simon : Fiction and the Question of Autobiography &#187;, 1986.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;references&#034; id=&#034;references&#034;&gt;
&lt;h2&gt;R&#233;f&#233;rence(s)&lt;/h2&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Anthony Cheal Pugh. &#171; Claude Simon : Fiction and the Question of Autobiography &#187;. &lt;i&gt;French autobiography : texts, contexts, poetics&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Romance Studies&lt;/i&gt;, 8, &#233;t&#233; 1986, p. 81-96&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Pour citer cette version num&#233;rique : &lt;br&gt;
Anthony Cheal Pugh. &#171; Claude Simon : Fiction and the Question of Autobiography &#187;. 1986. &lt;i&gt;Association des Lecteurs de Claude Simon&lt;/i&gt;. URL : &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Pugh-Anthony-Cheal-Claude-Simon-Fiction-and-the-Question-of-Autobiography-1986.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;http://associationclaudesimon.org/ressources-critiques/articles/article/pugh-anthony-cheal-histoire-d-une&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas le projet d'&#233;crire ma vie. &lt;br class='autobr' /&gt; Ceci dit, qu'est-ce que je peux &#233;crire en dehors de ce que j'ai senti, subi, imagin&#233; ? M&#234;me &lt;br class='autobr' /&gt;
l'imaginaire est autobiographique.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Entretien avec J. Van Apeldoorn et Charles Grivel. Claude Simon &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;As well as being notoriously scornful of the claims made for the &#8220;realism&#8221; of narrative forms representing time in terms of a continuous chronological sequence (as opposed to descriptions of &#8220;fragments&#8221; of phenomenally apprehended experience), Claude Simon has a marked aversion for novels that rely upon the concept of the &#8220;character&#8221;. The mobilisation of &#8220;des types sociaux ou psychologiques&#8221; within the deterministic causal framework of a &#8220;plot&#8221; can only produce, he says, species of moral fables.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;See A. Cheal Pugh, &#171; Interview with Claude Simon : Autobiography, the novel, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; As a reader, Simon prefers works of a &#8220;biographical&#8221; kind, a broad category in which he includes Rousseau's &lt;i&gt;Confessions&lt;/i&gt;, Chateaubriand's &lt;i&gt;M&#233;moires d'outre-tombe&lt;/i&gt;, Stendhal's &lt;i&gt;Vie de Henry Brulard&lt;/i&gt; and above all &lt;i&gt;A la recherche du temps perdu&lt;/i&gt;. Real lives, when written - that is, transformed into texts rather than simply &#8220;narrated&#8221; - &#171; pr&#233;sentent mille fois plus de complexit&#233;, de richesses et de subtilit&#233;s fascinantes que les vies fictives mises en sc&#232;ne dans les soi-disant romans d'imagination &#187;.	&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. (Quotation from original text of interview before translation).&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Chateaubriand and Proust are, for Simon, &#171; les plus somptueux prosateurs de la langue fran&#231;aise &#187;	&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p.5.&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; not only because their writings reveal the complexities and the contradictions of &#8220;experience&#8221;, when remembered and transformed by writing, but because the work on language - in language - also reveals the part played in biography and autobiography by the formal requirements of narrative and rhetoric common to all the narrative arts.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Simon's observations on (auto)biography are the fruit not only of many years of reading, but above all of his own experience as a novelist increasingly ready, in recent times, to allow that the majority of his novels are themselves &#171; practically autobiographical &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;See Alastair B. Duncan, &#171; Interview with Claude Simon &#187;, in Claude Simon, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; It is therefore increasingly urgent to examine, within the terms of the renewed critical and theoretical debate over the relationship between autobiography and other narrative forms, the apparently conflicting claims of a concept of writing based upon the notion of fictional &#8220;production&#8221;, to which Simon still adheres, and one that remains in contact with 'experience' and its historical contexts.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;See my article, in Cross-References, Ed. D. Kelly &amp; I. Llasera, Society (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; It is not, however, a question of simply filling in, around a corpus of fictional writings, a framework of facts, references, or anecdotes, for as several recent studies show, Simon's novels raise a series of problems concerning the status of the very discourses - of &#8220;history&#8221;, of &#8220;science&#8221;, of &#8220;theory&#8221; - that we appeal to in order to make the distinctions that separate &#8220;fact&#8221; from &#8220;fiction&#8221;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;See Paul Veyne, Les Grecs ont-ils cru &#224; leurs mythes ? (Paris : Editions du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; What is more, while much critical attention has been given to the theoretical and aesthetic implications of this aspect of Simon's work, it has been difficult, through lack of biographical evidence or more detailed autobiographical statements, to put the texts and their &#8220;contexts&#8221; together and assess how the autobiographical dimension might affect our reading of what remain, nevertheless, &#8220;novels&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;In the first part of this article I shall consequently look at some of the ways in which Simon's early novels confront the key issue of the narrative representation of time, since the opposition between &#8220;fiction&#8221; and &#8220;autobiography&#8221;, if it supposes distinctions between fictional facts and true ones, clearly depends upon a prior distinction between fiction and history which is itself dependent upon the assumption that we can distinguish between representations of &#8220;real&#8221; and &#8220;unreal&#8221; (or invented) temporalities. Making use of autobiographical material generously provided by Claude Simon, I shall then examine a passage from &lt;i&gt;Le&#231;on de choses&lt;/i&gt; that appears to me to highlight these problems in a particularly acute way. Finally, I shall indicate why, in the light of what these comparisons between fictionalized autobiography and direct autobiographical statements reveal, we should examine carefully the assumptions concerning the representation of temporality conveyed by the proposition that it is &#171; natural [...] to think of the self in narrative mode &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alasdair MacIntyre, After Virtue (Notre Dame : Notre Dame University Press, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Already, in &lt;i&gt;Le Tricheur&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Gulliver&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Sacre du printemps&lt;/i&gt; or &lt;i&gt;Le Vent&lt;/i&gt; narrative and &#8220;thought&#8221; about the self are shown to combine in a far from &#8220;natural&#8221; way ; indeed what some critics have referred to as Simon's &#8220;obsession&#8221; with passing time, change and death in these novels is demonstrably linked to a persistent doubt concerning the possibility of representing time at all, let alone understanding its role in the constitution of a &#8220;self&#8221;. I shall indicate latter on how this might key in with the specific problematics of autobiography as a genre, but for the moment it is enough to note that the overburdened plots of the early novels, with their loose ends, and the gloomy metaphysical commentary which gave Simon the reputation of a pessimist also constitute an analytical and exploratory &#8220;working through&#8221; of narrative structures that is far from being merely negative or self-indulgent, for without this sustained critique of the kinds of narrative that depend upon rational and chronological structures, the deeper level of autobiographical writing we are concerned with here could not have emerged.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;In &lt;i&gt;Le Tricheur&lt;/i&gt; the hero's recollections of visits to war cemeteries with his widowed mother, as she searches for the lost father's tomb, introduce this central problem of autobiography, the nature of personal identity, in terms of a lack, or a dialectic of absence and presence revealing the impossible tension between the reality of memory and the unreality of what is remembered. Simon has stated that these scenes correspond to his own first memories,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;In the interviews already quoted in notes 2 and 5.&#034; id=&#034;nh3-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; and I would argue that it is this, more than anything else - for example the purely technical problems of organizing a novel involving many different &#8220;points of view&#8221; - which creates a climate of doubt and uncertainty with regard to the representation of time in the narrative. The dialogue with history that characterizes all Simon's novels could also be said to start here, for the writing already involves a problem of origins in which neither the self nor the text can claim anteriority with respect to the other : if the &#8220;self&#8221; cannot identify itself without telling the story that it does not or cannot know (according to the Oedipal paradigm), then the absence of the genitor, and the impossibility of locating his grave, create a situation in which there can be no rational basis for history other than one where the subject is doubly &#8220;lost&#8221;, a nameless pawn in a game played out according to rules necessarily unfathomable to him. The fatalism of the protagonists in the early novels could well be traced to this same dilemma, for they are, quite literally, rebels without a cause, or origin, just as the narrators are voices without an identity. In the context of the ideology of authorship that is implicit in the very concept of &#8220;autobiography&#8221; we are bound to want to relate the conflict between first and third person narratives in novels like &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt; and &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt; to some such founding uncertainty.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;See Michel Foucault, &#171; What is an author ? &#187;, in Textual Strategies, ed. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;In the early novels, time is almost always a dimension represented in terms of characters' subjective perceptions : there is little in the way of external or &#8220;historical&#8221; points of reference to protect Louis (&lt;i&gt;Le Tricheur&lt;/i&gt;) or Max (&lt;i&gt;Gulliver&lt;/i&gt;)) from a past that threatens to drag them down with it, just as the narrators of &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt; or &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt; succumb to the fascinating appeal of multiple, circular and discontinuous temporalities. Linear chronology is merely arbitrary, like the list of dates in tante Marie's notebooks in &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt;. From the beginning &#8211; that is from the beginning of the Simonian corpus - time is serial rather than linear, and perspectives collapsible : the &lt;i&gt;mise en abyme&lt;/i&gt; emblematizes a permanently dual focus of &#8220;now&#8221; and &#8220;then&#8221;, and is not just the stylistic tic of a &#8220;New Novelist&#8221;. Memories cannot be &#8220;fixed&#8221; (like photographs), for they are part of a constant process of &lt;i&gt;revision&lt;/i&gt; involving the rewriting of the past and producing curious effects involving the re-animation in later novels of fragments of earlier ones extending as far back as &lt;i&gt;Le Tricheur&lt;/i&gt;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;See my article, &#171; Du Tricheur &#224; Triptyque, et inversement &#187;, Etudes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; What I have called &#8220;textual memory&#8221;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;See my monograph on Simon's Histoire (London : Grant and Cutler, 1982), pp. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; in Simon's writing is therefore the &lt;i&gt;scriptural&lt;/i&gt; correlative of &#8220;real&#8221; memory (by definition unrepresentable) or the texture of autobiographical &#8220;experience&#8221; itself, if we understand the term &#8220;autobiography&#8221; as a practice of writing that &lt;i&gt;alters&lt;/i&gt; its subject, and &#8220;experience&#8221; as a process which &#8220;tests&#8221; (essays and evaluates) the subject against models, copies, rivals and other imitations or doubles. The &#8220;real&#8221; self, the &#8220;original&#8221; experience, cannot be recovered : both are &lt;i&gt;produced&lt;/i&gt; by writing. &#8220;Then&#8221; and &#8220;now&#8221;, model and imitation, are in constant osmosis ; what the writing produces is a continually revised essay in &lt;i&gt;alter&lt;/i&gt;-biography in which the ideal of self-knowledge is permanently deferred.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Looked at in this way, the autobiographical act is essentially linked to a process of desire, but is blind to the true nature of that desire. What is desired, classically, is the desire of the Other, but this cannot be represented : like any representation, it will only call up its negative, the absence of what is represented. Simon's only work specifically labelled as autobiographical, the &#8220;souvenirs&#8221; entitled &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;, defines the writer's quest in terms of a revelation of the true nature of desire : &#171; ce que je ne savais pas que j'attendais. Ce que je d&#233;sirais r&#233;ellement au lieu de ce que je croyais d&#233;sirer &#187; (CR 182). The whole text, however, is haunted by a sense of the negativity of fictions, a theme that centres on a vehement denunciation of &#8220;truquage&#8221; in art in general.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;The &#8220;self&#8221; that writes of itself in &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;, aware of the contradictions at the heart of the assertive style adopted in the text, dissolves finally among the objects of its perception, objects it knows can only be rendered in terms of their otherness, their difference and their radical absence : &#171; &#034;Je est d'autres&#034;. D'autres choses, d'autres odeurs, d'autres sons, d'autres personnes, d'autres lieux, d'autres temps &#187; (CR 174). Continuity and logic, the mainstays of realist fictions, are the antithesis of true autobiography, if autobiography is defined as a cognitive process leading to the discovery of what the subject really knows and really does not know :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Comment peut-on &#234;tre toujours cons&#233;quent pendant six cent vingt-trois pages. Voil&#224; ce que je me demande, moi qui ne suis jamais le m&#234;me pendant dix minutes &#224; la file, moi qui ne suis pas le m&#234;me pendant la dur&#233;e d'un milli&#232;me de seconde, puisque je ne suis pas moi. (CR 175)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt; A psychological and ontological question becomes, as a result of a reflection upon the relationship between &#8220;experience&#8221; and its description or narration, part of a more general problem of &lt;i&gt;writing&lt;/i&gt; (in Derrida's sense&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J. Derrida, L'Ecriture et la diff&#233;rence (Paris : Editions du Seuil, 1967).&#034; id=&#034;nh3-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;), for the writing subject cannot hope to keep up in what will become a &#8220;course de vitesse&#8221; (CR 177) : the &#8220;difference&#8221; between what is felt, intuited or otherwise subjectively &#8220;experienced&#8221; and what can be expressed (written) cannot be stated or measured without opening further the gap between what is always already over, and what can only be de-scribed by being first in-scribed or made into signs, and then read, which is to say &lt;i&gt;re&lt;/i&gt;-written. Both writing, and writing about (explaining) what is meant by &lt;i&gt;&#233;criture&lt;/i&gt;, involve &#8220;playing with words&#8221;, as the narrator-subject of &lt;i&gt;La corde raide&lt;/i&gt; tries to explain to his mystified rationalistic interlocutor (CR 182).&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;An approach to fiction that involves any degree of reflection (conscious or practical) on the interpenetration of the real and unreal worlds within both &#8220;fiction&#8221; and &#8220;reality&#8221; will tend to make this problem a part of its thematics or restate it in symbolic, allegorical or rhetorical ways. And if the correction, or rereading, of one side of this equation through the other is part of a more personal investigation of a tacitly autobiographical kind, then this process will be reflected in the ways all the components of the fiction relate to each other. In Simon's early novels, for example, the structures of family relationships appear symbolically (unconsciously) to state the impossibility of knowing the identity of the subject without the intervention of desiring rivals or mediators : mothers, brothers, sisters, step-fathers, lovers and observers all conspire to block the access of the subject (the narrated subject) to knowledge of desire, while the running commentary of the ironic narrating voice echoes an authorial subversion of fiction achieved by the invention of viciously circular plots (&lt;i&gt;Le Tricheur&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Gulliver&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Sacre du printemps&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Vent&lt;/i&gt;). Such negativity is however transformed into its contrary, and endowed with positive aesthetic value when perceived (read) within the occulted metaphysics of modernist writing, where a critique of existing literary models and a search for new forms makes the subject's difficulty in &#8220;relating&#8221; (to) a world now perceived as the battleground of competing fictions (familial, cultural, mythical, political, religious, critical and theoretical) the &lt;i&gt;raison d'&#234;tre&lt;/i&gt; of the novel itself. The genre is attractively &#8220;lawless&#8221; (Gide), and appears to be the only literary practice capable of denouncing the anonymous discourse of histories and biographies, as well as the voice or the voices of the subjects lost in them. Irony is built in to this situation from the outset, however, since every narrative instance, however unusual or anarchic (mystified adolescents, criminals, idiots), presupposes prior access to the very knowledge whose availibility has been challenged. The problems supposedly specific to &#8220;autobiography&#8221; (whose discourse has been described as inherently &#171; propaedeutic in structure &#187; and &#171; prone to a concern with method as well as a &#034;stuttering&#034;, fragmented narrative appearance &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Louis A Renza, &#171; The Veto of the Imagination : A Theory of Autobiography &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; are seen to be repeated within &#8220;fiction&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;It was not for &#8220;technical&#8221; reasons alone, therefore, that Claude Simon abandoned plots and ironic commentary at the expense of his fictional characters in the novels following &lt;i&gt;Le Vent&lt;/i&gt;, for in so far as the early texts represent a &#8220;working through&#8221; of available models, the stages in this evolution can be seen to follow that of the novel genre itself - if we accept, that is, the framework suggested by Paul de Man in his essay &#171; The Rhetoric of Temporality &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;In Interpretation : Theory and Practice, ed. C.S. Singleton (Baltimore : The (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;According to de Man, irony (which Luk&#225;cs had pointed to as the characteristic rhetorical mode of the novel) voices an &lt;i&gt;impossible&lt;/i&gt; form of historical knowledge, and if it is so prominent in the period during which historical narrative reaches its apogee - the nineteenth century - it is because it undoes or subverts what history constructs, that is, a rational temporality. If, therefore, irony is a &#171; problem that exists within the self &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 194.&#034; id=&#034;nh3-16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, as de Man suggests, it is because it consists of a strategy of denial, or a way of keeping at a safe distance a series of increasingly acute contradictions which emerge when the rationality and the &#8220;scientific&#8221; basis of history as &lt;i&gt;writing&lt;/i&gt; are exposed as de-scribable (or capable of being unwritten by a process of reading that starts by questioning the very presuppositions on which readability and understanding are based). Far from representing a &#8220;superior&#8221; or transcendent mode of understanding (Hegel), irony is just another rhetorical trick (Nietzsche). The subject (whether of fiction, history or philosophy) seeks refuge from this knowledge, but by adopting irony as a defense, only gets more deeply entangled, and as a consequence, irony itself &#171; becomes increasingly conscious of itself in the course of demonstrating the impossibility of our being historical &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid&#034; id=&#034;nh3-17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; The ironist (de Man mentions Kierkegaard, Baudelaire and Mallarm&#233; among others) contrives to maintain his distance from the spectacle of human folly, but finds that &#171; ironic language splits the subject into an empirical self that exists in a state of inauthenticity and a self that only exists in the form of a language that asserts knowedge of this inauthenticity &#187;.	&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 197.&#034; id=&#034;nh3-18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Modern fictions, typically, illustrate the inevitable outcome : &#171; before long the entire texture of the self is unravelled and comes apart. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid.&#034; id=&#034;nh3-19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;We have seen how, in &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;, Claude Simon's reflections upon his own writing already demonstrated the consequences of this &#8220;unravelling&#8221; of the &#8220;texture of the self&#8221;, and how the &lt;i&gt;simulacre&lt;/i&gt; of temporal and ontological continuity created by narratives was ironically debunked, and it is consequently possible, now, to appreciate better how this aggressive text, at this point in time Simon's only published &#8220;autobiographical&#8221; work, anticipates descriptions of autobiography, by literary theorists, as not simply a genre inhabited by &#171; unsurmountable contradictions &#187;,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rodolphe Gasch&#233;, in his introduction to &#171; Autobiography and the Problem of (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; but as an inherently &#8220;suicidal&#8221; discursive mode.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Renza, p. 278.&#034; id=&#034;nh3-21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;If this is the case, there is a self-destructive, or self-deconstructive element in any text, for according to Paul de Man, this time in a challenging article entitled &#171; Autobiography as de-facement &#187;, autobiography is neither &#171; a genre nor a mode, but a figure of understanding that occurs, to some degree, in all texts &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paul de Man, &#171; Autobiography as De-facement &#187;, Modern Language Notes, XCIII, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; What de Man calls &#171; the autobiographical moment &#187; occurs as &#171; an alignment between the two subjects involved in the process of reading in which they determine each other by mutual reflexive substitution &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid.&#034; id=&#034;nh3-23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; The &#8220; two subjects&#8221; are &#8220;aligned&#8221;, we are told, in a &#8220;specular moment&#8221; that cannot be specific to autobiography, for it reveals, in de Man's words, &#171; the tropological structure that underlies all cognitions &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 922.&#034; id=&#034;nh3-24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Any act of reading, according to this argument, presupposes the readability of what is read ; what is read is therefore always accompanied by another reading that must have already taken place. De Man's &#8220;specular moment&#8221; consequently cannot align two empirical subjects (what he says is ambiguous at this point) but involves a reading subject and a spectral other who must somehow be located in language itself. The argument thus suggests that just as the &#8220;self&#8221; is &#8220;unravelled&#8221; when it attempts to take up an historical (ironic, or distanced) stance with regard to itself, so the reading self is lost in the &#8220;specular moment&#8221; that derives not from the confrontation of two empirical readers, but from the self-reflexive structures of language and the abyssal perspectives of narrative time, an impossible domain totally deprived of referential security. Autobiography, viewed in this light, would therefore appear to be a special case only in so far as both the writing self and the reading self are even more liable to &#8220;capture&#8221; by the &#8220;specular moment&#8221;, as a result, quite simply, of the identification effects associated with the first person discursive mode ; it may even constitute, as Rodolphe Gasch&#233; has suggested, &#171; a paradigm for writing as such &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gasch&#233;, p. 574.&#034; id=&#034;nh3-25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;If we accept de Man's argument, however, it is difficult to see how anything could be transmitted by an autobiographical text : the deconstruction of both writer and reader rules out any form of understanding beyond the &#8220;figuring out&#8221; of a game in which the mind is always already outwitted by language. This is why David Carroll is surely correct when he denounces exclusively formalistic readings of Simon's &lt;i&gt;La Bataille de Pharsale&lt;/i&gt;, suggesting that &#171; when the only experience engendering a text is the experience of the text itself, both experience and the text have been seriously reduced &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;David Carroll, The Subject in Question, (Chicago : Chicago University Press, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; On the other hand, I would argue that it is precisely &lt;i&gt;because&lt;/i&gt; &#171; Simon still interfered too much with the workings of fiction itself &#187;, and &lt;i&gt;because&lt;/i&gt; the text was &#171; engendered not simply from within itself but from various &#8220;outsides&#8221; - from a complex intertextual network (Simon's other fictions, his &#034;life&#034; etc.) &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid.&#034; id=&#034;nh3-27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; - that this novel, rather than illustrating &#171; a confusion of motives on the part of the author &#187;,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-28&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid.&#034; id=&#034;nh3-28&#034;&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; reveals (as all the others do, to a greater or lesser extent) a confusion of &lt;i&gt;critical readings&lt;/i&gt; characterised by the undervaluation of the important role of the author's &#171; &#034;life&#034; etc. &#187; in his published work. The crucial conflicts in Simon's writing are not between theory and fiction, but between the means offered by narrative forms (including those of theory) for describing an awareness of the historicity of the self in relation to the world, the text and the Other.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;It would be unwise, nevertheless, to dismiss de Man's analysis of the problems of autobiography as a genre too hastily, for as we remarked earlier, the interweaving of the autobiographical subtext with fictional matter in Simon's novels, and the writer's continued attachment to the notion of textual productivity, tend in fact to support the most paradoxical implication of Paul de Man's whole approach, namely that both the writer and the reader of an &#8220;autobiographical&#8221; text are caught in a game of mirrors determined not so much by psychological projection as by the &#171; turning motion of tropes &#187;. &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-29&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;De Man, p. 922.&#034; id=&#034;nh3-29&#034;&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#171; Are we so certain &#187;, he asks, &#171; that autobiography depends upon reference, as a photograph depends upon its subject or a (realist) picture on its model ? We assume that life &lt;i&gt;produces&lt;/i&gt; autobiography as an act produces its consequences, but can we not suggest, with equal justice, that the autobiographical project may itself determine the life ...? &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-30&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 920.&#034; id=&#034;nh3-30&#034;&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;As can be seen from the epigraph to this article, Simon denies ever having entertained such a &#8220;project&#8221;, but de Man's thesis is not quite as perverse as it appears, for it is clear that what I describe as &#8220;textual memory&#8221; in Simon's novels, since it is not a &lt;i&gt;real&lt;/i&gt; human memory (a material, mortal, and notoriously fallible thing), but a configuration of textual traces, could well be examined in terms of a reversal of the kind of causality which (or so we habitually assume) relates, for example, an historical event to the narrative that makes it a part of &#8220;history&#8221;. If historical &#8220;events&#8221; are in fact &lt;i&gt;created&lt;/i&gt; by narratives, as the New Historians claim,	&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-31&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;See, for example, Paul Veyne, Comment on &#233;crit l'histoire (Paris : Editions (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-31&#034;&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; in accordance with a similar reversal of commonsense perspectives, then a &#8220;life&#8221; too is what the autobiographical act &#8220;produces&#8221; : what the philosopher quoted earlier saw as a &#8220;natural&#8221; narrative mode turns out to be no more &#8220;natural&#8221; than any other form of writing, and what he describes as our &#171; clearly correct conceptual insights about human actions &#187;,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-32&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;MacIntyre, pp. 191-192.&#034; id=&#034;nh3-32&#034;&gt;32&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; if dependent upon this &#8220;naturalness&#8221;, appear far less firmly founded than he assumes.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Clearly, neither the extreme formalist position (Ricardou) &lt;i&gt;nor&lt;/i&gt; Paul de Man's version of deconstructive approaches &lt;i&gt;nor&lt;/i&gt; the commonsense view are acceptable : if narrative is &#8220;natural&#8221; what we really mean is that it is part and parcel of the symbolic order of our culture, and that it repeats, as an extended discursive form, the same denials and the same contradictions that are manifest (or latent) in any and all attempts to represent, narrate or describe human experience by means of linguistic signs. We can agree, perhaps, that there will always be &#171; a degree of referential productivity &#187; &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-33&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;De Man, pp. 920-921.&#034; id=&#034;nh3-33&#034;&gt;33&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; in autobiographical discourse, deriving both from&#171; the structure of the figure &#187; (de Man) and the internal dynamics of language (Claude Simon), but even when the autobiographical project might appear to &#8220;determine the life&#8221; (could not this be said to apply, to some extent, to Proust ?) the crucial difference is that autobiographical writing, like historical narratives, continues &lt;i&gt;to refer to something that has happened&lt;/i&gt;. The process of &#8220;reference&#8221; to real events (historical and/or autobiographical) is however both a referral back to an &#8220;event&#8221;, and a &#8220;course de vitesse&#8221; in which writing tries to &lt;i&gt;defer&lt;/i&gt; the paralysing knowledge that it has itself &lt;i&gt;created&lt;/i&gt; what is thought to have happened &#8220; before&#8221;. &#8220;Intuitive&#8221; knowledge concerning reference (to history, to others and to the self) is contra-dicted by what happens as the text is written/writes itself. Only &#8220;contexts&#8221; save true stories from madness.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A novel such as Simon's &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt; grew from descriptions of non-fictional referents (the post-cards), and thus retains, through a series of relays, a contact with public and private history, but while it is certain that the text is inhabited through and through by autobiographical echoes, these are impossible to verify (I am reliably informed that Simon bought some of the post-cards from &lt;i&gt;bouquinistes&lt;/i&gt;). In any case, &#8220;referential productivity&#8221; ensures that this historical and personal dimension is distanced : each &#8220;reference&#8221; (such as a message on a post-card, from the narrator's father to his mother) is narrativized, transformed, and detached from its original context. Despite this, something prevents the process of fictional &#8220;generation&#8221; from taking over completely, for even if fiction is &#8220;produced&#8221; by the writing, what is produced also acts as a trigger that leads back into the world of &#8220;textual memory&#8221; (a long section in &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt; returns to the scenes of &lt;i&gt;Le Palace&lt;/i&gt;). To the extent that this &#8220;textual memory&#8221; has itself been produced by a &#8220;life&#8221; (or &#8220;experience&#8221;) common sense would indicate that it can be related back to autobiographical incidents. But what, once again, does this mean, to &#8220;relate back&#8221; ? How can the past of the autobiographical subject be represented in the present, if that past is in fact a present in which the subject is never present to himself as subject of his own discourse ? A &#8220;self-conscious&#8221; practice of writing that is conscious of itself as text, and which is also concerned with representing a &#8220;self,&#8221; even indirectly, is bound to be fascinated by abyssal structures.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;There are no guarantees proposed, in Simon's novels, as to the authenticity of the recurring scenes we are likely to identify as &#8220;autobiographical&#8221;, such as the ones involving the death of the narrator's mother, a suicide, and a dismounted cavalryman running for his life in a railway cutting. On the other hand, it would be absurd to ignore completely the writer's statements concerning the autobiographical origins of his work. I will therefore use an example of the recurrent scene depicting the soldier in the cutting, taken from &lt;i&gt;Le&#231;on de choses&lt;/i&gt;, to show how we might be able to make use of de Man's arguments, but without necessarily abolishing the historical and biographical, but endlessly deferred subject of his own writing : Claude Simon.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;The passage in question occurs in the second of the two virtuoso dialogue pieces entitled &#171; Divertissement &#187; I and II, where the two masons exchange reminiscences arising out of a television series apparently about the Second World War. The older man objects that the war has been reduced, in these programmes, to &#171; quinze &#233;pisodes avec orchestre et cuivres &#187; : for him, a single day was enough - and there was nobody around to film it. He remembers being hit in the face, possibly by the guard of his own sabre :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;tout ce que je me souviens c'est que je sais pas si c'&#233;tait une p&#233;dale ou le pommeau ou la coquille du sabre mais j'ai morfl&#233; un de ces gnons en pleine poire que je te dis que &#231;a chandelles romaines et tourniquets feux d'artifesse en tous genres (LC 119-120)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;No mimetic techniques can recreate the dilation and compression of time that occurs when consciousness bursts into flashing lights and spinning images, but there remains one perceptible trace of the incident : the mason still bears a scar on his lip. The younger man, with no war-time tales to tell, tries to match the anecdotes of the older man by recounting his experiences in a circus, horses and rear ends, &#8220;produced&#8221; by the &lt;i&gt;artifice/artifesse&lt;/i&gt; pun, being the common - and the lowest - denominator in the exchanges. The older of the two men continues retailing a jumbled series of war reminiscences, whose continuity is almost exclusively assured by word-play, as when he tries to remember the name of his commanding officer :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Sans offense je dis cirque c'est une expression alors tout ce cirque ils appelaient &#231;a une affaire mince chaude affaire chaude-pisse oui Et ce pauvre Saint-Euverte ? qu'il leur demande parce qu'il faut dire que ces types-l&#224; ils ont tous des noms qui se d&#233;vissent trois fois [...] tu croirais lire le calendrier, ou la carte des vins dans un restaurant Saint Emilion Saint Est&#232;ve Sainte Rose Saint Romain Saint R&#233;my Saint Michel Saint Eustache lui le kador comment c'&#233;tait d&#233;j&#224; son blaze [...] je sais plus mais l'autre &#231;a faisait plut&#244;t choucroute quelque chose comme Brissach ou Ritmeister Reichenbach &#231;a y est &#231;a me revient Reixach j'y suis baron de mes deux pas &#233;tonnant qu'avec des officiers chleus pour nous commander &#231;a ait tourn&#233; &#224; l'abattoir (LC 123)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Through the screen of onomastic games with literary references, brand names and the (in fact Catalan, not German) name of the commanding officer portrayed in &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt; (modelled on a certain Colonel de Rey) enough traces remain of Claude Simon's memories of a week in May 1940 in the countryside between the Meuse and the Franco-Belgian frontier, to identify this passage as one of many which embody transformed autobiographical fragments.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-34&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;See my article, &#171; Supplementary History : Before, and after La Route des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-34&#034;&gt;34&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;The traces of the past have however been reduced to scattered particles of names and words : no illusion of a full &#8220;autobiographical referent&#8221; (which can itself only ever be memories, themselves probably unstable, discontinuous, and subject to both omissions and distortions) is permitted to take over. The split between past and present, sign and referent, autobiographical self and fictional character is inscribed, literally and metaphorically, as &#171; une coupure &#187; (p. 124). In the incident described, the mason and ex-cavalryman has been forced to slide, still mounted, down an almost vertical railway embankment in order to escape enemy fire. The &#171; coupure &#187; that saves him - the railway cutting - is re-figured as a cut on his lip, and these &#171; fissures &#187; in turn produce the &lt;i&gt;fesses&lt;/i&gt; of the horses.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;If we now go back to the interruption of consciousness signalled by the blow to the mason's head from the guard of his sabre, we can better appreciate how the text acts out the loss of the &#8220;real&#8221; incident (which Simon has described in detail in a letter to me complete with sketch maps and Stendhalesque diagrams). What we have instead of a &#8220;referent&#8221; is verbal play subverting the illusion of representation produced by the mason's r&#233;cit. The temporal void, or abyss, that narrative conceals is re-figured as cuts and gaps of all kinds. Writing is both a matter of life and death, and a farcical game : art, artifice, and &lt;i&gt;artifesse&lt;/i&gt;. Just in case we had not noticed all this, the polysemous, intertextual and corporeal dimensions of the &#8220;cutting&#8221; are brought together as the mason recollects how his squadron fled towards the safety it offered :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Une coupure que je dis I se retourne l'air de quoi [...] Coupure dans le cul que je me suis retenu de lui dire l'a pris une valda dans les miches votre Saint-Euverte du coup c'&#233;tait Sainte-Ouverte ah ah je peux vous le raconter moi rapport &#224; ce que j'&#233;tais juste derri&#232;re lui quand i se cavalait comme nous bille en t&#234;te direction la coupure je veux dire la tranch&#233;e de chemin de fer&lt;br class='autobr' /&gt;
(LC 124)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;The whole &#8220;entertainment&#8221; has risen up out of this &#8220;cutting&#8221;, upon which the writing has superimposed the motifs of a cut lip, a cut rein, and 'fissures' of all kinds. The memory of the vertiginous slide into the &#171; tranch&#233;e de chemin de fer &#187; comes to close the circular narrative, or the circus performance the text has enacted, and the younger mason adds, in a coda, the missing musical touch that leads back to the starting point (the documentary about the war in fifteen episodes complete with orchestral accompaniment) :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;j'avais assez &#224; m'occuper de ma pomme la t&#234;te rentr&#233;e dans les &#233;paules [...] rapport &#224; ces merdes de bastos qui nous rasaient les oreilles c'est comme &#231;a que tout &#224; coup &#224; la place des sabots j'ai plus rien vu que ces putains de rails au fin fond du fond quarante m&#232;tres plus bas tout ce que tu te rends compte dans un cirque de ce genre Sans offense hein ? Moi j'&#233;tais dans la musique r&#233;p&#232;te le jeune ma&#231;on une fois seulement j'ai remplac&#233; un clown ( LC 124)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;This sequence, just one of many examples of the rewriting of autobiographical fragments in the novel (which has tended to be read largely as an exercise in &#8220;self-referential&#8221; writing), is also a rewriting of a scene that appeared as early as &lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt; (1947), and which has continued to haunt the novels ever since.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;The &#8220;referent&#8221; it calls up for the writer was effectively his baptism of fire, the incident in question having taken place several miles beyond the east bank of the Meuse, when Simon's squadron was ordered to hold an indefensible position near the railway line south of Namur, despite the fact that their flank had already been turned. Until now, no direct testimony from Claude Simon has been available, but his description of the incident, and the sketch map, do not miraculously sweep away the problems dealt with here, nor the paradoxes revealed by the fictional texts when they return to these &#8220;referents&#8221;, for while the figures in the text do not determine what they refer to as completely as de Man suggested in the article quoted earlier, it is nevertheless evident that they do &#8220;produce&#8221; an extraordinary profusion of new verbal matter. To this extent, the logic of cause (a life) and effect (a text) are indeed reversed, but the circularity of the whole sequence makes this reversal itself reversible, since the referent produced by the text, when reread throught the contextual frame of another narrative that gives it a &#8220;ground&#8221; (in the form of spatio-temporal coordinates that can be verified on maps, in history books, in other testimony and in the locations themselves) tends to assume, once again, its apparently &#8220;natural&#8221; anteriority. The effect is not however conclusive, for it cannot be &lt;i&gt;proved&lt;/i&gt; that the contextual matter is not itself already partly or even wholly fictionalised : we are left, as always, with the conditions of belief upon which depend the generic distinctions that allow us to differentiate the idea of a &#8220;life&#8221; from the idea of &#8220;fiction&#8221;. This cuts both ways, moreover, for just as we seek out the security of &#8220;references&#8221; in order to save the autobiographical sub-text of Simon's novels from the premises of his own fictional metaphysics, so, as the writer of his own &lt;i&gt;alter&lt;/i&gt;-biography, he seeks via his readership some confirmation that what he has fictionalized remains in some sense &#8220;real&#8221;. Louis A. Renza accounts for this aspect of the problem by stating that &#171; In autobiographical writing the intuited &#034;reader&#034; is phenomenologically absent from the signified reference - the writer himself thus cannot immediately apprehend the verifiability of his own references. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-35&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Renza., p. 293&#034; id=&#034;nh3-35&#034;&gt;35&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;The writer's dilemma is explicitly stated in Simon's most recent novel, &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;, where another autobiographical incident, narrated in the third person, is interrupted in an unexpectedly direct way :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Ils comprennent alors qu'ils sont tomb&#233;s dans une embuscade et qu'ils vont presque tous mourir. Aussit&#244;t apr&#232;s avoir &#233;crit cette phrase il se rend compte qu'elle est &#224; peu pr&#232;s incompr&#233;hensible pour qui ne s'est pas trouv&#233; dans une situation semblable et il rel&#232;ve sa main. (Les G 47)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;In order to see all that is involved here we have to distinguish between the empirical writer of an autobiography, the writing subject and the written subject, for the text of &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;, by avoiding first person narration, makes it possible to perceive this triplicated &#8220;person&#8221; in a variety of guises : a cavalryman, a writer writing about that cavalryman in the third person, and later on a writer criticising another writer's narrative of his experiences during the Spanish Civil War. The &#8220;empirical writer&#8221; remains absent from the scenes involving his own past because, as Renza puts it, &#171; the autobiographer's intentional act aggravates the duality inherent in personal memory-acts &#187;,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-36&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 275.&#034; id=&#034;nh3-36&#034;&gt;36&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; whereas in rewriting the account &#171; O &#187; has given of his memories the empirical writer assumes a hierarchically superior position, or a 'presence' denied to the subject of his discourse (&#171; O &#187;). We see in the quotation above, however, that such &#8220;presence&#8221; is illusory, the product of a double frame that strives to conceal the discontinuity of all self-narration : the break in the narrative highlights the ontological gap and what Renza calls the &#171; split intentionality &#187; &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-37&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 279.&#034; id=&#034;nh3-37&#034;&gt;37&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; in autobiographical discourse. Distanced by the third person narration, the visibly double but implicitly triple &#8220;voices&#8221; of autobiography are revealed. The criticisms of &#171; O &#187;, which undoubtedly represent the views of the empirical author, cannot be authoritative,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-38&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;See C. Britton, &#171; Diversity of Discourse in Claude Simon's Les G&#233;orgiques &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-38&#034;&gt;38&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; for they can also rebound upon the represented writer rewriting his own story, impersonating his past selves, and revising his text in the present of its writing. None of these &#8220;persons&#8221; can be present in the text. Any autobiographical &#8220;message&#8221; at this point in the novel is sabotaged by the deconstruction of autobiographical discourse that has taken place as a result of the contradictory representation of both the writing subject and the written subject as third persons. The text itself confounds its author's &#8220;intentions&#8221;. &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-39&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;See Simon's explanations regarding his retrospective (retrodictive ?) (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-39&#034;&gt;39&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;In the passage quoted a moment ago it is also clear that Simon is well aware that &#171; the text the reader reads is at odds with the text the autobiographer writes &#187;.	&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-40&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Renza, p. 292.&#034; id=&#034;nh3-40&#034;&gt;40&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; There is more to the intervention than a mere &#8220;avertissement de l'auteur&#8221;, however, for the incident described, in which the leading riders of the squadron, ambushed as they go down a narrow country lane, fall back under fire and collide with those following them, is a retelling of what Simon recalls as the moment when he felt nearer to death than at any other moment in the battle. In his account of the movements of the squadron Simon initially left out details of this ambush, a lapse of memory apparently repeating the &lt;i&gt;syncope&lt;/i&gt; or momentary loss of consciousness that occurred as he fell from his horse. We observe in the text a curious effect of &lt;i&gt;carambolage&lt;/i&gt; as the reader too is &#8220;thrown&#8221; by the interruption of the narrative : across the existential divide separating writer and reader something seems to &#8220;connect&#8221;. What happens is a reversal of the illusion of truth produced by more conventional novels based upon autobiographical incidents, for Simon's writing depends upon a negated and sometimes even derided code of &lt;i&gt;vraisemblance&lt;/i&gt; : radical scepticism makes conditions of &lt;i&gt;disbelief&lt;/i&gt; into the new norm. The represented writer's doubts and hesitation are instrumental in convincing the reader of the authenticity of the narrative.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;numpar&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;The incident described in &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; has a particularly interesting literary (and historical) precedent, to be found in Book II, chapter VI of Montaigne's &lt;i&gt;Essais&lt;/i&gt;, where the writer describes how he familiarised himself with the idea of his own death as a result of an incident in which, after being knocked from his horse, he was taken for dead by his companions. Louis Marin's analysis of the passage draws attention to the way Montaigne's narrative points to a gap at the place of enunciation, and identifies this gap as the hiatus filled by narratives as they &#8220;trap&#8221; the understanding into the denial upon which they depend : the denial of the impossibility of representing the past in the present.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-41&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Louis Marin, &#171; Montaigne's Tomb, or Autobiographical discourse &#187;, The Oxford (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-41&#034;&gt;41&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; In a longer essay on memory and autobiography Marin sums up in the following way : &#171; Le r&#233;cit autobiographique ne pourra s'effectuer qu'&#224; la faveur d'une machination d'&#233;criture qui manipulera le temps pass&#233; de l'histoire par celui pr&#233;sent de la narration et produira le sujet de l'&#233;nonc&#233; narratif comme le simulacre du dispositif d'&#233;nonciation. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-42&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Voix excommuni&#233;e, (Paris : Editions Galil&#233;e, 1981), pp. 42-43.&#034; id=&#034;nh3-42&#034;&gt;42&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; There is thus a denial of temporality within discourse itself, a denial that Marin, in a searching article on the philosophical implications of Benveniste's distinction between the &lt;i&gt;sujet de l'&#233;nonciation&lt;/i&gt; and the &lt;i&gt;sujet de l'&#233;nonc&#233;&lt;/i&gt;, declares to be the very precondition of metaphysical thought.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-43&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Remarques critiques sur l'&#233;nonciation : la question du pr&#233;sent dans le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-43&#034;&gt;43&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; The writer in &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; comes as close as he can to representing himself writing without entering into the endless &#8220;tourniquet&#8221; of self-representational writing,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-44&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;For R. Gasch&#233;, autobiography is an &#8220;impossible&#8221; genre that leads to the &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-44&#034;&gt;44&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; but by textualising the &#8220;coupure&#8221; - the hiatus between the enunciating and the enunciated subject - and by turning the &#8220;syncope&#8221; into a structure implicating the reader, the text transmits the knowledge that narrative denies : that death is inscribed in that gap. Any text that represents the past faces the temporal paradox, and in the absence of external verifications or the tacit guarantees of &#8220;history&#8221;, can only rest its truth claims upon the less referentially secure, but more morally binding value of &lt;i&gt;fidelity&lt;/i&gt;. The re-examination of the place of autobiography in Simon's novels starts therefore with the writer's retrospective claim regarding &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt; : &#171; on peut consid&#233;rer ce r&#233;cit comme une relation des faits aussi fid&#232;le que possible &#187; (Les G, 52), a claim automatically relativized by the nature of autobiographical discourse itself, quite apart from the fact that the narrator's critique of &#171; O &#187; demonstrates clearly how &#8220;fact&#8221; is turned into &#8220;fiction&#8221;. Have &#8220;facts&#8221; produced the narratives of &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt; and &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt;, or is it the other way round ? Does it have to be a case of either/or ? Claude Simon's novels are very much more than experiments with language for its/their own sake, for they face the reader with problems and paradoxes that are at the core of the whole literary edifice.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-45&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; L'autobiographie est le genre litt&#233;raire qui, par son contenu m&#234;me, marque (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-45&#034;&gt;45&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durham, 1985.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Entretien avec J. Van Apeldoorn et Charles Grivel. Claude Simon &#187;, &lt;i&gt;&#201;criture de la religion, &#201;criture du roman, M&#233;langes d'histoire de la litt&#233;rature et de critique offerts &#224; Joseph Tans&lt;/i&gt; (Groningen : Centre Culturel Fran&#231;ais de Groningue &amp; Lille : Presses Universitaires de Lille, 1979) p. 106. &lt;br class='autobr' /&gt;
References to works by Claude Simon quoted above are as follows :&lt;br class='autobr' /&gt;
CR : &lt;i&gt;La Corde raide &lt;/i&gt; (Paris : Editions du Sagittaire, 1947)&lt;br class='autobr' /&gt;
LC : &lt;i&gt;Le&#231;on de choses&lt;/i&gt; (Paris : Editions de Minuit, 1975)&lt;br class='autobr' /&gt;
Les G : &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques &lt;/i&gt; (Paris : Editions de Minuit, 1981)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;See A. Cheal Pugh, &#171; Interview with Claude Simon : Autobiography, the novel, politics &#187;, &lt;i&gt;The Review of Contemporary Fiction&lt;/i&gt;, V, 1 (Spring 1985), p. 4.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; (Quotation from original text of interview before translation).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt; p.5.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;See Alastair B. Duncan, &#171; Interview with Claude Simon &#187;, in &lt;i&gt;Claude Simon, New Directions&lt;/i&gt;, Ed. A. B. Duncan, (Edinburgh, Scottish Academic Press, 1985), p. 12. (The original text of the interview gives &#171; Tous mes romans depuis &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt; sont pratiquement autobiographiques. &#187; Dr. Duncan's translation reads : &#171; From &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt; on, all my novels verge on the autobiographical &#187;. An alternative translation might be : &#171; &#8230; all my novels are for all intents and purposes autobiographical &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;See my article, in &lt;i&gt;Cross-References&lt;/i&gt;, Ed. D. Kelly &amp; I. Llasera, Society for French Studies, 1986, &#171; Describing Disaster : History, Fiction, Text and Context &#187;, in which the relationship between &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt; and its historical and theoretical contexts are examined.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;See Paul Veyne, &lt;i&gt;Les Grecs ont-ils cru &#224; leurs mythes ?&lt;/i&gt; (Paris : Editions du Seuil, 1983) for a discussion of this issue. Veyne remains broadly within the pyrrhonist tradition, and is much indebted to both Nietzsche and Foucault. For a more rigorously argued approach, see Suzanne Gearhart, &lt;i&gt;The Open Bounday of History and Fiction&lt;/i&gt; (Princeton : Princeton University Press, 1985).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Alasdair MacIntyre, &lt;i&gt;After Virtue&lt;/i&gt; (Notre Dame : Notre Dame University Press, 1981), p. 192.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;In the interviews already quoted in notes 2 and 5.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;See Michel Foucault, &#171; What is an author ? &#187;, in &lt;i&gt;Textual Strategies&lt;/i&gt;, ed. V.J. Harari (London : Methuen, 1980), p. 151.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;See my article, &#171; Du Tricheur &#224; Triptyque, et inversement &#187;, &lt;i&gt;Etudes Litt&#233;raires&lt;/i&gt; Universit&#233; Laval), IX, 1, avril 1976, pp. 137-160.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;See my monograph on Simon's &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt; (London : Grant and Cutler, 1982), pp. 25-27.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;J. Derrida, &lt;i&gt;L'Ecriture et la diff&#233;rence&lt;/i&gt; (Paris : Editions du Seuil, 1967).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Louis A Renza, &#171; The Veto of the Imagination : A Theory of Autobiography &#187;, in &lt;i&gt;Autobiography, Essays Theoretical and Critical&lt;/i&gt;, ed. J. Olney (Princeton : Princeton University Press, 1980), p. 279. )&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;In &lt;i&gt;Interpretation : Theory and Practice&lt;/i&gt;, ed. C.S. Singleton (Baltimore : The Johns Hopkins University Press, 1980), pp. 173-209.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 194.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 197.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rodolphe Gasch&#233;, in his introduction to &#171; Autobiography and the Problem of the Subject &#187;, &lt;i&gt;Modern Language Notes&lt;/i&gt;, XCIII (1978), p. 574.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Renza, p. 278.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Paul de Man, &#171; Autobiography as De-facement &#187;, &lt;i&gt;Modern Language Notes&lt;/i&gt;, XCIII, p. 921.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 922.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gasch&#233;, p. 574.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;David Carroll, &lt;i&gt;The Subject in Question&lt;/i&gt;, (Chicago : Chicago University Press, 1982), p. 178.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-28&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-28&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-28&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-29&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-29&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-29&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;De Man, p. 922.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-30&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-30&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-30&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;30&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p. 920.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-31&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-31&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-31&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;31&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;See, for example, Paul Veyne, &lt;i&gt;Comment on &#233;crit l'histoire&lt;/i&gt; (Paris : Editions du Seuil, 1971), pp. 13-20.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-32&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-32&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-32&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;32&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;MacIntyre, pp. 191-192.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-33&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-33&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-33&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;33&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;De Man, pp. 920-921.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-34&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-34&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-34&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;34&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;See my article, &#171; Supplementary History : Before, and after &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt; &#187;, in &lt;i&gt;The Second World War in Literature&lt;/i&gt;, ed. I. Higgins (Edinburgh : Scottish Academic Press, 1986). The article reproduces Claude Simon's own day by day account of the actions in which he was involved. This account was written at my request, and contains geographical and historical references resulting from my research in Belgium, along the routes taken by Claude Simon's regiment before and after the battle. The photographs of the place where the ambush took place that I sent Simon provoked a response that is reproduced in my later article &#171; Claude Simon et la route de la r&#233;f&#233;rence &#187;, in &lt;i&gt;La Revue des Sciences Humaines&lt;/i&gt;, Tome LXXXXIV &#8211; No. 220, octobre-d&#233;cembre 1990, pp. 23-45.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-35&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-35&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-35&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;35&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Renza., p. 293&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-36&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-36&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-36&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;36&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p. 275.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-37&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-37&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-37&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;37&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid&lt;/i&gt;., p. 279.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-38&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-38&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-38&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;38&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;See C. Britton, &#171; Diversity of Discourse in Claude Simon's &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; &#187;, &lt;i&gt;French Studies&lt;/i&gt;, XXXVIII (1984) pp. 423-442, in which Dr. Britton regards autobiographical intrusions as implying that the narrator assumes &#171; superior knowledge &#187; (p. 439) with respect to &#171; O &#187; (Orwell). For this reason, &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques&lt;/i&gt; is compared unfavourably with the earlier &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;, which is said to be &#171; in some sense the textual correlate of perfect, non-polemical knowledge &#187; (p. 441)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-39&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-39&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-39&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;39&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;See Simon's explanations regarding his retrospective (retrodictive ?) argument with Orwell in the interview mentioned in note 2.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-40&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-40&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-40&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;40&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Renza, p. 292.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-41&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-41&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-41&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;41&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Louis Marin, &#171; Montaigne's Tomb, or Autobiographical discourse &#187;, &lt;i&gt;The Oxford Literary Review&lt;/i&gt;, IV, 3 (1981) pp 43-58. See also the same author's &lt;i&gt;Le R&#233;cit est un pi&#232;ge&lt;/i&gt;, (Paris : Editions de Minuit, 1978).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-42&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-42&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-42&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;42&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La Voix excommuni&#233;e&lt;/i&gt;, (Paris : Editions Galil&#233;e, 1981), pp. 42-43.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-43&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-43&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-43&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;43&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Remarques critiques sur l'&#233;nonciation : la question du pr&#233;sent dans le discours &#187;, &lt;i&gt;Modern Language Notes&lt;/i&gt;, XCI (1976) pp. 939-951.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-44&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-44&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-44&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;44&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;For R. Gasch&#233;, autobiography is an &#8220;impossible&#8221; genre that leads to the &#171; radical disappropriation of a subject in search of an identity &#187; (Gasch&#233; p. 574). The &#171; fictionalization of the self &#187; being the inevitable outcome of the enterprise, critical analyses of the internal contradictions involved &#171; aim at the displacement of a presumed auto-reflexivity of texts &#187;. This, for Gasch&#233; (in common with others critical of Paul de Man's versions of deconstructive theory) &#171; represents a final, and all the more redoubtable, offspring of the metaphysics of the subjet &#187; (ibid.). Looked at in this way, the theory of &#8220;auto-repr&#233;sentation&#8221; (Ricardou), from which Claude Simon has expressly distanced himself in recent years, appears as the final resting-place of the very ideology of &lt;i&gt;expression/repr&#233;sentation&lt;/i&gt; that Ricardou has always sought to oppose, subvert and denounce as constitutive of the &lt;i&gt;id&#233;ologie dominante&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-45&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-45&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-45&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;45&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; L'autobiographie est le genre litt&#233;raire qui, par son contenu m&#234;me, marque le mieux la confusion de l'auteur et de la personne, confusion sur laquelle est fond&#233;e toute la pratique et la probl&#233;matique de la litt&#233;rature occidentale depuis la fin du XVIIIe si&#232;cle. &#187; (Philippe Lejeune, &lt;i&gt;Le Pacte autobiographique&lt;/i&gt; (Paris : Editions du Seuil, 1975, p. 33).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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