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	<title>Association des Lecteurs de Claude Simon</title>
	<link>https://associationclaudesimon.org/</link>
	<description>Site de l'association des lecteurs de Claude Simon. Prix Nobel de Litt&#233;rature 1985. Bibliographie. Cahiers Claude Simon. Critiques. Ressources. &#338;uvre et actualit&#233; de l'&#339;uvre de Claude Simon.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>une phrase d'une mortelle somptuosit&#233;</title>
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		<dc:date>2012-12-24T14:56:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Proust, Marcel</dc:subject>
		<dc:subject>Description</dc:subject>
		<dc:subject>Bon, Fran&#231;ois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mais la grande nouveaut&#233; ici, ce par quoi Proust innove radicalement en ouvrant au roman des perspectives enti&#232;rement neuves et par quoi il s'av&#232;re &#234;tre, comme son presque contemporain C&#233;zanne, l'un de ces novateurs apr&#232;s lesquels les choses &#171; ne peuvent plus jamais &#234;tre comme avant &#187;, ce par quoi il appara&#238;t comme le grand &#233;crivain r&#233;volutionnaire et subversif, la grande nouveaut&#233;, donc, qui conf&#232;re &#224; Proust sa taille de g&#233;ant de la litt&#233;rature, c'est que, chez lui, le r&#244;le signifiant qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-lettres-discours-entretiens-.html" rel="directory"&gt;Extraits th&#233;oriques&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Proust-Marcel-+.html" rel="tag"&gt;Proust, Marcel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Description-+.html" rel="tag"&gt;Description&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Bon-Francois-+.html" rel="tag"&gt;Bon, Fran&#231;ois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Mais la grande nouveaut&#233; ici, ce par quoi Proust innove radicalement en ouvrant au roman des perspectives enti&#232;rement neuves et par quoi il s'av&#232;re &#234;tre, comme son presque contemporain C&#233;zanne, l'un de ces novateurs apr&#232;s lesquels les choses &#171; ne peuvent plus jamais &#234;tre comme avant &#187;, ce par quoi il appara&#238;t comme le grand &#233;crivain r&#233;volutionnaire et subversif, la grande nouveaut&#233;, donc, qui conf&#232;re &#224; Proust sa taille de g&#233;ant de la litt&#233;rature, c'est que, chez lui, le r&#244;le signifiant qui &#233;tait jusque-l&#224; d&#233;volu &#224; l'action est maintenant tenu par ce que l'on consid&#233;rait jusqu'alors comme un &#233;l&#233;ment inerte du r&#233;cit, parasitaire, au mieux &#171; statique &#187;, c'est-&#224;-dire la description elle-m&#234;me.&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est elle ici qui, maintenant, &#171; fonctionne &#187;, travaille, agit. C'est elle qui va et vient, rassemble ce qui &#233;tait &#233;pars, ordonne ce qui paraissait d&#233;sordre, r&#232;gle minutieusement les d&#233;tails de cette grandiose c&#233;r&#233;monie o&#249; entrent en sc&#232;ne l'univers tout entier, le pass&#233; et le pr&#233;sent, le loin et le pr&#232;s, un groom d'h&#244;tel, un poisson, une fleur, les profondeurs de la mer, une vieille marquise, un nuage, l'&#233;cume lilas d'une vague, les grosses joues roses d'une jeune fille, un reflet de soleil, une princesse, les courbes des collines, les routes bord&#233;es de pommiers, un g&#233;rant d'h&#244;tel au langage incertain, tous et tout jouant leur r&#244;le dans cette sorte de syst&#232;me v&#233;ritablement cosmique o&#249; d'un bout &#224; l'autre se r&#233;pondent les mots, les th&#232;mes mineurs et majeurs entrelac&#233;s au sein du grand th&#232;me qui domine toute l'&#339;uvre, sans cesse rappel&#233; d'une fa&#231;on ou d'une autre, quand ce ne serait que par le constant retour de ce nom, Balbec, qui est celui d'un temple du soleil, ce soleil qui, chaque jour, descend, je le rappelle : &#171; dans le ciel violet stigmatis&#233; par (sa) figure raide g&#233;om&#233;trique, passag&#232;re et fulgurante &#187; (est-il besoin de souligner le terrifiant &#171; Man&#233; Th&#233;cel Phar&#232;s &#187; (&#171; compt&#233;, pes&#233;, divis&#233; &#187;) que constitue cette suite d'adjectifs ?) ... ce soleil qui, de m&#234;me que la mer vient battre au pied de ce grand sanctuaire qu'est le palace, y p&#233;n&#232;tre aussi par toutes les ouvertures, ce m&#234;me soleil &#171; brillant comme une topaze &#187;, implacable, qui resurgit chaque matin avec une obs&#233;dante r&#233;gularit&#233;, comme le signal, le symbole m&#234;me de l'implacable &#233;coulement de ce temps recherch&#233;, introuvable, omnipr&#233;sent, perdu &#224; jamais et ressuscit&#233; &#224; chaque page par le seul pouvoir de la langue, du texte aux prodigieuses cadences qui, &#224; la fin du livre, se cl&#244;t sur lui comme les volets d'un tabernacle dans une phrase d'une mortelle somptuosit&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#171; Midi sonnait, enfin arrivait Fran&#231;oise. Et pendant des mois de suite, dans ce Balbec que j'avais tant d&#233;sir&#233; parce que je ne l'imaginais que battu par la temp&#234;te et perdu dans les brumes, le beau temps avait &#233;t&#233; si &#233;clatant et si fixe que, quand elle venait ouvrir la fen&#234;tre, j'avais pu toujours, sans &#234;tre tromp&#233;, m'attendre &#224; trouver le m&#234;me pan de soleil pli&#233; &#224; l'angle du mur ext&#233;rieur, et d'une couleur immuable qui &#233;tait moins &#233;mouvante comme le signe de l'&#233;t&#233; qu'elle n'&#233;tait morne comme celle d'un &#233;mail inerte et factice. Et tandis que Fran&#231;oise &#244;tait les &#233;pingles des impostes, d&#233;tachait les &#233;toffes, tirait les rideaux, le jour d'&#233;t&#233; qu'elle d&#233;couvrait semblait aussi mort, aussi imm&#233;morial qu'une somptueuse et mill&#233;naire momie que notre vieille servante n'e&#251;t fait que pr&#233;cautionneusement d&#233;semmailloter de tous ses linges, avant de la faire appara&#238;tre, embaum&#233;e dans sa robe d'or. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Claude Simon, &#171; Le poisson cath&#233;drale &#187; (1980), &lt;i&gt;&lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Simon-Claude-Quatre-conferences-2012.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Quatre conf&#233;rences&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (Minuit, 2012, p. 36-38)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#224; lire aussi :&lt;/br&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3287&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fran&#231;ois Bon lisant Claude Simon lisant Proust&lt;/a&gt; dans cette conf&#233;rence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>une combinaison de fragments</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/une-combinaison-de-fragments.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/une-combinaison-de-fragments.html</guid>
		<dc:date>2012-09-29T08:50:13Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacques d'Anglejan</dc:creator>


		<dc:subject>Proust, Marcel</dc:subject>
		<dc:subject>Dubuffet, Jean</dc:subject>
		<dc:subject>Mir&#243;, Joan</dc:subject>
		<dc:subject>Composition</dc:subject>
		<dc:subject>Joyce, James</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cher Jean Dubuffet, &lt;br class='autobr' /&gt; J'aurais &#233;t&#233; bien confus et intimid&#233; si vous aviez &#233;t&#233; assis parmi le public &#224; Gen&#232;ve. J'ai seulement essay&#233; de dire des choses simples (ce qui est d'ailleurs le plus difficile) et, comme on dit toujours que je ne raconte que des bribes d'histoires en &#171; fragmentant &#187; la &#171; totalit&#233; &#187; (laquelle ?), de montrer que toute &#339;uvre peinte ou &#233;crite (m&#234;me les romans dits &#171; r&#233;alistes &#187;) n'est jamais qu'une combinaison de fragments. Le titre de la conf&#233;rence &#233;tait d'ailleurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-lettres-discours-entretiens-.html" rel="directory"&gt;Extraits th&#233;oriques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Proust-Marcel-+.html" rel="tag"&gt;Proust, Marcel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Dubuffet-Jean-114-+.html" rel="tag"&gt;Dubuffet, Jean&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Miro-Joan-116-+.html" rel="tag"&gt;Mir&#243;, Joan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Composition-+.html" rel="tag"&gt;Composition&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Joyce-James-+.html" rel="tag"&gt;Joyce, James&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; Cher Jean Dubuffet,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; J'aurais &#233;t&#233; bien confus et intimid&#233; si vous aviez &#233;t&#233; assis parmi le public &#224; Gen&#232;ve. J'ai seulement essay&#233; de dire des choses simples (ce qui est d'ailleurs le plus difficile) et, comme on dit toujours que je ne raconte que des bribes d'histoires en &#171; fragmentant &#187; la &#171; totalit&#233; &#187; (laquelle ?), de montrer que toute &#339;uvre peinte ou &#233;crite (m&#234;me les romans dits &#171; r&#233;alistes &#187;) n'est jamais qu'une combinaison de fragments. Le titre de la &lt;a href='https://www.associationclaudesimon.org/Simon-Claude-Quatre-conferences-2012.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;conf&#233;rence&lt;/a&gt; &#233;tait d'ailleurs emprunt&#233; &#224; Mallarm&#233; : &#171; L'absente de tout bouquet &#187; (la fleur &lt;i&gt;dite&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En litt&#233;rature, Joyce et Proust ont &#233;t&#233;, me semble-t-il, les premiers &#224; ne pas cacher qu'il s'agissait de travaux d'assemblage et &#224; composer des textes qui ne pr&#233;tendaient plus enseigner ni d&#233;montrer quoi que ce soit. En peinture les Impressionnistes qui cessaient aussi de pr&#233;tendre repr&#233;senter la &#171; r&#233;alit&#233; &#187;, puis les Cubistes, Mir&#243;, vous ...&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Claude Simon, Salses, 21 juin 1982&lt;br/&gt;
Jean Dubuffet et Claude Simon, &lt;i&gt;Correspondance 1970-1984&lt;/i&gt;, (L'Echoppe, 1994, p. 37)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cadet, Laurence. De Proust &#224; Simon : le miroitement des textes (2011)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Cadet-Laurence-De-Proust-a-Simon-le-miroitement-des-textes-2011.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Cadet-Laurence-De-Proust-a-Simon-le-miroitement-des-textes-2011.html</guid>
		<dc:date>2012-02-15T19:09:30Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile Yapaudjian-Labat</dc:creator>


		<dc:subject>Cadet, Laurence</dc:subject>
		<dc:subject>Proust, Marcel</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Laurence Cadet. De Proust &#224; Simon : le miroitement des textes. Paris : Honor&#233; Champion, coll. &#171; Recherches proustiennes &#187;, 2011. 344 p. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est d'abord en raison de l'importance accord&#233;e au ph&#233;nom&#232;ne de la m&#233;moire involontaire que Simon reconna&#238;t en Proust un pr&#233;curseur. Celle-ci conf&#232;re en effet un r&#244;le in&#233;dit &#224; la description et bouleverse en profondeur le genre romanesque. Puis sous l'influence du contexte litt&#233;raire du nouveau roman des ann&#233;es 1970, l'auteur de la Recherche est vid&#233; de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-livres-.html" rel="directory"&gt;Livres &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Cadet-Laurence-+.html" rel="tag"&gt;Cadet, Laurence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Proust-Marcel-+.html" rel="tag"&gt;Proust, Marcel&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_51 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.associationclaudesimon.org/local/cache-vignettes/L197xH306/45059-6fcb1.jpg?1787682019' width='197' height='306' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurence Cadet. &lt;i&gt;De Proust &#224; Simon : le miroitement des textes&lt;/i&gt;. Paris : Honor&#233; Champion, coll. &#171; Recherches proustiennes &#187;, 2011. 344 p.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;C'est d'abord en raison de l'importance accord&#233;e au ph&#233;nom&#232;ne de la m&#233;moire involontaire que Simon reconna&#238;t en Proust un pr&#233;curseur. Celle-ci conf&#232;re en effet un r&#244;le in&#233;dit &#224; la description et bouleverse en profondeur le genre romanesque. Puis sous l'influence du contexte litt&#233;raire du nouveau roman des ann&#233;es 1970, l'auteur de la &lt;i&gt;Recherche&lt;/i&gt; est vid&#233; de son contenu psychologique et assimil&#233; &#224; la th&#233;orie des ensembles. Il devient un g&#233;n&#233;rateur textuel, un mod&#232;le de composition scripturale. Enfin, renouant avec l'&#233;criture de l'intime et l'illusion romanesque, c'est encore Proust que Simon rencontre en chemin, ce &#171; grand r&#233;volutionnaire &#187;, selon le mot m&#234;me de Claude Simon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude signale la place de premier plan qu'a occup&#233;e Proust dans l'&#339;uvre de Simon, en s'appuyant sur les textes des deux auteurs mais aussi sur les entretiens accord&#233;s par le nouveau romancier aux journalistes.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.honorechampion.com/cgi/run?wwfrset+3+0+1+2+cccdegtv1+08532180+1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur le site de l'&#233;diteur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gosselin, Katerine. Claude Simon et Marcel Proust : lecture d'une &#034;recherche du temps perdu&#034; simonienne (2011)</title>
		<link>https://www.associationclaudesimon.org/Gosselin-Katerine-Claude-Simon-et-Marcel-Proust-lecture-d-une-recherche-du.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.associationclaudesimon.org/Gosselin-Katerine-Claude-Simon-et-Marcel-Proust-lecture-d-une-recherche-du.html</guid>
		<dc:date>2012-02-07T21:23:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christine Genin</dc:creator>


		<dc:subject>Proust, Marcel</dc:subject>
		<dc:subject>Gosselin, Katerine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Katerine Gosselin. Claude Simon et Marcel Proust : lecture d'une &#171; recherche du temps perdu &#187; simonienne. Th&#232;se soutenue &#224; l'Universit&#233; McGill (Montr&#233;al) en janvier 2011 sous la direction d'Isabelle Daunais) texte int&#233;gral en pdf &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette th&#232;se de doctorat porte sur le rapport qu'entretient l'&#339;uvre de Claude Simon avec la Recherche du temps perdu de Proust. En observant la syst&#233;matisation et la convergence dans L'Acacia des pratiques de l'intertextualit&#233; proustienne et de l'intertextualit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/-theses-58-.html" rel="directory"&gt;Th&#232;ses &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Proust-Marcel-+.html" rel="tag"&gt;Proust, Marcel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.associationclaudesimon.org/+-Gosselin-Katerine-+.html" rel="tag"&gt;Gosselin, Katerine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Katerine Gosselin. &lt;i&gt;Claude Simon et Marcel Proust : lecture d'une &#171; recherche du temps perdu &#187; simonienne&lt;/i&gt;. Th&#232;se soutenue &#224; l'Universit&#233; McGill (Montr&#233;al) en janvier 2011 sous la direction d'Isabelle Daunais)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.collectionscanada.gc.ca/obj/thesescanada/vol2/QMM/TC-QMM-97044.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;texte int&#233;gral en pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette th&#232;se de doctorat porte sur le rapport qu'entretient l'&#339;uvre de Claude Simon avec la &lt;i&gt;Recherche du temps perdu &lt;/i&gt; de Proust. En observant la syst&#233;matisation et la convergence dans&lt;i&gt; L'Acacia &lt;/i&gt; des pratiques de l'intertextualit&#233; proustienne et de l'intertextualit&#233; restreinte, elle propose de lire les romans familiaux simoniens (&lt;i&gt;La Corde raide&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'Herbe&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Route des Flandres&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Histoire&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les G&#233;orgiques &lt;/i&gt; et &lt;i&gt;L'Acacia&lt;/i&gt;) comme un cycle romanesque, qui se constitue comme tel en r&#233;ponse &#224; la &lt;i&gt;Recherche&lt;/i&gt;. Cette r&#233;ponse s'inscrit dans un dialogue intertextuel que poursuivrait Simon avec Proust, apportant une r&#233;solution &#224; la double impossibilit&#233; (apr&#232;s la Deuxi&#232;me Guerre, notamment) de reconduire l'entreprise proustienne et de rompre compl&#232;tement avec elle &#8211; de l'&#171; ignorer &#187; comme le dit Simon. Sans reconduire l'entreprise proustienne, Simon &#233;nonce dans le &#171; cycle de l'acacia &#187; une entreprise romanesque qui garde la m&#233;moire du texte proustien en travaillant &#224; partir de lui, et qui se constitue &#224; m&#234;me ce travail dans sa diff&#233;renciation. Cette th&#232;se reconstitue dans le &#171; cycle de l'acacia &#187; les diff&#233;rentes &#233;tapes d'un parcours qui se d&#233;finit, en r&#233;ponse &#224; la &lt;i&gt;Recherche&lt;/i&gt;, comme un parcours en &#233;criture, nouveau terrain que propose Simon pour la &#171; recherche &#187;, o&#249; l'&#233;criture de la vie devient la vie m&#234;me, et engage ainsi une s&#233;rie de r&#233;&#233;critures. Il en ressort, en contre-proposition &#224; l'id&#233;al proustien du Livre, une d&#233;finition de la litt&#233;rature comme (long, infini) travail scriptural, mani&#232;re de valoriser l'accomplissement de l'&#233;criture proustienne contre le projet narratif qui l'encadre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claude Simon and Marcel Proust : Reading a Simonian &#171; Search for Lost Time &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This thesis explores the connection that holds between the work of Claude Simon (1913-2005) and that of Marcel Proust (1871-1922). Taking the systematisation and the confluence of Proustian intertextuality and intra-intertextuality in &lt;i&gt;The Acacia &lt;/i&gt; (1989) as its starting point, it proposes a reading of Simon's family saga novels (&lt;i&gt;The Tightrope&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Grass&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Flanders Road&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Story&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Georgics&lt;/i&gt; and &lt;i&gt;The Acacia&lt;/i&gt;) as a cycle of novels (the &#171; acacia cycle &#187;) formed as such in reply to Proust's &lt;i&gt;Search for Lost Time&lt;/i&gt;. This reply is part of an on-going intertextual dialogue between Simon and Proust, and serves as a solution to the doubly impossible task (especially after World War II) of extending the Proustian novelistic project whilst breaking with it entirely &#8211; or &#171; ignoring &#187; it, as Simon put it. Without extending the Proustian project, the &#171; acacia cycle &#187; initiates a novelistic project which bears traces of the Proustian text by dint of working from it, and which is yet formed in opposition to it. This thesis charts the development of a path across the Simonian &#171; acacia cycle &#187; which defines itself, in reply to Proust's &lt;i&gt;Search for Lost Time&lt;/i&gt;, as a path&lt;i&gt; in writing&lt;/i&gt;. Simon proposes this as new ground for the novelist's &#171; search &#187;, where life-writing becomes life itself &#8211; and thus generates a series of &lt;i&gt;re&lt;/i&gt;-writings. As a counter-proposal to the Proustian life-novel, Simon puts forward a definition of literature as a (long, infinite) scriptural work, a way of giving value to the achievement of Proustian prose, contrary to its narrative frame.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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